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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 13:38
  jeudi 5 avril 2007, 10h46
Train contre butoir gare de l'Est: 34 blessés légers, selon un nouveau bilan
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PARIS, 5 avr 2007 (AFP) - L'accident à la gare de l'Est où un train régional a heurté un butoir, jeudi en début de matinée, a fait 34 blessés légers et 31 personnes ont été évacuées vers les hôpitaux, selon un nouveau bilan des pompiers sur place.

Les blessures les plus graves concernent des traumatismes cervicaux (entorses) et une personne a eu le nez cassé.
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Les pompiers ont précisé que le train de 9 wagons transportant 600 personnes circulait à faible allure lorsque l'accident s'est produit vers 8H30.

Le préfet de police Pierre Mutz s'est immédiatement rendu sur place, a indiqué la préfecture de police. "Le plan rouge a été déclenché afin d'avoir un maximum de personnels, pompiers, associatifs, Samu, très rapidement sur les lieux", a expliqué le capitaine Cros, précisant que 115 sapeurs pompiers venus de 16 centres de secours et 26 engins avaient été dépêchés sur place. "La reconnaissance du train est terminée", a-t-il précisé. Les blessés légers sont pris en charge sur place par des médecins sapeurs-pompiers ou du Samu et, en fonction de leur état, dirigés vers différents hôpitaux. "Le choc a été très violent" et a "projeté de nombreuses personnes au sol alors que les voyageurs s'étaient levés pour descendre plus vite car le train était déjà en retard", a expliqué à l'AFP l'un des voyageurs. Une personne ayant circulé sur la même ligne après l'accident a indiqué qu'il avait provoqué des retards de plus de 20 minutes sur les trains suivants. "Il ne s'agit pas d'un accident mais d'un incident, comme il s'en produit de temps en temps, un train en provenance de Château-Thierry ayant heurté un peu brutalement un butoir", avait pour sa part indiqué la SNCF qui n'avait pas fait état de blessés parlant de "quelques bleus et ecchymoses". Le plan rouge constitue le cadre de la mobilisation et de l'organisation des secours après un accident ou une catastrophe. A Paris, le plan rouge est déclenché par les sapeurs-pompiers et placé sous leur autorité pour la coordination des secours. Ce plan permet de déclencher l'ensemble des secours d'urgence pour le recueil des victimes (morts et blessés) et met en oeuvre les services médicaux de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris et du SAMU de Paris. Les blessés sont triés selon l'état de leurs blessures, "médicalisés" sur place puis conduits dans les hôpitaux où des lits leur sont réservés dans les services selon le type de leurs blessures.

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 13:04


Le désert ne peut plus croitre: il est partout

Les cameras de CCTV réprimandent les délinquants
Big Brother is talking you

Les cameras de CCTV sont désormais équipées de haut-parleurs.
Des cameras CCTV parlantes, interpellant les contrevenants, on été installé dans plus de 20 zones de Grande Bretagne. Celles-ci sont équipées d’enceintes qui permet au centre de contrôle d’interpeller directement les délinquants.


Le déploiement de ce nouvel instrument sécuritaire a coûté £500,000, soit presque 740000 euros (soit presque 5 millions de francs).

John Reid, secrétaire d’Etat du ministère de l’intérieur juge ce dispositif nécessaire puisque la majorité des personnes sont dérangées par une minorité de personnes qui rendent leur vie misérable dans leur propre ville.
En effet, la majorité des personnes ne peut pas sortir et se sentir en sécurité dans un environnement sain et propre à cause d’une minorité de personnes. D’après John Reid, ces caméras ne sont pas des espions mais sont publiques et interactives.

Le nombre de camera CCTV est estimé à 4.2 millions en Grande Bretagne, soit presque une par habitude

Contre l'anesthésie démocratique

s'organiser par delà et contre le travail, déserter collectivement le régime de la mobilisation, manifester l'existence d'une vitalité et d'une discipline dans la démobilisation même est un crime face à la civilisation aux abois

c'est la seule façon de lui survivre

C'est toi le maître, ce n'est pas toi l'esclave ni la victime. Allons un bon mouvement:

quitte l'habit étroit de la législation!!!

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 08:24

soutien aux gréviste de la faim des révolutionaires kurdes
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_________________
"
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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 16:01


note le collectif le laboratoire se place à côté des grèvistes de la faim; solidarité active avec eux
Les grévistes de la faim interpellés

Il est un peu plus de 21 h 30, hier [=le 30 mars], à Figuerolles. Deux-cent à trois cent personnes sont massées devant le 39 du Faubourg Figuerolles, où seize Kurdes: étaient depuis 29 jours hier en grève de la faim pour obtenir leur régularisation.

Des fourgons du Samu y stationnent encore. Ils partiront quelques minutes plus tard. Un cordon d'une trentaine de CRS bloque l'entrée.

Les visages de la foule sont fermés, Tristes. En colère: Comme cette jeune femme, qui, invitée par Joël Guénot, le directeur départemental de la sécurité publique à « évacuer les lieux », crie ironique « vive la fascisme ! ».

Un Jeune homme, amer « C'est à vous de partir. Nous sommes du quartier. Il n'y a plus rien à voir ». Certains ont assisté en effet à l'interpellation manu militari des Kurdes grévistes de la faim, qui aurait eu lieu à 20 h 30. Nadia, membre du Collectif de soutien aux Kurdes, est en pleurs.

« Suite à la médiation (Le médiateur désigné jeudi, Talaat El Singaby avait été reçu hier par le préfet de 17h à 18 h), le préfet a mis la pression pour que les Kurdes acceptent rapidement sa proposition, avec un ultimatum : si à 19 h 30 il n'y a pas de réponse, nous appliquerons les lois républicaines de ce pays », relate-t-elle. C'est Joël Guénot en personne qui est venu amener la lettre de « proposition » de la préfecture.

Dans la foule, quelqu'un l’a gardée. Il s'agit bien d'un document officiel où l'on peut lire : « vous avez décidé de mettre fin à votre mouvement, je m’en réjouis (…) ».

La lettre leur assure que dans l'attente d'être reçus en préfecture après examen de leurs dossiers, « le présent document les autorise à rester sur le territoire français ». Oui mais voilà. Les Kurdes n'avaient rien décidé.

« Ensuite, on a ouvert la porte pour faire entrer le Samu. Les policiers se sont engouffrés, il y eu des lacrymos, des coups de matraque. Des grévistes ont tentés de se défenestrer », raconte Nicolas du Collectif.

Stéphane, du même Collectif : « Ils ont été emmenés de force à l'hôpital Je ne sais pas ce qui va arriver. S'il le veut, le préfet peut en conduire quelques uns en centre de rétention ».

Un pas de plus dans la barbarie
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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 11:55
note envois ton avis, pour construire  l'opposition au travail salarié lien en bas de page, l'imagination au pouvoir' scene (Image 18751259.jpg)
'Les Lip, l'imagination au pouvoir' scene (Image 18751259.jpg) Ce film passe actuellement au cinéma le navire. Formidable machine politique; je fais la différence entre le politique et la politique.  Pour moi la politique ne m'interresse que comme anecdote marrante.
'Les LIP, l'imagination au pouvoir' donne la parole aux hommes et aux femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus marquante de l'après 68, celle des usines d'horloges LIP à Besançon. Ce mouvement de lutte incroyable a duré plusieurs années, a mobilisé des foules entières en France et en Europe, et n'a jamais cédé à la tentation de la violence malgré les actions illégales. Le film retrace donc cette épopée, à travers des récits entrecroisés, des portraits, des archives. Le film tente de comprendre comment le combat des LIP a porté l'espoir et les rêves de toute une génération. Pour ceux qui ont vécu les années LIP, ces retrouvailles éveillent des souvenirs chaleureux. Pour les autres, c'est l'occasion de découvrir cette lutte, qui pose des enjeux bien modernes.
les fermetures dans la Drome et l'Ardèche sont  légions.
quelles critiques peut on faire sur ce film, au demeurant bien fait?
Les messages politique issus de ce film:
-l'église peut être source de progrès social
-Le syndicat CFDT formation qui depuis 2003 a montré sa capacité collaborative avec le capitalisme ( prolongation du temps de travail pour les retraites) ;
le syndicalisme permet la gestion des conflits du travail.
- le libéralisme mis en place sous l'impulsion de Giscard et Chirac empêche le capitalisme humain à la mode de Rocard et Martine Aubry,
-
la crise pétrolière était en fait une crise de restructuration capitaliste; on passe du fordisme au post fordisme.

- Mais ce film est actuel, pour sa propagande idéologique, tout au long des images, on découvre la formidable source de profit que le capitalisme actuel se doit d'exploiter
" les collaborateurs de l'entreprise, confirme le DRH de Daimler-Benz, font partie du capital de l'entreprise ''(...) '' Leur motivation, leur savoir faire, leur capacité d'innovation et leur souci des désirs  de la clientèle constituent la matière première des services innovants(...) Leur comportement, leur compétence sociale et émotionnelle ont un poids croissant dans l'évalation de leur travail(..) Celui-ci ne sera plus évalué en nombres d'heures de présence mais sur la base des objectifs atteints et de la qualité des résultats. ils sont des entrepreneurs."

- Le film combat la menace d'une démobilisation générale,       c' est le spectre ( référence ''le spectre de Marx  hante l'histoire actuelle''  dixit Dérida)  qui hante le système de production présent.
 
-ce film est fabriqué par un syndicaliste du Sgen CFDT, ilest financé entre autre par  le ministère de la cohésion sociale ( Borloo).
Pour l'insurrection  qui vient
 Pour que vive l'anarcho communisme
cnt-ait_valence@no-log.org

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 09:15

Ni fleurs ni bombons, revendication et lutte  page publié par la cnt-ait_valence@no-log.org

Julie Faveur 12 Mar 2007 17:14 GMT (traduit par Julie Faveur)
 
En ce 8 mars 2007 ont été commémorées les ouvrières de la Cotton, à New York (1857), qui réclamaient une limitation du temps de travail à 10 heures par jour et des congés dominicaux. À cette occasion, la prépondérance du capital sur la vie humaine s'était montrée sous son vrai visage puisque la direction avait décidé d'incendier l'établissement pour en finir avec la grève, assassinant ainsi 129 femmes ouvrières. Une marche solennelle dédiée aux luttes sociales en Argentine et en Amérique Latine a vu défiler des milliers de femmes venues pour réaffirmer leur volonté d'agir et de résister.

Pour en savoir plus :
la journée internationale de la femme en Argentine - Genero | Cordoba | Cochabamba | Oaxaca | Chiapas: photos, vidéo | Barcelone | Santiago | Aotearoa | Manille | État-Unis | Philadelphie

En ce 8 mars 2007 ont été commémorées les ouvrières de la Cotton, à New York (1857), qui réclamaient une limitation du temps de travail à 10 heures par jour et des congés dominicaux . À cette occasion, la prépondérance du capital sur la vie humaine s'était montrée sous son vrai visage puisque la direction avait décidé d'incendier l'établissement pour en finir avec la grève, assassinant ainsi 129 femmes ouvrières. Une marche solennelle dédiée aux luttes sociales en Argentine et en Amérique Latine a vu défiler des milliers de femmes venues pour réaffirmer leur volonté d'agir et de résister. Décidées à ne pas se taire, ces filles de la résistance s'étaient rassemblées au nom des paysannes et de leur lutte infatigable contre l'industrie agronomique et ses conséquences, des maîtresses d'école et de leur combat acharné pour l'amélioration de l'éducation publique, des femmes au foyer, travailleuses de l'ombre à plein temps, des ouvrières, des prostituées, des assistantes sociales, etc. Opposition et revendications étaient donc à l'ordre du jour pour cet événement voué à lutte contre les chaînes des mandats culturels et de l'oppression des patriarches.

La pauvreté s'est récemment féminisée puisque 80 % des 1 500 pauvres sont des femmes. Or, à cela viennent s'ajouter bien d'autres fléaux tels que la violence domestique, étatique et sociale, laquelle a déjà coûté la vie à des millions de femmes. L'avortement clandestin expose quotidiennement des milliers de femmes à la mort, tuant chaque jour deux personnes rien que dans notre pays (Argentine). De même, trop nombreuses sont celles qui meurent inutilement d'un cancer du col de l'utérus faute de contrôles réguliers et abordables (colposcopie et papanicolaou). 40 % des personnes séropositives ou infectées par le sida dans le monde sont des femmes et tout semble indiquer que cette maladie continuera de se féminiser à l'avenir, touchant des femmes toujours plus jeunes et toujours plus pauvres. En Afrique, la proportion de femmes infectées atteint jusqu'à 60 %. Dans de nombreux pays en proie à la guerre, le corps des femmes est devenu un champ de bataille de prédilection.

Toutefois, pour autant difficile que leur situation puisse paraître, les femmes nous prouvent chaque jour qu'elles ne sont pas prêtes à se montrer vaincues. Au début du mois de mai 2006, à San Salvador Atenco, Mexique, huit femmes qui vendaient des fleurs avaient refusé de se faire expulser par la police. Cet incident avait alors entraîné le soulèvement du peuple qui avait exigé que ses droits soient respectés. La répression s'était néanmoins montrée féroce, la principale torture infligée par les forces armées et de sécurité consistant au viol et à l'humiliation sexuelle des détenues. Toujours au Mexique, n'oublions pas de payer tribut aux femmes de Oaxaca qui, dans le tumulte d'un mouvement populaire, s'étaient illustrées par leur héroïsme en mettant tous les moyens possibles pour tenter de sensibiliser l'opinion publique à la situation de leur ville. Aujourd'hui, nombreuses sont celles qui sont portées disparues et à qui le statut de prisonnière politique a été attribué. Injustement incarcérées, ces dernières doivent de surcroît supporter les abus sexuels des membres de la Police Fédérale Préventive.

Pendant ce temps, en cette année électorale, notre gouvernement préconise la récupération économique, un principe qui peine pourtant à s'immiscer dans la réalité des femmes, parmi lesquelles le nombre de sans emploi ou de sous-employées ne fait qu'augmenter. D'après les chiffres de l'OIT (Organisation Internationale du Travail), les femmes ne reçoivent que 74 % du salaire des hommes, ce qui signifie que, quand un homme est payé 100 pesos (22,7 euros), une femme n'en reçoit que 74 (15 euros). Sachant qu'un tiers des foyers argentins sont maintenus par des femmes, cela signifie que 3 millions de foyers ne reçoivent que 74 % de la rémunération perçue par les 6 millions de foyers restants.

Selon l'OIT toujours, les femmes sont également sur-représentées dans l'économie informelle. Cette affirmation implique qu'un nombre plus important de femmes travaillent au noir, les tâches domestiques et familiales - non rémunérées - étant généralement réservées aux femmes. En témoignent les "maquilas", ces usines particulièrement communes en Amérique Latine où des milliers de femmes travaillent pour un salaire misérable, exploitées sous prétexte de leur docilité et de leur obéissance. Le licenciement des femmes enceintes y est par ailleurs monnaie courante. Pourtant, même dans ces véritables machines à esclaves que sont les Maquilas, les femmes s'organisent pour défendre leurs droits fondamentaux, tels que celui d'être enceinte sans perdre son emploi - quand bien même celui-ci suffirait à peine à s'alimenter.

Symbole de la lutte pour la défense des droits professionnels des femmes, le 8 mars est également une opportunité pour toutes les femmes battantes de faire entendre leurs revendications. Bien plus qu'une célébration du beau sexe, la journée internationale de la femme est une invitation à la discussion, à l'évocation du passé et à la commémoration de toutes celles qui sont tombées pour un monde meilleur. C'est la journée de celles qui se battent en dépit de la force de leur ennemi multiforme, incarné non seulement par les patrons mais également par l'église, le capitalisme et les patriarches, sur lesquels reposent l'émancipation et la libération ultime de la femme.

I
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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 07:56
manifestation monstre à Santiago du chili, émeutes et pillage dans tout le chili pour la journée du combattant ( journée qui marque l'assassinat par les policiers de  deux jeunes lycéens en 1985) La journée s'est soldée par 819 arrestations . Une protestation contre le nouveau système de gestions des bus ( avec carte à puce)


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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 08:06

Police charge rioters


note: A la différence des événements de  novembre 2005
de nombreux passagers ont pris part à la protestation ( 200 300 personnes) exédés par le controle policier et par la présence de l'armée en arme dans la gare. solidarité avec les émeutiers, aujourd'hui comme en novembre.que sont ils devenus les 4 jeunes de Romans ( attaque contre le commissairiat de la Monaie et de l'église) et celui de Valence. Mystère!!!!!

La police a pris plusieurs heures à chassé les émeutiers dans la gare ( témoignage de la BBC)
compte rendu du procès en comparution immédiate
paru dans
Petit compte-rendu à l'arrache sur les quatre de Gare du Nord du 29 mars

L'après-midi avait mal commencé, avec pas mal de ferme qui était tombé ; situation banale, à vrai dire, pour les comparutions immédiates. Après une suspension de séance (à je ne sais quelle heure : 17 heures ?) commence les comparutions de ceux de Gare du Nord.

Le premier, c'est Abdoukarim, dans la vingtaine. Il est sans-papier, il dit qu'il n'a jamais fait de démarche de régularisation. Dans la version du juge, il a été désigné par un chef de service aux flics comme ayant déjà jeté des projectiles, puis mis sous surveillance. Les flics l'aurait alors vu, à leur tour jeter des projectiles métalliques de grosse taille (genre des trépieds de panneau d'indication,etc.). De son côté, Abdoukarim nie les faits, affirme qu'il ne faisait que passer. La salle peut voir qu'il a l'air assez tranquille. Le proc' se sent obligé de dresser le portrait de l'émeutier redoutable, à double-face : « d'un côté, il est doux ; de l'autre, il peut être très violent ». Puis il a cette image à propos du rôle de la police et des militaires au sein de la Gare : que cette dernière ne soit pas « une cage de faraday » dans laquelle l'électricité lié au contrôle ou aux interpellations ne se condense et se maintienne. L'avocat commis d'office se contente presque uniquement de dire qu'il s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Le proc' demande six mois ferme et le dépôt. Il fera finalement quatre mois de taule, à partir de ce soir.

Le second se nomme Brice, il a un peu plus de vingt ans. Il est étudiant en première année d'économie à Paris-X Nanterre. Comme Abdoukarim, son casier est vierge. Lui aussi a été désigné, puis surveillé, puis interpellé, cette fois en dehors de la gare, rue de Dunkerque, vers 23h15. Il affirme qu'il avait jeté une canette sur la foule, vers des potes, et non vers les flics. Pour son avocat, il s'agit de la maladresse d'un enfant de 19 ans, récupérables, qui mériterait surtout des TIG car les « faits qui lui sont reprochés sont graves » (je rappelle qu'il ne s'agit que d'une cannette...). Le proc' a à peu près dit la même chose, reprochant cette fois à Brice de mentir et de raconter n'importe quoi. Il s'interroge sur l'existence de passant à 23h à Gare du Nord le soir, lui qui n'a jamais dû poser son cul dans les transports en commun de toute sa vie. Il demande six mois ferme, avec mandat de dépôt. Ce sera finalement, comme pour Abdoukarim, quatre mois, et dès ce soir.

Sofiane arrive en troisième. Il a dix huit ans, fait tout jeune. Il s'est fait choper avec une paire de pompe volée dans son sac. Il est en BEP d'électricité, sa famille est là dans la salle, il a toutes les garanties de représentation. Le proc' l'accuse de saccage, même si, selon Sofiane (par l'intermédiare de son avocat), les films de la gare du Nord, devraient pouvoir démontrer qu'il n'a pas participé au pillage du Foot Locker. Sa personnalité, ces belles personnes du tribunal croient pouvoir l'énoncer facilement : il serait d'une « immaturité certaine » et, bien qu'apparemment très « gentil », il peut devenir très « hostile » pendant l'émeute. Sofiane refuse la comparution immédiate : l'enjeu est donc, pour le tribunal, de déterminer si oui ou non on peut le laisser libre jusqu'à son procès. L'avocate demande aussi un complément d'information pour avoir la vidéo du pillage du Foot Locker. Ce sera le dépôt pour Sofiane en l'attente de son procès, qui aura lieu le 23 avril. Surement un début de casier pour lui aussi.

Le dernier, c'est Mohammed. Il a un peu plus de 25 ans, avec une formation de boulanger. On lui reproche d'avoir jeté des chaussures contre les flics, sans qu'aucun de ces derniers n'ait été touché (la même chose pour les autres, d'ailleurs : pas de plainte spécifique de flics cette fois-ci....). En relisant le document de GAV, le juge relève le jugement porté par Mohammed sur l'usage disproportionné de la force par les flics, alors qu'il y a des enfants, de simples passagers. Le juge s'étonne d'un tel jugement alors qu'il ne devait pas y avoir grand monde puisque les « force de police sécurisaient la zone ». Il lui demande alors : « qui êtes-vous pour avoir une approche critique ou une réflexion sur l'action de la police ? ». L'avocate est pas mal cette fois : sa plaidoirie essaie de rendre compte du contexte émeutier, de la permanence de la stigmatisation et des contrôles. Elle justifie ce « geste de colère » (selon l'expression de Mohammed) et refuse le qualificatif évidemment stupide du proc' qui parle de geste imbécile. À la différence des autres, Mohammed a reconnu les faits, tout en les justifiant. Il affirme qu'il regrette. C'est lui qui s'en sort le mieux, avec quatre mois avec sursis.

Une journée bien pourrie, à vrai dire, avec des journalistes qui bourdonnent comme des mouches autour d'une bouse, avec leurs grosses caméras et leurs petits airs visqueux. Une journée violente aussi, dans laquelle la moitié des prévenus de gare du nord se sont pris du ferme pour rien du tout, et un troisième se retrouve au dépôt en attente de procès. Et toujours cette théâtralité stérile, ces jugements psychologisants complètement foireux et ces juges qui vivent dans des bulles de classe.


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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 15:43
STOP AUX RAFLES




Le 9ème Collectif des Sans-Papiers se rassemble devant le syndicat de
police Alliance-Police-Nationale pour protester contre les rafles et les
expulsions, les arrestations au faciès, les violences faites aux familles
et aux célibataires dont les vies sont détruites.

La chasse à l’étranger, conséquence de la politique du chiffre voulue par
Nicolas Sarkozy, a atteint des extrêmes : on n’hésite pas d’aller rafler
les parents qui attendent leurs enfants à la sortie de l'école, les
personnes qui viennent aux restos du coeur, qui vont travailler, qui vont
se faire soigner…

Comment peut-on dire que les policiers ont fait preuve de discernement et
d'humanité le mardi 20 mars dernier comme Alliance-Police le prétend dans
son communiqué du 24 mars ?

La police ne doit pas céder à la pression des politiques qui l’exercent à
des fins électoralistes, et ceci au détriment des droits fondamentaux.

Les Sans-Papiers sont à la Bourse du travail (3, Rue du Château d’Eau
75010 Paris Métro : République) depuis le 10 février.

9ème Collectif des Sans-Papiers
9eme_collectif@no-log.org
9emecollectif.net


note
une parution de livrequi permet d'analyser ce moment
MEDIAS et mobilisations sociales edition Sylleps




En 1995, la quasi totalité des grands médias ont soutenu « la réforme » de la Sécurité sociale. En 2001, ils ont salué « la réforme » du statut de la SNCF. En 2002, ils ont apprécié « la réforme » du statut des intermittents. En 2003, ils se sont félicités de la « réforme » des retraites (et du statut des agents de service dans l’Éducation nationale). En 2005, ils ont beaucoup aimé le « Contrat Nouvelle embauche ». Et si, en 2006, ils ont moins apprécié le « Contrat première embauche », c’est surtout parce qu’il avait été mal négocié.

Ainsi, depuis plus de dix ans, les mobilisations sociales qui contestent les réformes imposées par les gouvernements n’ont pas l’heur de plaire à la quasi-totalité des présentateurs, éditorialistes et chroniqueurs qui trônent au sommet du journalisme. Le livre analyse les discours et les pratiques qui témoignent de ce déplaisir et exhibent morgue libérale et mépris social.

A lire et à entendre les maîtres-tanceurs qui orchestrent l’information, les acteurs de ces mobilisations, quand ils ne souffrent pas de troubles mentaux, n’obéiraient qu’à des mobiles irrationnels. Les grèves et les manifestations seraient le fait de fauteurs de troubles à l’ordre public et de preneurs d’otage. Le livre démonte, sur la base d’une large documentation, ces figures du discours dominant. .

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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 14:18
note  paru dans les mauvais jours brulerons


Les supermarchés et les centres commerciaux ne sont rien d’autre que les indicateurs de l’oppression économique et du manque de possibilités d’accéder aux quotes-parts de bien-être annoncées par les républicains et les socialistes. Face à leur présence obscène, éclate la constatation quotidienne de la rareté, de l’impossible accès aux nécessités de base pour des familles de cinq ou six membres et un seul salaire, de telle sorte que, devant cette vérité vécue radicalement qui ne peut être dissimulée, la propagande économique fait faillite et s’écroule n’importe quelle illusion de pouvoir mener une vie « normale » qui n’existe plus et n’existera plus pour personne, de même qu’on ne trouve plus d’aliments sains et d’eau pure. Ainsi, la destruction des grands complexes commerciaux et de consommation se transforme en éthique et en esthétique du refus, puisqu’elle nie le confort annoncé et, au-delà, nie tout un modèle de vie falsifiée. Pour cette raison, le peuple français, sous un prétendu projet et destin communs, s’est levé le 27 octobre avec les monstres qu’ont créés trente ans de politique d’exclusion sociale, politique et économique. En ce sens, la démocratie française (et avec elle les autres démocraties) n’est pas en crise mais niée de facto par la force de la violence, non par la violence juvénile, mais par celle qui s’exerce en son nom et avec son alibi tous les jours, dans toutes les dimensions de la vie, et pratiquement sur presque toute la population. C’est seulement quand une telle violence est réfléchie par le miroir de la contestation sociale que s’en préoccupent le pouvoir et donc l’opinion publique. Lorsque Sarkozy dit que « bien sûr qu’il y a de la misère, du racisme, du chômage… mais rien ne peut justifier la violence gratuite », c’est que pour l’apprenti de Thiers, ses congénères et tous ceux qui le croient encore, n’importe quelle violence qui se lève contre le racisme, la pauvreté, etc., etc., est et sera toujours gratuite. Parce que ce n’est pas le spectacle de la pauvreté qui scandalise mais l’explosion de ceux qui souffrent, qu’on essaie immédiatement de faire passer pour spectaculaire afin de la discréditer aux yeux mêmes de ses possibles complices. Ainsi, l’état d’exception et d’urgence en vient-il à enlever le voile démocratique de sa politique envers les immigrés dans le vieux style colonial, comme lorsqu’il administrait d’une main de fer l’Algérie et ses colonies. En ce sens, aujourd’hui comme hier, nous sommes avec ceux qui appelaient à l’insoumission face au gouvernement français, mais en le concrétisant par ce qui est déjà une question de salut public, l’attaque contre le projet social français, contre le projet social européen.

 

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Agenda

    dimanche 30 juin

15h à 16 h

accueil de familles de prionnier-e-s

discussion , infos et peites recettes

pour les proches de détenu(E)s...

- aides juridique

-participation à l'émission de radio Mega

du 22 juillet