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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 15:55




http://juralibertaire.over-blog.com/article-5874615.html


Le 1er mars 2007, la police danoise expulsait le centre social anarchiste Ungdomshuset, occupé depuis 25 ans. La résistance déterminée que ses occupant-e-s et soutiens ont mis en place ces derniers mois en a fait l’un des principaux enjeux politiques du pays, et la police, ayant longtemps reculé devant une expulsion dont elle craignait les conséquences, a finalement fait appel à des unités antiterroristes et à un déploiement des plus massifs pour mener l’opération.
    37 personnes ont été arrêtées lors de l’expulsion, et conduites en garde à vue. Parmi elles, notre ami Ali. Beaucoup l’ont croisé ces dernières années, au gré d’évènements militants et de diverses aventures collectives. Comme 36 autres, il se voit aujourd’hui accusé d’«entrave à la propriété» et de «violence à agent», et sera maintenu en détention pendant un minimum de 26 jours, dans l’attente de son procès.
    L’expulsion d’Ungdomshuset a provoqué un véritable raz-de-marée à Copenhague, où les manifestations de colère et actions de protestation se succèdent depuis deux jours. Des milliers de personnes ont exprimé leur violente opposition à l’expulsion d’Ungdomshuset et à la répression par divers moyens, de la manif familiale à l’émeute : rassemblements, processions, occupations, barricades enflammées, entre autres affrontements avec la police et attaque des symboles de l’autorité. Au-delà de l’expulsion d’Ungdomshuset, c’est maintenant une large frange de la population qui s’oppose dans la rue à une police raciste et à la répression des derniers bastions de rebellion et de contre-culture.




Sous-estimant la réponse populaire, les sociaux démocrates danois jouent la carte de l’intransigeance et de la répression tous azymuts : en deux jours, environ 600 personnes ont été arrêtées, dont plusieurs centaines vont manifestement rester plusieurs semaines voire mois en prison ; aujourd’hui, la police a mené une vague de perquisitions, procédant notamment à l’arrestation des équipes légales assurant suivi et assistance pour les détenu-e-s et leur proches.

    C’est par un soutien déterminé, en assurant une visibilité publique à ce qui se passe actuellement au Danemark que nous pourrons aider Ali et tou-te-s les incarcéré-e-s, et assurer un avenir aux espaces autonomes là-bas et ailleurs. Outre la résistance sur place, c’est le fait d’être pointé du doigt et harcelé partout en Europe qui fera fléchir l’État danois.
    Nous suggérons donc à tou-te-s celles & ceux se sentant concerné-e-s de faire connaitre leur indignation dans quelques uns des 18 consulats du Danemark en France (cf. liste ci-dessous), voire dans les autres représentations de ce pays par ici. À défaut de consulat à portée de main dans votre ville, il est possible de passer des faxs, coups de téléphone, etc.
    Il est possible et encouragé d’écrire à Ali et aux autres détenu-e-s (sachant que les lettres seront lues par les autorités, réfléchissez à ce que vous y mettez), en adressant vos messages à la Croix Noire Anarchiste de Copenhague [
ABC -  Postboks 604, 2200 KBH-N, DANEMARK] qui transmettra. Les courriers d’ami-e-s, mais aussi d’inconnu-e-s solidaires sont primordiaux quand on est à l’ombre pour un temps indéterminé.
    Relayez l’info sur vos listes, médias, façades, tracts, etc. !


SOLIDARITÉ AVEC UNGDOMSHUSET !
LIBÉRATION IMMÉDIATE DE TOU-TE-S LES INTERPELLÉ-E-S!
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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 08:59
Immigration "subie", xénophobie choisie
L

les.a distinction entre immigration "subie" et immigration "choisie" entraîne l’"acceptation" d’une énorme régression idéologique, la division de l’humanité entre "espèces" nuisibles et utiles : selon Jean-Pierre Alaux, chargé d’études au Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), les discours politiques (de droite comme de gauche) et médiatiques agitent les peurs pour justifier une démarche néo-colonialiste.

EcoRev’ - Projet d’immigration "choisie", morts de migrants au large des côtes africaines ou en Méditerranée, multiplication des expulsions... La politique de la France et de l’Union européenne se durcit. Cela révèle-t-il selon vous une profonde évolution des mentalités vers l’acceptation d’une maltraitance des migrants ?

Jean-Pierre Alaux - Si l’idée d’"immigration choisie", qui se trouve au centre de la modification de la réglementation française en matière de politique migratoire adoptée en cette année 2006, manifeste l’acceptation d’une vision très archaïque et donc très rétrograde de l’humanité, cette acceptation a été préparée par quantité de contradictions et de renoncements antérieurs, notamment depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Il existe une sorte de prédisposition des sociétés humaines à voir des dangers potentiels dans leurs semblables mal connus. Mais la modernité nous avait, me semble-t-il, appris à sortir de cette vieille paranoïa, au moins sur le plan des principes et du droit. Peu après la Libération, l’humanité a mesuré les conséquences de son "altérophobie". C’est sans doute Robert Antelme qui, dans l’Espèce humaine, tire les conclusions les plus pertinentes du drame qui venait de se dérouler. Il écrit que l’apparition du nazisme s’explique par le fait que, dans le monde ordinaire d’avant-guerre, "tout se passe effectivement (...) comme s’il y avait des espèces", c’est-à-dire une fragmentation de l’humanité en subdivisions jugées plus ou moins humaines. Pour Antelme, des valeurs, des croyances, des comportements de tous les jours ont ouvert la voie au nazisme sans que nul ne s’en rende compte.

"Plus jamais ça", s’est-on juré ensuite. Et, pour en être tout à fait sûr, on a solennellement inscrit dans le droit un certain nombre de principes intangibles (voir la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU en 1948). En 1946, il y a soixante ans, la France a, pour sa part, affirmé dans le préambule de la Constitution d’alors que "tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés". En même temps, comme si de rien n’était, la France a continué à coloniser et à lutter contre les mouvements indépendantistes. Pour effacer les cicatrices économiques de la guerre, les pays européens ont instrumentalisé des migrants qui ne songeaient pas spontanément à venir. Et dès que sa reconstruction a été achevée, dans les années 70, l’Europe s’est murée. Derrière ce grand écart entre les leçons théoriquement tirées de la Deuxième Guerre mondiale et les politiques effectivement pratiquées depuis, il y a la très vieille idée qu’existeraient des inégalités "naturelles". Pourquoi l’inégalité serait-elle plus naturelle que l’égalité ? Egalité et inégalité sont des résultats momentanés de l’histoire des sociétés humaines. De la paix et de la guerre, de la liberté et de l’aliénation, de la justice et de l’injustice, qui peut dire lesquelles sont naturelles et lesquelles ne le sont pas ? C’est seulement la facilité qui porte à considérer l’inégalité comme naturelle. Ainsi qu’une absence d’anticipation à long terme de l’avenir.

Pour revenir à l’actualité et à la récente réforme dite "Sarkozy", qui relève en réalité de la responsabilité du gouvernement et du Parlement, elle incarne parfaitement l’"acceptation" d’une énorme régression idéologique. Pour justifier sa réforme, le gouvernement a opéré une dichotomie de l’immigration qu’il a présentée à l’opinion comme allant de soi : une partie serait "subie", l’autre "choisie". En affirmant l’existence d’une "immigration subie", le gouvernement institue une catégorie d’êtres humains a priori nuisibles. Quand, par un souci factice de symétrie destiné à se donner l’apparence d’une position équilibrée, il tente de contrebalancer ce jugement xénophobe par l’invention de la notion d’"immigration choisie", il s’engage plus avant encore dans la discrimination. Car il s’agit, en réalité, d’une immigration "élue" par l’Etat français en raison de son utilité pour lui. Dans l’un et l’autre cas, les migrants ne bénéficient d’aucun droit inhérent à leur appartenance à l’espèce humaine.

Il y aurait donc deux espèces humaines. La première à laquelle nous appartenons, nous les nantis par le hasard de la nationalité ou de la bonne fortune. Elle aurait "par nature" tous les droits habituellement reconnus à l’être humain. Quant à la deuxième, celle des étrangers qui doivent ou veulent s’exiler pour réussir à s’approcher du bien-être, de la sécurité ou de la liberté, elle n’aurait d’autres droits que ceux que nous déciderions de lui reconnaître dans la mesure de son utilité à notre propre prospérité.

Il y a là une dérive extrêmement nocive parce qu’elle nie l’égalité. C’est en cela que nous sommes revenus, sans que l’opinion publique s’en soit aperçu, à des valeurs collectives inconscientes qui ont prévalu dans les années 30 et 40 du siècle dernier, à une idéologie discriminatoire et dominatrice à la faveur de laquelle pointe l’idée d’une humanité supérieure et d’une humanité inférieure.

Ces "valeurs" vous paraissent-elles acceptées par l’opinion ?

Vous me demandez si les Français sont "résistants" ? Je les crois globalement passifs parce que manipulés. D’un côté, on leur fait avaler le besoin migratoire, par exemple pour assurer dans l’avenir le financement de leurs retraites ou pour asseoir la compétitivité de secteurs économiques faibles, ou encore pour compenser le déficit de "cerveaux" dans un certain nombre d’activités de pointe. Ce formatage utilitariste, que beaucoup de ses promoteurs -Sarkozy notamment- nient contre toute évidence, est honnêtement assumé par quelqu’un comme Roselyne Bachelot-Narquin députée UMP, ancienne ministre de l’écologie dans le gouvernement Raffarin. Dès octobre 1999, elle écrivait, dans le Monde, qu’"il faut avoir le courage ou le cynisme de dire que nous allons nous livrer à une démarche néo-colonialiste de grande envergure pour assurer la survie de nos sociétés post-industrielles vieillissantes. Après avoir pillé le tiers-monde de ses matières premières, nous nous apprêtons à le piller de ce qui sera la grande source de richesses du troisième millénaire : l’intelligence". Voilà pour l’"immigration choisie".

D’un autre côté, on leur présente le monde comme dangereux en raison de la quantité d’êtres humains défavorisés qui voudraient accéder à leur part du "gâteau" en migrants sous des cieux moins pénalisants que les leurs. L’angoisse ainsi développée les pousse à accepter le passage de la répression à ce qu’il ne faut pas hésiter à appeler un "état de guerre" contre les migrants : morts par balle à Ceuta et Melilla, pirogues qui coulent entre le Sénégal et les Canaries... Tout ça provoque deux choses dans l’opinion occidentale : d’abord de l’angoisse devant le spectacle de ce qu’elle vit comme une invasion. Personne n’explique à cette opinion que, à force de fermer les frontières partout, les politiques créent des entonnoirs où les migrants se regroupent. Il n’y a pas davantage de migrants aujourd’hui qu’il y a un an. Ils sont simplement plus visibles parce que groupés au lieu d’être dispersés. Cette concentration est très télégénique. Et la médiatisation qui va avec convient parfaitement à la montée en puissance d’un réflexe défensif. La théâtralisation des mouvements migratoires constitue un excellent levier de régression des idées. La deuxième chose qu’induit le phénomène, c’est la légitimation, dans l’opinion occidentale, de l’idée de mort dans les mouvements migratoires, comme s’il s’agissait d’un prix naturel à payer par une majorité de l’humanité décidée à se rendre sur le territoire de la minorité. Pour à peine caricaturer, je dirai : les nantis se paient des billets d’avion et, le cas échéant, des visas ; quant aux défavorisés, ils jouent leur vie. Ils la jouent contre les éléments naturels -les déserts et les océans- et contre les barrages de plus en plus artificiels que sont les déploiements policiers ou les instruments de détection aux frontières. C’est cette sophistication de la chasse aux migrants qui les poussent à prendre des risques mortels. En réalité, les migrants sont de plus en plus souvent tués par la construction politique de la répression qui leur est opposée. C’est ce que j’appelle le passage de la répression à la guerre contre l’immigration.

On voit bien comment l’acceptation de cette surmortalité migratoire, tout sauf naturelle, peut être le véhicule d’une formidable dévaluation de la valeur de la vie d’une majorité de l’humanité et comment elle subdivise l’espèce humaine en fractions qualitativement inégales

le texte qui suit est écrit le 21 février par la prisonnière nathalie Ménigon ( prisonnière d'Action directe embastillée par l'état français)

"Le racisme s’affaiblira jusqu’à son extinction pour sauver 
la Planète et par une unification des peuples, afin d’en finir
avec la famine et la dichotomie entre pays dits pauvres et dits riches.
Depuis la nuit des temps, Homo sapiens sapiens,
less peuples sont nomades. C’estlà une raison suffisante pour que
tout pays accueille sur « son » sol des émigrants, des femmes,
des hommes et des enfants porteurs de leur histoire culturelle.
 Il n’y a pas de nomades légaux ou illégaux, il n’y a que des êtres
humains qui désirent Vivre Libres. Ne laissons
aucune justice prendre le pas sur nos consciences
de femmes et d’hommes, libres militants." Nathalie Ménigon
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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 08:53
Ungdomshuset évacué par la police facon antiterroriste

Un quartier populaire de Copenhague a été secoué jeudi par l'évacuation d'une maison de jeunes, foyer depuis 25 ans de la culture "underground", entraînant des heurts violents entre forces de l'ordre et manifestants en colère.

Plus de 75 personnes ont été arrêtées à la suite de cette opération musclée qui a suscité frustration et colère dans le quartier de Noerrebro, favori des rebelles et des squatters depuis les années 80.

La maison de quatre étages, Ungdomshuset, un des symboles de Noerrebro, était mise à la disposition des jeunes depuis plus de vingt ans par la mairie de Copenhague. Mais elle a été vendue à une secte chrétienne fondamentaliste qui a ordonné l'expulsion de ses locataires.

Unité d'élite de la police déposée par hélicoptère sur le toit de l'immeuble, canons à eau, grues, véhicules blindés et des centaines de policiers anti-émeutes mobilisés, les autorités n'ont pas lésiné sur les moyens pour mener à bien leur opération suscitant l'indignation des riverains.

On aurait dit qu'il "s'agissait de démanteler un réseau terroriste", s'est insurgé Ole, un voisin du quartier.

Les locataires refusant l'évacuation s'étaient préparés depuis des mois à cet assaut et avaient emmagasiné pavés et cocktails Molotov. Leurs parents s'étaient même relayés jour et nuit devant la maison pour faire barrage aux policiers.

Mais l'effet de surprise a été total jeudi à l'aube : 35 jeunes ont été arrêtés à l'intérieur et des dizaines d'autres dans les rues environnantes.

Par le passé, ce quartier avait déjà été le théâtre d'émeutes sanglantes en mai 1993 à la suite du "oui" au référendum sur le traité de Maastricht.

"Pourquoi n'a-t-on pas le droit d'avoir une maison de jeunes différente ?", interroge Sophie, 18 ans, style punk, en regardant au loin les policiers se transformer en éboueurs pour dégager les restes d'une barricade fumante.

La jeune fille et sa copine Kyra, 17 ans, expliquent qu'elle se rendaient à Ungdomshuset pour "assister à des concerts, à du théâtre underground, ou lorqu'elles étaient fâchées" avec leurs parents.

Au rond-point de Noerrebro Rundel, à quelques dizaines de mètres de Ungdomshuset, gardé par un impressionnant cordon policier, de nombreux jeunes, bière ou boisson chocolatée à la main, narguent les policiers devant les caméras des chaînes de télévision qui transmettent en direct les événements.

Guidant son fils de 3 ans, Falkal, sur son vélo, Kristina Ilsoe, enseignante à l'université de Roskilde, se dit "triste, comme la plupart des riverains, de voir ce Danemark soi-disant tolérant ne pas laisser de place à ceux qui sont hors normes".

Anthropologue, Eric, la soixantaine, "craint le pire, car beaucoup sont en colère à cause de l'agressivité de la police", en voulant "aux politiques à l'esprit étriqué qui ont provoqué cette évacuation qui n'est pas nécessaire".

Nombre de banques et de magasins du quartier ont choisi de barricader leurs devantures ou de fermer appréhendant de nouvelles manifestations violentes dans les heures et jours à venir.

La police est préparée à toutes les éventualités et a établi le contrôle aux frontières afin d'empêcher l'arrivée de sympathisants des Autonomes, notamment d'Allemagne.

l
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 19:09





A Valence au Laboratoire : Argentine 2001 et 2005

 
Vendredi 2 et samedi 3 mars à 20h au Labo projection sur les luttes et autonomie en Argentine avec vendredi : "Mémoire d’un saccage", documentaire de F. Solanas et samedi : "Busqueda piquetera", documentaire de J. Gaggini.

"Les manifestations, émeutes pillages de décembre 2001 ont révélé à la scène internationale la grave crise économique que traverse l’argentine. cependant dès le milieu des années 90, les licenciements massifs ont poussés les plus pauvres à s’organiser collectivement pour faire face à la misère. En dehors des structures syndicales institutionnelles ou politique, apparaissent des mouvements des chômeurs et les premiers " piquetes" blocages de routes. a travers cette nouvelle pratique se développe une forme d’organisation basée sur l’horizontalité et une recherche constante d’autonomie face aux institutions."

Dans une ville pacifiée et dans laquelle les bourgeois pavoisent, ils ont assisté le déménagement d’une usine de plus de 400 ouvriers et le saccage des appartements non spéculatifs, alors que se profile à l’horizon une nouvelle usine nucléaire (EPR soit disant privé Suez) à Pierrelatte.

Pour la troisième causeries populaires de 2007 : Nous avons invitéEs deux compagnons de la CNT-AIT du syndicat interpro Isère, ils viennent pour discuter et parler de la situation en argentine, après deux films " mémoire d’un saccage" et busqueda piquetera".

- Le vendredi 2 mars à 20h après un repas vegan prix libre projection de "mémoire d’un saccage"
- Le samedi 3 mars à 12h repas végan au laboratoire 8 place St jean
- Le samedi 3 mars à 20h après un repas vegan bien sûr "busqueda piquetera"

Comme nous l’avons indiqué un des compagnons est originaires de la province argentine et témoignera de la lutte des piqueteros.

Par ces causeries dans cette petite ville, nous voulons casser la soumission à la propagande bourgeoise.

Liberté pour les militants d’Action Directe embastillés
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 16:44
 
  note:du conformisme social, pour faire suite sur la discussion blade runner ( merci à indymedia grenoble)
 
 
Au cours d’une conversation, dans un bar enfumé de Grenoble, quelqu’un me dit, au sujet des SDF et de la pauvreté en général : «Mais qu’est-ce que tu veux qu’on y fasse ? C’est comme ça. On ne peut pas s’arrêter et s’occuper d’un SDF à chaque fois qu’on en croise un… ». Je lui répondis qu’on ne peut pas se contenter de dire ça, que l’important est de prendre conscience de ce type d’injustices puis éventuellement de s’engager, au quotidien, et chacun à sa manière, pour tenter d’y remédier. Il me lança une réplique du type « oui, oui, c’est sûr ».

Quelques temps plus tard, je tombai par miracle sur un petit livre de Marcos Roitman Rosenmann, professeur de l’Université Autonome Nationale de Mexico, dans lequel il théorise merveilleusement bien les origines du conformisme social ou les raisons du succès de la fameuse phrase « c’est comme ça, la vie est ainsi faite, on y peut rien ». J’ai tout de suite pensé à mon interlocuteur grenoblois. Je lui dédie donc cet extrait (la traduction est faite maison, excusez les erreurs qui pourraient s’y glisser).

« Le conformisme social est un type de comportement dont le trait le plus caractéristique est le rejet de toute attitude qui comporte affrontement ou contradiction face au pouvoir légalement constitué. Il s’articule socialement à travers la création de valeurs et symboles qui tendent à justifier cette inhibition en vue d’une meilleure adaptation au système-environnement dans lequel on vit. […]
Un exemple concret : le travail des enfants, si répandu dans les pays du Sud. Si l’on y pense à travers la perspective des personnes qui le subissent, on finit à coup sûr par demander ou exiger son abolition. Cependant, si l’on soustraie la condition humaine de ce fait, si l’on ne l’envisage que sous un aspect global, celui-ci se transforme alors en travail productif, générateur de richesse sociale. Il reste certes dérangeant mais n’est plus aussi infamant que dans le premier cas.
Même chose pour la guerre. Si l’on pense à la guerre en termes de vies humaines, cela nous paraît abominable ; si l’on pense aux supposés bénéfices que l’on peut en tirer, alors elle nous semble légitime, glorifiante même, et, encore une fois, bien moins dégradante que dans le premier cas. […]
La destruction des principes éthiques et de la volonté de participation, comme facteurs constitutifs de l’être et de la condition humaine, favorisent le surgissement de la personnalité et du caractère conformiste. Lentement, se met en place un ordre social qui efface la volonté, inhibe la conscience et détruit les valeurs éthiques.
Cette phrase, que l’on dit et entend souvent, « c’est comme ça, on y peut rien », nous aide à justifier un comportement individuel et collectif. On fait partie du monde mais sans en faire partie totalement. On veut bien faire partie du monde si aucun évènement extérieur ne vient troubler notre morale de vie complaisante. Les injustices perpétrées tous les jours contre des êtres humains n’engendrent en nous aucun vrai sentiment de révolte. En revanche, lorsqu’on est affecté, d’une façon ou d’une autre, on répond avec énergie. On crie, on a recours au sens éthique et à la justice.
« La pauvreté ? Que pouvons-nous y faire ! C’est comme ça. On n’y peut rien ! ».
Ce principe est un choix volontaire et délibéré, une trahison face à la vie et face à nous-mêmes. Le silence et le manque d’engagement social facilitent notre quotidien : on tourne alors le dos au monde et à la réalité.
L’injustice nous afflige, on est triste d’apprendre que l’esclavage des enfants resurgit, que l’on meurt de faim tous les jours dans de nombreux endroits du globe. Une photo des horreurs de la guerre nous insupporte. On défend l’environnement et la nature sans trop de problèmes. On défend des valeurs essentielles comme l’amitié et on adhère aux causes justes. On veut le bien et la démocratie. On respecte la liberté de l’autre.
Tout cela, à une seule condition: que cela n’implique pas que nous devions renoncer à nos désirs ou intérêts. De plus, l’effort que nous déployons pour le bien commun doit être assorti d’une reconnaissance des autres. Nous n’agissons pour le bien commun que si cela accroît notre cotisation sur le « marché des valeurs humaines ».
Nous nous insurgeons contre la pauvreté, mais nous refusons de chercher à comprendre d’où elle vient et quels sont les acteurs qui la génèrent et la reproduisent, et encore moins de montrer du doigt ces derniers.
Il est beaucoup plus simple d’aborder la pauvreté comme catégorie immuable d’un ensemble d’êtres humains que comme condition humaine, c'est-à-dire comme situation conditionnée et délibérément voulue par l’autre. Il est beaucoup plus simple de ne concevoir la pauvreté qu’en tant qu’élément inhérent au pauvre, et qui donc ne nous regarde pas directement.
Le conformisme social, c’est ça, c’est la base qui unit et donne sens à une vie complaisante et libre des attaches provenant d’une conscience éthique. C’est un ensemble d’attitudes qui refuse l’engagement au-delà des limites stipulées par le cadre systémique ; et à juste titre, pourrait-on dire, car cet engagement remet profondément en cause notre confort de vie.
C’est en définitive la lutte entre une définition sociale de l’être et une définition individuelle de l’être social».
Voir Marcos Roitman Rosenmann, El pensamiento sistémico. Los orígenes del social-conformismo, México, Siglo XXI, 2003
.

mariongary2001@yahoo.fr
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 11:07




bonjour,
 nous avons passé ces messages de "Ne Laissons Pas Faire", et suite aux derniers messages,j'ai discuté ce matin avec un ami et le principal c'est la libération de tous les militants d'Action Directe. le message continuons le combat , parle d'inviter le combat pour la libération des militants d'Action directe, dans l'élection présidentiel, il est possible ici d'inventer le moyen de s'inviter dans cette campagne. D'ores et déjà je publie les adresses des militants, écrivez leur et à la prochaine au laboratoire  anarchiste le 2 et 3 mars pour les causeries populaires (argentine 2001 2005 une révolte populaire)


Ecrire aux militants d’Action directe incarcérés !

- Georges Cipriani

4364/1239

MC Ensisheim

49, rue de la 1ère armée,

68190 Ensisheim

- Nathalie Ménigon

2173 J

CD Bapaume

Chemin des Anzacs,

62451 Bapaume cedex

- Jean-Marc Rouillan

1829

MC Lannemezan

204 rue des saligues,

BP 166,

65300 Lannemezan.

- Régis Schleicher

9484

QI CP Clairvaux

10910 Ville-sous-la-Ferté


Bapaume 24 février 11h / Liberté pour Action directe


Ci-dessous, à l’initiative du comité "Libérez-les !" (http://www.liberez-les.info/)de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62), appel en soutien à la cause de la libération des prisonniers politiques d’Action directe...

20 ans ! 20 ans de trop ! Libérez-les maintenant !

Depuis maintenant 20 ans, des militants du groupe révolutionnaire Action directe sont maintenus en prison pour avoir osé défier ceux qui laminaient le Peuple à coup de milliers de licenciements et de fermetures d’usines, mais aussi les marchands de morts que sont les fabricants, les marchands d’armes, qu’ils trafiquaient pour l’Etat ou des industries privées.

Arrêtés en 1987, quatre membres d’Action directe ont subi une justice spéciale composée de magistrats professionnels aux ordres du pouvoir et de l’Argent. Verdict : « perpétuité » à deux reprises, assortie d’une peine incompressible de 18 ans.

Le 1er mars 2006, Joëlle Aubron succombait à un cancer non après avoir résisté pendant des mois. Libérée en juin 2004, elle faisait l’objet d’une suspension de peine pour raison médicale. Ses trois autres camarades, Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani, sont libérables depuis février 2005, mais l’Etat est revanchard quand il s’agit de militants révolutionnaires qui ont toujours résisté sans jamais renier leur lutte et leurs idéaux…. Mr Papon, préfet ayant collaboré avec les nazis, organisateur de la répression contre les militants anti-colonialistes algériens a été libéré après un an de prison. Libérés aussi rapidement les assassins de l’O.A.S., du S.A.C. ! Jamais emprisonnés les tortionnaires de l’armée coloniale française… Pourtant combien de centaines de milliers de morts, parfois aussi torturés, et mutilés.. ?

Dans ce pays, en 2007, il y a des centaines de prisonniers politiques, anti-impérialistes, anticolonialistes, anticapitalistes, antifascistes… des militants d’Action directe aux Basques, aux Corses, certains le sont depuis des décennies comme Georges Ibrahim Abdallah, communiste libanais en prison depuis 23 ans.

Le refus de se repentir, de renier leurs actions politiques anciennes ou plus récentes, et surtout leur volonté de continuer à être des acteurs politiques qui réfléchissent et écrivent sur la conjoncture d’aujourd’hui, sont appréhendés comme des actes de résistance intolérables pour le pouvoir. Même désarmés, emprisonnés et parfois gravement malades, ils restent un exemple qu’il faut effacer à tout jamais, parfois jusqu’à l’anéantissement total. Pourquoi ?

A côté d’eux, d’autres militants sont aussi parfois emprisonnés - résistants de la cause du Peuple opprimé - ceux de la révolte des quartiers populaires et ouvriers de l’hiver 2005, ceux de la résistance de la jeunesse ouvrière et étudiante contre le CPE et les lois réactionnaires du printemps 2006, ceux de la résistance syndicale face aux plans massifs de licenciements et aux reculs sociaux, ceux de la résistance antifasciste contre les partis d’extrême-droite, ceux de la résistance paysanne et citoyenne contre les O.G.M. ou toutes autres formes d’empoisonnement de masse…

Oui une action de résistance est parfois « illégale » comme ils disent, et selon leurs lois. Est-elle pourtant illégitime ?

L’UNITE EST UN REMPART, LA SOLIDARITE EST UNE ARME.. !

La résistance des prisonniers politiques, d’ici et d’ailleurs, renforce toutes les résistances face au conditionnement de masse que veulent nous imposer les médias et les dogmes des « bien-pensants ». La liaison est facile entre la répression politique de masse et la renaissance des néo-fascistes déguisés en hommes ou femmes de l’appareil « démocratique » politicien.

Entre la droite fasciste, la droite réactionnaire et la gauche sécuritaire, un trait d’union : la répression d’Etat contre les rebelles d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 09:02



Renault Dacia : Les ouvrier-e-s obtiennent 20% d’augmentation de salaires !

Nous nous faisons l’écho de la presse pour populariser la victoire des ouvriers roumains de chez Dacia à Pitesti à 100 km de Bucarest, qui fabriquent le modèle Renault/Dacia à coût réduit : La « Logan ». Après que la direction ait proposé 5% à 6% d’augmentation salariale et les syndicats 26% de leur côté, les salariés ont annoncé le 25 février une grève d’avertissement de 2 heures qui précéderait une générale pour le 26 de ce mois. La direction Renault/Dacia a accordé immédiatement une hausse de 20% pour l’année 2007, plus un repas chaud par jour, des tickets restaurants et la couverture de 60% des frais de transports quotidiens.

Des idées pour appuyer les actuelles négociations annuelles salariales en France ! Pour info l’usine proche de Bucarest avait été mise en place par la Régie Renault en 1968 et fabriquait un modèle unique, à l’époque la R12. Rachetée une première fois en 1970 par l’Etat roumain (qui continuait de fabriquer des R12 sous l’appellation Dacia), l’usine a été rachetée à nouveau par Renault en 1999 qui l’a privatisé et a gardé seulement 11.000 salariés sur 28.000 que comptait l’usine initialement. Les salaires actuels sont en moyenne de 350 € mensuels et Renault envisage la création d’un technocentre pour développer les différentes versions de la Logan. Les mêmes causes produisent les mêmes effets : un syndicaliste roumain Nicolae Pavelescu indiquait « On est moins nombreux, il y a plus de travail et plus de stress »....

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 04:50
n ancien leader du groupe terroriste d'extrême-gauche RAF (Fraction Armée Rouge) Christian Klar, qui demande à être gracié, a appelé dans une lettre écrite en prison à la "complète défaite" du capitalisme, suscitant mardi des réactions indignées.

La chaîne publique ARD a diffusé lundi soir ce courrier adressé par Christian Klar, en prison depuis plus de 24 ans, en guise de discours d'ouverture pour une conférence organisée en janvier par le journal d'extrême-gauche "Junge Welt."

Il y pourfend les forces "impérialistes" et estime que "le temps est venu" pour la "défaite complète des projets du capitalisme."

Christian Klar avait été condamné en 1985 à la réclusion criminelle à perpétuité pour neuf assassinats, dont celui en 1977 du patron des patrons allemands Hanns-Martin Schleyer.

Il a demandé la grâce du président allemand Horst Köhler, qui ne s'est pas encore prononcé.

Les propos contenus dans cette lettre ont suscité de nombreuses réactions indignées.

Christian Klar est un "criminel terroriste qui ne changera jamais", a jugé le ministre de l'Interieur de Bavière, Günther Beckstein (CSU), cité par le quotidien Bild mardi.

Le vice-président du Bundestag, le social-démocrate (SPD) Wolfgang Thierse a pour sa part dit à la Berliner Zeitung que "M. Klar n'est ni prêt, ni capable de faire une auto-critique claire."

Le sort à réserver aux détenus de la RAF, dont l'évocation réveille des souvenirs très douloureux en Allemagne, suscite beaucoup de débats.

Le 12 février, un tribunal avait accepté la demande de remise en liberté de Brigitte Mohnhaupt, bras droit de Christian Klar, après 24 années de prison.


car la réaction vient de sauter sur cet article paru le mois dernier.

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 11:39
note : poster des commentaires en bas de page


 
 

Saint-Pierrevile

"A travers le prisme coopératif qu'ils proposent, les associés d'Ardelaine nous invitent à revisiter l'ensemble des enjeux sociétaux auxquels nous sommes quotidiennement confrontés : le salaire, l'entreprise, le capital, la concurrence, la qualité, la consommation, l'équité, le travail, la place de l'art et de la culture, la désertification rurale, etc. Pour autant, on ne lira pas ici la dernière théorie en vogue sur l'un ou l'autre de ces thèmes. Ce que nous propose Ardelaine, ce n'est pas d'affiner notre regard critique sur les incohérences du monde économique et social, c'est de trouver les voies pour se libérer de leurs influences."

Dans notre région, nous sommes confronté à cette histoire de coopérative , le débat sur le travail salarié et quelle réalité  ( une forme d'exploitation)

Lu sur m-lasserre. : " Préambule : ce texte est la suite d'un précédent intitulé : "Démocratie politique, démocratie économique, démocratie globale" [1]; il se veut une approche de l'entreprise autogérée en tant qu'application des pratiques démocratiques à l'entreprise et plus généralement à l'économie. Malgré ses défauts structurels , l'entreprise capitaliste moderne est l'outil de production le plus évolué ayant jamais existé, il ne s'agit pas ici de voir l'entreprise autogérée en tant que "contraire" à son homologue capitaliste, mais comme un dépassement de celle-ci. Le point de départ permettant l'appréhension de l'entreprise autogérée ne peut donc ici être que l'entreprise capitaliste moderne, et non pas les différentes tentatives plus ou moins autogestionnaires ayant eu lieu dans d'autres contextes .

L'objectif de cet essai n'est pas de présenter un impossible modèle d'entreprise autogéré parfait et fini, mais d'apporter quelques éléments de réponse simples et concrets aux citoyens, de plus en plus nombreux, qui s'interrogent sur une alternative crédible à l'entreprise capitaliste.



 L'idée d'autogestion.

   Si l'idée d'autogestion connut une certaine vogue en France dans les années 1970 son origine est plus ancienne ; même si le mot apparaît beaucoup plus tard, l'idée elle-même existe déjà dès le dix-neuvième siècle dans le courant de pensée socialiste, elle est inséparable des idées de "démocratie économique", de "socialisme libéral", et de "crédit social" que développe P.J. Proudhon, d'ailleurs souvent nommé "le père de l'autogestion".

 

 L'autogestion dans son application à l'entreprise correspond à une forme de gestion démocratique de celle-ci par ses travailleurs, mais l'idée peut être élargie au fonctionnement global du système socio-économique : l'autogestion généralisée (socialisme autogéré) permettant alors d'aboutir vers la démocratie globale. On ne détaillera pas ici le pourquoi de l'entreprise autogérée qui a déjà été argumenté : d'un point de vue socio-économique global [2], et du point de vue de la démocratie[3]. L'autogestion est le mode d'organisation de l'entreprise qui peut à la fois permettre de s'affranchir des incohérences sociales, économiques, et écologiques, qu'entraînent les mécanismes d'accumulation du capital et la loi du profit privé, et permettre l'instauration de véritables pratiques démocratiques dans l'entreprise.

 

 Qu'est-ce qu'une entreprise autogérée ?

 Une entreprise autogérée est avant tout une entreprise gérée par ses travailleurs, cette forme de gestion d'entreprise existe déjà dans le cadre des "coopératives ouvrières". L'exemple le plus connu est celui de Mondragon (Mondragon Corporation Cooperativa), cette entreprise créée en 1943 par un prêtre du pays basque est aujourd'hui une société internationale qui emploie plus de 30 000 personnes. En France les 1500 "scops" existantes sont beaucoup plus petites puisqu'elles réunissent environ 30 000 salariés, soit ensemble un nombre équivalent à celui de Mondragon. Tout salarié-associé participe à la gestion démocratique de l'entreprise, mais l'entreprise peut employer de simples salariés qui ne bénéficient pas forcément des mêmes droits que les salariés-associés. Si l'entreprise coopérative présente une avancée certaine par rapport à l'entreprise capitaliste, elle ne règle pas pour autant le problème de l'inégalité du droit de propriété, car pour devenir associé il faut apporter sa part de capital qui dans le cas de Mondragon s'élève à un an de salaire. La scop peut elle-même faire appel à des actionnaires extérieurs, ce qui ne règle nullement le problème de l'inégalité économique créé par le privilège des revenus de l'argent. Il apparaît donc que les avancées permises par les coopératives sont très relatives, et que leur statut n'est pas encore suffisant pour correspondre aux critères essentiels de la démocratie économique. 

     Comme on l'a déjà vu [4], les deux obstacles essentiels à la démocratie économique sont le droit de propriété privée de l'entreprise, et les revenus privés de l'argent qui sert à son financement. La remise en question de ces deux éléments implique de définir un nouveau statut pour l'entreprise, ainsi qu'un nouveau mode de financement.

 

Le statut de l'entreprise autogéré.

Le premier point concerne bien évidemment celui de la propriété de l'entreprise, si elle se libère de ses actionnaires, à qui sa propriété peut-elle bien revenir ?

- Aux travailleurs associés comme dans le cas des scops ? Il y aurait alors juste transfert du droit de propriété, le privilège du droit de propriété de l'entreprise passerait de l'actionnaire-rentier à l'actionnaire-travailleur, celui-ci devrait acheter son droit à participer à l'entreprise et l'inégalité économique inhérente à ce droit ne disparaîtrait pas.

- A l'État, comme dans le système socialiste soviétique ? L'histoire a montré, à ceux qui en doutaient, que concentrer entre les mains de l'État le pouvoir politique et le pouvoir économique était très néfaste pour la démocratie en général [5], et peu efficace d'un point de vue économique.

Si on veut vraiment que l'entreprise appartienne à quelqu'un, on risque d'avoir des difficultés à trouver d'autre possibilité, posons alors le problème différemment. Si on veut limiter le droit de propriété de l'entreprise de telle sorte qu'elle ne puisse être ni vendue ni achetée, ni que quiconque puisse tirer des bénéfices de ce seul droit, il ne reste guère que le droit d'y travailler, peut-on alors encore parler de droit de propriété ? Ne peut-on pas alors donner à l'entreprise un statut juridique la reconnaissant en dehors de tout droit de propriété, comme le sont de nombreuses associations ? D'ailleurs si la nature de l'entreprise autogérée n'est plus d'être l'objet de profit de ses actionnaires/propriétaires, ne devient-elle pas justement une association de travailleurs qui peuvent maintenant gérer eux-même l'entreprise à laquelle ils participent ? Il existe en France de nombreuses "associations loi 1901" qui emploient du personnel, produisent des biens et des services, et qui pourtant n'appartiennent à personne et ne peuvent être vendues. Il en est de même pour des administrations, pour des collectivités locales : une commune fonctionne comme une grosse entreprise, gère un budget important, assure une production de services et mêmes de certains biens, et pourtant ne peut être vendue ni achetée. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour l'entreprise ?

        Puisque c'est justement ce droit de propriété de l'entreprise qui est ici le premier point de blocage de la démocratie économique, l'adoption d'un nouveau statut juridique de l'entreprise doit permettre de la soustraire à cette contrainte. Comme toute association, elle pourra alors être démocratiquement gérée par ses membres, sans que ceux-ci en tirent un quelconque privilège inégalitaire. Seul leur travail dans l'entreprise sera la source de leur revenu, et aucun propriétaire ne pourra les en spolier d'une partie, ni décider à leur place la manière de gérer leur "association de travailleurs", ce qui correspond tout à fait aux valeurs de liberté et d'égalité associées aux pratiques démocratiques.

 

Le financement de l'entreprise autogéré.

Dans l'entreprise capitaliste ou étatique, c'est d'une part le ou les propriétaires qui apportent à l'entreprise les fonds nécessaires à ses investissements, mais d'autre part elle se finance aussi soit à partir de ses profits, soit surtout à partir du crédit. L'entreprise autogérée n'ayant pas de propriétaire, et son objectif n'étant pas de dégager du profit et d'accumuler du capital mais de redistribuer à ses membres le fruit de leur travail, ne pourra logiquement être financée que par du crédit.

Dans l'entreprise capitaliste actuelle, le crédit provient de l'épargne et est fourni directement par des "ménages capitalistes" ou par l'intermédiaire d'établissements financiers privés, on peut facilement imaginer qu'ils ne vont pas être partants pour favoriser ce nouveau genre d'entreprise. En effet, ces agents financiers fonctionnent généralement suivant la logique du profit maximum et leurs intérêts vont dans le sens de l'entreprise capitaliste, l'entreprise autogérée entrera en concurrence avec celle-ci et risquera donc d'avoir du mal à trouver de cette manière les moyens de son nécessaire financement. De toute façon, ce type de financement fait appel au capital financier privé dont les revenus sont sources d'inégalités économiques [6], et ne peut guère s'accorder avec l'entreprise autogérée dont l'objectif est justement de pouvoir accéder à la démocratie économique la plus large possible.

Toutefois, l'entreprise autogérée a besoin d'accéder au crédit, et ceci dans des conditions égales pour chacunes. Pour pouvoir le financer il y a au moins deux solutions techniques possibles :

- un fond d'investissement financé par l'impôt, c'est à dire par une "épargne forcée".

     - une libre sollicitation à l'épargne des ménages comme dans le système capitaliste. Bien sûr il ne s'agit pas ici de solliciter "l'épargne capitaliste" qui permet aux plus riches de s'enrichir sans limite, mais heureusement les ménages n'épargnent pas que pour s'enrichir. Malgré sa faible rémunération, une énorme majorité de français possèdent un livret de Caisse d'Épargne, beaucoup d'entre eux pourraient placer cet argent sous forme de placements de type capitaliste beaucoup plus avantageux, et pourtant ils ne le font pas. Les Caisses d'Épargne collectent ainsi une épargne populaire qui est normalement destinée à être prêtée pour des investissement à caractère social, cette épargne est à l'origine d'un "crédit social" que l'on peut nettement différencier du "crédit capitaliste". Non seulement les intérêts versés aux déposants sont faibles, mais le montant des dépôts est plafonné ; même si le revenu de l'argent existe toujours, son aspect inégalitaire est ici considérablement diminué, il devient alors impossible aux plus riches d'assurer leurs revenus grâce à leur seule fortune. Vu le succès que rencontrent les livrets de Caisse d'épargne, on pourrait aisément collecter de la même manière de l'épargne destinée à assurer le financement des entreprises autogérées.

Dans le cadre de l'entreprise capitaliste, l'argent est attribué aux entreprises par des investisseurs privés qui agissent essentiellement suivant la seule règle de leur profit maximum. Cette règle fait dépendre l'investissement, et l'économie en général, de considérations et d'intérêts personnels qui le soumettent au bon vouloir des plus riches et n'ont absolument rien de démocratiques. Dans ce système l'accès au l'argent n'est pas égalitaire, une petite entreprise locale aura plus de mal à trouver l'argent nécessaire pour financer son développement qu'une société multinationale délocalisant sa production.

Dans le cadre de l'entreprise autogérée financée par du crédit social, les contraintes ne sont plus les mêmes, l'entreprise doit seulement rembourser des intérêts à taux fixes. Le financement de l'entreprise n'est plus soumis à la loi du profit maximum, mais à la seule contrainte de rembourser normalement ses emprunts. La "Caisse" chargée d'attribuer les crédits peut enfin examiner les dossiers de demande en fonctions de critères démocratiquement déterminés, la décision d'accorder ou non le prêt ne relèvera plus du seul privilège du plus riche, mais des conclusions d'une commission qui pourra être démocratiquement nommée. 

 

La gestion de l'entreprise autogérée.

  Si les problèmes du statut et du financement de l'entreprise autogérée relèvent de questions d'ordre technique et peuvent trouver des réponses simples, il en est tout autrement de la gestion de l'entreprise. On touche ici un domaine qui est celui du comportement humain, l'autogestion n'est pas conçue comme un système où l'humain doit s'adapter aux besoins de l'entreprise (ce qui est le cas de l'entreprise capitaliste), mais au contraire où l'entreprise doit être le fruit de pratiques humaines librement choisies, et inévitablement différenciées et évolutives. On peut évidemment concevoir que cette gestion se fera en accord avec les valeurs et les pratiques démocratiques déjà connues, que l'entreprise sera sans doute gérée par un conseil d'administration élu par les travailleurs de l'entreprise, mais il ne faut pas oublier que la démocratie c'est aussi la diversité et le choix, c'est aux travailleurs eux-mêmes de décider comment organiser le fonctionnement de leur association. Ceci est vrai aussi bien pour l'organisation du travail que pour celui de la gestion de l'entreprise. D'un point de vue plus général, vouloir imposer aux membres de l'entreprise, "par le haut", un système prédéterminé, n'est pas conforme au principe de liberté de choix attaché à la démocratie, et est donc contradictoire avec l'idée même d'autogestion. On peut parfaitement imaginer que des entreprises autogérées fonctionnent suivant des pratiques productives différentes (postes fixes, rotation des tâches), suivant des hiérarchies de revenus différentes, suivant des modes de gestion différents ; ces méthodes de fonctionnement interne variant suivant des facteurs tels que la taille de l'entreprise, son type de production, ou les particularités culturelles locales. 

 

Avantages de l'entreprise autogérée

 Nul doute que ceux qui s'enrichissent en tirant profit de l'absence de démocratie dans l'entreprise trouveront des désavantages à l'entreprise autogérée, en attendant on voit mal quels pourraient être les effets négatifs d'une telle avancée sociale alors que ses avantages sont évidents :

     - dans l'entreprise capitaliste, l'intérêt des propriétaires, donc de l'entreprise, était contradictoire avec celui des salariés [7]; dans l'entreprise autogérée, les intérêts de l'entreprise et des salariés deviennent communs. Les travailleurs sont directement responsables du bon fonctionnement de l'entreprise autogérée qui reste soumise à la concurrence et au risque de faillite ; c'est à eux de la gérer soit directement, soit en confiant cette charge à des gestionnaires compétents, qui ne leur seront pas imposés, mais qu'ils auront démocratiquement choisis pour défendre les intérêts de l'entreprise commune. 

     - l'investisseur capitaliste, qui peut facilement déplacer ses capitaux et qui vise le profit maximum, privilégie souvent la recherche du profit à court terme ; les membres de l'entreprise autogérée qui veulent sauvegarder leur outil de travail ont au contraire tout intérêt à gérer rationnellement leur outil de travail sur le long terme, il ne peut plus être ici question de négliger l'investissement ni de délocaliser la production. 

     - contrairement à l'entreprise capitaliste, soit-disant libre mais en fait soumise au seul intérêt de ses propriétaires et à la seule loi du profit, l'entreprise autogérée est réellement libre. Elle est débarrassée du diktat de ses actionnaires qui la soumettaient au seul intérêt de leurs profits particuliers, elle n'est plus soumise à la contrainte de la rentabilité maximum, mais seulement à celle de son équilibre financier.

     - la recherche des gains de productivité, qui ne profiteront plus aux profits du capital mais aux seuls travailleurs, jouera toujours le même rôle de stimulant à l'innovation technique. Les travailleurs devront eux-mêmes décider comment affecter ces gains : choisir entre plus de revenu ou plus de loisir ; bien sûr le rôle du législateur sera d'éviter les abus et de prendre les mesures utiles pour tendre vers un partage optimum du travail et des revenus. 

     - l'attribution du crédit selon des critères démocratiquement déterminés, et non plus selon celui du profit maximum, rendra son accès plus facile aux petites et moyennes entreprises souvent peu rentables.

     - le créateur d'entreprise, qui bien souvent aujourd'hui se trouve à la merci d'investisseurs capitalistes n'hésitant pas à lui "confisquer" sa création si elle s'avère rentable, pourra non seulement bénéficier plus facilement de fonds, mais ne pourra pas se faire exproprier d'un bien non négociable. Le créateur d'entreprise est un acteur économique très utile à la communauté, qui ne pourra qu'être encouragé et bénéficier d'un statut particulier dans la gestion de l'entreprise dont il est à l'origine.

         
   

Faisabilité de l'entreprise autogérée.

      Les paragraphes précédents montrent qu'aucun problème technique rédhibitoire ne se pose, aussi bien du point de vue du statut que de celui du financement ou de la gestion. L'entreprise autogérée n'a rien d'utopique et est parfaitement viable, elle présente même de nombreux et importants avantages par rapport à l'entreprise capitaliste. Elle est en elle-même révolutionnaire car fondée sur une approche socio-économique radicalement différente de l'approche capitaliste, mais son instauration n'implique pas nécessairement pour autant des changements profonds dans le système capitaliste lui-même. Elle peut parfaitement se greffer sur le système socio-économique capitaliste actuel sans pour autant nier totalement le droit de propriété d'entreprise qui peut toujours s'exercer au niveau des entreprises capitalistes. L'entreprise autogérée n'appartient à personne, donc à fortiori pas à l'État, elle n'est pas financée par des fonds gouvernementaux mais par une libre épargne ; il serait mal venu pour les idéologues capitalistes libéraux de la critiquer au nom de la libre concurrence et de la libre entreprise car, contrairement à l'entreprise capitaliste soumise à la loi du profit, elle est réellement libre et démocratique. 

      Contrairement à d'autres projets socialistes impliquant un changement radical et immédiat de la base économique capitaliste, l'entreprise autogérée peut parfaitement coexister avec l'entreprise capitaliste y compris sur une base concurrentielle ; elle offre donc l'avantage de se présenter en tant qu'alternative immédiate, dépendant d'une seule volonté politique. C'est un projet parfaitement adapté à un mouvement social avide de démocratie, et on ne voit pas bien quels arguments convaincants un gouvernement pourrait-il trouver pour rejeter une telle avancée économique ; il serait au contraire très intéressant pour tout le monde de tester ce genre d'entreprise, de pouvoir comparer en situation de concurrence l'entreprise capitaliste soumise à la loi du profit, et l'entreprise autogérée fonctionnant selon des pratiques démocratiques. 

 Le problème de la faisabilité de l'entreprise autogérée n'est pas d'ordre technique mais apparaît d'ordre politique et conjoncturel. On vit dans un système socio-économique capitaliste soumis à la nécessité d'accumulation et de croissance du capital privé, ce type d'entreprise est étranger à ce système, il lui serait même concurrent. Dans nos pays "développés", cette revendication est politiquement difficilement compatible avec une phase de croissance du capitalisme comme par exemple celle des trente glorieuses, car la conjoncture positive pour les salaires et l'emploi y rend difficilement acceptable l'idée d'un changement dont la masse des travailleurs ne peut que difficilement voir l'intérêt profond. En situation de "crise molle" telle que nous la connaissons depuis la fin des trente glorieuses, pour tenter d'éviter l'aggravation de la détérioration économique et sociale une des priorités essentielles des gouvernements est d'assurer les profits et la croissance du capital privé ; il apparaît alors difficilement imaginable que les dirigeants acceptent le principe d'une nouvelle forme d'entreprise qui pourrait prendre des parts de marchés si importantes pour la croissance du système capitaliste [8], d'autant plus que dans ce type de période les organisations ouvrières semblent se limiter essentiellement à des revendications défensives et ne s'intéresser guère à la recherche de solutions réellement alternatives. En fait cette revendication pourrait surtout vraiment montrer sa pertinence dans une phase d'aggravation de la crise, elle pourrait dans ce cas parfaitement devenir un mot d'ordre syndical, citoyen, et même politicien, porteur de réelle alternative. Si la crise s'aggravait fortement et se doublait de grosse difficultés du système financier, voire même de son effondrement, on pourrait alors concevoir que face à l'avalanche des faillites d'entreprises, et bien sûr sous la pression sociale habituelle à ce genre de situation, un gouvernement soucieux de relancer l'économie pourrait trouver tout avantage à accepter leur transformation en entreprises autogérées, tout comme il pourrait aussi avoir tout avantage à remplacer le crédit capitaliste, alors défaillant, par le crédit social. 

 

 L'entreprise autogérée, premier pas vers l'autogestion généralisée.

 Si l'entreprise autogérée est une avancée démocratique importante, et si on peut parfaitement concevoir son existence dans le cadre du système socio-économique capitaliste, elle peut aussi être conçue comme élément majeur d'un système socio-économique nouveau. Sa généralisation permettrait de libérer l'économie de la contrainte de la loi du profit et des conséquences négatives qu'elle induit dans le système socio-économique, elle aboutirait à l'abandon de l'entreprise capitaliste et à l'abolition du privilège des revenus de l'argent. On pourrait alors enfin connaître un système socio-économique :

- où la spéculation financière serait devenu impossible

- où le privilège de la richesse, permettant l'enrichissement grâce aux revenus de son argent, serait aboli,

- où l'exploitation systématique de l'homme, par l'argent et celui qui le possède, ne deviendrait plus qu'un souvenir, 

- où l'économie ne serait plus au service du capital, mais à celui de l'humain, 

- où le développement économique ne serait plus soumis à une absurde logique de croissance absolue, mais pourrait enfin devenir durable,

      - où les gouvernants ne seraient plus soumis aux pressions et contraintes des lobbies de l'argent et du marché capitaliste, et pourraient enfin gérer le pays dans le sens de plus d'égalité économique et de respect de l'écosystème, dans le sens de plus de bien-être équitablement partagé.

 

Michel Lasserre

(01/2002)




[1] http://m-lasserre.com/textes/democratie.htm

[2]  Cf "Vers le socialisme autogéré ..." : http://www.m-lasserre.com/vlsa/vlsa.htm

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 11:29


Solidarité avec Souad
Publié mardi 27 février 2007
 

SOUAD ARRETEE A SON DOMICILE

Souad Bellemedjahed, étudiante algérienne en master 2 de linguistique à l’université Lumière-Lyon2, a été arrêtée chez elle mardi 20 février. Elle est depuis enfermée au centre de rétention de St Exupéry.

Arrivée en France en 2003, elle a par la suite sollicité la préfecture pour obtenir une régularisation. Celle-ci a refusé de lui délivrer un titre de séjour étudiant au motif d’un mauvais visa et a profité des informations contenues dans le dossier administratif pour envoyer la police la chercher et l’arrêter à son propre domicile.

Lundi 26 février a eu lieu un rassemblement devant la préfecture du Rhône pour exiger la libération et la régularisation de Souad. Une délégation, composée de deux militants du RUSF, d’un professeur et de l’avocat qui a défendu Souad au tribunal administratif, a été reçue par MM. Mercier et Favret (adjoints préfectoraux) afin d’officialiser le soutien de l’ensemble de la communauté universitaire de Lyon2 ( étudiant/e/s, professeurs, président et vice président). Aucun résultat n’est ressorti de cette entrevue puisqu’une éventuelle décision de régularisation de la situation administrative de Souad ne peut venir que du préfet...

....en attendant Souad risque d’être expulsée à tous moments !

Le Réseau Universités Sans Frontières 69 refuse l’expulsion de tout/e/s étudiant/e/s du territoire français et condamne la chasse aux sans-papiers appliquée par le gouvernement. La volonté affichée du ministère de l’intérieur d’atteindre l’objectif de 28000 expulsions par an entraîne une traque des sans-papiers à chaque coin de rue, dans les transports en commun et même jusque chez eux/elles.

Il n’est pas normal que la préfecture s’arroge un droit de regard sur le cursus universitaire des étudiant/e/s ( contrôle des résultats, de l’assiduité, de la " cohérence " du parcours selon des critères utilitaristes) , jusqu’à interrompre des études en cours d’année ! Affirmons notre volonté d’accueil et d’échange, mobilisons nous pour l’égalité des droits entre les étudiant/e/s étranger/e/s et français/e/s. Souad doit pouvoir finir ses études en France !

Solidarité avec tous/tes les étudiant/e/s sans-papiers

Rassemblement de soutien à Souad mercredi 28 février à 18h devant la préfecture du Rhône (rue Dunoir)

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Agenda

    dimanche 30 juin

15h à 16 h

accueil de familles de prionnier-e-s

discussion , infos et peites recettes

pour les proches de détenu(E)s...

- aides juridique

-participation à l'émission de radio Mega

du 22 juillet