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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 07:55




Bogota, Colombie - lles étudiants de Colombie fabriquent des barricades contre la présence du président des états unis georges bush
en visite dans ce pays. Tous les médias français nous font pleurer sur bettancourt, la député écolo
et les milliers de manifestants qui risquent la vie contre les para militaires, mais définitivement les médias soutiennent le systhème économique en place;
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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 07:44
ce drapeau que les altermondialistes ne supportent pas, cette page , je ne l'ai pas faite ,elle vient de nos amis de Rebellyon, c'est une réponse à la campagne anti anarchie, c'est dans la construction des réalités, par le développement de l'autonomie face aux machines à détruire la pensée que représente tous les verticalistes 
 
 
 
Louise Michel et le drapeau noir
 

Voici la défense du drapeau noir qu’elle fit lors de son procès :

« Il y a quelque chose de plus important, dans ce procès, que l’enlèvement de quelques morceaux de pain. II s’agit d’une idée qu’on poursuit, il s’agit des théories anarchistes qu’on veut à tout prix condamner.

On insiste sur la fameuse brochure : « A l’armée ! » à laquelle le ministère public semble s’être appliqué à faire une publicité à laquelle on ne s’attendait guère.
On a agi autrement durement envers nous en 1871.
J’ai vu les généraux fusilleurs ; j’ai vu M. de Gallifet faire tuer, sans jugement, deux négociants de Montmartre qui n’avaient jamais été partisans de la Commune ; j’ai vu massacrer des prisonniers, parce qu’ils osaient se plaindre. On a tué les femmes et les enfants ; on a traqué les fédérés comme des bêtes fauves ; j’ai vu des coins de rue remplis de cadavres. Ne vous étonnez pas si vos poursuites nous émeuvent peu.

Ah, certes, monsieur l’avocat général, vous trouvez étrange qu’une femme ose prendre la défense du drapeau noir. Pourquoi avons-nous abrité la manifestation sous le drapeau noir ? Parce que ce drapeau est le drapeau des grèves et qu’il indique que l’ouvrier n’a pas de pain.

Si notre manifestation n’avait pas dû être pacifique, nous aurions pris le drapeau rouge ; il est maintenant cloué au Père-Lachaise, au-dessus de la tombe de nos morts. Quand nous l’arborerons nous saurons nous défendre.
Nous n’avons pas fait appel à l’Internationale morte parce qu’on n’a pu en réunir les tronçons et parce que l’Internationale est un pouvoir occulte et qu’il est temps que le peuple se montre au grand jour.

On parlait tout à l’heure de soldats tirant sur les chefs : Eh bien ! à Sedan, si les soldats avaient tiré sur les chefs, pensez-vous que c’eût été un crime ? L’honneur au moins eût été sauf. Tandis qu’on a observé cette vieille discipline militaire, et on a laissé passer M. Bonaparte, qui allait livrer la France à l’étranger.
Mais je ne poursuis pas Bonaparte ou les Orléans ; je ne poursuis que l’idée.
J’aime mieux voir Gautier, Kropotkine et Bernard dans les prisons qu’au ministère. Là ils servent l’idée socialiste, tandis que dans les grandeurs on est pris par le vertige et on oublie tout.

Quant à moi, ce qui me console, c’est que je vois au-dessus de vous, au-dessus des tribunaux se lever l’aurore de la liberté et de l’égalité humaine.

Nous sommes aujourd’hui en pleine misère et nous sommes en République. Mais ce n’est pas là la République. La République que nous voulons, c’est celle où tout le monde travaille, mais aussi où tout le monde peut consommer ce qui est nécessaire à ses besoins...

On nous parle de liberté : il y a la liberté de la tribune avec cinq ans de bagne au bout. Pour la liberté de réunion c’est la même chose En Angleterre le meeting aurait eu lieu ; en France, on n’a même pas fait les sommations de la loi pour faire retirer la foule qui serait partie sans résistance Le peuple meurt de faim, et il n’a pas même le droit de dire qu’il meurt de faim. Eh bien, moi, j’ai pris le drapeau noir et j’ai été dire que le peuple était sans travail et sans pain. Voilà mon crime ; vous le jugerez comme vous voudrez.

Vous dites que nous voulons faire une révolution. Mais ce sont les choses qui font les révolutions : c’est le désastre de Sedan qui a fait tomber l’empire, et quelque crime de notre gouvernement amènera aussi une révolution.
Cela est certain. Et peut-être vous-mêmes, à votre tour, vous serez du côté des indignés si votre intérêt est d’y être. Songez-y bien.

S’il y a tant d’anarchistes c’est qu’il y a beaucoup de gens dégoûtés de la triste comédie que depuis tant d’années nous donnent les gouvernements. Je suis ambitieuse pour l’humanité moi je voudrais que tout le monde fût assez artiste, assez poète pour que la vanité humaine disparût. Pour moi, je n’ai plus d’illusion. Et tenez, quand M. l’avocat général parle de ma vanité. Et bien ! j’ai trop d’orgueil même pour être un chef : il faut qu’un chef à des moments donnés, s’abaisse devant ses soldats, et puis, tout chef devient un despote.

Je ne veux pas discuter l’accusation de pillage que l’on me reproche, cela est trop ridicule. Mais, si vous voulez me punir, je commets tous les jours des délits de presse, de parole, etc. Eh bien ! Poursuivez-moi pour ces délits.

En somme, le peuple n’a ni pain ni trarai1, et nous n’aurons en perspective que la guerre. Et nous, nous voulons In pais de l’humanité par l’union des peuples.
Voilà les crimes que nous avons commis.
Chacun cherche sa route ; nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l’égalité sera arrivé, le genre humnin sera heureux ».

Texte de la Défense de Louise Michel, prononcée le 22 juin 1883, devant la Cour d’Assise de la Seine ; in Ecrits sur l’Anarchisme - Ed Seghers, 1964.

Également :

Or, dès 1882, les anarchistes se prononcent pour l’abandon de celui-ci [le drapeau rouge], au profit du noir, celui de la révolte. Le numéro 1 du Drapeau noir du 12 août 1883 s’exprime, en effet, sur ce choix : " Les événements, les faits de tous les jours, nous ont montré clairement que le drapeau rouge, si glorieux vaincu, pourrait bien, vainqueur, couvrir de ses plis flamboyants, les rêves ambitieux de quelques intrigants de bas étages. Puisqu’il a déjà abrité un gouvernement et servi d’étendard à une autorité constituée. C’est alors que nous avons compris qu’il ne pouvait plus être pour nous, les indisciplinés de tous les jours et les révoltés de toutes les heures, qu’un embarras ou qu’un leurre.

Le 18 mars 1883, Louise Michel s’exclame salle Favié à Paris : « Plus de drapeau rouge, mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions » [Cité par Maurice Dommanget dans L’Histoire du drapeau rouge, des origines à la guerre de 1939]. Louise Michel reprend le même discours à Lyon, devant une foule qui, lors de la révolte des Canuts, avait vu, pour la première fois l’apparition du drapeau noir. Elle était encore dans les mémoires.
- source.

- et ici même : Louise Michel, biographie pour le centenaire de sa disparition.

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 22:03
Explication des photos de la page précédentes , une des possibilités;
en 1998 le 5 mars sont arrétés des eco terroristes dit le procureur Laudi  quelques mois après deux personnes Maria Soledad et eduardo Massari se suicident mystérieusement et un seul reste vivant cette histoire qui devait semer la terreur dans la population du val de susa et  a été mise en avant par la police et par les magistrats et faites pour empecher toutes luttes dans le val de  susa  contre le TGv lyon Turin , immense saloperie inventé par l'Europe qui relie d'après le journal du 6 Mars relaie Luxemburg et  turin ;et barcelone en passant par Perpignanet turin
ce projet monstrueux qu'on appellle dans le langage des économistes et les politiques de rhones Alpes et tous les candidats des présidentielles le TGV Lyon Turin ( qui sont pour Bové et tous les autres)
Après une campagne de mensonges des verts rhones alpes qui font croire au ferroutage, ce qui est faux demandez le dossier à propos de ce travail au Laboratoire anarchiste(seul lieu en rhones alpes qui  apportent  la solidarité aux populations du Val de susa ( qui luttent contre les expropriations) et consulter le dossier dans le journal de l'OcCL du moi de janvier 2007
Ces deux explosions  rappellent la mèmoire de ces assassinats de Sole et EDo (suicides) et pas de revendicationmais ces attaques font penser les journalistes aux insurrectionalistes
les attentats: bombes en série placée dans les poubelles du quartier hyper riche de Turin,   qui ont explosé au fur à mesure de leur découverte  par des policiers (  heureusement d'après le maire de Turin ces bombes ont été faites pour tuer les policiers), ces jours ci Oreste Scalzone se trouve à l'Askatasuna (lieu de Turin de l' autonomie ouvrière)




 
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 11:53
note merci au site en dehors, bientôt une parution d'un livre collection agone " en suivant Emma" de howard Zinn

--> Par Emma Goldman. Interview publiée dans le Sunday Magazine Post Dispatch de Saint Louis, le 24 octobre 1897
“Ce que l’anarchie m’apporte en tant que femme?”
“L’anarchie apporte à la femme plus qu’à n’importe qui d’autre, elle lui apporte tout ce qu’elle n’a pas: la liberté et l’égalité.”
Rapidement, et en toute sincérité Emma Goldman, la prêtresse de d’anarchie, exilée de Russie, crainte par la police, et actuellement invitée des anarchistes1 de St. Louis donna cette réponse à ma question.
Je l’ai rencontrée au numéro 1722 de l’avenue Oregon, dans une maison ancienne de briques à deux étages ; la maison d’un sympatisant2 et non pas d’un membre de sa famille m’a-t-on annoncé.
J’étais reçu par une femme allemande corpulente, d’un naturel aimable et emmené dans une salle à manger de type allemand, tout était propre et net autant que le savon et l’eau le permettait. Après avoir essuyé soigneusement une chaise pour moi avec son tablier, elle répéta mon nom à l’audacieuse petite libre penseuse. J’étais le bienvenu. Je trouvais Emma Goldman sirotant son café avec du pain et de la confiture, pour son petit déjeuner. Elle était vêtue d’un chemisier avec un col et des poignets blancs et d’une jupe de percale, ses pieds chaussés confortablement dans une paire de pantoufles en tissu. Elle ne ressemble aucunement à une nihiliste russe qui serait immédiatement envoyée en Sibérie si elle devait un jour traverser la frontière de son pays natal.
Vous croyez au mariage?

“Non, en aucune façon” répondit la jolie petite anarchiste, aussi vivement qu’au début. « je pense que lorsque deux personnes s’aiment, aucun juge, ministre ou tribunal, ou corporation humaine ne sont en aucun cas concernés. Les deux personnes sont les seules à déterminer quel genre de relations ils souhaitent établir ensemble. Quand la relation devient ennuyante, pour l’une des parties, alors, elle devrait être terminée aussi tranquillement qu’elle a débuté. »
Melle Goldman hocha de la tête pour appuyer ses mots, et c’était vraiment une jolie tête, couronnée avec des doux cheveux bruns, peignés avec une frange et brossés sur un côté. Ses yeux sont d’un bleu honnête, son teint clair et blanc. Son nez bien qu’assez large et d’un modèle teuton, était bien fait. Elle est petite avec un visage arrondi. Son apparence est plus allemande que russe. Le seul défaut sérieux physique qu’elle montre est dans sa vision. Elle est tellement myope qu’avec ses lunettes elle peut à peine lire ce qui est écrit.

“L’alliance devrait être créée”, continua-t-elle, “pas comme maintenant, pour donner à la femme un soutien et un foyer, mais parce que l’amour est là, et cette façon de faire ne peut être atteinte que par une révolution interne, en court : l’anarchie .»

Elle disait cela aussi calmement que si elle venait de s’exprimer sur un fait ordinaire et journalier mais le pétillement de ses yeux montrait les « révolutions internes » déjà en action dans son esprit vif.
“Ce que l’anarchie promet à la femme?”
Elle apporte tout à la femme, liberté, égalité, tout ce que la femme n’a pas aujourd’hui.”

La femme n’est-elle donc pas libre?

“Libre! Elle est l’esclave de son mari et de ses enfants. Elle devrait prendre sa place dans le monde des affaires de la même façon que l’homme : elle devrait être son égale face au monde, comme elle l’est dans la réalité. Elle est aussi capable que lui, mais quand elle travaille elle est moins payée. Pourquoi ? parce qu’elle porte des jupes au lieu de pantalons. »

Mais que devient-il de l’idéal de la vie de famille et de tout ce qui concerne la mère, selon l’idée patriarcale actuelle ?

“Vie de famille idéale, en effet! La femme, au lieu d’être considérée comme la reine de la maison selon les livres classiques, est en fait la servante, la maitresse et l’esclave du mari et des enfants. Elle perd totalement sa propre individualité, elle perd même son nom qu’elle n’est pas autorisée à conserver. Elle est la maitresse de John Brown ou la maitresse de Tom Jones, c’est ce qu’elle est et rien d’autre. C’est ce que je pense d’elle. »
Melle Goldman a un accent agréable. Elle roule ses r et transforme ses r en v et vice versa, avec une prononciation véritablement russe. Elle gesticule beaucoup. Quand elle s’excite, ses mains, ses pieds et ses épaules, tout participe à illustrer ses pensées.

Que feriez vous avec les enfants de l’ère anarchiste?

“Les enfants seraient installés dans des maisons communes, avec de grandes écoles en internat où ils seront soigneusement pris en charge et éduqués et de bien des façons aussi bien soignés, et dans bien des cas même bien mieux que ce qu’ils recevraient dans leur propre maisons. Très peu de mères savent vraiment comment prendre soin de leur enfants de toutes façons. C’est une science que bien peu ont vraiment appris. »

Mais pour les femmes qui désirent une vie familiale et qui souhaitent prendre le soin de leur propres enfanst, la femme domestique, qu’adviendra-t-il pour elle?

“Oh, bien sûr, les femmes qui le désirent pourront garder leurs enfants à la maison et celles qui le souhaitent pourront se limiter strictement à des devoirs domestiques si elles le souhaitent. Mais cela permettra à celles qui désirent quelque chose de plus large, d’avoir la chance d’atteindre tout but qu’elles désirent. Avec aucun pauvre et aucun capitaliste mais un porte monnaie commun, cette planète pourra se permettre le paradis que les chrétiens cherchent dans un autre monde. »
Elle fixa en contemplation le fond de sa tasse de café vide, comme si elle voyait en imagination l’état idéal, déjà dans la réalité.

Qui prendra soin des enfants?” je lui demandais, interrompant ses rêveries.

“Tout le monde”, répondit-elle, “possède des qualités et des talents qui leur conviennent selon les activités. J’ai une formation d’infirmière. J’aime prendre soin des malades. Il en sera ainsi pour certaines femmes. Elle voudront prendre soin et enseigner les enfants.”

Est-ce que les enfants ne vont pas perdre l’amour pour leurs parents et souffrir du manque de leur présence?” la pensée des affectueux petits chéris relégués dans une sorte d’asile pour orphelin traversa mon esprit. »

“Les parents auront les mêmes opportunités de gagner leur confiance et leur affection comme ils l’ont actuellement. Ils pourront passer autant de temps qu’il leur plaira avec eux aussi souvent qu’ils le désireront. Ils seront les enfants d’amour, sains, vigoureux et sûrs d’eux-mêmes et pas comme maintenant, dans la plupart des cas, nés dans la haine et les disputes domestiques. »

Qu’est-ce que vous appelez amour?

“Quand un homme ou une femme trouve une qualité ou des qualités chez une autre personne qu’elle admire et développe un désir puissant de plaire à cette personne, jusqu’à sacrifier ses sentiments personnels ; quand il y a ce quelque chose de subtil qui les attire l’un vers l’autre, que ceux qui aiment reconnaissent, et sentent au plus profond de leur être, alors j’appelle cela de l’amour. » Elle s’arrêta de parler et son visage était teinté d’un léger rougissement.

Est-ce qu’une personne peut en aimer plusieurs en même temps ? »

“Je ne vois pas pourquoi pas – si ils trouvent les mêmes qualités qu’ils aiment dans plusieurs personnes. Qu’est-ce qui pourrait les empêcher d’aimer les mêmes choses dans touTEs ? »

“Si nous cessons d’aimer l’homme ou la femme et que nous trouvons quelqu’unE d’autre, comme je l’ai dit avant, nous en parlons et nous changeons tranquillement notre mode de vie. Les affaires privées de la famille n’ont pas besoin d’être exposées dans les tribunaux et ne deviennent pas publiques. Personne ne peut contrôler les sentiments, c’est pourquoi il ne devrait pas y avoir de jalousie. »
“Des coeurs brisés? Oh oui”, dit-elle, tristement, “ mais pas de haine parce qu’il ou elle ne veut plus de la relation. La race humaine aura toujours des cœurs brisés aussi longtemps que le cœur bat dans la poitrine.
“Ma religion,” répétait-t-elle en riant. « J’étais de religion juive quand j’étais enfant, vous savez je suis juive, mais maintenant je suis athée. Personne n’a été capable de prouver ni les origines de la bible, ni l’existence d’un dieu selon mon opinion. Je ne crois pas dans un au-delà à l’exception de l’au-delà qui est trouvé dans la matière physique qui existe dans le corps humain. Je pense que les vies existent dans d’autres formes ; et je ne pense pas que ce qui a été créé peut être perdu ; cela continue encore et à nouveau sous une forme ou une autre. L’âme n’existe pas ; tout est dans la matière physique.”
La jolie Melle Goldman avait fini de parler, et une délicate rougeur teinta ses joues quand je lui demandais si elle avait l’intention de se marier.
“Non, je ne crois pas dans le mariage pour les autres, et je ne défendrais certainement pas quelque chose et pratiquerais le contraire pour moi-même. »
Elle était assise dans une attitude confortable avec une jambe croisée sur l’autre. Elle est dans tous les sens une femme féminine avec un esprit masculin et du courage.
Elle ria quand elle raconta qu’il y avait 50 officiers de police lors de sa conférence le vendredi soir et elle ajouta, “si une bombe avait explosée, j’aurais sûrement été accusée de l’avoir fait. »

(1) EG passa 8 jours à St Louis à partir du 16 octobre 1897 qui furent abondamment couverts par la presse locale et attira l’intérêt des autorités. Quand il fut par erreur raconté qu’elle avait l’intention de donner une conférence ouverte au public en plein air le 19 octobre en face de la statue du président Ulysses Grant, le Capitaine Ziegenheim déclara le rassemblement illégal et ordonna à la police de l’empêcher. En même temps, le conseil municipal vota une résolution qui approuvait les actions du capitaine du département de la police en soulignant ‘le non américain, non patriotique » enseignements d’une « anarchiste notoire ». Sous la surveillance étroite de la police, EG s’adressa la nuit suivant dans le centre Walhalla à des centaines de personnes. Ses conférences à St Louis avaient tellement de succès que son séjour l’année suivante ne fut pas couverte par la presse car selon Solidarity : « les journaux considèrent qu’ils aidaient les anarchistes dans leur propagande . » Voir St. Louis Post-Dispatch, 20 October 1897, EGP, reel 47; and Solidarity, 1 May 1898, p. 4.

(2)EG était hébergé chez Auguste Sendlein, un anarchiste et un fromager
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 08:10
note : cette semaine il ya une projection du film réalisé sur l'histoire de puig antich et le Mil et nous rappelons à tous que le Mil  a compté avec la présence de  jean marc Roullian avec leur combat, pour cela nou donnons rendez vous devant le cinéma des Navires jeudi 8 Mars à 20h



Acharnement judiciaire contre les anciens d'Action Directe :

  jusu'à quand ?

Acharnement judiciaire contre les anciens d'Action Directe : jusqu'à quand ? lu sur que fait la police : " - Il y a ceux qui se révoltent et ceux qui se vengent atrocement

-  Il y a ceux qui veulent changer le monde et d'autres, déciés à le controler

-  Il y a ceux qui veulent vivre dignement et ceux qui ne songent qu'à accaparer

-  D'un coté se trouvent divers combattants de le liberté, de l'autre une coalition qui se drape dans les couleurs de la démocratie mais ne rêve que de dictature

-  Il y a les palais de la République, et des prisons sordides où il est encore possible de pourrir durant vingt ans


-  Les bourreaux français du XXIème siècle sont de froids donneurs de leçons. Comme au XIXème siècle, ils ont toujours peur des "partageux". Ils crignent tellement pour leur pouvoir qu'ils retrouvent les vieux réflexes de la haine des possédants face à la "canaille"

-  Nous ne vivons pas sur la meme planète !

-  Ils disposent de la force mais ne manquent pas de s'inquiéter lorsque nous crions notre colère

-  Face à un monde où le profit constitue l'unique moteur, se développe une triste société, de plus en plus composée de chomeurs et de précaires, de sans-logis et de sans papiers

Et il ne faudrait pas se révolter ?

-  Ceuc qui nous gouvernent disposent de nouvelles Bastilles, moins visibles mais tout aussi efficaces. A Lannemezan et à Bapaume, ils tiennent enfermés ceux qui refusent de se repentir. Avec la volonté évidente de les éliminer un par un. Ils comptent sur le désespoir et la maladie pour régler le problème.

-  Vingt ans déjà que Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani sont en prison !

-  Pourquoi pas trente ans, en 2017 ?

-  Ca suffit !

Maurice Rasjsfus

Président de l'Observatoire des libertés publiques

Plus d'informations : http://nlpf.samizdat.net/

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 14:58



Pour l’association AJD qui gère des centres d’hébergements pour jeunes et personnes en difficultés, les licenciements abusifs sont monnaie courante. Contrairement aux belles paroles lors de la mort de l’abbé Pierre, le gouvernement veut déjà faire supprimer le FAR, centre d’hébergement alternatif à Bourg-en-Bresse. Pour la région lyonnaise, c’est l’association, elle-même, des AJD qui fait le jeu du gouvernement. Or, il est indispensable de conserver, avec l’ensemble du personnel, tous ces outils sociaux, voire même au contraire de les développer. La CNT appelle à la mobilisation !

En début d’année 2007, il a été annoncé aux 3 CHRS [1] de l’association AJD que : « pour l’année 2006, le cumul des déficits des trois CHRS avoisine les 500 000 euros » (cf note de service du 18 janvier).

Lors des réunions institutionnelles, il est annoncé par les directeurs des établissements que les salariés peuvent :
- « Commencer à prendre des souvenirs,… »
- « Si ils ont l’opportunité de partir, le faire. Cela peut réduire les coûts. »

Face à ces propos, les salariés se sont mis en grève le jeudi 18 janvier durant 2 heures, et ont souhaité rencontrer la direction générale des AJD. Lors de cette rencontre 28 salariés de l’association étaient présents, ils ont exposé leurs inquiétudes pour l’avenir de leur travail et ont souhaité des réponses claires et écrites de la direction générale.

Seules des informations orales ont été données comme celles-ci :
- 3 établissements sur 17 ne sont pas en déficit
- le déficit pour les trois CHRS s’élève à plus de 500 000 euros.

Or, nous savons que pour l’année 2006 les déficits sont de :
- Pour le CHRS « Rencontre » : 76 958 euros
- Pour le CHRS « OREE » : 56 097 euros
- Pour le CHRS « Le CAP » : 35 681 euros

Nous atteignons donc un total de 168 636 euros (cf arrêté préfectoral du 20 novembre 2006 ayant pour objet, « centre d’hébergement et de réinsertion sociale, fixation de la dotation des financement pour l’exercice 2006 » article 2.) Où sont donc passés les 300 000 euros qui manquent ? La manipulation des chiffres est évidente ! Ce comportement visant à effrayer les salariés ne fonctionnera pas, nous ne sommes pas dupes !

Il nous a été également précisé que la direction générale été contente de notre venue : depuis quand des salariés en grève font ils la satisfaction d’une direction ?

Le mardi 30 janvier, une nouvelle rencontre a eu lieu entre la direction des AJD et un des CHRS. Les salariés avaient remis des questions écrites afin que des réponses claires puissent être apportées ce jour ci. La première réponse fut : « Vos questions manuscrites ne sont pas signées, ce n’est pas la procédure habituelle je ne répondrais donc pas. » A ce moment là, le mépris devance le discussion. Les salariés ont aussi demandé à la direction de s’engager par écrit sur la non suppression de postes et sur aucun licenciement. La direction a refusé.

Suite à cette rencontre les salariés se sont réunis en Assemblée Générale et une décision a été prise de demander la convocation d’une réunion extraordinaire du Comité d’Entreprise pour que des réponses soient réellement données.

La CNT pense qu’il nous faut sortir de cette négociation stérile avec la direction générale et propose :
- un préavis de grève avec un rassemblement devant le siège des AJD
- d’informer les autres établissements des AJD, les CHRS de Lyon,
- d’interpeller la Presse

Seuls des actes concrets peuvent mettre à mal une association qui a depuis longtemps privilégié le mépris au respect des individus.

Il est nécessaire de se mobiliser tant que l’association AJD ne s’engage pas par écrit sur :

La NON-suppression des postes
et AUCUN licenciement sur les trois CHRS !

Par une chaude journée d’hiver.... Ce qui va suivre ressemble à des milliers d’autres histoires qui finissent par être banales. Fatales !

"Nous sommes en déficit, il va falloir restructurer. Mais la priorité, rassurez vous, c’est de préserver le personnel."

Vous voyez la médiocre banalité de la situation. Alors, quelle boite restructure d’après vous ?
Renault, Airbus ou peut être la petite usine du village d’à côté ou encore la Poste. Allez arrêtons le suspens.
C’est l’association "AJD" qui gère 17 établissements sociaux dont trois centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) pour des personnes en difficultés. Ce sont ceux là, pour l’instant, qui ouvrent le bal.

Le travail social doit donc être rentable ?

Nous sommes arrivés au sommet de l’absurdité du système. L’aide doit rapporter ! La souffrance physique, psychique doit montrer un bilan positif ou du moins équilibré. Le déséquilibre doit être équilibré. Bravo ! Comment peut on penser, soutenir et mettre en application cette logique économique qui veut que tout ne soit que marchandise ? Non, la souffrance ne se rentabilise pas ! Quand vont-ils se rendre compte qu’ils sont grotesques ?

Ces centres d’hébergement sont des lieux d’accompagnement avec une forte présence éducative et un soutien social accru. Les personnes accueillies sont pris en charge globalement. Nous essayons avec la personne de travailler sur tout ce qui la fait souffrir et l’empêche d’avancer plus sereinement. Au delà du problème du logement ou de l’emploi nous travaillons aussi avec des personnes pour qui il faut d’abord trouver un équilibre psychique (la psychiatrie n’ayant pratiquement plus aucun moyens !), ou encore sortir d’une dépendance (alcool, drogue,…). Ou simplement être dans un espace sécurisant, leur permettant de retrouver des repères apaisants (violences conjugales). TOUT CELA coûte trop chère….

Le résultat de cette restructuration sera de licencier et de supprimer des postes (en effet comment restructurer sans se séparer du personnel) la prise en charge de la personne se fera avec moins de présence humaine et peu de soutien éducatif.

Le travail social disparaît et devient du contrôle social.

On mettra les gens dans des appartements, on leur donnera un peu d’argent histoire qu’ils ne meurent pas trop de faim (car quand le peuple a faim la révolte n’est pas loin !), on vérifie de temps en temps qu’ils ne font pas trop de conneries, on passera une fois par semaine au mieux voir si l’appartement n’est pas trop sale... Soutenir la personne et travailler sur la globalité de ses difficultés n’est plus d’actualité. Il faut juste, ne plus la voir dans la rue et qu’elle ne fasse pas trop de bruit. Le reste, le capital s’en tape.

Et que vont devenir ceux qui ne peuvent pas vivre sans soutien, seuls en studio, ceux pour qui même le quotidien est une difficulté ? Rassurons nous : l’association AJD vire des travailleurs sociaux, des cuisiniers, des veilleurs, mais embauche un directeur financier en septembre 2006, qui par une logique de gestion d’entreprise se fera un plaisir de leur venir en aide…

Salariés ! La pression, l’autorité ne peut exister qu’avec l’accord de celui ou celle sur laquelle elle s’exerce !

A lire sur le Chat Noir Tempête

[1] centre d’hébergement et de réinsertion sociale

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 14:22
note: nous vous remercions d'envoyer des articles sur l'email du laboratoire



ns de travail
Imprimer
Développement durable
Entreprise Ressources humaines Conditions de travail


Dans quelles conditions les suicides sont-ils des accidents du travail ?


Illustration : Dans quelles conditions les suicides sont-ils des accidents du travail ? Développement durable
Développement durable
Trois salariés du Technocentre de Renault à Guyancourt se sont suicidés en cinq mois dont deux sur leur lieu de travail. Dans le premier cas, malgré les circonstances, la caisse primaire d’assurances maladie a refusé de considérer qu’il s’agissait d’un accident du travail. Elle l’a pourtant admis récemment pour un salarié d’IBM qui s’était tué chez lui, pendant un week-end. Au dela de ces questions ces suicides laissent toutes les interrogations sur leurs causes et les préventions possibles.

Le 16 février 2007, un technicien du Technocentre de Renault s’est suicidé à son domicile en laissant une lettre expliquant ses difficultés professionnelles. C’est le 3ème cas de suicide d’un salarié travaillant à Guyancourt sur les cinq derniers mois, les deux précédents s’étant suicidés sur le lieu de travail. La caisse primaire d’assurance maladie à estimé que le suicide du premier salarié, en octobre 2006, ne relevait pas d’un accident du travail même si celui-ci avait eu lieu au Technocentre. Cette décision est surprenante dans la mesure où le fait de se suicider sur son lieu de travail présume du caractère professionnel de l’acte aux yeux de la caisse primaire (voir encadré). Sa veuve a attaqué la décision en recours. Des enquêtes de la caisse primaire sont en cours sur les deux autres cas de suicide, de janvier et février 2007. 
     
Limites de l’observatoire du stress de Renault
    
     Face à cette série noire, la direction de Renault a décidé de lancer une campagne d’information pour rappeler l’existence d’un service téléphonique d’assistance psychologique, proposé à tous les salariés par un prestataire externe. Les plages horaires de ce service ont été élargies après le dernier suicide. La direction, au travers de son service communication, assure que des actions de sensibilisation sont lancées pour que tous les salariés soient à l’écoute des signaux de détresse environnants. Mais le triple suicide révèle les limites de l’observatoire du stress mis en place par la direction de Renault en 1998. Cet observatoire dont la gestion est sous-traitée à l’IFAS (Institut Français d’Action sur le Stress) doit traiter et analyser les

 PAS D'INVESTIGATION SUR LES SUICIDES PROFESSIONNELS


Les caisses primaires d’assurance maladie mènent systématiquement des enquêtes, dès lors que le suicide a lieu au travail, pour déterminer si l’activité professionnelle explique le passage à l’acte. Lorsque le suicide se déroule en dehors de l’entreprise, à moins que la direction déclare le suicide comme un accident du travail, c’est à la demande de la famille ou même du médecin du travail de l’entreprise que la caisse primaire ouvre une enquête. Les ayants droit du défunt perçoivent une rente calculée en fonction du salaire annuel du salarié décédé uniquement si le suicide est déclaré comme résultant d’un accident du travail ou d’une maladie à caractère professionnel. Généralement, les membres du Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP) chargée de statuer sur le caractère professionnel d’un suicide de ce type s’accordent pour ne pas entrer dans les détails, une façon louable de faciliter l’indemnisation des ayants droit mais qui contribue à entretenir le flou sur les causes de ces suicides. 

questionnaires que les médecins du travail de Renault proposent aux salariés lors des visites périodiques. Le niveau de stress de chaque salarié est alors mesuré sur une échelle de 10 à 50. Reste que le questionnaire, dans sa version actuelle, ne permet pas d’établir un diagnostic sur les causes responsables de chaque niveau de stress.
     
Expertise indépendante nécéssaire pour la CGT
      
     Les organisations syndicales de Renault ne sont pas sur la même longueur d’onde en matière de stress au travail. « Nous demandons qu’un cabinet d’expert agréé intervienne dans le cadre du CHSCT pour réaliser une étude sur les sources du stress qui peuvent conduire jusqu’au suicide. Nous refusons, contrairement aux autres organisations syndicales, que cette étude soit conduite par l’IFAS qui travaille avec la direction depuis près de 10 ans », explique Vincent Neveu, délégué central adjoint CGT de Renault. Il souligne que le dernier suicide concernait un technicien qui suivait la filière permettant de devenir cadre. Ce cursus de formation de plusieurs mois s’accompagne d’une surcharge de travail. Vincent Neveu y voit un élément aggravant et précise : « Il y a encore 3 ans, les techniciens qui suivaient les filières pour passer cadres voyaient leur charge de travail opérationnel réduite pour mener les deux missions de front. Ce n’est plus le cas. Le salarié qui s’est suicidé travaillait sur le projet stratégique de remplacement de la Laguna. » 
     
Absence d’éléments épidémiologiques
    
     La reconnaissance du lien potentiel entre le travail et le suicide d’un salarié est un axe fort de la revendication des syndicats. Chez IBM, en appel, la caisse primaire a finalement reconnu en octobre 2006 que le suicide d’un salarié, survenu un week-end de janvier, en dehors du lieu de travail, était consécutif d’une maladie à caractère professionnelle. « Sous la pression, la direction a mis un mois pour déclarer ce suicide comme accident de travail. La caisse primaire a alors rejeté cette qualification. La compagne du défunt a été tout le temps soutenue par le médecin du travail de l’entreprise», tient à souligner Bertrand Tyl, élu, sur la liste CFDT, au Comite d’entreprise de l’établissement de Paris et membre du CHSCT (Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail). Mais, là encore, quid d’un diagnostic des causes alors qu’une enquête, conduite en avril 2003, par les médecins du travail avait révélé que 44% des salariés d’IBM étaient stressés ? « Il y a un grand flou  sur les causes du suicide. Nous ne disposons pas d’éléments épidémiologiques dans la mesure où les déclarations d’accidents du travail ne révèlent pas les causes du suicide. A partir de là, la prévention est quasiment impossible » regrette Christian Verger, responsable de la chaire en médecine du travail de l’université de Rennes et médecin inspecteur régional du travail en région Bretagne. Effectivement, la Sécurité sociale se trouve bien incapable de fournir des données sur le nombre de suicide liés au travail et à fortiori sur leurs causes.
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 08:23
note la rotisserie est un restaurant  associatif parisien qui permet aux personnes de manger et de se rencontrer, gérer par un collectif , son travail au service de la social démocratie est jugé par ses gestionaires du capitalisme suffisant; l'initiative est à construire et à mettre en pratique, en toute autonomie



non à l'expulsion du restaurant associatif la rôtisserie

nous venons d'apprendre que la restaurant associatif la rôtisserie est expulsable fin juin

en pièce jointe un tract de soutien à imprimer largement, à faire circuler sur vos listes, à diffuser par exemple près de l'agence (337 rue des Pyrénées, 75020)

tract - 814 ko
tract
(PDF, 814 ko)

vous pouvez aussi téléphoner à l'agence pour leur exprimer directement votre opposition à l'expulsion : Agence TAPE Tel : 01.46.36.12.88 01.46.36.36.36 01.46.36.17.19

fax : 01.46.36.12.17

et envoyer un mail : tape@libertysurf.fr

Ne laissons pas faire

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 08:04

note; je transmet un texte très long du collectif RTO, pour consolider l'article précédent qui soulevait l'importance de résister collectivement en construisant son autonomie en collectif politisé ( au sens de réflexion philosophique et non inféodé à un parti politique) Voici un constat pour mettre en commun nos luttes

Chaque année la CNAF se vante d’effectuer différents types de contrôles et assure que quarante et un pour cent d’allocataires sont concernés

Depuis plusieurs mois, le nombre de visites domiciliaires d’agents de la CAF est en nette augmentation : de nombreux allocataires du RMI et de l’API nous font part de procédés de plus en plus inquisiteurs : coups de fil pour une visite le lendemain, demande de documents bancaires sur plusieurs années, scènes d’interrogatoires poussées.

Nombreux sont aussi ceux qui témoignent de contrôles similaires du bureau du RMI, placé directement sous l’autorité du maire de Paris et président du Conseil Général : au lieu de financer des formations, celui-ci exige des allocataires qui les payent eux-mêmes de justifier de leurs ressources ; à d’autres l’on demande production régulière du passeport.

Nombreux sont les allocataires qui acceptent de déballer l’intégralité de leur vie privée et de se soumettre aux pires humiliations : évidemment dans une ambiance générale qui nous assimile systématiquement à des assistés et à des fraudeurs, résister semble risqué.

Et pourtant ....

Vous trouverez dans cet article

-  vos droits en cas de contrôle de la CAF à domicile
- quelques précautions à prendre pour éviter le pire
- des témoignagnes et des expériences de contrôlés

Avant toute chose, quelques rappels pour éviter de culpabiliser.

Tout le monde sait et les élus de gauche en charge du RMI à Paris aussi, qu’il est quasi-impossible ne serait ce que de survivre avec le montant du RMI. Ce qu’ils appellent fraude est donc parfaitement connu depuis la création des minimas : ainsi il est évident que deux personnes qui vivent ensemble auront deux fois plus de besoins, en alimentation, en électricité, en transports, en vêtements, et que le montant du RMI couple les prive d’une bonne part de leurs maigres revenus. En refusant d’individualiser les minimas, les élus savent bien qu’ils contraindront des dizaines de milliers d’entre nous à ne pas se déclarer ensemble sous peine de perdre un quart du maigre revenu alloué chaque mois.

Nos responsables savent aussi que de plus en plus de précaires sont obligés de faire appel à la solidarité familiale pour tenir même avec le RMI.

Ils savent aussi que les systèmes de cumul allocation salaire sont tellement complexes et peu avantageux, et les salaires eux même tellement bas que toute personne qui doit faire face à un loyer en Ile de France et à toutes les autres dépenses, aura le choix entre être honnête et expulsée ou endettée ou accepter des boulots au noir.

Vos droits en cas de visites domiciliaires.

Ai-je le droit d’être averti de cette visite ?

La CAF a parfaitement le droit de vous envoyer quelqu’un sans vous prévenir ou de vous prévenir par téléphone vingt quatre heures avant.

Mais vous avez aussi le droit de ne pas être là ou de ne pas laisser pénétrer la personne dans votre logement quand elle se présente, ce qui n’entrainera pas une suspension de votre allocation.

La charte contrôle CAF, indique en effet que l’allocation ne peut être suspendue qu’après deux avis de passage dûment signifiés sans possibilités de rencontrer l’allocataire. Donc à la première visite, aucune obligation d’ouvrir ni d’être présent. Ce qui vous laissera le temps de préparer la seconde. Par ailleurs, si vous travaillez ou si le contrôleur est passé une première fois à un horaire ou vous devez aller chercher vos enfants, contactez immédiatement la CAF afin de les prévenir de vos indisponibilités.

Quels documents suis je censé produire ?

Si rien ne vous a été demandé avant la visite, ou si celle-ci a lieu de manière impromptue, vous n’êtes pas censée chercher fébrilement et tout de suite la paperasse demandée. Au contraire pas d’empressement, vous risqueriez de montrer tout et n’importe quoi et de le regretter après.

Donc soit la liste vous a été communiquée à l’avance soit ce n’est pas le cas et vous pouvez alors exiger un délai pour les produire.

En l’absence de visite domiciliaire, la CAF peut aussi exiger la production de documents tels que relevés de compte, et tous documents destinés à établir votre situation familiale.

La CAF peut-elle rendre visite à mes voisins, se servir de dénonciations anonymes ?

Les agents de la CAF reconnaissent eux mêmes que les dénonciations sont le lot quotidien . Cependant, les règles ont été fixées par la jurisprudence établie sur la base de l’article du code de la sécurité sociale qui régit les contrôles et reprises par la charte du contrôle CAF dans les termes suivants

"Quel que soit le type de contrôle (sur pièces ou au domicile), la CAF recueille des informations objectives, fondées sur des justificatifs ou des attestations. Dans l’hypothèse où ces documents font défaut ou font état d’informations contradictoires, les conclusions du contrôle reposent sur des indices multiples, précis et concordants. "

Ce qui veut dire deux choses :

- ce sont les documents écrits justifiant de votre situation qui doivent d’abord être pris en compte : par exemple si quelques témoignages disent qu’un homme ou une femme vit avec vous mais que vous pouvez produire une adresse , des comptes bancaires , des déclarations d’impôt séparées, la CAF doit d’abord tenir compte de ces éléments.

- Les conclusions du contrôle doivent reposer sur des indices multiples précis et concordants : ce qui signifie qu’un témoignage ou un ragot ne suffisent pas, qu’un slip de la mauvaise taille exhumé de votre canapé par un contrôleur triomphant ne peut à lui seul entrainer une suspension de l’allocation. Cela signifie aussi que vous pouvez produire des témoignages à l’appui de vos dires pour contrer ceux de la CAF.

Après le contrôle, la procédure suit son cours ...

La CAF est tenue de vous communiquer le résultat du contrôle et ses conséquences par écrit. Un point demeure obscur : selon les informations données par certaines CAF, vous avez la possibilités de faire valoir vos observations avant toute mesure de suspension, sur la base du rapport rendu par le contrôleur. http://www.caf.fr/web/Web292.nsf/VueLien/PART_5.2CONTROLEAS ?opendocument

Mais la charte nationale elle ne mentionne que les recours hiérarchiques en l’occurence la commission départementale d’aide sociale et ensuite le tribunal administratif.

http://www.caf.fr/web/Web382.nsf/VueLien/PORTRAITSERVICESCHARTECONTROLE ?opendocument

En tout état de cause, la suspension ou la supression des allocation ne peuvent intervenir avant la fin de la procédure de contrôle.

Le droit à l’accompagnement.

Comme dans tous rapports avec l’administration, vous avez un droit inconditionnel à l’accompagnement. Il est fortement conseillé d’en user lors d’une visite domiciliaire : que vous choisissiez l’aide d’un ami, d’un membre de votre famille, d’un membre d’une association de chômeurs et précaires, d’un avocat.

Parce que l’accompagnant non concerné, aura des réactions plus sereines que les votres, pourra vous défendre pendant le contrôle et témoigner après.

Quelques décisions jurisprudentielles à consulter, pour savoir ce qui est considéré comme élément probant ou pas

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Visu ?cid=234813&indice=5&table=JADE&ligneDeb=1

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Visu ?cid=235133&indice=8&table=JADE&ligneDeb=1

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Visu ?cid=175724&indice=11&table=JADE&ligneDeb=1

LES CONTROLES DU BUREAU DU RMI

Des témoignagnes récents nous font part d’un contrôle accru des CLI et du bureau du RMI, déclenchés indépendamment de la CAF , dans le cadre du contrat d’insertion et de sa validation.

Avant validation , le bureau demande à l’allocataire de fournir des éléments sur certaines dépenses ( financement d’une formation, ou d’un voyage ...).D’autre part des témognages concordants font état d’agents d’instruction qui refusent d’établir des dossiers ou font état d’une vie de couple dès lors que le demandeur habite avec une autre personne , du même sexe ou pas.

Ces contrôles sont malheureusement légaux dans la mesure ou la CAF n’est chargée du contrôle au niveau du RMI, que par délégation du Conseil Général qui peut très bien lui aussi assurer ce contrôles.

Quelques conseils validés par la pratique.

- au lieu de vous serrer la ceinture pour financer une formation, des cours de théâtre, un retard de loyer, exigez de votre référent RMI qu’il instruise des demandes d’aide, par exemple, une aide exceptionnelle du Centre d’action sociale, un Fonds solidarité logement, un dossier pour le Fonds d’initiative pour l’insertion. D’une part, le fait de solliciter votre référent l’obligera à travailler sur autre chose que sur le contrôle de vos ressources, d’autre part ces possibilités existent, utilisons les !

- si vos parents, un ami ou n’importe qui vous aide à faire face à une dépense ou à financer un de vos besoins, si vous recevez une aide régulière, lquelques précautions sont nécessaires : recevoir l’aide en liquide ou par mandat cash, la faire passer par le compte d’une autre personne, ou signer une reconnaissance de dette.

- en ce qui concerne votre privée : une réforme est en cours d’application qui considèrera que le principe du RMI couple s’applique dès que deux personnes vivent ensemble. Dans l’attente, l’existence d’une telle relation ne se présume pas, c’est aux services du contrôle d’en apporter la preuve. Donc contestez systématiquement les décisions abusives et ne restez pas seuls.

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 07:37

note; lors de la projection samedi au laboratoire, on a vu un groupe de chomeurs précaires argentin, qui construisaient son autonomie, qui fabriquaient, qui comptaient seulement sur eux mêmes pour acquérir son autonomie et sa subsistance, ce groupe de piqueteros, expliquaient comment ils organisaient une boulangerie, et une fabrique des chaussures et mocassins, pour eux mêmes et vendre le surplus, ils mettaient en commun le peu d'aide que l'etat donnent pour rendre dépendant, le but de l'état est de individualisé les résistance. Cette mise en commun s'accompagnaient des discussions, d'échange de savoir, une politisation des résistances . dans les jours qui suivent il y aura un compte rendu plus complet du film.




Vu Lu Entendu

Croyez vous en la politique en matière de lutte contre le chômage ?

"Un changement de président a rarement changé les choses, ça dépend pas vraiment de lui."
C'est le maitre du 13 heures de Tf1 qui le dit, ça doit donc être un peu vrai, même si ce type de vérités ne se répète qu'à de très rares occasions. Je ne retiens de ce genre d'exercice, genre micro-trottoir, généralement que peu de choses. Il suffit de choisir qui on veut entendre et l'impression est faite. Mais quand même.

Voici un titulaire de cap charcutier traiteur, 17 ans de métier, pas franchement exigeant sur ses conditions salariales qui plus est dans un secteur des métiers de bouche qui serait un réservoir inépuisable de créations d'emplois et d'opportunités pour qui aurait le courage de se lever tôt. Résultat : nada.

Un autre qui nous avoue huit années de chômage à 57 ans avec une très grande confiance affichée dans la structure aux quatre lettres. Il joue le jeu dit il. Le dernier de 69 ans au chômage depuis deux ans, soit 67 ans commence à me poser problème : l'Anpe ouvrira t-elle bientôt des antennes dans les maisons de retraite ?
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