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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 13:58

on a reçu par mail pour nous avertir d'une parution

 diffusion d'une brochure :défense libre

Défense libre!" "Défense insoumise!" Ces slogans ont peu à peu disparu depuis le milieu des années 80. Pourtant, le besoin de s'organiser contre le système judiciaire demeure. En posant que se défendre n'était surtout pas une question d'argent, ni une question de droit, les militants de la défense libre ont à la fois développé des approches théoriques et des pratiques que nous avons voulu partagées... C'est chose faite avec cette brochure quirest accessible  sur Infokiosk, mais vous pouvez dès maintenant la partager, la diffuser, etc.

Défense libre ?
L’une des revendications du mouvement pour la défense libre a été l’accès des justiciables à leur dossier dans les procédures correctionnelles et la possibilité de mener sa défense sans l’aide d’un avocat. Formellement, ce combat a été gagné en novembre 1982. Cette brochure, en livrant des documents de l’époque permet de mieux comprendre les enjeux de cette lutte et de s’interroger, aujourd’hui, sur les stratégies de défense. Car le mot d’ordre « Défense libre ! »

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 13:15

lu sur une brochure de l'association ICAD- section française . "qu'est que c'esty la disparition? Nous passons ce texte en complément de l'émission de radio du 12/11/2012. celle -ci est réécoutable sur radio - mega.com. elle sera rediffusé le jeudi 15 /11/2012 à 9h jusqu'à  9h 45.

Qu’est que c’est la Disparition ?

La disparition est une forme spéciale de violence de l’Etat contre le peuple. Il s’agit d’une disparition quand la personne est détenue ou emprisonnée sans que la détention soit reconnue par les autorités d’Etat et quand les informations ne sont pas transmisse à la famille et aux proches de la personne disparue. Une de choses les plus cruelles pour les familles de disparus est de ne pas savoir où ils sont leurs êtres chers, s’ils sont encore en vie ou morts.

La disparition est terrorisme d’Etat. En générale, la victime est torturée et assassinée. Quelques fois, ils laissent les cadavres pour qu’ils soient retrouvés, mais en général ils sont cachés ou détruits. Seulement dans des cas très rares, les victimes sont retrouvées vivantes. La terreur prend par cible les opposants à la politique de l’Etat. Chaque cas de disparition est un message aux autres mouvements politiques et sociaux pour qu’ils se taisent. De cette manière la terreur se propage.

Faire disparaître des personnes seulement peut avoir lieu comme résultat d’une politique souhaité par l’Etat et alors elle est autorisée par les cercles les plus hauts du gouvernement et de la direction militaire. Dans les pays où on fait disparaître des personnes existent des troupes spéciales pour mener ces opérations, il y a des prisons clandestines, beaucoup des méthodes de torture et des assassinats. Les représentants officielles utilisent plusieurs techniques de dénégation et de contre information. Tout ceci nécessite des ressources et de la coordination à l’intérieure de l’apparat de l’Etat.

La disparition est une, entre beaucoup d’autres formes de violation des droits de l’homme utilisés par l’Etat. Les Etats qui utilisent la méthode des disparitions, la pratiquent toujours comme une partie intégrante d’une stratégie anti-insurrectionnelle plus ample. Le contexte est une sale guerre -ouverte et clandestine-, lequel inclus la prohibition des organisations ; détentions des prisonniers politiques, torture systématique, des jugements de pantomime, assassinats et massacres.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 13:30

 


 

 

Alessio a été arrêté avant la grande vague d'arrestation du 26 janvier 2012. Donc il était déjà en prison pour finir un résidu de condamnation. Il est inculpé pour la manifestation du 3 juillet 2011. ll doit être présent au début du mega procès le 21 novembre à Turin. Cette lettre que je publie est une lmettre d'alessio d'aout 2012. Celle ci est paru sur informa azione et radio black -out. cette lettre est traduite par nous.. on peut écrire à Alessi del Sordo àla prison de Prato à cette adresse:

Alessio Del Sordo
C.C. via La Montagnola 76
59100 Prato

 

Je vous écris de la prison de Prato où je vien d'être transféré .

La veille au soir de mon transfert. J'avais senti les signes avant coureur de celui-ci Et donc je me suis préparé à l'éventualité. Dans les jours précédents, il y avait des problèmes avec un brigadier de la section qui m'obligeait à me soumettre entre insultes et tambourinage. Il était normal que je sois déporté et donc je me suis préparé.

Ils sont arrivé à 5h 30 pour me réveiller et j'ai dit :

  • « Pas de problème pour faire un voyage »

Et j'ai gagné du temps en allant aux toilettes, J'ai attendu le café, jamais une tarentelle sans café(La tarentelle est une forme musicale traditionnelle provenant du Sud de l'Italie. Connue dès le XVIIe siècle, elle a probablement des racines bien plus anciennes dans le culte des dieux antiques : certains chercheurs y voient une lointaine descendance des rites dionysiaques

Particulièrement vivante, cette mélodie en 6/8, accompagnée d'une danse entrainante et joyeuse, était jouée au cours de cérémonies qui pouvaient durer des journées entières, afin de guérir ceux que l'on croyait être victimes de morsure d'une araignée légendaire, la tarentule. Les qualités thérapeutiques qu'on leur prêtait étaient également un prétexte afin de perpétuer des danses d'origines païennes ) et donc je me préparait au mieux de résiter

A 6h30 un maton est arrivé pour me dire que c'était l'heure de partir. J'ai répondu:

  • «je ne bouge pas »

    Le gardien a été étonné

  • j'ai crié « va chercher des renforts »

  • A ce moment là j'ai averti mon ami et mon complice en disant

  • « je m'apprête à résister »

    A mon nouveau collocataire je lui dis :

  • « reste en dehors de l'histoire »

Presque une heure après , ils sont arrivés à huit, en croyant que leur volume pouvait m'impressionner. Et que je laisserais tomber. Bien au contraire, j'étais prêt , bien au fait .

Mon corps nu était recouvert d'huile de graine, une feuille de papier , dans le cul , avec toutes mes adresses, trois timbres scotchés sur ma bite. Pour me donner un petit avantage supplémentaire, j'avais recouvert avec de l'huile le sol de l'entrée de la cellule où j'étais confiné.L'un d'entre eux s'est abattu par terre et tapé le crâne par terre,et hop un coup de pied il pissait du sang. A ce moment là ils m'ont saut é dessus. On s'est battu , merci à l'huile. Cette information sur  la méthode de l'huile a été donné dans la cour de promenade Merci à l'huile et quelques notions qui m'ont permis de comprendre l'organisation de comment on se défend à l'intérieur de l'univers carcéral.. J'ai perdu , j'avais déjà prévu mais ,tu dois rendre ta défense digne d'être raconté Ils m'ont traîné de force dans le couloir au milieu de cris et d'insultes et des salutations des autres prisonniers. De mes affaires, je ne sais plus rien .Les charognards ont continué de m'insulter dans le greffe. J'appelais les cellules d'isolement où j'étais confiné jusque là . Les trouillards sont restés à l'écart de cette bataille. Je devais partir à 7h . J'ai quitté la prison de la valette de Turin à 10 heures. De l'intérieur du véhicule blindé, j'aperçois des camarades qui sont à l'extérieur de la prison en train de distribuer des tracts aux familles..Le voyage était un sauna dans ce mois d'aout. Les enfoirés de l'escorte sont arrêtés, dans une aire de repos de l'autoroute, pour manger. Ils m'ont laissé rôtir au moins une heure dans ce fourgon.

Quand on est entré en ville à Prato , j'ai vu un tag rouge sur un mur jaune pisseux .

Viva Bresci ( gaetano Bresci)

celui-ci est né à Prato en 1869.

http://www.ephemanar.net/mai22.html#22

Je suis rentré dans la section à 19h, après les traitements habituels réservés pour les déportés.

Troisième section sécurité moyenne

vidéo surveillance partout, dans les couloirs, porte électriques.. ous sommes trois dans la cellule . Deux d'entre nous viennent à peine d'arriver du quartier disciplinaire ou "mitard" .

Je leur ai dit:

- « Bonsoir prisonniers, je peux rentrer »

et ils m'ont répondu

- « tu as raison , nous sommes des prisonniers, nous sommes des prisonniers , non pas des détenus, bien sûr tu peux rentrer »

Ils m'ont accueilli , ils m'ont préparé le lit, ils m'ont donné du réconfort. Pour les histoires on a attendu le lendemain, j'étais un peu fatigué.

Maintenant que je suis dans cette prison , nous sommes 700 et les ¾ en sécurité moyenne, le reste en haute sécurité. Uls me disent que lea prison de Prato est une prison punitive. Le matin suivant , la rumeur de mon arrivé a déjà circulé. Un nouveau pèlerin est arrivé. Les prisonniers sont venus me saluer. La plupart connaissait l'enquête OLGA(http://www.informa-azione.info/files/doc000427016122009.pdf) , une enquête contre des anarchistes et une brochure voir lien. Ils me décrivent la solidarité pour les anarchistes arrêtés. Quelqu'un m'a montré une petite brochure avec un  texte de moi. Donc ils m'ont accueilli chaleuresement.

Maintenant, je cherche de me réparer au mieux. Je m'adapte un peu , on verra ce qui en découlera. Après des mois dans le secteur 12 de la prison de Turin, je peux tirer un premier bilan, je crois qu'on peut faire beaucoup quand on s'organise entre prisonniers .Je peux profiter des mois d'exp expériences, d'une détermination plus grande, encore plus forte. Je sais que ça peut servir à beaucoup de monde. conscient que la défense possible contre le pouvoir, c'est l'attaque directe. Je sais que beaucoup de camarades considèrent ma décision de ne pas profiter de la défense juridique.

  • « il est pas trop intelligent, pas trop fourbe,Celle ci – mine le mouvement No TAV »

    Vous pensez comme vous voulez camarades, je peux seulement vous répondre. J'utiliserais monintelligence et ma fourberie pour rester unis avec les hommes et les femmes qui combattent contre cet existant, pour donner des coups toujours plus précis. Epour dire à nouveau que je continuerais à me battre partout et malgré tout.

  •  je dis :"Dégage tous accomodateurs avec  les politicards!!! Je dis ça malgré le fait que je suis presque rien

je vous réécris bientot

Feu et révolte

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 01:18

lu  ,sur non fides , après avoir duistribué le tract devant le monument aux morts de joyeuse. a ce rassemblement plusieursassociations a pris la parole pour faire le lien avec la situation actuelle. Militarisation constante surl les banlieux française et lors des oppositions comme à notre des landes

Ça y est, les premières déclarations de distanciation arrivent, suite aux cris d’orfraie de plusieurs responsables du PS (notamment Harlem Désir ou David Assouline) contre la dégradation d’une vingtaine de leurs locaux sur tout le territoire. De la même façon que le préfet de région Loire-Atlantique, Christian de Lavernée, travaille sur place pour diviser les opposants entre "riverains, agriculteurs, qui forment l’opposition institutionnelle, et les activistes anarcho-libertaires", d’autres sont en effet en train de préparer le terrain de l’Etat à l’échelle nationale, à propos des sabotages et attaques solidaires décentralisées contre l’aéroport de Nantes et le monde qui va avec. L’un des premiers objets de ces déclarations est donc de commencer par séparer le bon grain de l’ivraie :


- D’abord en tentant d’extraire les méchants du marécage de l’anonymat des attaques diffuses : nommer pour mieux identifier (avec une étiquette imaginaire comme "extrême-gauche", "ultra-gauche", etc.), identifier pour désigner, désigner pour isoler, isoler pour réprimer ;

- ensuite en les discréditant (insister sur le caractère "minoritaire" de ces "autres" revient non seulement à se distancier (c’est pas nous, nous on est avec le gros des troupes !) mais aussi à aider la police à se tourner du bon côté, c’est-à-dire vers cette "minorité" qu’il ne devrait pas être trop compliqué de réprimer une fois que ses contours artificiels auront été définis. Dans le même ordre d’idées, marteler le caractère "pacifique" de la lutte signifie que ces "autres" n’en font pas vraiment partie, et que l’Etat peut donc tranquillement s’en prendre à eux) ;

- et enfin, quant à ceux qui peuvent les trouver sympathiques, comme le lien n’est de toute façon que de type soutien "moral" avec "le mouvement", c’est-à-dire surtout pas celui d’un rapport de solidarité avec le pourquoi des actes incriminés, il s’agit là encore d’affirmer son extériorité aux faits plutôt que sa complicité avec eux. Dans ce cas, mieux vaut encore la fermer...

Mais après tout, quand le pouvoir recherche d’urgence des coupables, peut-il y avoir un autre objectif que celui de se distancier, lorsqu’on fait des déclarations publiques [1] dont l’objet n’est pas d’affirmer sa propre solidarité ?
C’est en tout cas d’une toute autre teneur que ces quelques mots envoyés aujourd’hui depuis la ZAD par "Quelques opposant-e-s plus déterminé-e-s que jamais !" : "ça nous a fait et nous fait toujours très chaud au cœur d’apprendre les rassemblements de soutien, les stands d’infos lors d’un marché, les sabotages, les trous dans les vitrines des locaux du parti socialiste... surtout lorsque nous sommes dans une nasse policière."


Les actes de vandalisme qui ont visé ces derniers jours des locaux du PS avec des inscriptions faisant référence au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sont le fait d’"activistes d’extrême gauche" qui sont "minoritaires" dans ce combat, a dit mercredi Barbara Pompili (EELV). La coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale était interrogée à l’émission "Questions d’Info" LCP/France Info/AFP/Le Monde sur cette série de dégradations contre des permanences socialistes.
(AFP, 07.11.2012, 18h23, "Actes de vandalisme anti-PS : le fait d’"activistes d’extrême gauche")


Autrement dit, il y a une minorité d’activistes sur la ZAD qui vient de l’ultra-gauche. Mais les assimiler tous à cette origine militante est un spectre réducteur qui nie le soutien clé des paysans (ACIPA), la présence de militants associatifs et syndicaux, d’écologistes, voire même d’une minorité sans cesse croissante de gens qui ne sont pas engagés dans d’autres combats sociaux (...). Il se trouve cependant que la ZAD a depuis le début choisi un mode de résistance pacifique qui vise plus à retarder la progression des forces de l’ordre qu’à s’y opposer physiquement et à main armée.
(BreizhJournal, 7/11/12, "Trois questions qui fâchent autour de Notre-Dame des Landes")


Des auteurs pas encore identifiés
Ils pourraient être soutenus dans le reste de la France par des collectifs de squatteurs ou des militants anticapitalistes. Du côté du collectif des « mal-logés acharnés », qui a fait parler de lui ces derniers jours pour avoir été expulsé à Paris d’un immeuble vide qu’il squattait depuis peu, on reconnaît un « soutien moral » au mouvement, par solidarité. Rien à voir donc avec les dégradations de ces derniers jours, dont les auteurs n’ont pas encore été identifiés.
(La Croix, 8/11/12 - 11 H 32, "Des locaux du PS dégradés dans toute la France")


Repris des Brèves du Désordre.

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 09:09

lu sur le journal l'humanité

Des milliers de manifestants ont défilé ce samedi à Bayonne pour réclamer "le respect des droits des prisonniers et des réfugiés politiques basques", dix jours après l'arrestation controversée de la militante Aurore Martin, aujourd'hui incarcérée à Madrid.

En tête de la manifestation, qui a rassemblé 15.000 personnes malgré la pluie selon les organisateurs, figuraient des familles et proches des prisonniers brandissant leurs portraits. Une banderole sur laquelle on pouvait lire "Pour les droits des prisonniers politiques basques" était portée par des élus. Les manifestants, parmi lesquels se trouvaient de nombreux Espagnols, ont traversé la ville jusqu'à la place Saint-André, dans le quartier traditionnel du Petit Bayonne en scandant notamment: "Amnistie maintenant, prisonniers à la maison !".

Au nom de sa soeur

Emilie Martin, porte-parole de l'association Herrira ("Au pays"), a estimé que l'importance de la mobilisation tenait à l'arrestation la semaine passée de sa soeur Aurore Martin dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne. Son transfert en Espagne, un geste sans précédent de la part d'un gouvernement français, a suscité l'émotion au Pays Basque où les actions de protestations pacifiques venues de tous bords politiques se multiplient depuis.

Selon Herrira, 624 militants de la cause basque sont actuellement incarcérés, dont 137 en France, où ils sont dispersés dans 32 prisons situées à une distance moyenne de 808 kilomètres de la région. Par comparaison, les 482 détenus basques détenus en Espagne en sont éloignés de 632 kilomètres en moyenne.

"Nous demandons à la France et à l'Espagne d'appliquer le droit et de rapprocher les prisonniers de leurs familles et de libérer les malades et les conditionnables", a dit Gabriel Mouesca, un des porte-parole d'Herrira, et ancien président de l'Observatoire international des prisons.

A lire aussi:

Affaire Aurore Martin: schizophrénie à la tête de l'Etat

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 08:54
Leur Paix

Par Le Rétif (6 avril 1911)

L’hypothèse de la guerre préoccupe en ce moment les esprits. Déjà l’on évoque l’horreur des champs de bataille, les villages incendiés, les cadavres semés au long des routes, les régiments décimés, et dans les villes restées paisibles l’angoisse et la faim… A s’imaginer que le renouvellement de ces spectacles est possible, le vulgaire reste déconcerté et stupéfié. La guerre est belle, dans les contes de M. Ch. D’Esparbès et les romans du capitaine Danrit ; la guerre est glorieuse dans les manuels d’histoire ; en réalité elle est horrible et chacun le pressent. Les plus veules, en y songeant, se hâtent de proclamer leur amour pour la paix…


C’est l’universelle chanson. Insurrectionnels, syndicalistes, libertaires honnêtes, bourgeois radicaux et nationalistes clament en chœur leur indéfectible fidélité à la Paix…

On est pacifiste. Tout le monde est pacifiste. Dans l’intérêt du progrès, de l’industrie, du Commerce et des Arts. Parce que la paix accroît la prospérité nationale. Et pour mille autres excellentes raisons. Car il est bien entendu que pas un de ces pacifistes n’ose dire franchement :

Je suis ennemi de la guerre, parce que j’aime la vie, et tiens à ma vie.

C’est naturel. Au fond du pacifisme il n’y a ni volonté ni intelligence ; il n’y a que de la peur et de l’hypocrisie. Les sincères ont peur. Les autres, n’ayant d’autre souci que celui de leurs intérêts, le servent sans scrupule. Il nous est ainsi donné de contempler ce tableau paradoxal : tandis que se tiennent des congrès de la paix, leurs initiateurs font construire des cuirassés…

Mais ne nous attardons pas à refaire leur procès. Constatons simplement le grand nombre des amis de la paix. Ils sont légion à demander que la paix se fasse dans le monde. Tolérance, encore paix ! ect. Homais et Tartempion ne vous parlent que de cela. Et l’anarchiste que les grands mots ne subjuguent plus se demande alors :
Est-elle vraiment si belle cette paix, leur paix ?

* * *

Nous en jouissons pour le moment. Nous pouvons donc l’examiner à loisir, l’apprécier, la savourer. Les Frédéric Passy, les Charles Richet, les Anatole France nous en ont chanté les louanges sur des modes divers. Voilà pour la théorie. Hélas ! En ce bas monde, théorie et pratique font deux. La Paix, sur les images, est une belle fille blonde au visage souriant, un peu bébête ? On n’a garde de représenter derrière elle les Casernes, les Prisons, les Hôpitaux et les Maisons Closes qu’elle abrite.
Leur Paix !

Mais c’est l’ordre, l’ordre sanglant que Thiers réinstaura en fusillant les fédérés de la commune, et que Clemenceau maintint avec le concours précieux des cuirassiers de Narbonne et les gendarmes de Draveil. La Paix bourgeoise exige que l’on respecte les lois établies, que l’on subisse la faim et l’oppression ; et quand on transgresse ses volontés, elle ramène l’ordre à coups de knout, à coups de sabres et de fusils… La paix sociale fait condamner les ouvriers pour un mot ou un geste d’insoumission ; emprisonner les journalistes trop indépendants ; traquer sans répit les indociles et les réfractaires. Sous les balles pacifistes, des prolétaires sont tombés bien des fois. Et Ferrer. Et que de nôtres, en Russie ou au Japon, sont morts sur les potences pacifistes !
Cela s’appelle l’ordre « moral » ou politique.

Cela se complète par la paix économique. En d’autres termes : respect à la propriété, respect au patron, servilité devant le riche, honnêteté. Voici les usines où l’on tue des enfants, où l’on détruit des races par le surmenage et les maladies. Voici les quartiers pauvres des grandes villes, cités de puanteur où règnent en parfaite harmonie l’Alcoolisme, la Tuberculose et la Syphilis. Voici, à coté, les Palais de l’Argent, maître astucieux devant qui tout fléchit. Paix économique ! traduisez : prostitution, famine, dégénérescence…

Ah, nos excellents pacifistes ne manquent pas de toupet lorsqu’ils dressent sous nos yeux l’épouvantable bilan des guerres. Celles de Napoléon, enseignent-ils, coûta à l’Europe cinq millions de vies humaines. Nous voudrions bien savoir, nous, combien de vies sont sacrifiées tous les jours à leur paix ?

Qu’ils nous disent combien d’enfants sont tués dans les verreries et les tissages du Nord ? Combien d’ouvriers meurent assassinés par les maladies professionnelles, les privations – la misère ? Qu’ils essayent de nous dresser le bilan approximatif des bonheurs, des vies, des joies pacifiquement broyées par l’engrenage des institutions du Capitalisme Autoritaire !
Nous désirons juger leur paix en connaissance de cause !

* * *

Leur paix est meurtrière autant que les guerres. C’est une paix de mort. Il a fallu autant de sang et de sueurs, autant de chair humaine pour édifier les fortunes des Rotschild, des Bunau Varilla, des Pereire et Cie, que pour constituer les empires des conquérants les plus fous.

N’est-elle pas faite, d’ailleurs, de petites guerres hypocrites où les lâchetés se heurtent traîtreusement ?

Un contre tous - tous contre un : ainsi se résume la sourde lutte des hommes entre eux. Contre chaque individu, toutes les brutalités et les forces sociales sont liguées. L’opinion publique le surveille, médisante. Ses semblables – ses concurrents – guettent la moindre de ses maladresses pour se jeter sur lui. Les lois l’enchaînent ; les plus forts le pressurent ; les plus faibles le haïssent. Guerre impitoyable entre salariés et patrons, entre marchands de camelotes allemands et français, entre Potin et Damoy, entre le politicien rouge et son adversaire. On médit, on calomnie, on accuse, à voix basse ; puis la Loi aveugle intervient et achève le vaincu. Cependant que les vainqueurs se congratulent doucereusement.

La guerre, choc des armées, assassinat en masse évident et brutal, est pire, sans doute ; mais la paix d’aujourd’hui est ignoble, absurde et criminelle.

Nous nous refusons à la guerre, parce que nous aimons profondément la vie. Pour la même raison nous ne voulons pas non plus de cette paix. D’un coté ou de l’autre nous nous trouvons toujours en présence de la mort, alors que toutes nos forces, nos aspirations, nos volontés montent vers la vie !

Et c’est en son nom – et au nom de nos vie tout d’abord ! – que nous nous insurgeons contre le règne de l’hypocrisie pacifiste et de la brutalité guerrière. Nos existences seraient si belles n’était-ce la malfaisante sottise des dominateurs et des asservis !

C’est donc malgré eux que dès à présent nous voulons réaliser des vies belles. Que vers ce but tendent nos efforts de révoltés : vivre selon nos pensées, librement, intelligemment, fraternellement : parmi nous du moins, instaurer une paix véritable qui nous rendra plus forts et plus heureux.

Le Retif.
Extrait de L’anarchie N°313, le 6 avril 1911.

P.-S.

Ce texte existe en mini-brochure, téléchargeable, imprimable, diffusable, cliquez ici.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 16:09
Samedi 17 novembre à Saint Etienne (42)
Dimanche 18 novembre à Lyon (69)
Samedi 24 novembre à Campénéac (56)

http://valognesstopcastor.noblogs.org/1742

Soutien aux luttes anti-nucléaires et anti-THT dans l’Ouest.

 En Novembre 2011 plusieurs centaines de personnes se réunissaient à
Valognes dans le Cotentin avec la ferme intention de bloquer un train
CASTOR de déchets nucléaires, participant de cette circulation
quotidienne de matière radioactive, par voie ferrée, routière ou
maritime. Ce qui se faisait en Allemagne depuis plus de vingt ans prenait
forme pour la première fois en France. Réaliser une action directe
publique, passer le cap du symbolisme et s’en prendre concrètement à
l’industrie nucléaire. La toucher dans ce qu’elle a de plus cher, son
portefeuille et son image qu’elle veut immaculée. Six mois après, trois
personnes passaient en procès sous des chefs d’inculpations faisant d’eux
les têtes pensantes et agissantes du blocage. Sous prétexte d’avoir parlé
aux médias, ils devaient assumer pour tous une action assumée par tous
les participants.

 Le 9 octobre dernier, devant la faiblesse de l’argumentation des
accusations, ils furent finalement relaxés. À la suite de « Valognes »
des personnes soucieuses de continuer une lutte concrète contre le
nucléaire et son monde s’engagèrent dans la lutte anti-THT, rejoignant
une population locale en lutte depuis plus de cinq ans. Une ligne Très
Haute Tension censée relier l’EPR de Flamanville au reste du réseau et
participant du commerce international et délirant de l’électricité.
S’attaquer aux flux ou aux transports radioactifs c’est toucher
l’industrie nucléaire dans ce qu’elle a de plus fragile. Depuis le début
de l’année la population se mobilise. Manifestation, occupation, engins
de chantiers hors-services, chantier hors d’usages... Si les pylônes ne
tombent pas encore, la répression elle ne s’est pas fait attendre.

 S’il nous semble important de soutenir ces luttes, c’est dans une
perspective de relance d’opposition radicale au nucléaire. Depuis trop
longtemps les discours raisonnables, fait de compromis, d’actions
citoyennes et de propositions alternatives montrent leur impuissance à
s'opposer et à réformer l’irréformable. Il ne tient qu’à nous de
construire une opposition radicale et autonome contre cette énergie
mortifère qui alimente un système qui nous broie.

 Cette détermination en acte a autant besoin de soutiens financiers pour
faire face à la répression judiciaire qui se démultiplie qu’à être
rejointe pour démultiplier partout les espaces de conflit avec cette
société nucléaire ; loin des illusions citoyennes qui nous paralysent et
entretiennent le monde tel qu’il va, mais à proximité des luttes telles
qu’elles se déroulent à Notre Dame des Landes…

 Pour toutes ces raisons nous vous invitons à venir discuter le SAMEDI 24
NOVEMBRE à partir de 18h chez Noom à Campénéac (56). Plusieurs personnes
investies dans cette lutte seront présentes afin de nous en expliquer les
enjeux.

  PROGRAMME
- 18h-19h30 : DISCUSSION autour des luttes antinucléaires dans l'ouest et
PROJECTION d'un film sur l'opposition à la ligne THT Cotentin-Maine.
- 19h30 : Début d'un REPAS de tartines diverses et variées qui sera servi
tout au long de la soirée
- 20h-1h : CONCERT avec Duo or Die (danse), Yo (slam), Chevo léger (rock
expérimental), Targuinouchma (swing manouche), les Obsédés du monde
(chanson française), Death or glory (rock-ska-punk).

Chez Noom à Campénéac, c'est à droite tout de suite après la caserne des
pompiers en prenant direction Tréhorenteuc au niveau de l’église. La
soirée se tiendra sous chapiteau chauffé... N'oubliez pas vos duvets si
vous envisagez de dormir sur place.

TARIF : prix libre mais de soutien.


LE SAMEDI 17 NOVEMBRE A SAINT ETIENNE :

la Gueule noire, 16 rue du Mont (Bellevue).

CONCERT avec Singe des Rues, Kyma + Mix
Entrée : 5 € en soutien à la lutte.

Idem LE DIMANCHE 18 A LYON (lieu à définir).



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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 15:59
le maillage des luttes ( horizontales) est le point important qui nous reste .
http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/043.jpg

TÉLÉCHARGER LA BROCHURE

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 15:59

Le lundi 12 novembre ,le ministre de l'intérieur  Cancellieri arrivera  dans le val de Susa. Le motif de cet 'honneur"   est  d'amener la solidarité aux forces de l'ordre  et au maire de Chiomonte Pinard. Voilà la dernière provocation  d'un gouvernement  qui déjà depuis plus d'un an   a militarisé une partie de notre territoire et à plusieurs occasions  a montré vouloir résoudre le problème de la contestation du TAV   au son des matraques , des lacrymogénes et des arrestations .

Il faut bien souligner  que cette méthologie est  utilisée pas seulement  dans le val de susa mais aussi  dans chaque lieu d'italie où  les droits des citoyens  sont baffoués. comme pour  les étudant-e-s , les ouvrier-e-s et les immigré-e-s

Le lundi nous devons être très  nombreux pour crier à nouveau  que cette vallée ne sera jamais pacifiée.

Jusqu'à quand vont -ils vouloir détruirela vallée, avec leur violence utilisée par ses bataillons et la magistrature.?

Nous n'avons pas peur , nous n'arrêterons jamais

Nous continuons  à dire  que ce chantier est  complétement illégal  car il n'y a pas de projet définitif.

Nous dirons encore que la terre appartient à ceux qui vivent là tous les jours  et cette terre n'appartient pas  à un ministre qui vient passer en revue ses bataillons  d'occupation, comme il pourrait le  faire en Afghanistan .

Ce ministre  Cancellari. nous serons là pour l'accueillir

Rendez vous place de la mairie de chiomonte à 9h ou au terrain de foot a Giaqlione à 8h30

 www No TAV.info

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 09:47

Le CAN 71, organise au Coquillage à Blanzy, ce vendredi 9 novembre, à 19H un concert puis une projection, des discussions et tiendra son infokiosque antinucléaire.

Les 3 de Valognes, inculpé.e.s comme responsables d'une action de blocage d'un train de déchets hautement radioactif, à Valognes, le 23 novembre 2011, ont été relaxé.e.s lors de leur procès qui s'est tenu le 9 octobre 2012 à Cherbourg (voir le texte ci-joint).
Mais quand la justice atomise, ça coûte cher !!!! La soirée est donc organisée pour soutenir financièrement les 3 relaxé.e.s de Valognes.

Le CAN 71, organise au Coquillage à Blanzy, ce vendredi 9 novembre, à 19H un concert puis une projection, des discussions et tiendra son infokiosque antinucléaire.

Les 3 de Valognes, inculpé.e.s comme responsables d'une action de blocage d'un train de déchets hautement radioactif, à Valognes, le 23 novembre 2011, ont été relaxé.e.s lors de leur procès qui s'est tenu le 9 octobre 2012 à Cherbourg Le procés de vallognes à Cherbourg !'émission de radio de Fréquence Paris Pluriel .
Mais quand la justice atomise, ça coûte cher !!!! La soirée est donc organisée pour soutenir financièrement les 3 relaxé.e.s de Valognes.

 


LA JUSTICE ATOMISE... ET ÇA COÛTE CHER !
SOIRÉE DE SOUTIEN
pour les frais liés au procès des 3 relaxé.e.s de Valognes
VENDREDI
9 NOV 2012
Bar Le Coquillage
2 impasse
des petits souliers
BLANZY (71)


CONCERT
YEGG - noise rock instrumental - Chalon
THE CHEMIST & THE ACEVITIES
- surf anar de laboratoire - Dijon
THE ELECTRIC ROBERTS
- noise rock crasseux –

Mâcon collectifantinucleaire71.over-blog.com

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