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  • : Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 09:18
23:59

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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 22:36
Appel à solidarité avec les sans-papiers enfermés !

Ça craque dans les centres de rétention en France.

Depuis mi-décembre, les sans papiers retenus dans les centres sont entrés en lutte. Le mouvement est parti du centre du Mesnil-Amelot, accolé à l’aéroport de Roissy, sous la forme d’une grève de la faim et de la soif pour ensuite s’étendre au CRA de Vincennes.

Les sans-papiers dénoncent avant tout leur enfermement, la politique du chiffre et les méthodes actuelles du gouvernement. Tous les jours ils subissent humiliations et violences. Lundi soir la police s’est de nouveau acharnée sur eux et plusieurs personnes ont été blessées.

Hier, une rafle a eu lieu au foyer de la rue des Terres-au-Curé dans le 13e arrondissement de Paris. Des dizaines de personnes ont été arrêtées et transférés notamment au CRA de Vincennes.

Les personnes détenues au CRA de Vincennes ne sont pas les seules à être en lutte.

Des soulèvements se multiplient en zone d’attente à Roissy mais également dans tout l’espace méditerranéen :
  • Au Maroc, suite aux rafles qui continuent dans les banlieues de Rabat, les personnes refoulées dans le désert se mobilisent ;
  • À Chypre, les prisonniers des centres de rétention se révoltent contre leurs conditions de détention ;
  • À Patras en Grèce, les migrants s’organisent suite à la destruction de leur camp de fortune ;
  • À Jaen, en Espagne, les travailleurs saisonniers se sont mis en grève pour protester contre les conditions d’esclavagisme qu’ils subissent…

Il est temps d’amplifier la lutte à leurs côtés !

Sur nos lieux de travail, dans les centres de rétention, dans les zones d’attente ou dans les prisons, il faut lutter ensemble pour stopper cette machine à exploiter, à enfermer et à expulser.

Liberté de circulation et d’installation !

Confédération nationale du Travail

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 19:44

Contre toutes les prisons !

.

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Manifestation du 9 février à Meyzieux contre les prisons pour mineurs

Pour plus d’infos :

panoptique.boum.org  : des textes et infos sur les luttes contre l’enfermement des mineurs ainsi que plus généralement sur le contrôle social (biométrie, fichage ADN, vidéosurveillance...)

tomate.poivron.org  : un site sur les oppressions et discriminations que

subissent les enfants

et nous donnons un lien qu'oublie sans arrêt le site rebellyon .info .

sur la lutte contre les prisons le journal http://l'envolée.free.fr

sur ce site nous pouvons trouver téléchargeable  le numero l'envolée n°16  diffusé depuis décembre 2007. Il est disponible à  la brochurotech le mercredi à partir de 18h

 extrait du sommaire  de  ce numero  16 et l'éditorial

L’ENVOLEE N°16
(DOSSIER MINEURS)

ÉDITO
Nous vivons dans une “démocratie” capable de mener des guerres internes pendant que pour le reste du pays, “la vie continue”.
Le printemps des lycéens et l’automne des cités ont été deux mouvements sociaux majeurs dans l’année écoulée. Très différentes, ces révoltes se caractérisent par la jeunesse de leurs protagonistes, l’immense cri de ras-lebol et la volonté de changement dont elles sont porteuses, l’isolement social dans lequel elles se sont déroulées et la répression qui leur a été opposée comme si l’Etat et le corps social avaient peur des enfants. Sans mythifier ces mouvements, force est de constater qu ils se sont opposés sur tout le territoire aux lois des plus forts, dans un contexte d’offensive généralisée de la bourgeoisie.
Au cours de ces mouvements, le reste de la population s’est retrouvée confinée dans un rôle de spectateur. Les séparations, les cloisonnements engendrés par le système sont aujourd’hui profondément enracinés et très efficients. Pour la grande majorité, si ces soulèvements sont compréhensibles, ils sont, malgré tout, dénoncés et rejetés pour leur forme d’action : on n’occupe pas un lycée, on ne brûle pas une voiture... L’ordre établi est légitime. Il ne doit en aucun cas être transgressé, bousculé.
La jeunesse continue d’inquiéter et la société renforce son arsenal législatif et coercitif pour enrayer tout débordement. Du dépistage pré et post-natal des conduites à risque à la construction des prisons pour enfants, la frénésie sécuritaire n’a aucun tabou.
Ce numéro est principalement consacré à la question de la répression des mineurs. La chape de plomb paraît totale mais à mieux y regarder nombreux sont ceux qui refusent la soumission, s’organisent et continuent à se battre.
Ces paroles et ces écrits renforcent l’idée qu’il est fondamental de briser toutes les barrières qu’elles soient sociales, culturelles, identitaires... pour en finir un jour avec tous les enfermements.

SOMMAIRE :

Pour que cesse l’archarnement p 1 à 5
Vol au-dessus d’un nid de courroux p 6 et 7

Dossier Envolée Junior
Le bonheur après trois ans p 8 et 9
Le remède est pire que le mal p 10 et 11
Plutôt délinquants que flics p 12 et 13
Du côté du Théâtre du fil p 14 et 15
Une enfance à l’ombre p 16
La normalisation médicale des mineurs p 18 à 20
Les prisons françaises, écoles de la vie... p 22 et 23
Petit historique de l’enfermement des mineurs p 24 à 26
Réinsertion au CJD de Fleury p 27
Récit de la 2e nuit d’émeutes à Clichy-sous-Bois... p 28
Ichem, tu as dix-sept ans, tu habites à Clichy p 31 à 34
La chasse à l’enfant p 35 à 37
(De) L’être à l’autre p 38 et 39


 


 


 


 


 


 


 



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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 09:14
 http://www.latexus.com/shop2fr/images/EPM-4Fantomas.jpg

Communiqué du collectif solidarité prisonnier.
Julien   est mort par la faute de la bonne conscience. Demain nous vous appelons tous  et toutes avec tous les moyens disponible de monter à Meyzieux devant l'EPM à 15h pour que jamais se reproduise ce drame.
Les amis de Lyon  nous indiquent des possibilités de transports à partir des gares.
soit celle à partir de Perrache publié dans le bloc note.
soit celui à partir de Part dieu. Malheureusement nous avons pas suffisament de véhicules pour monter tous ensemble, c'est pour cela nous vous donnons  le mode opératoire par train;
possibilité 1

-
Pour aller à la Mairie de Meyzieu, le plus simple est de prendre
à la gare de la PART-DIEU sortie côté Villette
le TRAM T3 et descendre à MEYZIEU-GARE
puis marcher à pied jusqu'à la Mairie (5 minutes)
possibilité 2
-
Salut,
Je suis allée sur le sit des tcl et j'ai recopié les instructions
d'itinéraire depuis la gare de la part-dieu :

Prendre le Tramway T3 en direction de Meyzieu Z.i.
Descendre à l'arrêt Meyzieu Gare
Prendre le Bus 67 en direction de Meyzieu Av de Crottay
Descendre à l'arrêt Meyzieu Hotel de Ville

Samedi matin à partir vers 10h au Laboratoire
nous proposons de préparer les baderolles de solidarité.

celles ci vont être construite là.

Tous pour dire non à l'ignoble et à la froideur des raisonements
techniciens
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 14:33


Empmeyzieu

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Un garçon de 16 ans s'est pendu dans sa cellule à Meyzieu

JUSTICE - Pour la première fois, un adolescent s'est
pendu dans un des établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM).
Le premier ouvert en France, l'an passé. Emp meyzieu
Cela s'est produit samedi matin, à Meyzieu (Rhône). Il avait 16 ans,
avait été incarcéré le 17 décembre. Et s'est pendu au système
d'aération de sa cellule. La direction régionale de l'administration
pénitentiaire indique que le garçon avait déjà essayé, une semaine
après son arrivée. Il sétait alors démis l'épaule en tombant
dans sa tentative. Le suicide a été caché tout le week-end aux autres
détenus, pour éviter une explosion. Car à Meyzieu, les incidents
se multiplient l'ouverture, et la situation paraît intenable...

Photo : Sébastien Erome

LEPM a accueilli ses premiers mineurs le 11 juin 2007. Huit jours plus
 tard, une partie des locaux étaient mis à sac, à coups de pieds et
d'extincteur. Certains éducateurs et surveillants estiment que l'arrivée
avait été mal préparée, le «cadre»
mal posé. «Nous sommes dans une expérimentation qui change beaucoup le rapport aux
lieux, aux règles, défend pour sa part Paul Louchouarn, directeur régional adjoint
de ladministration pénitentiaire en Rhône-Alpes. Les EPM présentent des espaces plus
ouverts, moins contenants. Cela peut déstabiliser des mineurs qui ont besoin de
canaliser leur sentiment dinsécurité».

Aberrations.

L'établissement cumule aussi les dysfonctionnements. Surveillants et éducateurs sont
en sous-effectif, et censés travailler en «binôme», ce qui constitue une «révolution
culturelle» délicate lorsquune partie des éducs découvrent le métier. La Protection
judiciaire de la jeunesse (PJJ) fait appel à de nombreux jeunes sortant de
formation, et à des contractuels. «Il aurait fallu privilégier une montée en
puissance très lente, comme nous lavions préconisé, pour apprendre à travailler
ensemble et s'adapter aux dysfonctionnements», estime Alain Dru, secrétaire général
de la CGT PJJ. Au lieu de cela, l'ouverture a été très politique et très médiatique.
Il fallait montrer vite que cela fonctionnait». Et depuis, il faut cacher que cela
fonctionne mal.

Les professionnels n'ont pas été concertés avant la construction. Résultat: les
aberrations s'accumulent. La psychologue ne dispose daucun bureau pour les entretiens
en tête-à-tête. Elle sinstalle au gré des salles disponibles. «Elle va bientôt
pouvoir partager un bureau aux services médicaux», rassure Paul Louchouarn. Les
éducateurs, censés préparer la sortie des mineurs, ne disposent pas de téléphone
pour joindre les familles, les magistrats et les partenaires censés préparer la
réinsertion. Pour appeler, ils allaient jusquà présent dans le bureau de la
secrétaire de l'EPM. Une deuxième ligne a été installée dans un bureau à lécart.

Pour la Hiérarchie.

Dans les premiers temps, les mineurs de Meyzieu ont par ailleurs fait face à une
véritable suractivité. Sport, cours, activités culturelles, comme sil fallait les
occuper en permanence. Des journées interminables et qui tranchaient très
brutalement avec l'inoccupation du quartier, ou de certains quartiers des mineurs.
Lutilisation du temps judiciaire doit aider à préparer la réinsertion, «mais cela
les a privé de lespace de repli, de protection, que peut constituer la cellule,
explique un éducateur. Ils étaient constamment en groupe, sous le regard des autres,
et cela attisait aussi les tensions».

Le rythme de ces activités a un peu baissé, mais personnels et mineurs découvrent
souvent le programme au jour le jour. «Où quil soit, un gamin a besoin de savoir le
matin ce qu'il fera dans la journée, pointe Jean-Claude Vaupré, de la CFDT Justice.
Il a besoin de rencontrer des adultes et des règles claires.» La hiérarchie est par
ailleurs perçue par beaucoup comme trop «autoritaire», trop «rigide». Selon un
professionnel, «les surveillants, qui étaient très investis dans les quartiers pour
mineurs, se retrouvent infantilisés, réduits au rôle d'exécutants.» L'inverse de ce
que préconisent les règles pénitentiaires européennes.



analyse comportementale : Passages à lacte.

La démobilisation serait forte, et selon les syndicats, les congés
maladie etdemandes de mutation en hausse. Paul Louchouarn répond que
le taux dabsentéisme etde congé maladie est «plutôt inférieur à
la moyenne régionale». Mais il concède: «Je ne peux pas nier qu'il
peut y avoir une déception par rapport aux attentes de
personnels qui sont arrivés très motivés.» Certains surveillants
avaient demandé l'EPM pour se rapprocher de Lyon. Tous les autres
parce quils voulaient sinvestir
autrement auprès dadolescents. «Ils se sentaient éducateurs dans les
quartiers pour mineurs, leur fonction sest considérablement réduite
 à Meyzieu, observe Jean-Claude Vaupré. Ils se retrouvent à gérer des
repas collectifs ingérables. Nous avons alerté de façon répétitive.
 A présent, il est temps de remettre à plat tout le projet».

La direction régionale relativise les problèmes de violence. Mais
un magistrat parle dun «mélange explosif», d'une «spirale folle».
 Une surveillante a été envoyée à lhôpital, cette semaine, par deux
des jeunes filles qui viennent de rejoindre l'EPM. «Des mineurs qui
 ne bronchaient pas en maison d' arrêt deviennent des caïds à
Meyzieu», observe un professionnel.
La plupart des pensionnaires vont mal. Vendredi 25 février,
l 'un deux a mis le feu à sa cellule, en transformant son tee-shirt
en torche pour le jeter dans la cour.
Il multipliait les «comportements à risque».
Huit jours plus tard, il s'est pendu.

Ol.B.

Deux évasions à l'EPR de Marseille


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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 09:39

« Ah ! Mon bon ami ! Si nous devions, en effet, en échappant à cette guerre, rester toujours exempts de vieillesse et de mort, je n’irais pas moi-même combattre aux premiers rangs, et toi je ne t’enverrais point dans le combat où la valeur s’illustre. Mais à présent puisque les Génies de la mort de toute façon par milliers nous menacent, et qu’il n’est pas possible à l’homme de les éviter, allons, et cherchons à donner de la gloire à autrui, ou bien à ce qu’un autre puisse nous en donner. »

« L’Iliade » (Chant XII) Homère (Traduit du Grec ancien par Mario Meunier)

Invitation à se motiver contre le Lyon-Turin

Un projet pharaonique nous tombe dessus entre Lyon et Turin. Les Italiens n’en veulent pas et le crient haut et fort : « le Lyon-Turin ne passera jamais ! » A Lyon, réunion ce mardi 5 février à 19h à la Luttine (91, rue Montesquieu)

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 09:27

"Nous ne sommes pas anti c'est à dire que nous ne sommes pas contre les formes extrêmes de l'exploitation , de l'oppression, de la guerre ou autres horreurs. Etre anti c'est choisir un point particulièrement insupportable  et tenter de constituer  une alliance contre cet aspect du réel capitaliste". in meeting n°2

 

Alors que lentement s'approche la fête du 14 février, nous avons relevé cette page du blog jura libertaire pour se lamenter sur l'idéologie franchouilllarde  valentinoise du  ragot . Voici quelques pistes à suivre; il ne reste que quelques jours.

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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 23:58


Jusqu’à quand ?

 


voici une petite affiche à coller un peu partout...
aperçu



«Rafles», ce mot n’effraie même plus, à l’heure où on chasse les pauvres de Paris et d’ailleurs à coup de spéculation pour bobos, où la terre est ravagée et où on exploite des millions d’esclaves salariés à vil prix. Et nous, qu’est-ce qui nous dérange, au fond, dans ces invasions policières toujours plus fréquentes des quar­tiers afin de déporter des centaines de sans-papiers ?

La méthode, celle de la froide rationalisation, qui est pourtant digne des charters inaugurés par la droite de Pasqua en 1986 contre les Maliens et poursuivis par la gauche de Cresson en 1991 contre tous les autres ? La méthode, celle de la concen­tration, pour remplir les camps légalisés par la droite puis la gauche en février puis octobre 1981 sous le nom de «centre de rétention» et étendus en une continuité de l’abjection par tous les gouvernements jusqu’à aujourd’hui ? La méthode, enfin, lorsque l’Etat construit à tour de bras des prisons (pour majeurs et désormais pour mineurs comme à Porcheville), des «centres fermés éducatifs» ou des centres de rétention pour y laisser pourrir des milliers d’individus, indésirables à ce monde basé sur le fric et la domination ?

Si c’est une simple question de méthode, les keufs peuvent faire mieux encore, en exécutant directement ces indésirables comme c’est arrivé à Lamine dans le 20e. Ou en provoquant des chutes fatales comme pour Ivan, ukrainien, en août à Amiens, ou Chulan Zhang Liu, chinoise, en septembre à Paris.

A présent, il ne s’agit plus de dresser la sombre liste des exécu­tions policières ou des drames liés aux déportations. Tant qu’on continuera de faire une différence entre droite et gauche, on ne fera que passer un peu de pommade sur les conséquences du totalitarisme démocratique : les sans-papiers sont précisément raflés parce que les patrons en ont besoin, pour continuer de soumettre les autres et maintenir ainsi des conditions d’ex­ploitation avantageuses contre tous. Et il ne faudra certes pas compter sur les syndicats, qui se sont fait collabos des flics en expulsant les sans-papiers de la Bourse du travail de République en avril dernier.

Que les vautours de l’humanisme s’indignent, eux qui n’ont pas hésité à se faire les complices actifs de la domination (d’appels au vote pour Chirac en 2002 en dénonciation des émeutiers de novembre 2005) ne surprend guère. A tous les autres, nous ne pouvons que faire partager notre rage : jusqu’à quand ? Jusqu’à quand ces rafles, ces assassinats ou cette misère quotidienne ?

Face aux rafles, jetons aussi un coup d’oeil vers la Croix Rouge qui cogère les déportations, vers Bouygues qui construit camps et prisons ou vers la RATP, la BNP et La Poste (par exemple) qui balancent des sans-papiers...

Face aux rafles comme face au reste, il ne suffit plus de gueuler et d’exposer son corps nu aux matraques des flics. Il est temps d’user, chacun à sa manière, de toutes les armes de la critique. Parce qu’en face, ils n’ont d’autre limite que celle que nous leur opposons.

[Tract trouvé lors d’un rassemblement RESF

à Belleville (Paris) le 11 octobre 2007]

Samedi soir, c'était la fin de la pleine lune et quatre copains de Seine et Marne sont invités à un anniversaire. Ils se perdent en route et demandent leur chemin à des inconnus. La suite vire au cauchemar, comme dans un film gore, mais pour de vrai. Le résultat du matraquage raciste entretenu en France depuis 30 ans.

Il s'appelait Nouredine Saïdi, il avait 21 ans et habitait la Mare au Curées, une petite cité de Nangis en Seine et Marne. Un étudiant pauvre, gentil, plutôt chétif et timide. Samedi, avec trois amis, ils sont partis en voiture dans la nuit rejoindre une fête d'anniversaire organisée par des proches dans la salle communale de Jouy le Chatel, un haut lieu du White Power dans le 77 profond. Ils ne le savaient pas. Ils se sont égarés et ont demandé leur chemin à cinq individus rasés qui les ont accueillis goguenards en leur demandant ce qu'ils foutaient là. Le chauffeur Hassan s'est dévoué pour expliquer aux hommes dans la pénombre qu'ils s'étaient perdus. Ceux-ci l'ont traité de sale bougnoule en l'accusant d'avoir touché leur voiture, avant de sortir une batte de base-ball et de la lui fracasser sur la tête. Hassan est tombé, ils ont entrepris de le bourrer de coups de pieds. Nouredine a voulu s'interposer mais il s'est aussitôt ramassé cinq coups de couteau mortels. Ses amis ont pu s'échapper et l'emmener à l'hôpital où il est décédé en arrivant aux urgences, en ayant eu le temps de raconter son martyre aux médecins. La police a reproché à ces jeunes de ne pas être restés sur place. A vrai dire, cela n'a pas eu l'air de trop émouvoir la maréchaussée qui jusqu'à présent n'a pas réussi à appréhender l'assassin et n'a pu mettre la main que sur trois des Skin Heads adeptes de la ratonnade.
Quelques lignes dans le Parisien de lundi ont fait état du "fait divers", dans un papier pas plus gros qu'une rubrique de chien écrasé...R.A.S. au JT des télés de l'Etat Français. Quand on sait que dans le coin, des adeptes du White Power s'entrainent au tir dans un beau château et vu et au su des élus, que le FN y fait des scores records et que notre Génie des Carpettes n'a pas oublié de les chauffer à blanc dans son discours hystérique de Toulon, on se dit que la peau d'un "exogène" ne pèse décidément pas bien lourd dans notre beau pays des droits de l'homme blanc.

Le maire communiste de Nangis a demandé "de ne pas faire de vagues"...Des fois que la communauté maghrébine se fâche avant les municipales...Résultat des courses ? Nouredine risque de devoir être enterré sur la terre de ses tortionnaires car ses parents n'ont pas de quoi faire rapatrier le corps au Maroc. Et un assassin de sang-froid, uniquement motivé par la haine raciale court encore à l'heure où nous rédigeons cet article. A force de flatter la Bête Immonde, Nicolas a réussi son coup, la France profonde commence à ressembler au Middle West, c'est une manière comme une autre de s'américaniser.

Pour tous renseignements téléphoner à la mairie de Nangis qui se fera un plaisir de vous rassurer sur la sécurité du patelin et de sa région. La police municipale y est est tout à fait dans l'esprit de la nouvelle Civilisation. Ici, les soirs de pleine lune, mieux vaut ne pas demander son chemin à n'importe qui...

Condoléances sincères à la famille de Nouredine Saïdi


http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=94101

Liens:: http://www.rushes.free.fr

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 23:17
un mouvement révolutionnaire en occident doit poser parmi ses priorités problématiques la défense et la reconquête de l’autonomie, matérielle et alimentaire notamment. Nous pouvons la nommer autoproduction, si l’on veut, mais l’optique dont elle est inséparable est celle de la guerre civile. Qu’aurait été la guérilla partisane sans les approvisionnements de la montagne, d’une économie de village qui en constituait l’arrière ?

LE PURIN D’ORTIE
Récolter 1kg de feuilles fraîches d’ortie avant floraison.
Laisser macérer dans l’eau pendant 8 jours. La fermentation est alors terminée.
Filtrer avec un tissu, mettre en bouteille, stocker au frais.
Utiliser au fur et à mesure des besoins.
   
UTILISATION :
Dilution à 5% en pulvérisation pour protéger les plantes contre pucerons et maladies.
Dilution à 20% pour un excellent engrais et régénérateur du sol.
   
ATTENTION :
Ne jamais utiliser pur.
Passé 3 semaines de fermentation, le purin dégage une odeur pestilentielle.
Ne pas déverser sur moquettes, costumes & nappes de repas d’affaire.

VELOUTÉ D’ORTIE
   
INGRÉDIENTS :
200g de feuilles d’ortie sauvage, 30g de beurre, 1 oignon blanc, 200g de pommes de terre, 2 gousses d’ail.
   
PRÉPARATION :

Ébouillanter les orties dans un demi litre d’eau.
Les égouter et les faire revenir à la sauteuse avec le beurre et l’oignon.
Mouiller avec l’eau du blanchiment. Ajouter l’ail, assaisonner.
Ajouter les pommes de terre. Faire cuire à feu doux, 12 à 15 minutes.
Mixer et remettre sur le feu 1 minute. Ajouter 4 cuillières à soupe de crème fraîche.
Servir chaud.

L’ortie n’est pas qu’un bio-stimulant, ni qu’une idée gourmande, elle aurait également comme de nombreuses plantes des propriétés thérapeutiques.

Extrait fermenté de CONSOUDE
Faire macérer 1kg de feuilles fraîches de consoude dans 10l d’eau.
Une quinzaine de jours à 18-20°C suffisent pour que le purin soit prêt.
   
Distribué dilué à 20% à l’arrosoir, au sol ou dilué à 5% en pulvérisation foliaire, comme engrais sur les semis.

Extrait fermenté de PRÊLE
Faire macérer 200g de feuilles fraîches de consoude dans 10l d’eau, après infusion.

    Utilisé dilué à 5% en pulvérisation.


NB : En divulguant ces informations nous risquons 2 ans de prison et plusieurs milliers d’euros d’amende.


Parler d’autoproduction et de libération des espaces de vie et de liberté n’a de sens que dans cette optique : celle de s’assurer ces espaces d’autonomie, de construire ces arrières qui serviront à l’ouverture d’un front interne en occident (porter la guerre à la maison disaient les Weathermen face à la guerre US au Vietnam). Espaces dans lesquels, bien entendu, il soit possible de vivre le mieux possible en attendant… Souvent, d’ailleurs, c’est justement le manque de moyen, d’instruments, de lieux, de force matérielle, d’énergie qui constituent des limitations et consacrent la résignation ; de cela aussi la dépossession et le contrôle des métropoles est responsable ; s’assurer les positions desquelles commencer la bataille et rentrer, est non seulement vital mais c’est aussi un incitation ultérieure pour lancer les assauts. Une occasion pour permettre cette discussionhttp://www.agendalyon.org/evenement.php?id=

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 08:33
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Les pompiers de Meyzieu et de Décines ont été appelés samedi soir à 22 heures pour éteindre un incendie qui s’était déclaré dans une cellule de la prison pour mineurs de Meyzieu. Ce sont les soldats du feu de Décines, arrivés les premiers sur les lieux avec une ambulance, qui sont venus à bout du foyer, grâce au matériel de sécurité présent sur place. L’équipage du fourgon incendie majolan, arrivé sur les lieux du sinistre quelques minutes plus tard, a dû procéder à l’extinction d’un second foyer dans une cour intérieure, toujours avec l’équipement de la prison. Le fourgon n’avait en effet pas été autorisé à rentrer à l’intérieur.

D’après les premières constatations, les deux foyers auraient été allumés volontairement par des détenus. Les pompiers ont été escortés dans leur intervention par deux véhicules de police et un véhicule de la Brigade anti criminalité (BAC). L’ambiance était extrêmement tendue à la prison pendant toute la durée des opérations, mais le sinistre n’a fait aucune victime.




La lutte contre la construction de 7 établissements pénitentiaires pour mineurs n’a pas, à ce jour, permis d’annuler ce programme d’enfermement des enfants délinquants et de criminalisation croissante de la jeunesse. Ici à Nantes, l’ouverture de l’E.P.M. d’Orvault s’accompagne d’appels à candidature pour que des personnels éducatifs (enseignants, éducateurs, travailleurs sociaux, soignants…) aillent travailler dans ces « nouvelles » prisons pour enfants. Nous n’irons pas, et nous appelons toutes les personnes concernées à refuser de travailler en E.P.M., ici comme ailleurs, car nous refusons de contribuer à l’illusion démagogique qui consiste à faire croire qu’une action éducative est possible en prison.

Nous combattons

La logique de l’enfermement Jusqu’en 1945, les mineurs délinquants étaient enfermés dans des bagnes pour enfants, colonies pénitentiaires, maisons de correction… Dans les années 70, les derniers centres fermés furent supprimés en raison de leur fonctionnement archaïque, violent et inadapté à un objectif éducatif. Depuis quelques années, la tentation d’un retour en arrière dans le traitement de la délinquance des mineurs est bien réelle : création de Centres d’Education Renforcée, Centres Éducatifs Fermés, et aujourd’hui des Établissements Pénitentiaires pour Mineurs, qui ne sont que l’aboutissement d’une politique fondée sur l’exclusion et la répression. Nous pensons que la création des prisons aura une incidence sur le traitement judiciaire de la délinquance des mineurs, et le projet actuel d’abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans confirme nos craintes : toujours plus d’enfermement pour créer l’illusion d’une paix sociale. Nous savons qu’avec l’enfermement, il y a toujours des risques de dérive vers l’usage de la force physique ou de la maltraitance psychologique : c’est un phénomène bien connu, aussi vieux que l’enfermement lui-même. La vie ne s’apprend pas en prison, on n’y apprend que la haine de soi et de l’autre !

Une logique répressive et non pas éducative Traiter la délinquance par les poursuites systématiques, l’incarcération ou la mise à l’écart dans des structures spécialisées témoigne d’une réponse à court terme. Les causes sociales, économiques de ces passages à l’acte sont éludées. Le jeune délinquant n’est plus un mineur en danger, mais un individu dangereux à enfermer ! Or, les adolescents ne sont pas des adultes ! Chaque année, 15 000 jeunes âgés de 16 et 17 ans sont interpellés plusieurs fois dans l’année. Ce sont pour beaucoup, des adolescents déscolarisés depuis l’âge de 14 ans, sans travail ni qualification, qui n’accèdent pas à un premier emploi. Se percevant comme inutiles, humiliés par les échecs répétés, ils « traînent », provoquent, commettent ensemble la plupart de leurs infractions. 3350 d’entre eux ont été incarcérés en 2006. Cependant 70% récidiveront malgré ce séjour en prison, alors que, par ailleurs, les centres éducatifs ouverts permettent une réinsertion pour plus de 60% des jeunes qui leur sont confiés ! Qui nous fera croire aux bienfaits des prisons pour enfants ?

Nous défendons

Une véritable prévention Le mineur délinquant est d’abord un enfant en souffrance, et il convient de traiter les causes de cette souffrance plutôt que ses effets. Cette évidence connue des professionnels, doit orienter une véritable politique de prévention, d’aide et d’accompagnement, qui inclurait la justice saisie en amont, au civil et non au pénal, et une action éducative et non répressive. La société ne passerait alors plus autant de temps à tenter de rattraper les dommages causés à des mineurs dès leur plus jeune âge, dans l’indifférence ou l’incompétence non moins coupable de responsables politiques qui ne voient guère plus loin que la date des prochaines élections.

Une prise en compte de la réalité de l’adolescence D’autres sanctions existent, qui réparent sans exclure, et permettent un nouveau départ pour des jeunes en danger que l’école, la famille, la pauvreté, la justice, ou la politique répressive ont conduit au ban de la société. Nous devons ainsi nous engager dans la réussite de programmes ou projets éducatifs, de lieux de vie, d’internats qui structurent et aident ces adolescents, de dispositifs relais, de centres de jour, de maisons des adolescents, qui les fassent accéder à la culture, à l’éducation et à la formation. L’efficacité des alternatives à l’enfermement des enfants est probante. Elle serait encore plus forte si elles étaient appuyées par des moyens conformes aux enjeux.

Le droit à l’insoumission éducative Refuser de travailler en EPM n’est pas délaisser les mineurs délinquants, ou refuser le travail avec des jeunes incarcérés. En refusant d’exercer dans les prisons pour mineurs, il s’agit pour nous de bloquer ce système carcéral pour enfants, en contraignant justice et administration pénitentiaire à faire sortir ces jeunes des EPM comme des quartiers pour mineurs, pour leur permettre de suivre des cours, des formations, des entretiens, des soins et ne pas les isoler, toujours plus, de la vie en société. Nous serons solidaires de toute personne inquiétée pour son refus de travailler en EPM.

Les droits de l’enfant La Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par l’Etat français en 1990 stipule que « Les États parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d’infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l’homme et les libertés fondamentales d’autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci (article 40) ». Or la dignité et le sens de la liberté ne s’acquièrent pas dans la soumission, ni le respect de l’autre par le déni de soi, et la réintégration ne se prépare pas en prison. Les EPM sont criminogènes. Nous n’irons pas y travailler ! A Nantes le 1er décembre 2007

  • la place des enfants n’est pas en prison. mais que faire quand les (pseddo)aides n’ont pas permis que le minimun soit préservé ? DEs actes trés violents sont fait par des mineurs:viol scollectifs,séquestration,meurtres....La prison devient momentanément un lieu de pose,de réflexion,et de préparation de l’avenir.L’éducation nationale a sa place en temps qu’acteur et témoin de la réalisation d’un projet construtif pour adolescent. enseignante travaillant à l’epm de marseille

    Répondre à ce message

    • Qui a sa place en Prison ? 24 janvier 19:38, par GD 44

      Plutôt que d’entrer dans une polémique pour savoir si l’éducation nationale a ou n’a pas de rôle à jouer dans les prisons pour mineurs, il nous semble plus constructif de poser la question de ce à quoi sert vraiment la prison pour le mineur ? Ci-dessous, la conclusion d’un texte de 2002, et quelques références, pour que tous puissent se faire une idée de ce à quoi vont contribuer les 460 "nouvelles" places des 7 "nouveaux" EPM.

      "Au 31 décembre 1997, il y avait un “ stock ” de 767 détenus mineurs. Au 1er juillet 2002, il y en avait 901... 900 jeunes qui feront quoi en sortant de prison ? Puisqu’en 2002, il faut une fois encore reconduire le constat multi-séculaire selon lequel on ressort de prison en plus mauvais état qu’on y est entré, faut-il s’étonner du fait que la grande majorité de ces jeunes retourneront tôt ou tard en prison ? Dès lors, ne doit-on pas poser pragmatiquement (et non plus simplement idéologiquement), le question du bien-fondé de la prison ? D’aucun répondront peut-être qu’il faut nécessairement “ neutraliser ” (le mot revient à la mode) de dangereux criminels, auteurs d’agressions sauvages, criminels ou violeurs. Ils mentiront. Environ les deux tiers des mineurs détenus ont été condamnés pour des atteintes aux biens ou à l’ordre public (affaires de drogues, altercations avec des policiers). Est-il véritablement profitable à la société de les envoyer dans des prisons d’où ils ressortiront plus désespérés, plus isolés et donc plus violents qu’ils y sont entrés ?

      Laurent Mucchielli, sociologue"

      Pour en savoir plus

      Zambeaux E., En prison avec des ados. Enquête au cœur de l’“ école du vice ”, Paris, Denoël, 2001.

      Chantraine G., 2000, La sociologie carcérale : approches et débats théoriques en France Déviance et société, 3, p. 297-318.

      Combessie P., 2001, Sociologie de la prison, Paris, La Découverte.

      Les cahiers de la sécurité intérieure, numéro thématique : “Prisons en société”, 1998, n°31.

      Informations sociales, numéro thématique : “ Enfermements ”, 2000, n°82.


      Panoramiques, numéro thématique : “ Prisons : quelles alternatives ? ”, 2000, n°45."

      on peut aussi consulter le site

      http://prisonpourmineurs.monsite.wanadoo.fr/

      ou encore http://lejournalenvolé.free.fr

      ou même : http://prisons.free.fr/mineursincarceres.htm

      Et on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas...

      pour le GD 44



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