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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 07:40

 

note vendredi 6 avril 2007 Volem rien foutre al pais  au cinéma le navire ( un tract et action pour ce soir là, rendez vous au laboratoire dés le samedi 1 avril et construisons une réflexion  anarchiste et anarco syndicaliste cnt-ait_valence@no-log.org


le 17 mars dans le journal le monde

Sylvie a du mal à y croire. Elle n'a reçu aucun courrier. Comment l'enquête peut-elle avoir abouti, puisqu'elle n'a pas commencé ? L'enquêteur de la CPAM a bien cherché à la contacter. En janvier, il est passé chez elle à l'improviste, avant de lui fixer un rendez-vous pour le 18. Sylvie avait alors hâte de lui raconter son drame. Depuis le 20 octobre 2006, date de la mort de son mari, les semaines avaient passé sans qu'elle ait été entendue sur les circonstances qui ont conduit cet ingénieur de 39 ans à se jeter, devant des dizaines de collègues, du 5e étage du bâtiment principal du Technocentre de Renault, à Guyancourt (Yvelines).

La jeune femme veut savoir. Pas pour l'argent. Si le suicide est classé comme accident du travail, l'employeur voit ses cotisations sociales augmenter et verse une rente aux ayants droit. Mais ce n'est pas ce qui la motive. "Si j'ai décidé de ne pas en rester là, dit-elle, c'est pour que mon fils de 11 ans connaisse les vraies raisons qui ont poussé son père à se donner la mort." Son avocate, Me Rachel Saada, prévient : "Nous sommes résolues à nous battre contre cette décision folle de la CPAM et à mettre en oeuvre une procédure de faute inexcusable contre Renault."

 

A lyon aussi


Isabelle Béal, Lyonnaise de 41 ans, mère d’un jeune homme de 19 ans et d’un garçon de 9 ans, qui avait disparu le mardi 27 février, a été retrouvée morte, une semaine plus tard, dans un étang près de Chazey-sur-Ain. Elle travaillait comme responsable à l’entreprise de restauration Sodexho, au sein de l’usine Renault Trucks (anciennement Berliet) de St-Priest. Elle a laissé une lettre où elle explique ne plus pouvoir supporter les conditions de travail et la pression à son poste, elle demande pardon à ses proches pour son geste...

L’ami d’Isabelle appelle, dans le tract ci-dessous, tous ceux et toutes celles qui sont contre la souffrance au travail à venir se rassembler en son souvenir :

Mercredi 4 avril à 11h
métro Parilly
pour aller jusque devant son ancien lieu de travail
Soyons nombreux à rendre hommage à Isabelle et à dénoncer la souffrance au travail qui peut conduire à l’irréparable !!!

Isabelle faisait partie de ses salariés courageux et fragiles. De son travail de chef de groupe à SODEXHO, elle disait à ses proches « trop de pression, trop de contraintes, trop, trop, trop ». Elle était travailleuse, appréciée de ses collègues mais elle ne voulait pas de "vagues", comme beaucoup. Elle était terrorisée de perdre son emploi si elle dénonçait ses conditions de travail oppressantes. Elle nous a temoigné de sa souffrance au travail dans sa lettre d’adieu. Comme les plus sensibles des salariés qui ne savent se protéger ou se défendre, elle a choisi le suicide comme issue, laissant ses deux enfants et son mari dans la tristesse et la colère

 !! Parce qu’il est inacceptable !!
  • Que le lieu de travail devienne le théatre de violences quotidiennes.
  • Que le harcèlement moral, le harcèllement physique, la surcharge de travail, l’exigence d’une performance toujours améliorée, soient devenus le lot commun des salariés.
  • Que cet état de pression, de stress, de peur, d’angoisse et de dépression soit désormais un fléau banal et un lieu commun.

REFUSONS LA BANALISATION DE CES MÉTHODES D’ENTREPRISE,
REFUSONS LA DÉVALORISATION ET LA CULPABILISATION DES SALARIÉS,
REFUSONS LA DÉSHUMANISATION DE L’ENTREPRISE.

- Pour que ce « phénomène de société » soit pris en compte,
- Pour que l’Entreprise s’interroge,
- Pour que les politiques se saisissent de la problématique,
- Pour que les médias ne négligent pas cette triste actualité,
- Pour que ses proches se sentent entourés et soutenus dans leur deuil

Rendez-vous Mercredi 4 avril à 11h Métro Parilly pour une marche qui nous conduira devant le restaurant SODEXHO Renault Trucks tertiaire Saint-Priest (en face du F1)

PAR SOLIDARITÉ, SOYONS NOMBREUX

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 12:54
      encore une fermeture annoncée l'entreprise d'oeufs les Mas d'auge( Matines), après l'entreprise Reynolds et les difficultés sur l'emploi de Toussaint de vilbis. L'attaque sur l'emploi est intensive dans ce département. La contre offensive ouvrière est espérée par beaucoup
Hier manifestation des cheminots de la Drome Ardèche, entre 2006 2007 42 emploies supprimés dans le secteur  du secteur exploitation sncf .Les conducteurs ne participaient pas à ce mouvement
 envoyer les informations ( conflits, conditions d'exploitation)  sur CNT-ait_valence@no-log.org
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 10:35

HERVE MARITON, maire de Crest , Député de la Drome,a annoncé , au cours du mois de janvier  la construction de l'EPR  ( privé,goupe Suez). Quelque affaires liées au groupe Suez

Sous la pression exercée par les organisations syndicales et la population , le gouvernement bolivien a rompu le contrat conclu avec le groupe Suez pour la distribution d’eau. Motif : la tarification jugée excessive et la mauvaise qualité des services. Le groupe dénonce de son côté une rupture abusive de contrat et a porté plainte auprès de la Banque Mondiale.

Présent à La Paz et El Alto depuis 1997 via sa filiale Aguas del Illimani, le groupe Suez a été la cible des manifestations de la population en janvier dernier. Les Boliviens accusent le groupe de pratiquer des tarifs abusifs ainsi que des coupures d’eau intempestives. La pression exercée par les organisations sociales et par la rue a contraint le gouvernement du président Carlos Mesa d’annuler le contrat de la filiale de Suez, signé pour 30 ans. Cette " guerre de l’eau " n’est pas nouvelle en Bolivie. Depuis la privatisation des services publics de l’eau, la population réclame une re-nationalisation, estimant que les délégations au secteur privé ont entraîné une hausse des coûts trop élevée. En 2000, un mouvement identique avait conduit la ville de Cochabamba à l’annulation du contrat de concession des services de l’eau. Selon les organisations syndicales d’El Alto, banlieue de La Paz, l’arrivée de Suez en 1997 aurait entraîné la détérioration du réseau, tandis que les effectifs des services techniques ont été réduits et que le salaire des administrateurs d’Aguas de Illimani aurait été multiplié par cinq. Les frais d’accès au service ont parallèlement augmenté de 50% et le prix de l’eau a été multiplié par six. Des chiffres contestés par le groupe Suez, qui déclare au contraire que " les tarifs d’eau, fixés en dollars avant le début de la concession par le gouvernement bolivien, n’ont pas augmenté depuis 1997. Depuis le début de la concession, 92% des ressources générées par l’entreprise ont été reversés à la communauté bolivienne (...) Aucun dividende n’a été versé aux actionnaires!!! ".

 Ce groupe industrielle compterait s'installer à Pierrelatte. Il est encore mouiller dans une autre histoire dans la région Rhones Alpeshttp://leruisseau.iguane.org/spip.php?article826

La nomination  de Mariton est il en rapport, avec le projet du groupe SUEZ  pour la centrale EPR( affaire à suivre)???


CEci permet d'annoncer la projection du documentaire anti nucléaire (Plogoff) vendredi 30 Mars 2007 au laboratoire à 20h

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 06:53
Note:dans le dauphiné libéré du 22 mars nous pouvons lire un article fort instructif intitulé :quelles retombées du nucléaire sur la santé?" pour Didier Guillaume le président du conseil général, le devoir de transparence s'impose." les populations ont besoin de savoir... . les entreprises exploitantes AREVA EDF ont tout intérêt à comuniquer le mieux possible pour que les populations ne rejettent pas le nouvel équipement." nous avons trouvé cet article ci dessous, nous vous le donnons (bibliothéque sociale du Laboratoire anarchiste)

Science & Vie n°872, mai 1990:
Les parents s'irradient, les enfants meurent

Les Anglais savent dorénavant qu'un ouvrier du nucléaire court 8 fois plus de risques qu'un autre d'avoir un enfant leucémique. Les Français, eux, ne le savent pas.

Passant en revue l'ensemble des installations nucléaires de Grande-Bretagne (1), des chercheurs britanniques ont constaté que dans les districts proches de ces installations, la mortalité par leucémies, notamment leucémies lymphoïdes, et aussi par la maladie de Hodgkin, chez les sujets de moins de 24 ans était de 15% supérieure à ce qu'elle est dans la même classe d'âge chez les populations non exposées. En l'occurrence, on remarquera que les chercheurs ont seulement étudié la mortalité, ce qui laisse supposer une incidence réelle des leucémies plus importante (en effet, depuis les années 1960, le traitement des leucémies, surtout chez les sujets jeunes, s'est considérablement amélioré et la mortalité a beaucoup diminué).

Quand on compare les communes où plus des deux tiers de la population vivent à moins de 10 km d'une centrale avec des communes témoins, on constate une augmentation de 100% des morts par leucémies lymphoïdes et de 46% des morts par l'ensemble des leucémies, entre 0 et 24 ans. Si on élargit le cercle jusqu'à un rayon de 16 km autour des installations nucléaires, l'incidence des décès par leucémies n'augmente plus que de 15%, celle des leucémies lymphoïdes que de 21 %, toujours par rapport aux communes témoins. Plus on s'éloigne des centrales, moins le sur-risque est grand.

Mais la comparaison de cette étude et à des études épidémiologiques plus anciennes montre que l'augmentation des leucémies ne se limite pas, comme on l'avait cru d'abord, aux communes situées à proximité immédiate des installations nucléaires.

Par ailleurs, on pensait que l'augmentation des leucémies lymphoïdes chez les enfants ne se manifestait qu'autour des installations ayant démarré avant 1955, Or l'étude actuelle fait apparaître une augmentation significative, pour tous types de leucémies, autour de Sellafield une centrale mise en activité après cette date.
Les chercheurs ont également découvert que la zone urbaine de Liverpool est responsable, à elle seule, d'une augmentation de 68% du risque pour l'ensemble des leucémies et de 125% pour la seule leucémie lymphoïde: 71 des cas diagnostiqués l'ont été dans cette seule région (qui comprend la centrale de Capenhurst).

Mais Liverpool est unique: la taille de sa population et sa composition sociale sont très différentes de celles des autres régions hébergeant des installations nucléaires. On ne peut tout à fait exclure, qu'un autre risque soit cause de cette augmentation anormale des leucémies.

Ces chiffres appellent évidemment différents commentaires.

Pour que la cause de l'augmentation des leucémies soit une surexposition des enfants aux radiations dans l'atmosphère ou aux eaux de refroidissement des centrales, il faudrait que le risque relatif varie d'un facteur mille d'une centrale à l'autre. Or, le sur-risque de leucémies infantiles ne varie que de 1 à 10 seulement d'une centrale à l'autre. C'est inexplicable !

D'autre part, les doses reçues par les populations vivant autour des centrales sont, de toute façon, très inférieures à celles qui pourraient produire de telles augmentations du nombre des leucémies.

Les chercheurs se sont acharnés à trouver d'autres raisons que l'effet des radiations (hasard, compétence médicale, "méchanceté" particulière des leucémies, etc.).

Dernière explication, d'ailleurs très controversée, celle qu'a avancée Leo Kinlen (2), épidémiologiste de l'université d'Edimbourg, dans l'hebdomadaire médical The Lancet de décembre 1988. Kinlen pense que la population autour des centrales nucléaires a été "infectée", au cours d'apports massifs de population, par des virus leucémogénes apportés par les nouveaux habitants, et que ce sont ces virus et non la présence d'une centrale nucléaire qui seraient responsables de l'excès de leucémies infantiles observé. Pour lui, les populations en question vivent dans des régions géographiquement très isolées. Loin des brassages urbains et suburbains, elles n'ont jamais - ou très rarement - été en contact avec des agents infectieux et sont donc plus "susceptibles" que d'autres.

En 1984, David Black, un autre épidémiologiste britannique, a étudié l'augmentation inexpliquée du nombre de cancers dans la région de Cumbria, en particulier l'augmentation du nombre de leucémies infantiles dans le village de Seascale, proche de la centrale géante de retraitement nucléaire de Sellafield et reconnu qu'il était impossible de trouver une explication valable dans le mode de vie, dans les différents indices de contamination par l'environnement, dans la nourriture, la consommation de poisson ou de légumes du jardin, ou dans le fait que les enfants aient ou non joué sur les plages où pourraient se trouver des effluents radioactifs.

Mais le rapport Black avait découvert quelque chose de tout à fait étrange. C'est que le risque était augmenté surtout chez les enfants dont le père travaillait à la centrale de Sellafield, et surtout si ces pères avaient été exposés à des doses relativement élevées de radiations, et cela bien avant que les enfants en question ne soient conçus!

Quatre de ces pères avaient reçu des doses cumulées de 100 millisieverts (3), ou plus, avant la conception de l'enfant. Dans ce cas, le risque relatif de survenue d'une leucémie dans la descendance était multiplié par 6 ou 8 !

Depuis le rapport Black, trois autres études indépendantes (Independent Advisory Group, 1984 ; Committee on medical aspects of radiation in the environment, 1988 et 1989) ont confirmé cet excès de leucémies infantiles, tout en remarquant qu'il était trop important pour être simplement expliqué « par l'effet direct sur les enfants » de la pollution radioactive. De son côté, le Dr Tom E. Wheldon, cancérologue à l'université de Glasgow, a lui aussi confirmé devant la société royale de statistiques, qu'il était impossible que les doses directement reçues par la population puissent expliquer, à elles seules, un tel excès de leucémies."
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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 09:47

















                                          

Voici la pub de carrefour en Espagne et cette grande machine à vendre  promet de trouver du travail aux familles des agents de la gardia civil, en ce qui concerne la grande distribution aussi en ce qui concerne la grève de Mercadona qui dure depuis presque un an, (d'après le journal les échos cette chaine de distribution s'est liée à Auchan) traite le personnel avec le plus de mépris,  tabassage d'un délégué du personnel, licenciement des ouvriers revendicatifs.
Ce qui est fabuleux lors de la semaine du cinéma espagnol au Navire, le public a donné la meilleure note au film révisioniste qui se nomme SAlvador
Révisioniste?: Salvador est mort 1974 assassiné par l'état espagnol et le capitalisme espagnol. Celui ci est montré comme un délinquant braqueur, avec un fumet léger de politique, beau gosse dragueur et exalté, alors que le grande bourgeoisie a choisi de se débarrasser toute une partie de la population radicale, et les groupes autonomes et quelques groupes anarchistes qui ne veulent pas participer à la mascarade   du processus démocratique, le public valentinois tombé sous le charme de ce film ( qui use la corde sentimentalot) qui montre comme les seuls responsables,  l'armée et les franquistes et aucunement la grande bourgeoisie de ce pays. Un tract a été distribué (disponible à la bibliothéque du laboratoire anarchiste) par deux personnes à l'entrée du cinéma et fabriqué avec l'aide du syndicat local CNT AIT cntait valence@hotmail.com


Se rappeler toujours Salvador Puig antich et Oriol assassinés après des années de dictature franquiste


note il est possible de retrouver le tract dans le blog
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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 09:50


Lu sur Indymédia Paris : "Un rassemblement de personnes que la subversion de cette réalité tient à coeur. Des gens pour qui la critique sociale, en mots et en actes, est un outil qui doit être mis au point au travers de publications, de traductions, d'échanges et de discussions. Une occasion d'entrer en contact avec des éditeurs souvent moins connus de toute l'Europe (Belgique, Pays-Bas, France, Italie, Espagne, Angleterre,…) ; une occasion de discuter des thèmes d'aujourd'hui et de connecter entre eux des points de lutte.

Quand ?

Le 19 mai 2007 à partir de 14h

Le 20 mai 2007 à partir de 10h

Où ?

Le Pianofabriek, Fortstraat 35, Saint-Gilles (Bruxelles). Entrée libre.

Plus d'informations ?

Via thesubversivebook@gmail.com

PROGRAMME DES DEBATS ET CAUSERIES

Samedi 19 mai 2007

15h : Retour sur les luttes anti-nucléaires des années 70 et 80.

Débat avec des compagnons de la Coordination contre la société nucléaire.

Des compagnons se proposent de revenir sur les luttes autour des sites de Plogoff, Golfech et Chooz. L'intérêt, étant qu'ils y ont participé sur des bases bien plus larges que le seul rejet de l'installation de telle ou telle centrale nucléaire, mais en reliant le côté antinucléaire à la critique générale, en théorie comme en pratique, de la société qui génère le nucléaire et l'Etat qui en est le fourrier. Bref, en se démarquant, dès le début, de ce qui allait devenir les écologistes, les partis écologistes en particulier. Dans leur optique, il s'agit surtout que le passé des luttes antinucléaires, avec leurs forces mais aussi leurs faiblesses et leurs limites, aide à mieux nous orienter au présent pour participer à la renaissance d'oppositions au nucléaire dignes de ce nom. Evidemment, ça relève du pari !

17h : Biopolitique : modeler et déplacer pour le capital.*

De Fabel van de Illegaal, journal des Pays-Bas contre le racisme et la gestion de la migration, introduit une discussion sur la politique de gestion de la population - c'est-à-dire, entre autre, le contrôle des courants migratoires, le contrôle de la procréation (diagnostic prénatal, avortement et stérilisation) de la mortalité (euthanasie), la sujétion de l'éducation aux exigences du marché du travail et la détérioration des liens sociaux combattifs.

« Par suite d'une impitoyable politique de gestion de la population, des millions de personnes quittent chaque année la campagne pour les bidonvilles des mégalopoles. Une partie y est lentement pétrie en travailleurs « utilisables ». Le reste, déjà un milliard de personnes selon les estimations, est « superflu » aux yeux du capital et se fait simplement radier. Ils deviennent aussi la cible de la gestion de la migration pour qu'ils ne viennent pas vers le riche Occident. »

Tiré de : De Fabel van de Illegaal, nr 80/81, hiver 2007

19h : Expériences de lutte autonome dans les années 70 en Espagne.

Avec un compagnon de Grupos Autónomos.

Les Groupes Autonomes surgirent en différents points de l'État espagnol au milieu des années 70, une période marquée par de grandes luttes autonomes. Misant sur la violence révolutionnaire, non pas comme une forme de militantisme mais comme réalisation des désirs, ils réalisèrent des sabotages, des attentats et des expropriations en soutien au mouvement ouvrier et en solidarité avec les luttes des prisonniers. Ils défendirent une critique du réformisme, du syndicalisme et de toutes les idéologies révolutionnaires, autant celles dérivées du marxisme que de l'anarchisme. Si la répression mit une fin abrupte à cette expérience, elle fut pourtant exemplaire tant par ses succès que par ses erreurs et se révèle par conséquent pédagogique.

Dimanche 20 mai 2007

13h : « Nous fûmes les rebelles, nous fûmes les brigands... »*

Présentation de la traduction néerlandaise de la biographie de Belgrado Pedrini par un compagnon qui a combattu en Belgique comme partisan pendant la seconde guerre mondiale.

« Pedrini n'a en effet été partisan que parce que le régime se nommait fasciste, c'est l'État et le pouvoir en soi qu'il combattait. Il n'a été mutin que parce que les murs qui le retenaient se nommaient prison, ce sont toutes les structures qui emprisonnent la liberté au nom de la justice ou de la raison qu'il combattait. Il n'a été expropriateur d'industriels fascistes que parce que l'argent dont il avait besoin pour lutter était concentré là, c'est le système capitaliste, même dévêtu de sa chemise noire, qu'il combattait. Il n'a été terroriste que parce que c'était le langage d'une critique pratique de la domination qui en appelait tant d'autres. »

De l'introduction Un certain goût pour la liberté

15h : Lutte contre les camps d'asile et les déportations.

Quelques compagnons d'Italie viennent discuter de la lutte contre les centres de rétention, à partir de leurs expériences à Bologne.

« Pour fonctionner, la machine des expulsions a besoin de la participation de nombreuses structures publiques et privées. Toutes ces responsabilités sont bien visibles et attaquables. Des actions contre les centres de détention, à celle contre les zones d'attente ou pour empêcher les vols de l'infamie, il y des milliers d'actions qu'un mouvement contre les expulsions peut réaliser. »

Tiré de : Tempi di Guerra (correspondance de la lutte contre les déportations), Aux errants, Italie, 2003

17h : Urbanisme et contrôle social.

À partir de ses expériences à Marseille et ailleurs, Alèssi Dell'Umbria donne une amorce à la discussion sur l'urbanisme, l'architecture et le contrôle social. En arrière plan, la traduction néerlandophone de La Fête est Finie sur le projet Lille2004 éclairci le rôle joué par l'offensive culturelle dans la pacification de l'espace urbain.

L'urbanisme est la négation de la ville comme foyer de la vie sociale. Il laisse derrière lui un espace urbain duquel les dernières traces tangibles des antagonismes de classes sont peu à peu effacées, un espace ou les possibilités de communication sociale font place aux divertissements, à la consommation et au contrôle.

(*) Le débat aura principalement lieu en néerlandais.

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 05:22

S TELLES ?

 

CESARE A VIE ?

ILS SONT NOMBREUX A LA VOULOIR TA PEAU, ET LA NOTRE AVEC...

QUE NOUS RESTE-T-IL ?

 QUELQUES PERSPECTIVES les émeutes de '' circonstances '' 

Mardi 20 Mars 2007 CESARE BATTISTI arrêté ; LES CRAPULES SE COALISENT ! ! Il reste à espérer que "la constitution Brésilienne" laisse à Césaré B. l'espoir d'un grain de sable dans le processus d'extradition; ce seul "grain de sable" pour rassurer les nantis de "gauche"! Quand on sait que le "sauveur" Prodi applaudit des deux mains une telle arrestation tout également "saluée" par toutes les obédiences "sarkoziennes" d'ici et d'ailleurs, ces libérateurs de tous les "papons", ces "réconciliateurs Pinochistes", ces Chavez, qui se la font belle et  ouvrent les marchés en Amérique du Sud contre leurs enemiEs YANKEES tandis que dans les taules croupissent et croupiront encore touTEs ceux et celles qui,d'une manière ou d'une autre, ont vécu et ou vivront, hier, aujourd'hui et demain une forme légitimement violente d'insurrection, et même quelques autres, plus "timoréEs", "réservéEs" ??? La dictature n'a jamais fermé sa gueule ! Et qui sont-ils ces ahuris qui prétendent qu'en Italie on ne se battait pas contre le fascisme? Qui a assassiné notre camarade de la croix noire ( anarchist black cross ) Pinelli? Qui a massacré les filles, les femmes qui se sont révoltées contre la marchandisation de leur corps? Qui a lutté contre les fascistes de l'église cachés dans la démocratie chrétienne et dans le PCI?. Qui juge qu'en conséquence tous les "indiani métropolitani" et autres individus de la mouvance autonome/libertaire n'étaient en rien fondéEs à exprimer jusqu'à l'extrémité de leurs forces, de leur liberté et souvent de leurs vies, avec violence, le rejet de ce monde? qui sont-ils/elles?

La réponse tient toute entière dans "le sens même" de ce monde et la voix de ses aboyeurs et autres valets serviles!

Il y a ceux qui grognent et ceux qui se lèchent, tous complices du même spectacle!

Il ne s'agit plus de savoir si nous sommes pour la libération de Cesare Battisti ( quelle évidence!), mais souligner aussi que sa libération implique définitivement - au même titre que celle de tous les militantEs politiques emprisonnéEs de ce monde -, le fait que nous nous libérions enfin de ce monde lui même.

Les gouvernements promettent d'embaucher plus de flics et de matons. Ceci ne semble pas si spectaculaire, mais de nouveau la croissance de l'industrie de la sécurité s'avère illimitée. Les matons, les flics et la soldatesque ce sont les mercenaires directs de l'état, et heureusement il ne faut pas grand chose pour que les gens les reconnaissent comme des ennemis. Mais qu'en est-il de l'armée grandissante des contrôleurs sociaux? Les vigiles dans les transports collectifs, les tenanciers des maisons de quartier, les éducateurs, les contrôleurs de la misère  (assistants sociaux).



Ces fonctionnaires du contrôle social sont les keufs de l'avenir. Et le plus frappant (et c'est une victoire claire pour l'état dans la guerre de classe) c'est qu'une partie des personnes actuellement engagées sont justement celles contre lesquelles l'état dirige depuis toujours son contrôle et sa répression. C'est par cette logique de contrôle que l'état déchire et divise la horde des exclus.

La détention préventive, les déportations, et les peines alternatives, toutes ces conneries démocratiques sur la justice ne servent qu'à calmer les révoltéEs avec des soit disant droits

Ainsi, cette société peut-elle affirmer avec l'aplomb d'une insolence inouïe "innocent jusqu'à preuve du contraire" L'état de droit est une farce tragique !!!



LIBERONS BATTISTI,

LIBERONS CEUX ET CELLES DE A.D, Camenisch, les Mapuches , les indiens de la forêt d'Amazonie, et d'ailleurs..;

ET LIBERONS-NOUS AUSSI, DANS LE MEME ELAN, DE LA TOTALITE DE CE MONDE !!!


A MOINS, NOUS N'AURONS RIEN ! ! !



 

                     

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 21:21
note: 2eme texte émanat d'un compagnon de Battisti qui lui a permis l'évasion en 1981, Ces deux textes font parti du matériel que nous vous mettons à disposition à la Bibliothéque Sociale du laboratoire anarchiste ouverte le mercredi de 18h à 20h
.

Cette lettre nous l'envoyons à quelques compagnes(ons) qui à leur tour la diffuseront à tous les groupes et organisations libertaires.

Nous avons décidé, étant donnée ma trajectoire de lutte, que ce serait moi qui parlerai au nom du mouvement. Mon opinion, est que ce soit moi ou un autre, c'est la même chose, bien que cette lettre, je l'écrs après en avoir longuement discuté avec quelques compagnes(ons).

Je voudrais expliquer un peu ma trajectoire de lutte tant que révolutionnaire, parce que depuis que j'ai été arrêté en Espagne, j'ai lu et entendu beaucoup de sottises provenant soit des organes de désinformations de l'Etat, soit de quelques franges du mouvement. Je voudrais le faire parce que je n'est jamais rien voulu éclaircir, mais je crois qu'aujourd'hui le moment est arrivé.

Je suis né dans une famille humble et à 13 ans, je vais m'insérer dans le monde du travail. A 15 ans j'ai commencé mon militantisme à l'usine et dans la vie.

Après être passé à " Autonomia Opéraia " (autonomie ouvrière), un mouvement avec une forte présence dans les usines et dans les universités, en 1978, avec quelques compagnons de l'autonomie et d'autres de sensibilité voisine; nous fondons les " Prolétari Armati per il Communisme " (prolétaires armés pour communisme). C'était un groupe principalement marxiste-léniniste, bien que très vite il se soit raccroché de quelques principes libertaires. Je ne saurai expliquer pourquoi, peut-être, ce fût dû au fait que puis le début, des composantes variées du groupe appartenait à ceux qu'aujourd'hui, nous appelons les rebelles sociaux et que notre lutte se focalisait déjà alors sur le tissu pénitentiaire.

Ce ne fut pas pour moi une découverte. Je crois que tous les révolutionnaires peuvent raconter un fait ou ne anecdote qui réveilla leur conscience... ce fut pour moi la vie et la mort de Sacco et Vanzetti. L'objectif prioritaire de mon groupe était la destruction de la prison et la solidarité avec les compagnes(ons) incarcérées(és). Une solidarité qui se traduisit par l'assaut de la prison de Frosinone (?) pour libérer deux compagnons et de nombreuses autres actions contre l'institution pénitentiaire et ses bourreaux toujours responsables directement des plus immondes tortures.

A la fin des années 1980, le groupe fut décimé par es forces répressives. Au début de 1981, je passai la frontière et me stabilisais en France. A partir de ce moment-là, mon activité s'orienta vers des actions d'expropriations pour pourvoir aux dépenses de mes compagnes(ons) détenues(us) et pour financer la publication de revues et des bulletins de contre-information anarchistes.

En 1989, je passai en Espagne où je continuai mes activités en soutien à mes compagnes(ons) italiennes(ns) jusqu'à ma détention en décembre 1996. A Cordoba, s'achevèrent 16 années de vie clandestine et commença ma présence dans les camps d'extermination de l'Etat.J'espère avoir comblé avec ce bref résumé, la curiosité de beaucoup de compagnons(es) et d'autres... qui auront je l'espère la décence de se taire. Depuis quelques mois, ensemble nous avons ouvert un espace de lutte contre la prison. En premier lieu et avant tout, nous voudrions remercier de tout cœur les compagnes (ons) qui nous soutiennent. Par cette lutte, bien au delà des revendications, beaucoup de ceux qui y ont adhéré depuis le début, cherchent à atteindre l'expansion du mouvement en tant qu'objectif concret et immédiat.

Nous le voyons comme une nécessité commune pour neutraliser l'augmentation, la progression des fortifications de l'Etat qui sous des prétextes du développement global de l'économie et du bien-être des entreprises, réprime les révolutionnaires, les gens qui luttent, les immigrés(es) et exclut les pauvres du droit de. vivre comme des êtres libres et dignes. Nous ne pouvons oublier que dans ce contexte, trois travailleurs meurent chaque jour pour engraisser les comptes bancaires des patrons. Sans entrer dans le débat sur l'utilité ou non du travail salarié, il y a des chiffres qui ne peuvent laisser personne insensible ; comme on ne peut l'être face à l'épouvantable campagne contre les immigrés(es) orchestrée par les média (voir les événements d'El Ejido en Andalousie) ; comme on ne peut l'être face à la criminalisation de quelque type de dissidence. C'est triste de voir que rien n'a changé, nous avons lutté avec les moyens à notre disposition pour éviter tout ceci, mais les choses continuent comme avant. Pareil qu'avant, pour les anarchistes, pour les rebelles, pour les squatters, pour tous les exclus pour ceux qui luttent contre l'arrogante réalité capitaliste qui voudrait tout diriger.

La prison n'est pas seulement la conséquence d'un système injuste mais surtout, un des piliers sur lequel repose l'Etat. A petite échelle, c'est la représentation la plus cruelle de la société, une société que l'Etat a emprisonnée pour la contrôler. On respire le carcéral à tous les niveaux, dans les usines, dans les écoles, dans les rues, même dans nos propre pensées. C'est pour cela que la lutte contre l'Institution Pénitentiaire est une lutte qui concerne tout le monde et est un point de départ d'une activité permanente contre le système dans sa totalité. Ceci est l'objectif commun que nous avons, étant donné qu'être détenu(e) veut dire, ne pas être adapté aux règles du " jeu ", qu'une fausse démocratie nous impose. Croire à la révolution, est peut-être passé de mode, n'empêche que je continue à avancer dans ce sens, dans le présent, ici et maintenant. par notre capacité à répondre au pouvoir. Il est difficile d'expliquer tout ce que je pense, ce serait trop long et je n'en suis peut-être pas capable. Pour pas devenir trop pesant, j'en viens à l'important. Nous avons proposé une " grève de l'air " (refus de promenade) d'une semaine dans toutes les prisons du 1er juillet au 7 juillet 2OOO, quelque chose de similaire au débrayage que nous avons fait en mars de cette année. De toute part des compagnes(ons) préparent la mobilisation pour nous appuyer.. Les compagnes(ons) de la CNA de Madrid ont proposé une grande manifestation et un camping. L'idée est bonne. Le problème comme toujours, sera de trouver la juste coordination afin qu'aucun groupe / collectif ne reste sur la touche et puisse participer activement à l'auto-organisation et à l'action. (...) Quand de la prison nous nécessitons l'aide des groupes et compagnes(ons) de partout, cela ne veut dire en aucun cas que nous leur demandons d'oublier leur propre dynamique. Une manifestation n'a de sens que par la répercussion sociale qu'elle peut avoir, donc par son nombre de participants.

Il est à signaler que l'institution Pénitentiaire a commencé une campagne de démantèlement silencieuse et progressive du régime FIES, faisant sortir quelques compagnes(ons) du " bunker ". Tout ceci ne nous fait pas oublier que les tortures ne sont pas finies et que des compagnes(ons) enfermées(és) continuent à mourir. Comme vous l'avez si bien dit cher(e)s compagnes(ons) l'objectif commun est l'amnistie pour tous les détenus(es) et la destruction de toutes les prisons. Rien d'autre à ajouter, je vous laisse avec une très forte embrassade rebelle et anarchiste.

Claudio Lavazza à Picassent.



[Extrait de la brochure #2 publiée par Tout le monde dehors !, avril 2001]
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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 20:36
Mnifestation à Santiago pour les transports en comun et pour la dignité. Manifestation qui tourne à l'affrontement avec la police qui charge la manifestation


es conditions inhumaines du transport en commun ont coûté la vie d'un ouvrier. Comment ? Une crise cardiaque provoqué par l'effondrement d'un souterain.
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Nous sommes des pauvres, pas des animaux

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 21:28



Lettre de Marco Camenisch du 04/09/2006

Dans le prolongement de mon jeûne de lutte et de solidarité révolutionnaire de 14 jours (du 24/07/06 au 06/08/06)
-  Avec notre compagnon révolutionnaire Erdogan, « à ce moment-là » encore détenu et torturé dans le quartier d’isolement de la prison de Thun (dans le canton de Berne je crois) et il y peu (peut-être toujours ! Car il a été transféré à un rythme soutenu d’une prison à l’autre dans le but illusoire d’empêcher les manifestations de solidarité qui se sont tenues devant les prisons et dans les différentes villes) dans celui de Lenzburg (dans un autre canton), comme bien d’autres compagnons soumis au régime de détention politique de l’isolement, à la torture et/ou aux extraditions, et qui court le haut risque d’être extradé vers l’Etat assassin et fasciste de Turquie grâce au copain de ce dernier, à savoir l’Etat Suisse.
-  Avec la lutte par la grève de la faim illimité des compagnons en Turquie et ailleurs contre les régimes basés sur la torture et l’isolement que sont les prisons de type F construites sur le modèle occidentale.
-  Avec la lutte de tous les compagnons dans le monde contre l’isolement, la torture et la répression
-  Contre la domination de classe globalisée, fasciste et impérialiste du capitale synonyme de destruction de la vie, de guerre, de répression et de terreur, de torture, de torture par l’isolement, d’exploitation, de marginalisation etc et qui, selon mon analyse de la situation et d’un point de vue anarchiste et écologiste, constitue l’expression la plus parfaite et la plus destructrice d’une société civilisée, patriarcale, massivement hiérarchisée, militarisée, et métropolitaine, avec son typique productivisme et son consumérisme de masse, industriel et technologique.

note: je prends la lettre de Camenisch,  à ce qu'il me semble s'adapte à la situation des prisonniers basques qui subissent en 
Espagne la répression ouverte de la part de l'état, et la collaboration de la gendarmerie atteint un stade parfait de ce qu'il nomme
la domination de classe globalisé, fasciste et impériale



La Gendarmerie fiche toute la rédaction d'Irulegiko Irratia

·10 journalistes et une stagiaire ont été contraints de fournir leurs
empreintes digitales sous peine de garde à vue

Le Club de la Presse réunissant plus de 100 journalistes professionnels
de Pay Basque nord se dit "indigné" par le fichage

Le Club de la Presse du Pays Basque, association réunissant une
centaine de journalistes professionnels radio, télévision et presse
écrite, soit la quasi totalité des journalistes travaillant en Pays
Basque nord, ainsi que les communicants des entreprises et institutions
les plus importantes du Pays Basque et de la région, a fait part de sa
"stupéfaction" et de son "indignation" face à la décision de la
gendarmerie de Saint-Jean-Pied-de-Port, agissant sur instruction de la
section de recherches de la gendarmerie de Pau, de faire procéder le
mois dernier sous convocation du parquet de Paris aux relevés
d’empreintes digitales des dix journalistes et d’une stagiaire de la
rédaction de la radio associative bas-navarraise en langue basque
Irulegiko Irratia.

"La raison invoquée par la gendarmerie était que tous ayant pu
manipuler un communiqué reçu par la poste fin octobre de l’an dernier
et revendiquant un attentat, relever leurs empreintes était le seul
moyen de les mettre hors de cause dans le cadre de l’enquête qui avait
été ouverte à cette occasion. En cas de refus les journalistes avaient
été menacés d’être placés en garde à vue avec prise d’empreintes
digitales et génétiques et de photos" informe le club de la presse.

Les journalistes d’Irulegiko Irratia qui au début de cette affaire
avaient remis, à sa demande, à la gendarmerie le communiqué de la
revendication ainsi que l’enveloppe dans lequel il leur avait été
adressé ont souligné dans une déclaration commune: "Nous tenons à
dénoncer fermement ces agissements... Nous estimons qu’éthiquement,
nous n’avons pas à subir un tel examen. Nous l’interprétons comme une
intimidation, une pression exercée contre nous par le pouvoir
judiciaire".

Une première

Le Club de la Presse se dit "entièrement solidaire" de ses collègues.
Il souligne que le fait que la gendarmerie ait choisi une radio
associative pour agir de la sorte alors même que les autres médias du
Pays Basque qui auraient reçu la même revendication "n’ont pas été
inquiétés, relève à l’évidence d’une tactique d’intimidation qu’il
n’est pas question de laisser passer".

En outre, l’association constate que, poussée jusqu’au bout de sa
logique, cette tactique de la gendarmerie "permettrait de ficher sous
le couvert d’enquêtes en cours tout journaliste qui aurait reçu
directement ou indirectement un communiqué ayant trait à un fait divers
ou à un fait de société quelconque concernant aussi bien la vie
politique que les activités associatives, culturelles voire sportives".
"C’est une dérive qu’il faut dénoncer au nom justement de la liberté
d’informer sans être sous la menace d’un fichage systématique",
souligne encore le club de la presse.

En outre, le Club de la Presse du Pays Basque appelle tous les
journalistes "et au-delà toutes les organisations de la profession à
l’échelle locale, nationale et européenne ainsi que toutes les
personnes attachées aux libertés individuelles, à rester vigilants et à
se mobiliser si de tels faits venaient à se reproduire".


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15h à 16 h

accueil de familles de prionnier-e-s

discussion , infos et peites recettes

pour les proches de détenu(E)s...

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-participation à l'émission de radio Mega

du 22 juillet