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  • : Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
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Le laboratoire Anarchiste
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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 04:54
note: Ce message a été transmis par le blog de Mandela, soutien total des grèvistes.
Cette ville qui déjà a vu deux morts de SDf en seulement cette hiver,
 sa politique "d'épuration des pauvres" ;La bourgeoisie investit
 au musée .La guerre extérieure ( Afique, moyen orient) et
elle continue ici contre les pauvres avec leur tactique habituelle
l'argent.
 Elle veut chasser les pauvres du centre ville
 
 


LE PERSONNEL DE L'ETAPE EN GREVE

POUR PROTESTER CONTRE

LES LICENCIEMENTS




Au moment où est mise en œuvre la circulaire Vautrin pour la
stabilisation des personnes SDF, au moment où les structures
équivalentes vont embaucher, l'ETAPE une association Valentinoise
licencie la moitié des personnels !



Depuis 13 ans, l'ETAPE association Loi 1901 située au centre
ville accueille et accompagne des personnes sans abris dans leur projet
de vie (accession au logement, travail, soins…)



Sous la pression de la DDASS, principal financeur, le Conseil
d'Administration de l'association décide de supprimer la
moitié des postes en équivalent temps plein. Il ne restera que 2
éducateurs à l'ETAPE au lieu de 6 fin 2006 !



Nous dénonçons cette logique du moindre coût qui veut nous
contraindre à recourir au bénévolat et aux contrats aidés
pour accompagner les personnes en grande précarité. Ces personnes
ont droit à un service de qualité et à l'accompagnement de
professionnels dans leur parcours d'insertion.

 Le bénévolat nedoit pas remplacer
le salariat

mais rester dans son rôle qui estprécieux de soutien et
 de renfort des équipes existantes.




« Vous coûtez trop cher ! » nous dit la DDASS.
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 06:48

 Lettre ouverte d’un prisonnier politique mapuche


Transmis par Sergio

LETTRE OUVERTE

JOSE HUENCHUNAO MARIÑAN DEPUIS LA PRISON


De la prison d’Angol, en tant que prisonnier politique et werken mapuche, je souhaite dire à la société civile, et plus particulièrement à mon peuple, que ma détention est le produit du discernement de la police et d’une erreur que j’ai assurément commise.

Le résultat de cette traque est que je suis aujourd’hui un prisonnier politique persécuté par l’état chilien et le système de domination capitaliste qui arrache les ressources naturelles appartenant au peuple Mapuche.

Je ne suis qu’un des nombreux prisonniers politiques mapuches incarcérés dans les différentes prisons de cet état chilien.

Nous savons bien que la prison est la punition que l’état chilien, ainsi que ses opérateurs politiques et judiciaires, réservent à ceux qui luttent ou représentent socialement et politiquement la lutte du peuple-nation Mapuche.

Prochainement nous verrons notre peuple s’affranchir de cette oppression et prendre dignement le chemin de la liberté et de l’autonomie de son territoire.

La demande historique de notre peuple ne pourra être étouffée.

Elle se lèvera comme un emblème, une et dix fois, dans le cœur et l’action politique des Mapuche.

Les nôtres savent que leurs prisonniers, leurs clandestins et leurs morts, sont tels en raison de la légitime demande historique de notre peuple pour ses droits politiques et territoriaux.

Soyez certains que je resterai en prison un mapuche, digne et fier d’être mapuche.

CEUX QUI SONT DANS LES COMMUNAUTES SAURONT ORGANISER LA RESISTANCE ET LA RECONSTRUCTION DE NOTRE PEUPLE ET ASSURER LE CHEMIN DE LA LIBERTE QUI LUI REVIENT.


Enfin, je tiens à dire qu’aucun cycle ne se ferme avec ma détention, pas plus qu’elle ne désarticule une organisation supposée violente. Il n’en va là que de phrases orchestrées qui ambitionnent de nier notre existence comme peuple-nation.

SOYEZ SURS QUE LES COMMUNAUTES, MEME SANS NOUS - LES SUPPOSES LEADERS D’UNE ORGANISATION MAPUCHE - CONTINUERONT A REVENDIQUER ET A RECONSTRUIRE LEURS DROITS.

La justice n’existera que lorsque sera reconnu au peuple Mapuche les droits de peuple-nation.

José Benicio Huenchunao Mariñan.

Prisonnier Politique Mapuche

De la prison de Angol, le 21 marsl 2007

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 20:05
cnt.ait_valence@no-log.org


OGM, NUCLEAIRE, PESTICIDES... LOGIQUE DE PROFIT ! LOGIQUE DE MORT !


:. Elle exprime cette détermination en fonction des dangers sociaux et politiques que représente la filière nucléaire.

Danger social

L’industrie nucléaire merde partout en France.
Ce n’est pas toujours dit, mais il y a des incidents et des accidents toutes les semaines (que ce soit sur les centrales, les centres de retraitement ou les installations militaires).
 Le risque d’accident majeur est possible. Ce risque n’est pas écarté par les progrès de l’industrie nucléaire.
 Il augmente au contraire avec la complexité croissante de techniques mises en oeuvre et avec la course à la productivité.
 Ce risque augmente aussi avec le vieillissement des installations nucléaires déjà existantes, sachant qu’EDF envisage d’aller toujours plus loin dans le maintien de ces installations (durée de vie prévue au départ de 20 à 25 ans et rallongée à 40 ans pour des raisons uniquement d’ordre capitaliste).

Le problème des déchets radioactifs n’est toujours pas résolu, plus de 25 ans après le lancement du programme nucléaire civil en France. L’accumulation de ces déchets et le renvoi de leur gestion aux générations futures est proprement irresponsable.

Les risques pour la santé liés à la pollution radioactive sont toujours présents et touchent notamment l’ensemble des travailleurs et des populations en contact avec l’industrie nucléaire, comme l’ont montré les divers incidents liés aux transports des déchets ou aux différents types de sites nucléaires : centrales, unités de stockage et de retraitement mais aussi mines d’uranium. A propos de ces dernières, rappelons que si l’extraction de l’uranium nécessaire au fonctionnement des centrales ne se fait plus en France (et on nous parle "d’indépendance énergétique" !), il se fait dans les pays pauvres. Ainsi, ce sont 200 000 personnes à travers le monde qui meurent chaque année par contamination.
En ce qui concerne les salariés de la filière nucléaire en France, précisons que ce sont les intérimaires d’EDF qui sont particulièrement touchés.
 Les normes de sécurité, quand bien même elles seraient suffisantes, ne sont pas du tout respectées, ce qui implique des travailleurs parfois irradiés, en tout cas jetables après 5 ou 6 ans de travail !

Danger politique
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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 06:11

Par MPE
[www.mouvement-egalite.org]

Nous publions ci-dessous un communiqué du 9ème collectif des sans-papiers relatif à l'expulsion, ce jour à 12h, des sans-papiers qui occupaient la bourse du travail de Paris (3 rue château d'eau) depuis le 10 février 2007;

. Au lieu de faire appel aux forces de l'ordre, les syndicats ont préféré "nettoyer" le lieu par eux-mêmes !

Nous avons déjà connu une situation similaire (lire notre chronique : « Saint-Denis et sans-papiers - Evacuations policières... « de gauche » ? ») :

« bulldozer de Vitry » en 1980 où un commando d'une cinquantaine de personnes conduites par le maire PCF de Vitry d'alors (Paul Mercieca) manifestait son hostilité à l'égard de 300 immigrés maliens, saccageait et rasait leur foyer par bulldozer.
Entre hier et aujourd'hui, les pratiques et les arguments n'ont point changé. Hier c'était soi-disant pour éviter que « Vitry » ne se transforme en ghetto ; montrer qu'on est vraiment « progressiste » face au maire de droite de Saint-Maur : « je m'élève contre coup de force des municipalités bourgeoises qui pratiquent le racisme » (dixit le maire PCF de l'époque) ; exiger une répartition « équitable » des immigrés ! Et pour lutter contre la « bourgeoisie », le « racisme » et éviter que sa municipalité ne se transforme en « ghetto », il fallait éviter l'arrivée de beaucoup d'immigrés, notamment noires !, dans sa propre municipalité...ne pas dépasser le « seuil de tolérance »:

pour ne pas perdre les électeurs potentiels d'une certaine population qui se présente comme « originaire » de ce pays...

Aujourd'hui, les sans-papiers qui occupent n'importe quel lieu géré par une « certaine gauche » ou par ses alliés « naturels » (ou supposés tels), se trompent forcément d'ennemi et jouent le jeu de la droite ! Ils agiraient contre « l'unité » des travailleurs et la gauche, « amis de longue date » des immigrés et des sans-papiers !
C'est par cette rhétorique que des syndicats, notamment ceux qui se réclamant « pour la cause des sans-papiers », peuvent les expulser !

Pourquoi?

C'est « parce qu'ils [les sans-papiers] avaient transformé plusieurs salles de la Bourse en squat » (on a même pu lire sur certaines listes des propos sur les « odeurs » et la saleté des toilettes de la Bourse du travail ! Brigitte Bardot éructait : « N'est-il pas préférable qu'ils [les sans-papiers] restent chez eux plutôt que de venir occuper des églises, déféquer derrière des colonnes ?... ils transforment les églises [où reposent nos ancêtres] en porcheries humaines »). On nous dit que « Leur présence et la transformation des salles en squat étaient devenues gênantes pour les salariés de la Bourse  ».

Les sans-papiers sont « devenues gênantes pour les salariés de la Bourse  » ?

Que les anti-grèves se félicitent : il n'y aura plus de grève syndicale parce qu'elle gêne les salariés et souvent les usagers... !
Et pour montrer leur « solidarité avec les sans-papiers », ils n'ont pas fait appel à la police : « Ce n'est pas dans nos habitudes d'appeler la police. Il fallait mettre fin à ce squat. On l'a fait sans violence » !

Ils ont fait eux-mêmes le sale boulot ! ! Grand merci chers camarades défenseurs (depuis toujours !) des salariés les plus exploités et les plus opprimés de tous les salariés : les sans-papiers ! Ceux et celles qui sont venus dans l'espoir d'obtenir votre soutien et votre solidarité afin de donner de la force à leur combat, le populariser... [les sans-papiers]

Nous avons aussi connu, en décembre dernier, l'expulsion d'une piscine complètement désaffectée de plus de 300 sans papiers par les CRS appelés par la municipalité « de gauche » de Saint-Denis (Jean Brafman, PCF et soutien de José Bové) ; la fermeture, en guise de représailles, par la mairie PCF du local qu'utilisait le collectif des sans-papiers (CSSP 93) dans la Bourse du travail de Saint-Denis pour tenir ses réunions (on y retrouve encore Jean Brafman !)

L'expulsion par les CRS des sans-papiers de l'université Paris 8 dont le président, Pascal Binczak, ayant comme meilleur soutien Alain Bertho (PCF et soutien de Bové ), est réputé de gauche (LCR).

L'équipe municipale de Saint-Denis y est largement représentée notamment au sein du CA de l'université (Jean Brafman y est. Oui, encore lui ! Un homme qui cumule un nombre important de responsabilités dans la « monarchie républicaine » tout comme dans le milieu associatif y compris même celui des sans-papiers !)
Là aussi, c'étaient les mêmes arguments fallacieux, les mêmes élucubrations... (Voir les nombreux documents et témoignages sur notre site).

La constance des faits et des mêmes arguments, doivent pousser toute personne qui n'entend pas ruser avec ses principes (par calcul politique ou par intérêt) à bien réfléchir et surtout à dénoncer comme il se doit toutes ces pratiques...

Le MPE condamne cette expulsion et exprime tout son soutien et solidarité avec les sans-papiers expulsés qui se trouvent actuellement dans la rue, devant la Bourse de travail, pour récupérer leurs affaires que les syndicalistes expulseurs ont enfermé à l'intérieur de la Bourse du travail

 ; salue les quelques syndicats CGT qui maintiennent leur soutien à ces sans-papiers contre vents et marrés...

Le 9ème Collectif des Sans-Papiers s'est réfugié à la bourse du travail, haut lieu symbolique de lutte pour les droits des travailleurs sans empêcher à aucun moment la continuation du mouvement social, et ceci depuis le samedi 10 février 2007, pour alerter l'opinion publique, les organisations syndicales, les citoyens, sur la situation actuelle des sans-papiers et les conditions dramatiques dans lesquelles ils vivent.

Le 17 février dernier, les syndicats ont accueilli un meeting de soutien à Nicolas Sarkozy qui mène une campagne lepéniste (création du Ministère de l'identité nationale, rafles, stigmatisation des immigrés...), et qui a participé depuis 5 ans à casser les acquis sociaux (retraites, sécurité sociale, code du travail...).

Aujourd'hui, ils expulsent les travailleurs les plus exploités, des travailleurs qui sont aux premières lignes d'une précarisation généralisée du travail, venus demander leur soutien.

Nous dénonçons la méthode utilisée par les syndicats en expulsant des sans-papiers en groupe alors que la Bourse du travail se trouve à quelques mètres de la République où sont stationnées, en ce moment même, des forces de police, et où ont lieu régulièrement des rafles même lors de la distribution des repas par les restos du Coeur.

Nous rappellons que la Bourse du Travail se trouve également à proximité du QG de campagne de N. Sarkozy.

Nous lançons un appel à tous les adhérents des syndicats et à toute personne qui soutient le mouvement des sans-papiers à nous rejoindre sur place.

En dépit de ce qui s'est passé, nous restons concentrés sur nos objectifs, à savoir la lutte :

contre la politique répressive à l'égard des sans-papiers, contre les rafles et les expulsions massives que subissent quotidiennement les sans-papiers, contre l'esploitation des sans-papiers, pour la convergence des luttes entre les sans-papiers et tous les autres traavailleurs, pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Précaires, chômeurs, salariés, étudiants, lycéens, sans-papiers SOLIDARITE

Le 9ème Collectif des Sans-Papiers ne se trompera jamais d'ennemi contrairement à ce qu'ont fait les syndicats aujourd'hui.

9eme_collectif@no-log.org
9emecollectif.net

Contacts : 06 77 28 65 37 // 06 03 58 39 59 // 06 13 95 22 07



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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 09:57

 
 Brèves du désordre
 

 

merci à cette semaine pour cette brève du désordre cliquer sur brève du désordre

Valence:
 mardi dernier un jeune homme de 22 ans pénétre pour  la
xeme fois à l'office des HLM de la ville de Valence.
venu pour:
 "demander des explications"
alors que l'attribution  d'un logement venait dêtre refusée:
" pour des mauvaises raisons" ,
l il faut passer sous les fourches caudines des politiques qui sqattent le lieu  sévit dans cet office des HlM, le clientélisme voilà le nom apprprié

Le jeune homme de 22ans est entrée dans une grosse colère. face au responsable de l'accueil de l'OPHLM à Fontbarlette.

Au point d'arracher
- jétte un extincteur contre un mur
 bouscule l'agent d'accueil contre un ordinateur.
Puis se sont les policiers qui ont été la cible de son courroux


Solidarité active avec tous les révoltés contre l'ordre bourgeois
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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 08:05
le réalisateur présent  du film "violem rien foutre al pais" a donné des pistes fort interressantes, l'une d'entre elle le retour vers les années 1970. Donc j'ai cherché un texte qui donne une clef pour comprendre une partie le mouvement de la décroissance, qui s'apparente à un mouvement neo poujadiste et rejoint la pensée de Charles Mauras.Les énormes dégats que cause Nicolas hulot et les chantres du journal la décroissance sont à anilyser précisément le texte cité de bernard charbonneau n'est qu'une piste de réflexion. revenons au débat théorique de cette époque  de la naissance du mouvement la décroissance, sans retour nostalgique, mais pour permettre l'approfondissement

I) Qui est bernard Charbonneau?

le penseur libertaire Bernard Charbonneau, qui depuis les années 30 a passé sa vie à dénoncer la grande imposture que constitue encore et encore la croissance économique et industrielle, nous donnait son avis sur l’écologie politicienne marchande sortant cette année là tout juste de son œuf encore chaud. Et ce n’est pas le moindre mérite de l’article qui suit (paru dans La Gueule Ouverte en juillet 1974), que d’avoir dénoncé si tôt et par avance ce que devait nécessairement devenir le « tournant fâcheux » de la candidature Dumont et de la naissance de l’écologie politique de partis, entraînant en effet le mouvement écologiste politicien à l’aube du XXIe siècle vers ce qu’il a appelé être, « la grande poubelle ».

« La protection de la nature suppose un minimum d’organisation, mais celle-ci étant l’antithèse de la nature, l’organiser équivaut le plus souvent à la détruire » écrivait Charbonneau. C’est ainsi que nécessairement, « réaction contre l’organisation, le sentiment de la nature aboutit à l’organisation » [1]. Moins c’est pas mieux ! C’est pire ! La décroissance n’est donc pas réductible à des arguties sur la sur-consommation ou sur une machine qu’il faudrait simplement ralentir. Il faut sortir de l’écologisme pour sortir de l’économie, et se donner les moyens d’entrer véritablement dans le nouveau paradigme, tout autre, de la décroissance.



.) Ambiguïté du mouvement écologique.

Bien des mouvements d’opposition et même des révolutions sont ambigus. Autant ils détruisent une société, autant ils régénèrent le gouvernement, l’économie, la morale, l’armée et la police. L’histoire de l’U.R.S.S. en est un bon exemple. Elle a réussi un renforcement de l’Etat et de la société russes que le régime tsariste était impuissant à réaliser. Le mouvement d’opposition à la société industrielle occidentale que l’on qualifie de « mouvement écologique » n’échappe pas à cette ambiguïté, surtout en France où il s’est manifesté tardivement à la suite des U.S.A.
D’une part, il s’agit bien d’une critique et d’une opposition au monde que nous vivons. Ses thèmes (critique de la croissance, de la production, etc.) sont neufs par rapport aux thèmes traditionnels de la droite et de la vieille gauche (n’étaient-ce les œuvres de quelques isolés sans audience qui ont mis en cause la société industrielle dès avant la guerre). A ses débuts, surtout après mai 68, ce mouvement a été le fait de personnes marginales, comme Fournier, de groupes de jeunes et de quelques sociétés (Maisons paysannes de France, Nature et progrès, etc.), réagissant spontanément à la pression grandissante de la croissance industrielle. Nouveauté des thèmes, marginalité, spontanéité du mouvement, ce sont là les signes d’une véritable révolution (rupture dans l’évolution) en gestation.
Mais très vite, ce mouvement est devenu l’expression de cette même société qu’il critique et entend changer. Tout intellectuel ou militant français engagé dans cette lutte ne devrait jamais oublier à quel point l’éveil de l’opinion a été une entreprise préfabriquée.
C’est en 1970, année de la protection de la nature que tout a été brusquement mis en train par la caste dirigeante. On peut parler d’un véritable « feu vert » donné cette année-là à la critique de la pollution et de la destruction de la nature. Jusque-là, aveugles au ravage qui s’étendait depuis au moins dix ans devant leurs yeux, les Français le découvrent sur l’écran de « La France défigurée ». La presse prend le relais, du Figaro au Monde, qui inaugurent la rubrique « Environnement », que confirme la création d’un ministère. Chaque grande maison d’édition ou revue a son secteur écologique.
L’ « environnement » devient subitement source de notoriété et de places. Les intellectuels (qui sont de gauche comme la banque et l’industrie sont de droite), à la suite de l’Amérique représentée par Ivan Illich, découvrent les problèmes de la société industrielle qu’ils s’étaient obstinément refusés à se poser. Et Morin, Domenach, Dumont, etc, se convertissent à l’écologie. Les technocrates, les industriels, les politiciens avec quelques retard, se montrent depuis aussi souples. En 1971, dans « Le Monde », ou un tel discours eût été impensable deux ans plu tôt, l’auteur du plan Mansholt, qui a liquidé l’agriculture et généralisé l’agrochimie en Europe, dénonce la destruction de la nature et de la qualité de la vie par la croissance. Il part en guerre contre les méfaits des pesticides et de la chimie sans se demander si son plan n’y est pas pour quelque chose. Le Club de Rome, dirigé par d’éminents industriels ou technocrates, publie son fameux rapport, et MM. J. Monod et P. Massé laissent mentionner sans protester leur appartenance à ce club de Rome. Le feed back a fonctionné, les thèmes ont changé, mais les notabilités intellectuelles ou industrielles restent en place ; l’auteur du plan Manscholt est devenu le prophète de l’écologie. Mais la multiplication des comités de défense et la crise de l’énergie n’empêchent pas la croissance de s’accélérer, et avec elle, le ravage, en dépit et à cause de l’inflation.
La rapidité avec laquelle la société industrielle a récupéré le mouvement écologique s’explique par des raisons que l’on peut ramener à deux :
1.) Elle ne peut continuer quelque temps de plus à détruire la nature que si elle contrôle un peu mieux ses propres nuisances. Il est évident que si l’on ne dépollue pas les rivières, les usines s’arrêteront de tourner parce que l’eau deviendra inutilisable. Et cette dépollution est appelée à devenir la grande affaire de demain.
2.) Dans la mesure où le matériel humain, notamment la jeunesse, réagit au monde invivable que lui fait la croissance, il importe de contrôler ses réactions en lui fournissant les divers placebos intellectuels qui les détourneront dans l’imaginaire. C’est là que les intellectuels seront utiles.
D’où la nécessité pour le « mouvement écologique » de se méfier de son succès. Jusqu’à présent il ne participe au pouvoir que dans un domaine : le domaine intellectuel, celui de la culture, c’est-à-dire de la mode. C’est donc dans ce domaine qu’il devra se montrer le plus méfiant et le plus exigeant. Va-t-il se laisser récupérer par les divers récupérateurs industriels ou intellectuels ? L’intérêt du mouvement écologique, c’est la nouveauté de ses critiques. Il part, non d’une idée mais d’une expérience.
A partir de vieilles valeurs instinctivement vécues chez les jeunes : la liberté pour tous, inséparable de la nature, il fait la critique d’une situation concrète. C’est, nous l’avons vu, un mouvement marginal, désintéressé, animé par des non-professionnels, des provinciaux qui défendent leur terre contre les entreprises du centre, des inconnus qui, en dehors de la pesante machine des mass media s’efforcent de constituer des groupes de copains. Ces caractères, le mouvement écologique ne saurait les perdre sans disparaître dans la grande poubelle.

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poster vos commentaires et pour continuer le débat , le blog du laboratoire peut publier vos contributions , pour éclairsir le débat d'après film à l'adresse de la boite mail


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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 11:13
 
 Brèves du désordre
 

 

merci à cette semaine pour cette brève du désordre cliquer sur brève du désordre

Valence:
la semaine dernière, dans le hall d'entrée de l'office des HLM.
un jeune homme n'a pas supporté le clientélisme qui régne dans cette vile
Venu pour "demander des explications"
 alors qu'une nouvelle fois il se vit refuser:
 l'attribution  d'un logement venait dêtre refusée "
pour des mauvaises raisons"
Lejeune homme de 22ans a manifester sa révolte
 mardi  dernier:
face au responsable de l'accueil de l'OPHLM à Fontbarlette.

Il se mit à arracher,
  jeter un extincteur contre un mur,
  bousculer l'agent d'accueil contre un ordinateur,.

 Puis se sont les policiers qui ont été la cible de son courroux

 cnt-ait_valence@no-log.org
; nopasaran_26 @no-log.org:

" solidarité active avec la révolte"


Ce n'est pas la répression qui arrétera les actions  (condamnation du jeune révolté par le tribunal de Valence à 6 mois de prison avec sursis)
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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 05:58
Voici plusieurs années à présent que le Ministre de l’intérieur fixe à l’administration dont il a la charge des objectifs chiffrés en matière d’expulsion des immigrés clandestins, autrement nommés « sans-papiers ». Il entend ainsi non seulement conjurer les effets délétères de ce mélange de colère et de résignation qui, pense-t-il, se serait répandu dans la population au sujet de l’immigration, mais aussi tarir la source de ressentiment qui alimente le vote d’extrême droite depuis une vingtaine d’années. Incarner la victoire de la volonté sur l’impuissance, tenir tête au découragement en même temps que faire barrage au Front national, telles sont les figures maîtresses de son personnage politique. Le chiffre en est, pour sa part, tout à la fois la courroie de commandement et la mise en scène centrale.

Il existe cependant des chiffres embarrassants. Ceux que l’on voudrait tenir à l’abri de la discussion, consignés dans les armoires de la statistique publique ou de la comptabilité nationale. Des chiffres capables de filer la migraine aux responsables d’administration et aux décideurs publics. Les mauvais chiffres, en somme. Par exemple, celui du prix de cette politique d’expulsions de masse : combien cela peut-il coûter aux contribuables ? Difficile à dire. L’Institut de l’entreprise, pourtant féru de calculs en tous genres, reste muet sur le sujet. Même la Cour des comptes a récemment baissé les bras devant cette énigme.



SOLIDARITE EXPULSION SANS-SANS PAPIERS BOURSE DU TRAVAIL DE

  

Le 9ème Collectif des Sans-Papiers s'est réfugié à la bourse du travail, haut lieu symbolique de lutte pour les droits des travailleurs sans empêcher à aucun moment la continuation du mouvement social, et ceci depuis le samedi 10 février 2007, pour alerter l'opinion publique, les organisations syndicales, les citoyens, sur la situation actuelle des sans-papiers et les conditions dramatiques dans lesquelles ils vivent.

Le 17 février dernier, les syndicats ont accueilli un meeting de soutien à Nicolas Sarkozy qui mène une campagne lepéniste (création du Ministère de l'identité nationale, rafles, stigmatisation des immigrés...), et qui a participé depuis 5 ans à caasser les acquis sociaux (retraites, sécurité sociale, code du travail...). Aujourd'hui, ils expulsent les travailleurs les plus exploités, des travailleurs qui sont aux premières lignes d'une précarisation généralisée du travail, venus demander leur soutien.

Nous dénonçons la méthode utilisée par les syndicats en expulsant des sans-papiers en groupe alors que la Bourse du travail se trouve à quelques mètres de la République où sont stationnées, en ce moment même, des forces de police, et où ont lieu régulièrement des rafles même lors de la distribution des repas par les restos du Coeur.

Nous rappellons que la Bourse du Travail se trouve également à proximité du QG de campagne de N. Sarkozy.

Nous lançons un appel à tous les adhérents des syndicats et à toute personne qui soutient le mouvement des sans-papiers à nous rejoindre sur place.

En dépit de ce qui s'est passé, nous restons concentrés sur nos objectifs, à savoir la lutte : contre la politique répressive à l'égard des sans-papiers, contre les rafles et les expulsions massives que subissent quotidiennement les sans-papiers, contre l'esploitation des sans-papiers, pour la convergence des luttes entre les sans-papiers et tous les autres traavailleurs, pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Précaires, chômeurs, salariés, étudiants, lycéens, sans-papiers SOLIDARITE

Le 9ème Collectif des Sans-Papiers ne se trompera jamais d'ennemi contrairement à ce qu'ont fait les syndicats aujourd'hui.

9eme_collectif@no-log.org 9emecollectif.net

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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 08:06



 Nicolas Sarkozy annule une visite dans le quartier de la
Croix-Rousse à Lyon


LYON <http://fr.fc.yahoo.com/r/rhonealpes.html> (AP) - Nicolas Sarkozy
<http://fr.news.yahoo.com/presidentielle/nicolas-sarkozy.html> a
annuléjeudi une visite dans le quartier de la Croix-Rousse, à Lyon,
où ilétait attendu par quelques dizaines de manifestants, dont de
nombreux jeunes.

Entamant sa visite par la deuxième étape de son programme, l'atelier
d'un tapissier à Villeurbanne, M. Sarkozy a assuré qu'il se rendrait à
la Croix-Rousse en fin d'après-midi.

"C'est toujours sur moi que ça tombe"
,
a plaisanté l'ancien ministre de l'Intérieur, désireux de faire bonne
 figure. "Je vais aller les voir après", a-t-il promis, espérant
trouver un moment en fin d'après-midi entre l'enregistrement d'une intervention sur France-3
<http://fr.news.yahoo.com/medias/> et sa réunion publique à 18h30 à
Chassieu.

Il a assuré que ce changement de programme n'avait rien à voir avec la
manifestation.

Selon le député UMP <http://fr.news.yahoo.com/u/ump.html> de la
circonscription, Emmanuel Hamelin, et l'entourage du candidat,
l'annulation de la visite est due à un retard de l'avion du candidat
UMP. Plusieurs dizaines de manifestants attendaient M. Sarkozy devant
la chocolaterie Bouillet, place de la Croix-Rousse.

"Vous n'êtes pas le bienvenu", pouvait-on lire sur plusieurs cartons
brandis par les manifestants, qui ont salué la nouvelle de
l'annulation
de sa visite aux cris de "Dehors, Sarkozy" et "Un charter pour Sarkozy".

"Nicolas Sarkozy ne vient pas, c'est bien dommage. On aurait aimé
discuter avec lui des valeurs démocratiques de la Croix-Rousse",
 a réagi Gérald, crieur de rues et organisateur de la manifestation.
"Je crois qu'il a eu peur de l'accueil un peu troublé".

L'ambiance s'est tendue quand une vingtaine de policiers en tenue ont
fait leur apparition à 15h30, heure prévue pour l'arrivée du candidat.
Ils ont été accueillis par des huées, qui ont couvert les voix des
militants UMP venus pour l'occasion.

M. Hamelin a alors appelé Nicolas Sarkozy au téléphone pour l'informer
de la situation. Le candidat a hésité à venir, selon le député de
l'UMP. Et un quart d'heure plus tard, l'annulation de la visite de
M. Sarkozy était annoncée.
L'historien
Avocat, journaliste, homme d'Etat, Adolphe Thiers (1797-1877) est aussi un grand historien. Dans sa jeunesse, il écrit une Histoire de la Révolution française. Beaucoup plus tard, sous le Second Empire, son Histoire du Consulat et de l'Empire le fait saluer comme "historien national". Homme politique parmi les plus influents du XIXème siècle, son histoire personnelle se confond souvent avec celle de la France, et son destin le mène à Versailles, particulièrement dans les époques troublées.
L'homme politique
Thiers entre très tôt en politique.
 Lors de la révolution de 1830, c'est lui qui
persuade Louis-Philippe d'Orléans, scrupuleux et
 hésitant, de prendre le pouvoir. Plusieurs fois ministre,
 il professe des idées libérales avancées tout en appliquant des méthodes de gouvernement autoritaires.


D'après M. Halemin, la manifestation était organisée par la mairie
socialiste du IVe arrondissement. "On a organisé ce trouble à l'ordre
public. C'est dommage que toux ceux qui sont venus pour le voir,
l'encourager, le saluer, soient privés de ça à cause de quelques-uns",
a-t-il déploré.

Ancien quartier populaire de Lyon, la Croix-Rousse était le quartier
des canuts, ouvriers des soieries, dont les révoltes en 1834 et 1834
avaient été réprimées par Adolphe Thiers, ministre de l'Intérieur
 d'alors.

Cl. Roger-Viollet.

 

L'agitation reprend alors et les ouvriers-compagnons, eux aussi organisés, débordent les chefs d'atelier. Le 21 novembre 1831, les premières barricades s'élèvent dans le quartier de la Croix Rousse.
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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 07:55
note: Je transmet ce message , dans le débat contre le travail, 
pour ce débat qui nous occupe depuis une semaine au blog.( publication sur les
commentaires du film "lip l'imagination au pouvoir"quelques critiques
et sur la question du travail, retour à la campagne si vous êtes
interresséEs
on publie cnt-ait_valence@no-log.org
une brochure sur ces quelques questions qui traverse la question de
la décroissance.
 
si je ne veut pas regarder cette histoire avec nostalgie
nous avons écrit dans le tract paru pour le spectacle du film
volem rien foutre al pais :


poster des commentaires,

 " Le travail a triomphé sans reste de toutes
 les autres façons d'exister, dans le temps
même où les travailleurs sont devenus superflus"



Cinetravail@Gmail.com


><http://www.cine-travail.org/
>
>
>Si vous ne souhaitez pas recevoir cette information, envoyer nous un
>simple mail.

>Dans le cadre du cycle « Autres regards »



>Dimanche 15 avril à 19 H 00
>
>au cinéma Le Zola de Villeurbanne
>Soirée Penarroya

>9 février-13 mars 1972 les ouvriers de l'usine Penarroya de Lyon
>sont en grève. Ils sont algériens, marocains, tunisiens employés à
>la récupération et à la fusion du plomb, du bronze et de l'aluminium.
>
>La grève a été dans de nombreux domaines exemplaire. Elle a en tout
>cas marqué l'histoire ouvrière par les salariés concernés, les
>revendications soulevées, la pratique collective, les formes de
>soutien hors de l'entreprise
>A cette époque, et alors que la réalisation d'un film ne bénéficiait
>pas des moyens numériques actuels, deux documentaires ont été
>réalisés :
>
>
>
>Un premier film de 18 mn : Penarroya, les deux visages du trust.
>
>Film préparé avant la grève pour la soutenir en cassant l'image de
>marque du trust et expliquant les revendications des ouvriers en
>lutte
>Un deuxième film de 54 mn : Comment se mettre d'accord.>
>Film réalisé après la grève expliquant sa préparation collective et unitaire
>
>
>
>Il n'existe pratiquement plus de copies de ces films qui viennent
>d'être numérisés pour nous permettre de nous replonger dans une
>période pas si lointaine ce qui représente une chance pour continuer
>à garder en mémoire des événements de l'histoire ouvrière locale.
>La soirée exceptionnelle que nous vous proposons le 15 avril
>permettra de resituer ce conflit avec notamment la présence de :>- Laure Pitti qui travaille en tant qu'historienne sur cette lutte

- (sous réserve) d'un ancien délégué du personnel, animateur de la
>grève de Penarroya qui sera présent si sa santé le lui permet.

- Michel Leclercq qui a été un des animateurs du comité de soutien

- Philippe Davezies, enseignant chercheur en santé travail qui nous
>éclairera sur les enjeux passés et actuels de cette lutte


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