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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 06:29
hier on a appris que la lutte de la maison l'Etape est mal barrée. Le personnel semble été vaicu sans combat. AU dernière infos, hallucinante:
"il y aura 7 licenciements"
La déception et la rage me saisit en écrivant ces lignes, jusqu'où la soumission les éducateurs locaux. Et j'ai envie d'écrire, "non ce n'est pas possible" et  nous attendons un démenti  de cette soumission:
 Quelle image donnée aux personnes qui doivent se battre pour reconquérir leurs droits/
De la soumission et de la pitié

 
 
« Ils ne peuvent pas couper toutes les fleurs. Ils n’empêcheront pas le printemps d’arriver »

Le 9 Mai, les représentants de l’association OSER sont de nouveau convoqués devant le Tribunal de Grande Instance.

Ce dernier devra statuer sur les potentialités de poursuite de l’activité. En cas d’impossibilité, c’est à dire si l’association est incapable de faire face à ses charges financières, la liquidation sera prononcée. Elle entraînera le licenciement des 18 salariés, le démantèlement du FAR, la fin de l’accueil d’urgence des familles avec enfants en mobile home, et probablement, la disparition de la pension de famille du « Temps des cerises ».

Les incidences financières pour la collectivité seront considérables : selon les termes de la Convention qui nous lie à l’Etat, ce dernier est responsable de l’ensemble du passif qu’il a lui même généré, en réduisant de 30% le budget du FAR.

Il devra assumer en outre le coût des licenciements économiques. Sachant que la plupart des salariés d’OSER ont plus de dix ans d’ancienneté, la somme à débourser sera faramineuse. Quant au prix humain, aux drames personnels engendrés, non quantifiables monétairement , ils sont incommensurables.

Mais qu’importe ! Pour tordre le cou d’OSER, pour parachever la normalisation du travail social, rien n’est trop cher. L’objectif est de disposer d’associations prêtes à gérer sans barguigner des budgets austères, et qui appliquent sans discuter les politiques « sociales » des gouvernements. Bref, qui encadrent et surveillent les pauvres, afin qu’ils demeurent à leur place ; à leur merci.

Tout dépend aujourd’hui de la reprise du versement de la dotation mensuelle supprimée d’une manière tout a fait illégale par les services de la DDASS.

Illégale car rien ne prévoit une telle interruption dans le code de l’Action Sociale et des Familles. Illégale parce que le motif invoqué est l’exercice du droit de grève, droit garanti par la Constitution.

Qu’on en juge : après avoir exigé et obtenu la réouverture du FAR, après avoir requis et obtenu la levée du campement Square JOUBERT, la DDASS nous somme maintenant, pour satisfaire à ses obligations légales, de lui livrer le nom des personnels grévistes !

A chacun de nos reculs, le Préfet répond par de nouvelles exigences, de nouvelles outrances.

Tout démontre, dans l’attitude des pouvoirs publics, que le but est la liquidation d’OSER, de son fonctionnement autogestionnaire, des valeurs de solidarité active qu’elle défend, de sa liberté d’association.

Malheureusement, de tels comportements de la part des autorités de tutelles, censées faire respecter la loi, n’ont pas ému les syndicats (à l’exception de Solidaires et de quelques isolés de la CGT ou de la CFDT) qui n’ont pas jugé bon de soutenir l’association. Pas plus que le Parti Socialiste dont le silence assourdissant laisse mal augurer de sa politique s’il parvenait au pouvoir.

Tout cela ne nous fera pas oublier le soutien chaleureux assuré sans relâche par des dizaines de personnes depuis le début du conflit. Il nous reste 8 petits jours pour renverser la vapeur, pour tenter de faire tourner la roue à l’envers. 8 jours pour que se manifeste un élan de solidarité. Car, nous en sommes convaincus, la liquidation d’OSER sera, par delà son propre sort, une défaite pour l’ensemble du monde associatif.

Pour fonctionner, le FAR se voit attribuer une dotation annuelle reversée mensuellement.

Prochaines échéances :
- Jeudi 3 Mai 20h30 : Assemblée Générale au FAR, 5bis rue des Crêts BOURG
- Mercredi 9 Mai 9h : Audience du Tribunal de Grande Instance de Bourg en Bresse
Cela devient de plus en plus urgent de continuer à soutenir le FAR et l’association OSER :
OSER 5bis, rue des Crêts 01000 Bourg en Bresse
OSER-LeFar (at) wanadoo.fr

Site Internet
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 20:07
La préfecture comptait profiter de notre absence à cause de notre participation annoncée à la manif du 1er mai pour expulser par bateau un homme sans histoire, père de famille de six enfants qu’il fait vivre par son travail, marié à une femme cardiaque elle-même en situation régulière depuis vingt ans en France arrêté au guichet de la préfecture où se présentait spontanément en toute innocence.

La préfecture a eu tort. En quelques minutes plusieurs dizaines de militants de RESF essayaient d’accompagner la famille aux grilles du port, puis avec l’arrivée du cortège de Solidaire, deux cents manifestants environ ont forcé le passage et se sont retrouvés massés à côté du bâteau de la SNCM.

Les marins se sont solidarisés, ainsi que certains passagers.Monsieur Kessaci a refusé d’embarquer et a tenté de se suicider.

Finalement il n’a pas été expulsé mais conduit à l’hôpital pour les soins qui s’imposaient.

Un meeting improvisé de fin de manif de 1er mai dont une partie du cortège avait rejoint les lieux d’embarquement s’est félicité d’avoir réussi à empêcher cette expulsion et a appelé à la vigilance pour les jours à venir.

Nous continuerons à nous opposer à son expulsion scandaleuse et injuste et à réclamer sa régularisation.

Richard (liste de diffusion Resf 13)
Le texte ci dessous a été écrit en 2002 à l'époque de Berlusconi

Dans les années quatre-vingt, il y avait un slogan qui disait : «Aujourd’hui ce n’est pas tellement le bruit des bottes dont on doit avoir peur mais du silence des pantoufles». Maintenant, elles sont toutes de retour.
Avec un langage de guerre sainte (les forces de l’ordre, "l’armée du bien» qui protège les citoyens des immigrés, "l’armée du mal», comme l’a affirmé récemment le président du Conseil) l’Etat organise quotidiennement des rafles d’immigrés. Leurs maisons sont dévastées, les clandestins sont ramassés dans la rue et déportés, enfermés dans les camps et expulsés dans l’indifférence la plus totale.
 Dans de nombreuses villes, des nouveaux centres de détention sont déjà en construction. La loi Bossi-Fini, continuation digne de Turco-Napolitano, veut limiter les permis de séjour selon la durée exacte du contrat de travail, ficher tous les immigrés, transformer la clandestinité en délit et renforcer la machine des expulsions.
Le mécanisme démocratique de la citoyenneté et des droits, bien qu’élargis, présuposera toujours l’existence d’exclus. Critiquer et essayer d’empêcher les expulsions des immigrés signifie critiquer en acte à la fois le racisme et le nationalisme
 

 cela signifie chercher un espace commun de révolte contre le déracinement capitaliste qui nous touche tous ; cela signifie entraver un mécanisme répressif tant important qu’odieux ; cela signifie briser le silence et l’indifférence des civilisés qui restent là à regarder ; cela signifie, enfin, discuter le concept même de loi, au nom du principe
«nous sommes tous clandestins»:
Bref, il s’agit d’une attaque à un des piliers de la société étatique et de classe : la compétition entre les pauvres, le remplacement, aujourd’hui de plus en plus menaçant, de la guerre sociale par la guerre ethnique ou religieuse.
Pour fonctionner, la machine des expulsions a besoin de la participation de nombreuses structures publiques et privées (de la croix rouge qui cogére les camps aux entreprises qui fournissent des services, des compagnies aériennes qui déportent les clandestins aux aéroports qui organisent les zones d’attente, en passant par les associations dites de
charité qui collaborent avec la police).
Toutes ces responsabilités sont bien visibles et attacables. Des actions contre les centres de détention ( comme s’est arrivé il y a quelques années en Belgique et il y a quelques mois en Australie, où les manifestations se sont terminées par la libération de quelques clandestins), à celle contre les «zones d’attente» (comme en France, contre la chaîne d’hotel Ibis, qui fournit des chambres à la police) ou pour empêcher les vols de l’infamie (à Francfort, un sabotage des cables à fibres optiques avait mis hors d’usage, il y a quelques années, tous les ordinateurs d’un aéroport pendant quelques jours), il y a beaucoup d’actions qu’un mouvement contre les expulsions peut réaliser.
Aujourd’hui plus que jamais, c’est dans les rues que se
reconstruit la solidarité de classe.
- Dans la complicité contre les rafles de la police ;
-dans la lutte contre l’occupation militaire des quartiers ; -dans le refus obstiné de toute division que les patrons voudraient nous imposer (italiens et étrangers, immigrés réguliers et clandestins) ; en ayant conscience que tout outrage subi par chaque exproprié de la Terre est un outrage à tous — c’est seulement ainsi que les exploités de mille pays pourront enfin se reconnaître.







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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 23:03

mexique assassinat d'un ami de lutte

Au Mexique un de nos frères a été brutalement torturé et assassiné


 un de nos frères a été brutalement torturé et assassiné. Un autre, innocent, est toujours emprisonné.

Au Mexique, Santiago Rafael Cruz, un permanent syndical âgé de 29 ans représentant les ouvriers agricoles au sein du FLOC (affilié à l'AFL-CIO) a été torturé avant d'être assassiné dans les locaux de son syndicat où il exerçait les fonctions de permanent.

Après avoir arraché un accord aux Etats-Unis permettant à son syndicat de représenter les intérêts collectifs des membres de son organisation en Caroline du Nord, Santiago sest revenu au Mexique auprés de sa famille

Les employeurs qui craignaient la croissance du syndicalisme parmi leurs ouvriers .

Nous devons nous joindre au deuil de sa famille

Les coupables doivent être arrêtés et punis de leurs crimes. Le gouvernement mexicain doit assurer la sécurité des militants syndicalistes et leur liberté d'action dans tout le pays.

Vous voudrez bien prendre un moment pour envoyer un message de solidarité, dès aujourd'hui

http://www.labourstart.org/

!


 Je suis confiant que vous ne resteriez pas silencieux. Que vous remuerez ciel et terre pour faire connaître votre souffrance et votre colère.

Faîtes passer ce message à vos collègues, amis, camarades, frères et sœurs.

Faites savoir aux gouvernements que le mouvement ouvrier international ne laissera pas passer impunément de tels actes.  !

grève générale expropriatrice

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 23:34
Ensemble, revendiquons les Droits des Sans-Papiers





Communiqué du 26 avril 2007 – 23h00

Message reçu à 23h sur le mail du Laboratoire



Bonsoir,



Ce soir, alors qu'il regagnait son domicile, Gaye Cheik a
été interpellé par les forces de l'ordre à la gare de
Massy-Palaiseau. Il a été mis en garde-à-vue au commissariat
de Massy à 22h27.



Gaye Cheik assurait entre autre, la sécurité et veillait au calme aux portes de
l'Église Saint-Paul, Place de France à Massy.
Nous appelons à une mobilisation générale afin que la Préfecture de
l'Essonne entende notre message de soutien à Gaye Cheik pour sa
libération immédiate.

Nous vous remercions par avance de faire suivre ce message autour de
vous.


Comptant sur votre solidarité,



--
Les Sans-Papiers en lutte

Sans papier en lutte, je vous laisse lire un extrait du texte
les "indésirables", texte de réflexion . Depuis 34 ans les soutiens aux
sans papiers locaux, navigue entre la préfecture, le tribunal et le centre de rétention et
la prison. Nous soutenons dans leur lutte des ^tres humains qui se mobilisent et
s'organisent. Pour une lutte autonome.


Comme tout le monde le sait, le capital de temps en temps a besoin de se restructurer, c’est-à-dire de changer les implantations, les rythmes, les qualifications et donc les rapports entre les travailleurs. Souvent ces changements sont tellement radicaux (licenciements de masse, cadences infernales, réduction brutale des garanties, etc.) qu’ils mettent en crise la stabilité sociale, au point de rendre nécessaires des interventions de type politique. Parfois les tensions sociales sont tellement fortes, la police syndicale si impuissante et les restructurations si urgentes, que les Etats ne trouvent pas d’autres solutions que la guerre.

A travers cette voie, non seulement on détourne la rage sociale vers de faux ennemis (les Autres au sens ethnique ou religieux, par exemple), mais on relance l’économie : la militarisation du travail, les commissions d’armements et la baisse des salaires font rentabiliser au maximum les restes du vieux système industriel, tandis que les destructions généralisées cèdent leur place à un appareil productif plus moderne et aux investissements étrangers. Pour les indésirables — les exploités inquiets et en surnombre — l’intervention sociale devient plus expéditive : l’extermination.

L’une des caractéristiques de cette époque est le flux de plus en plus massif de migrants vers les métropoles occidentales. Les politiques de l’immigration — l’alternance d’ouverture et de fermeture des frontières — ne sont pas déterminées par le degré de sensibilité des gouvernants, mais elles découlent des tentatives de faire face à une situation toujours plus difficile à gérer, et d’en tirer profit. D’une part, ce n’est pas possible de fermer hermétiquement les frontières, d’autre part un petit pourcentage d’immigrés est utile — surtout si clandestins et donc corvéables à merci — puisqu’il représente une bonne réserve de force de travail à bas prix. Mais la clandestinité de masse provoque des conflits sociaux difficilement contrôlables. Les gouvernements doivent naviguer entre ces nécessités, le bon fonctionnement de la machine économique en dépend.

Tout comme le marché mondial unifie les conditions d’exploitation sans pour autant éliminer la concurrence entre capitalistes, de même il existe une puissance pluriétatique qui coordonne les projets de domination sans effacer la compétition politique et militaire entre les différents gouvernements. Les accords économiques et financiers, les lois sur la flexibilité du travail, le rôle des syndicats, la coordination des armées et des polices, la gestion écologique des nuisances, la répression de la dissidence — tout cela est défini au niveau international. La mise en pratique de ces décisions revient néanmoins à chaque Etat, qui doit se révéler à la hauteur. Le corps de cette Hydre sont les structures technobureaucratiques. Non seulement les exigences du marché se fondent avec celles du contrôle social, mais elles utilisent les mêmes réseaux. Par exemple, les systèmes bancaire, médical, policier et d’assurance s’échangent continuellement leurs données. L’omniprésence des cartes magnétiques réalise un fichage généralisé des goûts, des achats, des déplacements, des habitudes. Tout cela sous les yeux des caméras de surveillance toujours plus diffuses, et parmi des téléphones portables qui assurent la version virtuelle et elle-même fichée d’une communication sociale qui n’est plus.

Néolibéralisme ou pas, l’intervention de l’Etat sur le territoire et dans nos vies est chaque jour plus totalitaire, sans pour autant être séparée de l’ensemble des structures de production, distribution et reproduction du capital. La hiérarchie présumée entre le pouvoir des multinationales et celui des Etats, de fait, n’existe pas, car ils opèrent en symbiose mutuelle pour cette puissance inorganique qui est en train de mener une seule guerre : celle contre l’autonomie des hommes et la vie de la Terre
.

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 13:28
Bonjour les amis de la fraternité universelle et du respect des droits
humains de Glun, Cornas, St Péray, G Granges!



QUE VOILÀ UN BEAU PREMIER MAI !



Objet : Manifestation des Sans Papiers 1er mai 10h gare de Valence




 UN 1er MAI DE LUTTE DE TOUS LES TRAVAILLEURS AVEC OU SANS PAPIERS!


Ceci est  l'appel lan

Le collectif de Valence réuni ce mercredi appelle à une manifestation
ce 1er mai à Valence à 10h à la gare, avec un pique nique après la
manifestation au parc Jouvet, près du manège des enfants. Nous partagerons les paniers
apportés. 

le tract joint est un premier jet, Françoise Maquin renverra le tract
définitif. 

Que les parrains et marraines prennent contact avec leur filleul pour
les
informer et les véhiculer. Merci

Si besoin contacter Françoise Maquin 06 25 32 39 05


Merci de diffuser largement cette info



RAPPEL
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES :
> Bureau de l'ASTI : 04 75 43 58 80
> Odile Favrat :06 13 07 74 76 ­ 04 75 56 03 67
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 06:25
Nous, chômeurs, salariés précaires et intermittents, occupons depuis 19h
le siège de l’UNEDIC à Paris, au 82 rue de Reuilly, M°Montgallet afin
d’interpeller les responsables de la précarisation.




Nous ne sommes pas des variables d’ajustement

Depuis 30 ans, chômage de masse et discontinuité de l’emploi déterminent
– provisoirement ou dans la durée- les parcours de la quasi-totalité des
salariés (80% des embauches se font désormais en CDD). Cette alternance
de périodes de chômage, de formation et d’emploi s’accompagne d’une
fragilisation inacceptable de ceux qui la vivent. Ainsi, alors que l’on
glose sur une « sécurité sociale professionnelle » supposée venir
remédier à l’incertitude qui marque désormais la vie des salariés, l’un
des derniers dispositifs qui assurait une continuité de droits à des
salariés à l’emploi discontinu, le régime d’indemnisation chômage des
intermittents, est en butte depuis près de 4 ans à une entreprise de
destruction. Les discours publics énoncés lors de la campagne électorale passent sous
silence ces questions sociales fondamentales – qu’on pense aux révoltes
d’octobre/novembre 2005 et au « mouvement anti-CPE » du printemps
dernier !- ou y répondent par l’invocation vertueuse à « réhabiliter le
travail ». Derrière la « réhabilitation du travail », c’est encore la
dégradation des conditions vécues par les travailleurs qui se profile,
comme avec le RMA, « emploi aidé » pour lequel l’allocation RMI est
directement versée à l’employeur. Ces proclamations de bonnes intentions
visent en fait à stigmatiser davantage des millions de précaires et de
salariés, « assistés » ou insuffisamment productifs. Elles préparent le
terrain pour de nouvelles et dramatiques régressions en matière de
droits collectifs, tandis que profits et inégalités explosent.
Caricature d’un dialogue social privatisé et technocratique, le
paritarisme qui régit l’assurance-chômage refuse d’accorder voix au
chapitre aux premiers concernés. Or cette institution doit des comptes
aux millions de salariés qui la financent, souvent sans ouvrir de droit
à indemnisation en cas de chômage (plus de la moitié de chômeurs ne sont
pas indemnisés). Sous prétexte de déficit, chacune de ses « réformes » a
été nuisible aux ayants droits, encourageant l’acceptation de n’importe
quel emploi dans n‘importe quelles conditions.
Déficit de quoi ? Déficit de démocratie
La Constitution de ce pays stipule que « la société doit à chacun de ses
membres des moyens convenables d’existence », force est de constater
qu’il n’en est rien : on va jusqu’à présenter les allocataires du RMI
comme des parasites voués à l’indignité, sans jamais indiquer, par
exemple, qu’un tiers de ces allocataires aux faibles salaires
occasionnels sont en fait des travailleurs pauvres. Sous couvert
d’insertion, l’inflation d’une rhétorique des devoirs et la
prolifération des modalités de contrôles accompagnent le reflux des
droits sociaux.
Afin de déposséder plus encore les salariés, on leur dénie toute
compréhension de leur propre situation. L’appel constant aux « experts »
a pour fonction de légitimer des décisions d’autant plus « difficiles »
qu’elles s’attaquent au plus grand nombre (chômage, retraite, santé). On
fabrique donc l’ignorance et, tout comme le dénombrement des chômeurs
fait l’objet de manipulations (cf. la non-publication des statistiques
INSEE), l’Unedic tient mordicus à son fonctionnement parfaitement opaque
(jusqu’à interdire à des chercheurs indépendants l’accès à ses données,
comme ce fut le cas lors de l’enquête de la coordination des
intermittents et précaires).
Aggravant celui de juin 2003, un second protocole Unedic régissant les
annexes VIII et X de l’assurance-chômage qui développe aléas, inégalités
et exclusion à l’encontre des intermittents entre en application, nous
refusons que des droits capitalisés avantageant les plus employés et
les mieux payés mettent fin à toute mutualisation. Pour limiter
l’insécurité sociale due au chômage et à la discontinuité de l’emploi,
il faut instaurer une continuité de droits, chaque jour chômé doit être
indemnisé.
Tout en radiant massivement des chômeurs, on ose nous promettre une
énième fois le « retour au plein emploi » ; nous voulons que soit
publiquement établie l’ampleur réelle du chômage et de l’emploi
précaire. Une refonte de l’indemnisation du chômage doit être débattue
par les partenaires sociaux. Un tel enjeu ne doit pas être confisqué
mais faire l’objet d’un réel débat public et contradictoire. L’Unedic
doit autoriser l’accès aux données qu’elle détient.
Nous appelons l’ensemble des concernés, salariés en poste, au chômage ou
en formation, à venir soutenir l’action en cours et à organiser, partout
où c’est possible, des actions collectives là où se décident notre sort.
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 07:36

La peur est mauvaise conseillère.


La peur de perdre son emploi, qui nous fait accepter des heures supplémentaires, une accélération des cadences, ou le harcèlement d’un petit chef.

La peur de se retrouver au chômage qui nous retient de faire grève.

La peur de nous faire radier, qui nous fait préférer l’humiliation du contrôle mensuel , des stages bidon au combat pour le respect de notre dignité.

La peur de passer pour un fainéant qui nous fait déclarer qu’on est prêts à accepter n’importe quel boulot, à la famille , aux amis ou à l’ANPE, alors qu’on a tellement de vrais projets.

Cette peur permanente est finalement le seul dénominateur commun donné aux précaires et aux pauvres.

Qu’on ait voté ou pas, à droite ou à gauche,, malgré nous, malgré la haine que nous éprouvons les uns pour les autres, l’intérimaire épuisé contre le Rmiste, le chômeur français de souche contre le sans papier qui se lève tôt, nous sommes la France qui dort mal.La France des lendemains qui pleurent forcément, la France qui se réveille tôt ou tard avec un crédit impayé, un avis d’expulsion, celle qui travaillera peut-être plus mais gagnera toujours moins !

Est-il trop tard pour apprendre à rêver ensemble , contre tous les marchands de sommeil ?

Chômeurs et précaires qui avez peur de ce qui se passera après les élections, à tous ceux qui tremblent depuis des semaines devant leurs écrans, à chaque fois qu’un candidat les montre du doigt, nous le répétons, la peur est mauvaise conseillère.

Que cette peur vous emmène voter pour Sarkozy dans l’espoir que la désignation d’un bouc émissaire commun à affamer et à matraquer , vous protège de la dégradation de vos conditions de vie. Partout sur cette planète, là ou l’on nous contraint à travailler plus, l’on gagne moins beaucoup moins. Voir le salaire moyen en Chine.

Que cette peur vous amène à voter pour Royal et à prier ensuite pour que le vote utile suffise à repousser le pire.

Cette société est organisée pour que chaque précaire soit seul et de plus en plus seul : seul dans les boites ou il ne fait que passer, seul face au conseiller ANPE et à la plate-forme Assedic, seul dans l’isoloir à se creuser la tête pour déterminer en quoi François Bayrou peut lui être plus utile que Ségolène Royale, seul le soir du premier tour à se demander pourquoi vingt deux millions de personnes ont voté pour un bourgeois de Neuilly qui veut les karchériser.

Seul à espérer sans trop y croire que le bourgeois de Neuilly pour qui il a voté au deuxième tour va empêcher que sa bagnole crame le soir même et que son patron le vire le lendemain parce qu’il est arrivé en retard et qu’il était en CNE.

A nous de choisir : nous réveiller de plus en plus tôt et dormir de plus en plus mal, ou nous lever enfin ensemble pour imposer la fin du cauchemar.

Certains, comme les travailleurs français et immigrés de PSA, comme ces parents d’élèves qui partout en France empêchent les expulsions d’autres parents d’élèves, comme tous ces jeunes, étudiants ou chômeurs qui ont réchauffé les rues toute l’année dernière , certains ont déjà choisi.

En 95, des millions de travailleurs descendaient dans la rue juste après la victoire de Chirac. En 97, l’élection de Jospin précédait de peu la révolte des chômeurs. Peu de présidents dans ce pays ont été élus avec 80 pour cent des voix, mais peu eurent à combattre dans la rue autant de mouvements de colère, de celle des salariés contre la réforme des retraites, celle des banlieues ou des universités. Dépasser la peur, c’est se souvenir que le choix de la lutte est une réalité concrète, un souffle qui balaie sans grand peine les choix de petits bouts de papiers, fussent-ils des millions.

Il n’y pas lieu de craindre ou d’espérer, mais de forger de nouvelles armes. MAINTENANT  trouvé sur collectif rto

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 12:43
Le Code du travail a déjà perdu l'élection

Camouflé par le grand barnum électoral, le gouvernement Villepin a fait passer en douce une ordonnance pour tailler en pièces le Code du travail. Un dernier coup de pouce à la France du « changement ».

Ni vu ni connu. Profitant de la diversion créée par la campagne électorale, le gouvernement Villepin a promulgué une « recodification » du Code du travail. Tirée le 7 mars, cette dernière salve réjouit le Medef, qui la réclamait depuis cinq ans, mais aussi Nicolas Sarkozy, qui a promis à maintes reprises de désosser les protections légales conquises par les salariés. Ce n'est pas si souvent qu'un candidat applique son programme avant même d'être élu. Hélas ! Accaparés par le sondage du jour, les médias ont négligé de saluer cette performance. Pas un mot dans les journaux télévisés ni dans la presse quotidienne – à l'exception d'un article du Monde, qui relaie la version courtoise d'un pouvoir légitimement soucieux de « réécrire » le Code du travail « en français de tous les jours » (7.3.07).

Il est vrai que Gérard Larcher, le bourbonien ministre délégué à l'Emploi, a revêtu sa tronçonneuse d'une perruque Louis XVIII. L'ordonnance du 7 mars ne s'attaque qu'à la partie législative du Code, laissant au prochain gouvernement le soin d'en charcuter la partie réglementaire. Une fois retaillé des pieds à la tête, le nouveau Code devra encore être ratifié par le Parlement avant d'entrer en vigueur. La démolition du droit du travail est un chantier ardu qui exige persévérance et doigté. Inutile cette fois de lâcher le mot anxiogène de « réforme » : on parlera de « remise à plat progressive », d'une « démarche concertée » pour simplifier un droit du travail « devenu trop complexe ».

Écartelage et toilettage
Reste que le « français de tous les jours » se parle avec un fort accent de Neuilly. Dans le chapitre sur l'emploi, par exemple, le Code Larcher ne propose plus de « prévenir les mutations économiques » mais de « les anticiper et de les accompagner ». Plus loin, un nouveau chapitre intitulé « dispositions communes à tous les contrats » préfigure le contrat unique cher à Laurence Parisot, la madone du Medef, pour qui « la liberté s'arrête là où commence le Code du travail ». Autre subtilité sémantique : des principes énoncés naguère à l'impératif se déclinent désormais au présent de l'indicatif. Ainsi, la formule « l'employeur doit consulter » devient « l'employeur consulte ». La notion d'obligation, trop « complexe », a sauté au passage.

La chafouinerie patronale se reconnaît aussi à la réorganisation des passages sensibles. Le licenciement collectif a été transféré dans le chapitre sur les relations individuelles, ce qui rabaisse la garantie collective au rang d'un contrat de gré à gré. Plus sournoisement, le gouvernement fait basculer certaines dispositions du registre législatif dans le domaine réglementaire. Résultat : les seuils à partir desquels toute entreprise doit désigner un délégué du personnel (ou un comité d'entreprise) ne seraient plus garantis par la loi. Chaque gouvernement pourrait relever ces seuils à sa convenance, du jour au lendemain et sans vote parlementaire.
Par ailleurs, la durée du travail a disparu du chapitre sur les conditions de travail pour être rattachée à celui des salaires, manière d'exaucer une vieille exigence du Medef, qui ne veut considérer les questions de repos et de congés que sous l'angle du coût financier. L'inspection du travail, elle, est désormais noyée dans un vaste chapitre sur « l'administration du travail »... On n'en finirait plus d'énumérer les « simplifications » de ce genre. Par petites touches techniques d'allure inoffensive, le Code Larcher déroule le tapis rouge aux bétonnières du patronat. Un legs de Chirac aux salariés, en témoignage de son amour.

« Cette réécriture est une machine à modifier l'interprétation des juges », dénonce au Plan B le juriste Philippe Masson, chargé du dossier à la CGT. Les confédérations syndicales l'ont d'autant plus amère qu'elles ont d'abord joué le jeu du « dialogue social », avant de voir leurs suggestions balayées par les promoteurs du plan de casse. Ces derniers n'avaient qu'un souci : combler les désirs les plus fous de la branche politique du Medef, avant que le gouvernement Villepin n'exhale son dernier soupir.

La gestation de l'ordonnance remonte à novembre 2003, lorsque François Fillon – alors ministre des Affaires sociales – nomme une commission de neuf vandales chargés de « toiletter (1) » le Code du travail. Face à un Parti de la presse et de l'argent (PPA) séduit par son appartenance à la mystérieuse « sensibilité sociale » de l'UMP, Fillon tient un langage de vérité : « Je souhaite que, sur l'organisation du travail et sur les heures supplémentaires (contingent et rémunération), les entreprises retrouvent une plus grande liberté » (Les Echos, 20.11.03). Pour garantir la fiabilité des travaux, Fillon confie la présidence de la commission à Michel de Virville, secrétaire général et directeur des ressources humaines du groupe Renault. L'homme qui, en 1997, par conférence de presse, avait appris leur licenciement aux trois mille ouvriers de Vilvorde.

Un cavalier pour le Medef
Les conclusions de la commission Virville ravissent le gouvernement. Mais un calendrier chargé repousse à plus tard leur mise en application. Jusqu'au 9 décembre 2004, quand la loi dite « de simplification du droit » lâche Gérard Larcher sur la bête. On notifie un délai au molosse : il devra soumettre sa copie au Parlement avant fin juin 2006, faute de quoi le Palais Bourbon lui remettra sa muselière. Larcher traîne la patte. Lorsqu'il boucle enfin sa « traduction » du Code, le CPE jette des millions de manifestants dans les rues. Échaudé, Villepin préfère ranger la copie dans ses braies. Tant pis pour la date butoir, on trouvera autre chose quand les circonstances seront plus clémentes.

Elles le seront dès la rentrée suivante : les 11 octobre et 30 décembre 2006, l'Assemblée nationale autorise Larcher à se remettre à l'ouvrage. Pour lui accorder cette seconde chance, Villepin recourt à une astuce appelée « cavalier parlementaire ». La méthode consiste à court-circuiter les députés en enfouissant un texte venimeux dans un fourre-tout plus anodin. Dans le cas de Larcher, la réécriture intégrale des trois mille articles du Code du travail est entérinée par un simple amendement à la loi sur... la participation et l'actionnariat des salariés. Francine Blanche, secrétaire confédérale à la CGT, le souligne : « Depuis 2002, nous devons surveiller à la loupe chaque article de chaque projet de loi pour vérifier qu'il ne contient pas de cavalier parlementaire sur le droit du travail. » Cette fois, le coup fourré n'échappe pas aux députés PS Charzat, Vidalies et Le Garrec, qui font valoir à l'hémicycle que le projet du ministre « n'a pour seul objectif que de réduire la portée du droit du travail ». À quoi Larcher répond que « cette réécriture se fera à droit constant », comme la loi l'y oblige. « Malheureusement ! »

Les cadences de la machine à découdre le droit du travail dépendront de la prochaine majorité. Il n'y a que l'embarras du choix : en cas d'échec de son champion Sarkozy, le Medef pourrait assouvir son « désir d'air » auprès de François Bayrou( le candidat de l'opus dei), partisan du contrat unique et d'une renégociation de la durée de travail branche par branche. À moins qu'il ne s'exauce chez Ségolène Royal, qui a fait entendre sur le sujet des positions prometteuses. « Le contrat se substituera à la loi », déclarait la candidate socialiste le 17 octobre dernier. Le DRH de Vilvorde n'aurait pas dit mieux.

Notes :
(1) Expression forgée en juin 2005 par Patrick Ollier, alors président de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Selon Le Petit Robert, le toilettage est l'action qui consiste à déplore en écho le député UMP Xavier de Roux.
« faire la toilette d'un animal de compagnie ».

Le Plan B n°7 (avril - mai 2007)

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 12:29
vendredi au cours de la manifestation deux militants du Laboratoire ont fait l'interview des manifestants diffusion de l'inteview au cours de l'émission de radio labo écouter en direct sur 99.2 de 18h15 à 19h et sur radio-mega.com aux heures de l'émission . pour mieux comprendre ( suivre cette entretien ) . des éducateurs du foyer l'étape en grève après un conflit avec la ddasont déclaré: c'est dans l'unité dans les luttes qu'ont peu vaincre. Unité avec les résistants d'OSER
OSER, une association au coeur de l’apartheid social, entre en résistance !

 

L’association OSER, accompagnée de militants, de sympathisants et de résidants du FAR, se mobilise depuis le 5 janvier contre la diminution des budgets qui leur sont alloués, et qui pourrait entraîner la fermeture de l’établissement.

Plusieurs manifestations ont eu lieu, et des recours grâcieux ont été envoyés à la préfecture, qui ne leur a pas donné suite.

Injuriée par la DDASS, l’association OSER répond de ces accusations et participe, depuis le 12 janvier, au campement établi devant la préfecture de l’Ain, dans le square Joubert à Bourg-en-Bresse.

Soutenue par la population et par diverses personnalités, ses propositions n’ont pour l’instant pas été entendues, mais plus que jamais, la lutte continue !

L’association OSER est implantée à Bourg-en-Bresse depuis une trentaine d’années, se donne pour mission l’aide aux exclus, marginaux et publics précaires en les assistant dans la réinsertion sociale, l’hébergement, le retour au travail.

Mais voila que l’hôpital se fout de la charité : différents pouvoirs publics, démissionnaires de fait de ces missions déléguées à l’organisme, se permettent de mettre en cause le travail accompli au prétexte de quelques malheureuses dépenses. Pour se défendre, des membres d’OSER ont dressé le camp depuis maintenant plusieurs semaines. En deux articles, OSER présente sa défense par le détail et répond aux attaques du préfet

OSER manifestation à Bourg :
 
Après trois mois de campement, les salariés, résidents, militants, adhérents, et autres sympathisants ont levé le camp du square Joubert. Pas assez selon le préfet, qui condition après condition, s’acharne sur l’association, en attaquant les fondements même du droit de grève. Une grande manifestation est organisée le vendredi 20 avril 2007, Rassemblement à partir de 17H30 au square Joubert devant la préfecture de Bourg-en-Bresse. Venez nombreux, l’avenir de l’association, et du droit de grève sont en jeu !

Respect du droit de grève ! Contre la mise au pas des travailleurs sociaux Liberté pour les associations !

Après 88 jours de grève, les salariés d’OSER ont décidé de mettre fin à l’occupation du square JOUBERT, face à la Préfecture. Cette action durait depuis le 12 janvier et était soutenue par les résidents du FAR et du « Temps des cerises », ainsi que par de nombreux adhérents. La lassitude, l’échec des tentatives d’élargissement du mouvement, notamment en direction des syndicats et des partis institutionnels de la gauche, la difficulté de maintenir le campement tout en assurant la réouverture du FAR, tout cela nous a contraint au repli.

Ce conflit montre jusqu’ou peuvent aller les services de l’Etat pour mettre au pas une association qui dérange. Rien ne nous aura été épargné : accusation de mauvaise gestion, dénigrement du travail de notre expert comptable et de l’administrateur, non respect des procédures budgétaires, atteinte au droit de grève, et surtout refus de toutes négociations sur les propositions faites par OSER dès le 17 janvier.

Dès la fin février, la DDASS et le Préfet annonçaient qu’ils suspendaient le versement de la dotation mensuelle1 du FAR, mettant en péril la trésorerie du principal établissement géré par l’association. Ils nous ont d’abord expliqué que la dotation serait versée à la réouverture du foyer. Quand cela fut fait, ils ont dit qu’il fallait évacuer le square.

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un repas au camp.

Maintenant que nous sommes partis, ils exigent, pour s’acquitter de leurs obligations légales envers l’association, que tous les salariés soient présent à leur poste de travail. Cette atteinte au droit constitutionnel ne sera pas acceptée par les salariés, d’autant que ceux ci, tout en se déclarant grévistes, assurent le fonctionnement normal du FAR. Pour faire bonne mesure, la DDASS prend tout son temps pour venir constater la réalité des faits retardant un peu plus le versement.

La liquidation judiciaire, évitée le 22 mars grâce à la solidarité financière d’une partie des salariés et d’adhérents, pourrait ainsi être prononcée lors de l’audience du Tribunal de _ Grande Instance, le 9 mai prochain.

Ce conflit restera dans les mémoires comme l’un des plus longs de l’histoire locale. Il a eu un écho auprès de dizaines de militants qui ont assuré pendant trois mois l’accueil, l’animation, l’intendance, malgré le froid. Il aura interpellé des centaines de passants, intrigués par ce camp dont la tenue exemplaire était saluée même par nos détracteurs. Il aura permis de tisser des liens indéfectibles entre les personnes, tout au long des soirées passées, non pas à refaire le monde, mais à réinventer la liberté, la tolérance et la fraternité.

Dans cette aventure, nous défendons, bien sur, la possibilité de garder nos emplois, de ne pas rejoindre les cohortes de licenciés économiques, jetés à la rue par la folie du monde libéral. Mais nous revendiquons le droit d’exercer notre mission d’une manière solidaire vis à vis des populations que nous prétendons aider. En ce sens, ce que nous avons vécu sous la tente cet hiver montre que les travailleurs sociaux peuvent être autre chose que des distributeurs de minima sociaux et les résidents autre chose que des assistés.

Pour toutes ces raisons, une fois encore, nous vous invitons à marcher à nos côtés et à exprimer votre révolte dans les rues de Bourg.

MANIFESTATION
VENDREDI 20 AVRIL 17H30
SQUARE JOUBERT - BOURG EN BRESSE

Association OSER - 05 bis, rue des Crêts - 01000 Bourg en Bresse.
Site : http://www.oser-lefar.org
Mail : OSER-LeFar (a) wanadoo.fr

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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 23:20

lu sur hns-info. : " Au sein des syndicats des différents pays, nous nous appelons par des familiarités différentes. Certains disent " Camarade ", d’autres " Collègue " et d’autres encore, " Frère " ou " Sœur " pour décrire les membres de leur syndicat.
Utilisons nous ces mots par tradition ou parce qu’ils possèdent un sens réel ?

Je vous pose cette question parce que ces derniers jours, un de nos frères a été brutalement torturé et assassiné. Un autre, innocent, est toujours emprisonné.
Au Mexique, Santiago Rafael Cruz, un permanent syndical âgé de 29 ans représentant les ouvriers agricoles au sein du FLOC (affilié à l’AFL-CIO) a été torturé avant d’être assassiné dans les locaux de son syndicat où il exerçait les fonctions de permanent. Après avoir arraché un accord aux Etats-Unis permettant à son syndicat de représenter les intérêts collectifs des membres de son organisation en Caroline du Nord, Santiago s’est rétabli au Mexique pour aider les ouvriers agricoles à défendre leurs droits. Sa présence dérangeait les employeurs qui craignaient la croissance du syndicalisme parmi leurs ouvriers et qui se félicitaient des dénoncations calomnieuses dans les médias, les menaces de déportation, des cambriolages et le crime.
Santiago avait une famille au Mexique : une mère, un père, des frères et des sœurs. Mais sa famille est bien plus large que cela. Nous en faisons tous partie.
Nous devons nous joindre au deuil de sa famille mais aussi nous joindre au combat de sa famille élargie pour nous assurer que le gouvernement mexicain ordonne une enquête loyale pour faire toute la lumière sur ce meurtre. Les coupables doivent être arrêtés et punis de leurs crimes. Le gouvernement mexicain doit assurer la sécurité des militants syndicalistes et leur liberté d’action dans tout le pays.

Vous voudrez bien prendre un moment pour envoyer un message de solidarité, dès aujourd’hui : http://www.labourstart.org/...

A peu près au même moment où les anti-syndicalistes assassins mettaient fin à la vie de notre courageux frère au Mexique, de l’autre côté de la planète, les forces de sécurité iraniennes entraînaient Mahmoud Salahi sous de faux prétextes dans les locaux du procureur afin de discuter des manifestations du premier mai. Mahmoud, un ancien président du syndicat des ouvriers de la boulangerie de Saqez, fut arrêté et emprisonné durant une année puis mis sous le coup d’une peine avec sursis durant trois ans. Son crime : avoir participé à l’organisation des manifestations du 1er mai 2004 !
Exigez la libération sans condition de Mahmoud Salehi dès maintenant. Envoyer vorte mesage en cliquant ici : http://www.labourstart.org/...

Je ne crois pas que Mahmoud et Santiago ne se soient jamais rencontrés. L’un est emprisonné en Iran, l’autre est enterré au Mexique. Si ces deux hommes n’étaient pas simplement des camarades syndicalistes mais des membres de votre famille, comment réagirez-vous ? Je suis confiant que vous ne resteriez pas silencieux. Que vous remuerez ciel et terre pour faire connaître votre souffrance et votre colère.

Faîtes passer ce message à vos collègues, amis, camarades, frères et sœurs.

Faites savoir aux gouvernements que le mouvement ouvrier international ne laissera pas passer impunément de tels actes. Dîtes au Mexicains et aux Iraniens que nous sommes une seule et même famille qui ne toléra jamais que nos frères et nos sœurs soient torturéEs, maltraitéEs ou assassinéEs où que ce soit sur cette planète !

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