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  • : Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 19:19

le soutien et la solidaritépeut  s'emplifier ici. c'est une révolte contre ce pouvoir qui a dicidé de construire une centrale nucléaire .en partenariat aves AREVA celle ci  doit être construite à SINOP.   Nous n'avons pas envie de construire ici une solidarité sans penser à ce combat contre la centralre nucléaire de Sinop

 

Un manifestant de 22 ans est décédé lundi à l’hôpital après avoir été atteint par balle pendant une manifestation dans la province de Hatay, près de la frontière syrienne. Le jeune homme était mort plus tard à l’hôpital.

Lundi soir, dans le quartier de Kavaklidere d’Ankara, les unités antiémeute ont tiré des balles en caoutchouc en direction des manifestants, qui les ont attaquées à coups de pierres. A Istanbul, les policiers ont tiré plusieurs dizaines de grenades de gaz lacrymogène pour déloger du quartier de Gümüssuyu manifestants qui y avaient érigé des barricades.

L’une des plus grandes centrales syndicales du pays, la Confédération des syndicats du secteur public (KESK), a décidé d’apporter son soutien à la contestation en entamant mardi une grève de deux jours. "La terreur exercée par l’Etat contre des manifestations totalement pacifiques se poursuit de telle façon qu’elle menace la vie des civils", a jugé la centrale qui revendique 240.000 adhérents.

Un nouveau rassemblement est prévu ce mardi soir à 18H00 place du Luxembourg.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 07:44
reçu par mail de résistons rezo. Nous ne revenos pas sur l'abscence de 
manifestants vendredi 31 mai lors de la venue de jean marc Ayrault
pour soutenir les inculpés



Nous sommes déjà soutenus par:
La Coordination des Opposants au Projet d'Aéroport de NDDL qui
regroupe

entre autres l'ACIPA, le Collectif d'Elus Doutant contre la Pertinence de
l'Aéroport (CEDPA) et ACCV, ADECA, AEI, Agissons pour l'avenir à l'est de
l'Erdre, ANDE, ATTAC, Breizhistance, BVV Bretagne vivante, CAP 21, Collectif
Anti marées noires, Confédération paysanne, DLR, EELV Ecologie Solidarité,
FASE, Faucheurs volontaires FNAUT, GAB 44, Gauche anticapitaliste, Gauche
unitaire, GND, Greenpeace, les alternatifs, les désobéissants, LPO, Malice,
MEI, MOC, MODEM44, Natur-action, Nature avenir, Nature et progrès, NPA, PG,
Solidarités écologie, SDNLeV Union syndicale solidaires, VAS, VAT, VES
et par ATTAC, les Amis de la Confédération paysanne, le Collectif 5-13e
de

soutien à NDDL, les Alternatifs, Alternative libertaire, Gauche
anti-capitaliste, SUD-PTT, CNT Bâtiment, « souriez-vous-êtes filmés », la
brigade activiste des clowns, Catherine Bourgain, généticienne
n'hésitez pas à nous transmettre vos lettres de soutien...

Pour participer à la caisse de soutien : envoyez vos chèques à l’ordre
de

Les Ami-e-s de Clark Kent» en spécifiant bien au dos du chèque« Soutien
la lutte contre l’aéroport de NDDL » à l’adresse suivante : 9, rue

François Debergue / 93100 Montreuil.


Depuis sa création, le collectif est la cible d'une répression systématique.
Le 27 janvier dernier, 15 personnes se sont invité.e.s dans le parc du

château familial des multi-miliardaires François et François-Henri Pinault
-actionnaires du groupe VINCI- pour dénoncer leur responsabilité dans la
construction du futur aéroport de NDDL. Un pique-nique, une banderole, des
slogans pour signifier que nous faisons fi de l' impunité dont bénéficient
Pinault et consorts qui exploitent, expulsent et bétonnent au gré de
manœuvres

politiques et de grands transferts financiers. La répression ne s'est pas fait
attendre, les visiteurs et visiteuses du
domaine ont été placé.e.s en
garde-à-vue durant 45 heures, inculpé.e.s de «
violation de domicile »,
« menaces de mort », « refus de se soumettre aux

opérations de relevés signalétiques » et « refus de se soumettre aux
prélèvements biologiques », ils/elles comparaîtront devant le Juge des
Enfants

au TGI de Paris (1 personne) et au TGI de Versailles (14 personnes).
Nous, collectif de personnes issues de divers horizons, militant.e.s de
tous âges, agissant en accord avec nos principes, exprimons toute notre
solidarité avec les inculpé.e.s et les personnes emprisonnées. Nous appelons
chacun.e à soutenir les inculpé.e.s, en se rendant à leur procès. Nous
appelons

chacun.e à nous rejoindre dans notre lutte déterminée contre VINCI et son
monde,

contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre tous les autres Grands
Projets Inutiles et Imposés !
Le collectif francilien de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes
(toutes les informations sur http://nddl-paris.effraie.org//
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 07:37


P.-O. : elle meurt alors que l’huissier vient la saisir


Alors qu’un huissier mandaté par Pôle emploi venait effectuer une saisie
chez une chômeuse handicapée à Canet-en-Roussillon, cette dernière s’est
effondrée, victime d’un malaise fatal. Elle devait 1 790 € depuis 2010.

"Nous sommes bien évidemment atterrés par ce décès." Pascal Blain, le
directeur régional de Pôle emploi, ne cache pas son émotion après le
drame survenu jeudi après-midi à Canet-en- Roussillon
(Pyrénées-Orientales). Alors qu’un huissier mandaté par Pôle emploi
venait effectuer une saisie chez une chômeuse handicapée, cette dernière
s’est effondrée, victime d’un malaise fatal.

Selon plusieurs sources, Stella Rakic, 51 ans, mère d’un enfant, a
vivement réagi en voyant arriver l’huissier, accompagné d’un serrurier
et de deux témoins, ainsi que la loi l’exige. Une altercation verbale
aurait alors éclaté entre elle-même et les trois personnes venues pour
effectuer une saisie-vente sur ses biens mobiliers.

Devant une équipe de télé

Devant la tournure prise par les événements, l’huissier se serait
réfugié dans sa voiture, pour appeler les gendarmes. À leur arrivée,
Stella Rakic a commencé à s’entretenir avec eux. Et puis, d’un coup,
"cette dame s’est effondrée dans les bras de l’adjudant-chef, qui l’a
mise en position de sécurité", indique une source proche de l’enquête.

La scène s’est déroulée en présence d’une équipe de télévision, qui
tourne actuellement un reportage sur la vie d’une brigade de
gendarmerie, destinée à être diffusée prochainement sur TF1. Et elle a
provoqué une vraie tension dans cette cité HLM des Canderelles, un
quartier populaire où les esprits, après la mort de la victime, se sont
rapidement échauffés.

"La procédure de saisie semble avoir été respectée", indique une source
judiciaire, qui précise qu’une autopsie a été demandée par le parquet de
Perpignan. Elle devrait être effectuée mardi, au service de médecine
légale de l’hôpital Lapeyronie à Montpellier.

Selon Pôle emploi, la victime devait depuis 2010 une somme de 1 790 €,
correspondant à des prestations perçues alors qu’elle était en litige
avec son employeur, une entreprise de restauration.

"Nous n’avions plus de contact depuis 2011"

"Elle avait ensuite perçu une forte somme d’argent de son employeur, et
la procédure de recouvrement avait été lancée. On était passé au
tribunal, on lui avait proposé de régler des échéances de 150 € par
mois, mais elle n’avait rien payé. Nous n’avions plus de contact avec
elle depuis juillet 2011", précise le patron de Pôle emploi.

Stella Rakic, qui avait de sérieux problèmes de santé et souffrait d’un
lourd diabète, n’était plus affiliée à Pôle emploi, mais à Cap emploi,
l’organisme chargé de l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

http://www.midilibre.fr/2013/06/01/elle-meurt-alors-que-l-huissier-vient-la-saisir,708415.php

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 07:25
heraklion-crete

banderole de solidarité sur la place Liontaria à Heraklion, Crète (Grèce)

Quelques slogans entendus dans les rues d’Istanbul :

faşizme karşı omuz omuza / Soyons unis contre le fascisme

hükümet istifa / démission du gouvernement

katil Erdoğan / Erdoğan assassin

Taksim bizim, İstanbul bizim / Taksim est à nous, Istanbul est à nous

direne direne kazanacağız / nous gagnerons en résistant

her yer Taksim, her yer direniş / Taksim est partout, la résistance est partout

Tayyip’in piçleri, yıldıramaz bizleri /  les bâtards de Tayyip ne nous font pas peur

bu daha başlangıç, mücadeleye devam / Ce n’est que le début, la lutte continue

salonica

banderole de solidarité à Thessalonique (Grèce): “Solidarité avec les rebelles en Turquie. Révolte maintenant et pour toujours.”

Au cours du 1° juin les flics ont abandonné le parc Taksim Gezi pendant quelque temps et les gens se sont rassemblés pour réoccuper le parc. Peu de temps après la police a attaqué la zone pour expulser les manifestants.

Des heures après des compagnon-ne-s qui étaient dans les rues d’Istanbul ont envoyé ce message ” Nous l’avons fait, la place Taksim et le parc Gezi ont été réoccupés. Les flics reculent. Les gens célèbrent cette victoire dans le parc Gezi. Une voiture de flic a été retournée et brûlée …”.
Et la nuit dernière les engins de construction qui étaient dans le parc ont aussi été brûlés.

 Il y a aussi une information qui circule au sujet du liquide orange/rose qu’on peut voir sur certaines photos ou vidéos et qui atteste que ça serait de la lacrymogène mélangée à de la peinture orange ou rouge (cela varie selon les différentes zones de la ville) qui sers à marquer les manifestants afin de pouvoir les identifier ultérieurement.
Il est important de clarifier que ça n’est pas l’agent orange, comme une rumeur très répandue le laissait entendre. L’agent orange n’a pas de couleur, il tient son nom des rayures oranges dessinées sur les barils dans lesquels il était transporté.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 23:27

 On a  cherché sur le blog des nouvelles du front..le 2 et 3 juin le quotidien le monde publie un article "ces900000 jeunes inactifs décoragésde tout"Pour cette raison, cette article ci dessous a été choisi.

Evolution du travail précaire en France et au Japon

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le pourcentage d’emploi précaire au Japon est beaucoup plus fort que celui qui existe en France. Il est pour 2008, et en attendant les dernières statistiques de décembre, de 13 pour cent en France et de presque 35 pourcent au Japon.[print_link]
Le graphique ci-dessous, qui m’a demandé un temps pas possible, permet de mettre en évidence l’évolution sur une période de près de 20 ans.

Graphique 1 – Evolution des pourcentages de la population précaires au sein de la population en âge de travailler en France et au Japon

Sources : Japon : Ministère du travail et de la santé, Statistiques sur la force de travail, longue période. De 1990 à 2001 les pourcentages indiqués sont ceux du mois de février, puis à partir de 2002, il s’agit de la moyenne trimestrielle. France : INSEE, présenté par l’observatoire des inégalités.

La lecture du graphique peut se faire ainsi :
Entre 1990 et 2000, il y a une poussé à peu près équivalente dans les deux pays de la population de précaires : un peu moins de 4 pourcent pour la France, et un peu plus de 5 pourcent pour le Japon. On passe ainsi en France de 8.7 pour cent à 12.6 pour cent. Du côté japonais, on passe de 20.2 pour cent à 26 pour cent.
Entre  2000 et 2008, les courbes suivent des tendances opposées. En France, le taux d’emploi précaires baisse légèrement dans la première moitié des années 2000 avant de remonter légèrement à partir de 2005. Conclusion,  le taux demeure quasiment identique et passe de 12.6 pour cent à 13 pour cent. En revanche, au Japon, le taux d’emploi précaire augmente rapidement et passe sur la même période de 26 à 34 pour cent, une croissance de plus de 8 pour cent en moins de 8 ans.
Le Japon de l’emploi à vie n’est plus, et lorsqu’on regarde les statistiques des années précédentes, on se demande s’il a bien existé un jour (il faudrait remonter dans les années 70 probablement).

Evolution du travail précaire au Japon

On a pu voir dans le billet précédent que le nombre de travailleurs précaire au Japon avait augmenté de 15 pour cent sur 10 ans, passant de 20 à 35 pour cent. Pourtant, s’intéresser uniquement au pourcentage, ne résume pas nécessairement bien l’évolution sévère de la situation en ce qui concerne cette catégorie d’employés. Le problème du pourcentage est qu’il s’agit d’un instantané. Il ne fait qu’établir un rapport entre employés précaires et non précaire pour une année donnée. Par exemple, si en 1990, il y avait 1 employé précaire et 1 employé non précaire, le rapport serait, exprimé en pourcentage, de 50/50. L’année suivant, s’il y avait 100 employés précaires et 100 employés non précaires, le rapport serait toujours de 50/50. Pourtant, il y a bien plus d’employés précaires que l’année précédente, mais le pourcentage ne prend pas en compte cette évolution d’une année sur l’autre, mais seulement le rapport, pour chaque année prise séparément entre employés précaires et non précaires.
Il est donc intéressant de jeter un oeil sur l’évolution en chiffres absolus de l’emploi précaire, et on s’aperçoit que la courbe est beaucoup plus agressive (tableau 2). En effet, la population de précaire au Japon a  presque parfaitement doublée en 18 ans, passant de 8 810 millions à 17 790 millions. Pour reprendre la distinction entre les deux périodes, on passe entre 1990 et 2000 de près de 9 millions à près de 13 millions de précaires. Ensuite, de 2000 à 2008, on passe de près de 13 millions à près de 18 millions. Pour comparaison, en France, pour la première période on passe de près de 2 millions à 3 millions puis dans la seconde période on reste à moins de 3 millions.

Graphique 2 – évolution du nombre de travailleurs précaires au Japon

Sources : Japon : Ministère du travail et de la santé, Statistiques sur la force de travail, longue période. De 1990 à 2001 les chiffress indiqués sont ceux du mois de février, puis à partir de 2002, il s’agit de la moyenne annuelle, sauf pour les chiffres de 2008 basés sur ceux du troisième trimestre (dernier accessible à l’heure actuelle).

La distinction par sexe (graphique 2) permet de signaler la sur-représentation des femmes dans les emplois précaires. En 1990, 2000 puis 2008, elles sont passées respectivement de 6,5 à près de 10 puis plus de 12 millions. Du côté des hommes, on est passé de 2,3 millions à 3,3  et désormais près de 6 millions. La hausse est quasi constante d’année en année pour les deux sexes.
Néanmoins,un retour sur les pourcentage permet de signaler une hausse plus rapide du pourcentage d’hommes qui sont employés dans les emplois à temps précaires (graphique 3). On remarque en effet qu’au début des années 2000, ce pourcentage  est passé durablement en dessus de la barre des trente pour cent pour s’établir à 32 pour cent au troisième trimestre 2008. Cette tendance ne peut être interpétée comme une baisse du nombre de femmes qui travaillent sur des emplois précaires, puisqu’au contraire, l’augmentation de leur nombre est constant depuis le début des années 90. On peut donc en conclure que le nombre de travailleurs précaires hommes augmente plus rapidement que celui du nombre de travailleurs précaires femmes.

Graphique 3 – évolution du rapport homme femme dans les emplois précaires 1990 – 2008

Sources : Japon : Ministère du travail et de la santé, Statistiques sur la force de travail, longue période. De 1990 à 2001 les pourcentages indiqués sont ceux du mois de février, puis à partir de 2002, il s’agit de la moyenne annuelle, sauf pour les pourcentages de 2008 basés sur ceux du troisième trimestre (dernier accessible à l’heure actuelle).

— mise à jour 15 décembre

le graphique 3 n’est pas très parlant donc j’en ai fait un autre qui montre de manière plus évidente l’évolution du rapport homme femme dans l’emploi précaire :

graphique 4

L’emploi précaire « traditionnel » et l’emploi précaire « nouveau » au Japon

Au Japon, les catégories d’emploi précaire se sont complexifiées au tournant des années 2000.
Jusqu’alors, il y avait seulement deux catégories (officielles) d’emploi précaire :la première correspond aux emplois à mi-temps en France. Il s’agit des pâtotaimu, de l’anglais part-time, caractérisés donc par un temps de travail  inférieur à un emploi « normal ». la seconde correpond aux Contrat à Durée Déterminée (CDD) en France. Il s’agit des aurbaito, ou baito, de l’allemand, arbeit, caractériés par une période travaillée déterminée.
Au début des années 2000, deux réformes sont introduites dans le droit du travail. La première légalise le recours à l’emploi intérimaire – hakenrôdô – (1999) et les entreprises d’intérim, la seconde légalise les emplois contractualisés – keiyaku shain – (2001), c’est-à-dire des emplois nécessitant souvent un fort savoir technique ou spécialisé mais sur la base d’un contrat à durée déterminée.
Le graphique 1 permet de mettre en évidence l’évolution de l’emploi précaires par catégorie et de souligner l’impact de cette nouvelle législation.
Graphique 1

Source : Japon : Ministère du travail et de la santé, Statistiques sur la force de travail, longue période. De 1990 à 2001 les chiffress indiqués sont ceux du mois de février, puis à partir de 2002, il s’agit de la moyenne annuelle, sauf pour les chiffres de 2008 basés sur ceux du troisième trimestre (dernier accessible à l’heure actuelle).

La hausse régulière des temps partiels et des CDD – les deux catégories « traditionnelles » de l’emploi précaire – connaît un pic en 2001, puis stagne ou s’inverse après cette date. Ainsi, en ce qui concerne les CDD (en rouge), le pic de 2001, soit près de 4 millions de travailleurs CDD, n’a toujours pas été dépassé. On est à la fin de 2008 à « seulement » 3,21 millions. Pour les temps partiels, le pic de 2001 – 7,7 millions – est dépassé en 2005 et stagne depuis 2007 légèrement au dessus des 8 millions. Ainsi, en nombre absolu, les emplois précaires « traditionnels » évoluent ainsi peu depuis les réformes du début des années 2000.
En revanche, les « nouveaux » emplois précaires – intérims et contractuels – connaissent une croissance rapide. Le travail intérimaire est introduit à partir de 1999. Ce n’est qu’à partir de 2003 que le nombre de travailleurs intérimaires augmente de manière brusque. En 2005, le chiffre d’un million d’imtérimaires est dépassé. Aujourd’hui, leur nombre est de près de 1,5 million. L’actualité récente révèle qu’il s’agit d’emplois particulièrement précaires, notamment lorsque les contrats ne sont pas renouvelés et que les personnes qui avaient un logement d’entreprise (dortoirs) se retrouvent directement à la rue.
La catégorie des contractuels est un plus difficile à analyser parce qu’il s’agit d’une catégorie un peu fourre-tout qui ne représente pas les mêmes personnes en fonction de la période considérée. On constate néanmoins, après la création de la catégorie des employés contractuels en 2001, le doublement du nombre de personnes qui sont recencés dans cette catégorie d’emploi l’année suivante, soit 3,5 millions de personnes. Fin 2008, le nombre de contractuels est de près de 4,5 millions.

Au Japon, en 2008, plus de 17 millions de personnes travaillent sous une forme de travail « atypique ». Les emplois précaires « traditionnels » – mi-temps et CDD -, s’ils sont toujours majoritaires et concernent 11 millions de personnes, tendent cependant à stagner depuis le début des années 2000.  La hausse du nombre d’emploi précaire apparaît surtout le fait de l’introduction de nouvelles catégories qui représentent désormais près de  6 millions d’individus (les intérims 1,5 million, les contractuels 4,5 millions) .

On voit de manière plus claire le passage du pourcentage du nombre de femme précaire en dessous de la barre des 70 et le passage du nombre d’homme précaire au dessus de la barre de 30 pourcent.

La précarité au Japon
vendredi 31 octobre 2008 par Japon

Nous assistons actuellement dans ce pays à la montée d’une nouvelle précarité, touchant surtout la jeunesse .Ainsi le phénomène des « NEET » (Not in Education, Employment or Training) et des freeters (free arbeiters, travailleurs vivant de petits boulots) est apparu pendant l’éclatement de la bulle financière, au début des années 90. On compterait environ 800 000 NEET et presque 2 millions de freeters. « Génération sacrifiée », mais pour qui la réponse au mépris qu’elle reçoit commence à prendre des formes inattendues et radicales. « Le monde des possibles m’a toujours été plus ouvert que celui de la contingence réelle (Marcel Proust) »

Un cliché a la vie dure : celui d’un Japon monolithique, englué dans le fatalisme, l’absence de contestation, la résignation à l’ordre établi. Un Japon qui aurait intériorisé le respect de la hiérarchie, de l’autorité, de l’Impératif Catégorique en accord avec une hypothétique “japonité” . On en oublierait presque les belles années 60 et leurs nombreuses manifestations. Si ce conformisme japonais existe, il est faux de le généraliser. Faux car c’est consolider le mythe d’une « japonité » fictive, en ce qu’elle est faite d’éléments disparates et instables. Raisonnement violemment idéologique également, car il revient à bâillonner d’emblée toute dissidence, en la faisant culpabiliser de trahir l’âme de la papatrie. Devant l’insistance du discours visant à chosifier les japonais en en faisant un groupe homogène aux propriétés transhistoriques, il me paraissait nécessaire de faire ce petit rappel préliminaire. L’hétérogène comme l’hétérodoxe existent au Japon.

Pour s’en rendre compte, il suffit d’aller dans le quartier de Kôenji, à Tokyo. Sous l’impulsion de l’activiste Hajime Matsumoto, « La grande fronde des pauvres » voit le jour en 2001 dans ce quartier bien connu pour être depuis longtemps le lieu magnétique des pauvres, des marginaux, de la culture underground et du rock. Un texte explique leurs intentions : « des rassemblements sauvages ont été organisés, consistant à improviser un grand banquet dans la rue et, tout en impliquant les passants, à créer dans les faits une zone libre ». Amener les citoyens japonais à la prise de conscience, faire voler en éclats un certain discours responsabilisant (du genre : « chacun peut s’en sortir s’il le souhaite ») et « créer dans les faits une zone libre » ouverte, comptant sur le ressentiment plus ou moins conscient des freeters, mais aussi des “inclus”. Dans une rue du nord de Kôenji, on peut trouver des petites boutiques d’objets recyclés, de fripes pas chères tenues par les NEET, ainsi qu’un bistrot aux tarifs imbattables, le « Café des amateurs » ou NEET, freeters, sympathisants et curieux se réunissent.

Dans ce café, la facilité à communiquer avec des inconnus sur des sujets importants est remarquable. Parallèlement à la Fronde existe depuis 2005 l’Union des NEET de Kôenji, rompant la logique de l’isolement acritique et résigné telle qu’elle est voulue par l’oligarchie . L’Union réclame la restitution gratuite des vélos confisqués pour stationnement illégal et demande la gratuité des logements, protestation face à la cherté du logement à Tokyo, très difficilement accessible à un freeter.

Mais en plus de ces légitimes demandes, ils luttent sur le terrain existentiel. Il s’agit pour eux de « jouir de leur pauvreté » (dixit), d’expérimenter d’autres façons de vivre, de récuser l’idéal bourgeois de ceux qui se sont intégrés au monde de l’entreprise, au prix parfois de mort par surmenage (en japonais karôshi), et de nombreux suicides. Les NEET de Kôenji, et c’est là ce qui fait la valeur exemplaire de leur action, ne militent pas pour l’intégration à la société de leurs aînés. Ils savent que si, par improbable, ils pouvaient devenir employés permanents d’une entreprise, cela équivaudrait à de nouvelles aliénations. Le tout pour une dérisoire reconnaissance sociale et quelques satisfactions marchandes tout aussi insignifiantes. Cette vie hors de portée a cessé d’être enviable.

Ils revendiquent donc un « besoin imminent de changer de plan » (Roger Gilbert-Lecomte). Ils répondent à l’exclusion par un surcroît d’exclusion et visent la déstabilisation du système et de ses valeurs. L’enjeu de ce mouvement est donc autant existentiel que politique, et c’est ce qui le distingue de la gauche parlementariste, des syndicalistes autant que des mouvements associatifs logiquement très répandus dans ce pays à la démocratie fantoche . Ils militent pour une autre façon de vivre – on pense au socialisme utopique. Il n’est pas question de « défendre les droits des travailleurs et des consommateurs », sur un mode syndical, mais de récuser ce vieux couple : le moins de travail possible, le moins de consommation possible. Un refus de l’existence aliénée. Leur extériorité consciente est leur force ; ainsi ils évitent l’écueil du statut de péripétie interne au système qui ne fait souvent que le renforcer.

Cette singularité vise le principe même du social : ces jeunes précaires, créant ici et maintenant des espaces post-révolutionnaires, sont dans la position difficile mais exaltante d’inventeurs d’histoire. Ainsi leur volonté d’une joie affranchie des circuits marchands. Déserter pour commencer à vivre enfin. Se réapproprier la rue, en faire un lieu ludique plus que fonctionnel. Hajime Matsumoto l’écrit plaisamment : « organiser un pot-au-feu devant une gare est notre but principal – c’est-à-dire créer une zone libérée ». Aucune morosité, comme le souligne Karin Amamiya, animatrice d’une émission de radio et essayiste, prenant le parti de la cause des jeunes précaires : « L’action de la Grande Fronde est folle et amusante. Or, aujourd’hui, peu de jeunes pauvres mènent une vie aussi gaie.”. Nous ne sommes pas dans la “gauche mélancolique” chère à Bernard-Henri Lévy , mais dans un démenti flagrant aux cultures du report, une volonté de jouir de l’instant, envers et contre tout. Une preuve par l’exemple qu’une autre façon de vivre est possible, dès maintenant, sans cesser de contester radicalement le capitalisme. Espérons que le pouvoir de séduction de cette Fronde fasse de proche en proche croître ce mouvement et l’étende à d’autres villes !

Ce choc anthropologique s’expérimentant à Kôenji est enthousiasmant. Il montre qu’il existe une marge de manoeuvre, une brèche dans la tinette de TINA (« There is no alternative ») et que des réseaux de solidarité peuvent prendre forme et consister. Que la désertion est possible. Bien sûr certains se moquent de cette “révolte molle” de la jeunesse japonaise, l’estiment vaine, inoffensive, simple frémissement sans réel pouvoir. Nous voyons au contraire un phénomène, qui, s’il n’inquiète pas pour l’instant les puissants en raison de sa marginalité, pourrait devenir préoccupant s’il venait à se développer viralement. Une manière de défi. La Grande Fronde des Pauvres et l’Union des NEET de Kôenji pourraient ainsi servir de rappel au désordre, dans sa gaieté démissive, son désir de créer d’autres façons de vivre, sa volonté stratégique de vaincre l’isolement, aux précaires du monde entier.

http://neet.trio4.nobody.jp/

(site officiel de l’Union des NEET de Kôenji, en japonais)

http://trio4.nobody.jp/keita/

(site officiel de la Fronde des amateurs, en japonais)

http://www.jimmin.com/2001b/page_135.htm

(site officiel de la Grande fronde des pauvres, en japonais)

De la précarité à la révolte
Les jeunes au Japon
Ce texte est une synthèse de l’article « Les premières bourrasques de la colère » publié par Courrier International (n°870, du 5 au 11 juillet 2007).

Alors que le Japon est censé connaître une longue période de prospérité, de nombreux jeunes essaient de vivre tant bien que mal, dans la précarité et dans la misère. Après la longue période de récession des années 1990, beaucoup de jeunes, appartenant à la « génération perdue », vivent de petits boulots et sont surnommés les « freeters », contraction de l’anglais free et de l’allemand Arbeiter (travailleur). Les rares qui arrivent à s’en sortir en trouvant un emploi stable ont toutes les chances de se retrouver dans une entreprise où l’on fait faire à trois personnes le travail de dix ou dans laquelle le nombre de morts par excès de travail, de surmenage ou de suicide est élevé.

Quant à ceux qui travaillent comme intérimaires dans l’industrie, il ne leur reste plus grand chose quand ils ont payé leur loyer, le chauffage ou l’électricité. Et à tous ceux-là, il faut rajouter ceux qui vivent reclus, repliés sur eux-mêmes (les hikikomori) et ceux qui sont sortis du système éducatif et se trouvent sans emploi.

Quelles que soient leurs situations, les jeunes japonais ne connaissent plus la stabilité. Cette précarité qui n’est en rien liée à des problèmes psychologiques, est due « au désir malsain des entreprises, qui veulent continuer à profiter d’une main d’oeuvre jetable », afin de pouvoir conserver leur compétitivité au niveau mondial.

Et comme on leur a martelé depuis des années que « chacun est responsable de son sort », les jeunes reportent d’abord leur colère contre eux-mêmes plutôt que contre la société. C’est la raison pour laquelle le suicide est devenu la première cause de mortalité chez les 20 à 39 ans.

Depuis 2001, un groupe appelé La Grande Fronde des Pauvres veut, comme l’indique son manifeste, « faire voler en éclats cette vie normale qui nous voit obéir à la société ». D’où la nécessité de « passer à l’offensive et, à notre tour, imposer notre loi ». Depuis, le réseau s’est progressivement étendu. Diverses manifestations, prenant des formes variées ont eu lieu, notamment en faveur de la gratuité des loyers.

Pour le leader de La Grande Fronde des pauvres, Hajime Matsumoto, né en 1975, la cause structurelle du malaise existentiel des jeunes et des suicides est le « précariat », néologisme construit à partir des mots « précarité » et « salariat ». Il déclare : « C’est la société qui conduit les jeunes à la précarité. Je peux affirmer avec conviction à ces derniers qu’ils ne sont absolument pas en faute. Voilà une perspective d’avenir ! »

Hajime Matsumoto considère que le changement de la société ne se fera pas par une attaque frontale, mais en proposant aux jeunes de venir s’épanouir dans un « espace postrévolutionnaire », préalablement créé. Ainsi, le mouvement La Grande Fronde des pauvres possède cinq magasins dans une rue commerçante parmi lesquels une boutique d’objets recyclés, une friperie et un café qui, le soir, fait bistro. Ils invitent les jeunes à jouir au maximum de leur pauvreté, plutôt que de mourir surmenés ou épuisés.

Le gouvernement, pour sa part, s’est fixé pour objectif de réduire de 20% le nombre des « freeters » d’ici 2010. Et les 80% restant ?

Beaucoup de ceux qui ont cru aux chimères de la majorité, « une bonne école, une bonne entreprise », ont rapidement déchanté en entrant dans le monde du travail. Désormais, il y a ceux qui expriment leur souffrance par l’automutilation, la réclusion volontaire ou les violences familiales, et ceux qui ont compris que ce n’est pas contre eux-mêmes qu’il faut se révolter, mais contre cette société.

Pierre Tourev, 17/07/2007

C
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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 22:51

 

pour l'accueil de l'info tour anti THT à valence.

l'ouverture du laboratoire se fera à 19 h15

tout d 'abord un buffet prix libre de soutien à l'info tour

la projection se fera vers 20h.

la discussion se fera après.

un enregistrement des débats est possible, si les gens présent le décident .

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 19:44

 

Infotour anti-THT, contre la ligne très haute tension dans le Cotentin

Un infotour anti-THT (contre la ligne très haute tension dans le Cotentin) fait le tour de France. Il passera à valence le lundi 3 juin

"Gardons-nous de voir dans ce qui s’est passé à Valognes fin novembre une forme décisive et définitive que prendrait un toujours improbable mouvement antinucléaire en France. Constatons simplement, modestement et de manière réaliste, que quelque chose s’y est potentiellement ouvert et que c’est d’ailleurs le pari que nous avions fait."1

En décembre 2011 démarre un chanter titanesque dans le Cotentin, censé relier via des pylônes Très Haute Tension, le futur réacteur EPR et le reste du réseau ....

Face à cela une résistance s’organise. Occupations de chantiers, déboulonnage public et nocturne, sabotages ... En lien avec la population locale une résistance s’organise, des liens se créent que la répression et les pots de vins d’EDF n’auront pas réussi à vaincre.

La construction de la ligne THT, s’inscrit dans un projet plus global, qui comme le TGV Lyon/Turin ou l’aéroport de Notre Dame Des Landes participe d’une dépossession de nos vies au profit d’une logique d’accélération technologique et industrielle servant toujours les mêmes intérêts.

Dans ces territoires en voie de dévastation la question du travail court parmi les opposants et peut être parmi les ouvriers au service des dévastateurs . Face à la logique du « toujours plus vite, toujours plus d'aménagement, toujours plus de contrôle2 », certains nous montrent qu’avec la confiance et la détermination dans l’action collective les individus ont encore la faculté de reprendre leurs affaires en mains.A Istambul et Ankara et Izmir les révoltes s 'amplifient contre l'état turc ,qui méprisent la population, en faisant des travaux qui participent à la dépossession de territoires. Solidarité aux révoltés face à la même logique du ".toujours plus..,toujours plus... et toujours plus de..."

L’info-tour sera pour nous l’occasion de discuter avec les acteurs de la lutte contre la ligne haute tension dans le cotentin.

texte de présentation :
"PRENDRE UN PEU DE DISTANCE, partager le récit de nos aventures rocambolesques entre déboulonnages publiques de pylônes THT, virées nocturnes en compagnie vigilesque, paperasses de tribunaux et autres cours d’appel, assemblées générales horizontales, gestion des massmedias et travail d’automedia, blocages de chantiers, occupations de bois et de château d’eau, débats interminables sur les modes d’action et la violence. Mais encore, entendre d’autres histoires, celles aux abords de chantiers d’autoroutes ou lignes à grande vitesse, de centres d’enfouissement de déchets radioactifs, de lignes THT, de gaz de couche ou de schistes, et bien d’autres…
CE N’EST PAS L’ACHÈVEMENT DE LA LIGNE THT Cotentin-Maine, ni la répression qui l’a accompagnée, qui ont entamé notre détermination et notre désir de continuer. Au contraire, car nous pensons que les liens tissés ici et là constituent notre force. En nous organisant ensemble, au-delà des frontières administratives et thématiques, et de nos divergences politiques, nous pouvons non seulement gagner quelque chose mais aussi tisser des amitiés et des solidarités pour pouvoir mieux en faire baver à celleux d’en face, voire y prendre un certain plaisir.AUSSI, comme nous nous sommes amusé.e.s à faire un film sur ce que nous avons vécu ces derniers mois en Normandie, nous proposons de le voir ensemble en préliminaire à des échanges, pour en sortir avec des pistes d’actions, de nouvelles envies d’écriture et d’autmedia, de nouveaux copains-ines à qui rendre visite, etc."3
lundi 3 Juin à 19 h15
au laboratoire
8, place St jean ( place du marché couvert) 26000

1 novembre 2011un camp de + 800 personnes pour bloquer un convoi de dèchets nucléaire. Extrait d'un tract valognes et après

2Référence au livre d'Arnaud Michon " le sens du vent notes sur la nucléarisation de la France au temps des illusions renouvelables"

3Texte de l'info tour anti- THT

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 12:35

solidarité aux révoltés d'istambul face à un gouvernement  qui signé au mois de mai  un accord avec Areva et Mishubishi pour une contruction d'une centrale nucléaire à SINOP. Révolte  contre un gouvernement ultra autoritaire ( grand ami de l'europe et patrtenaire de l'OTAN) lundi 3 juin , on propose à l'assemblée réunie afin d'accueillir l'info tour anti THTd'écrire et plus pour le soutien aux révoltés....

le message ci dessous lu sur les nouvelles du front

collectif le laboratoire

Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, de violents affrontements ont lieu tandis que de nouveaux appels à manifester ont été lancés, avec des solidarités, notamment de mouvements kurdes.

Des manifestations ont gagné Brodum, Edirne, Mersin, Mugla, Ankara, Konya, etc… Cette nuit, deux batiments gouvernementaux sont en feu à Istanbul.

Un projet d’aménagement urbain enflamme le centre d’Istanbul

des manifestations ont gagné Brodum, Edirne, Mersin, Mugla, Ankara, Konya, etc… Cette nuit, deux batiments gouvernementaux sont en feu à Istanbul.

De violents affrontements ont opposé, vendredi 31 mai, les forces de l’ordre à des manifestants dans le centre d’Istanbul, faisant des dizaines de blessés, à la suite d’un rassemblement dirigé contre un projet d’urbanisation controversé qui a tourné en protestation contre le gouvernement.

Les incidents ont débuté dès l’aube, lorsque des policiers ont délogé à grand renfort de canons à eau et de gaz lacrymogènes les quelques centaines de personnes qui campaient dans un parc de la place Taksim, au cœur de la mégapole turque, pour empêcher le déracinement de six cents arbres dans le cadre d’un projet d’aménagement urbain.

Violente, l’intervention a fait de nombreux blessés et a suscité la mobilisation de toute la société civile stambouliote, dont de nombreux militants qui ont grossi les rangs des protestataires au fil de la journée.

Jusqu’à la tombée de la nuit, la police et les manifestants se sont affrontés sur la place et dans les rues environnantes, au milieu de nombreux touristes et d’une épaisse fumée toxique qui a contraint les autorités à fermer plusieurs stations de métro.

Des nombreux manifestants ont été blessés, victimes de fractures ou de détresse respiratoire, certains gisant inconscients de longues minutes avant d’être secourus. Deux personnes, dont un journaliste, ont été sérieusement blessées à la tête, a constaté un photographe de l’AFP.

 LA CONTESTATION GAGNE ANKARA ET IZMIR

Selon le gouverneur de la ville, Huseyin Avni Mutlu, douze personnes étaient toujours hospitalisées en fin de journée, dont une femme victime d’une fracture du crâne, et au moins soixante-trois personnes ont été interpellées.

Amnesty International a de son côté évoqué « une centaine » de blessés, critiquant« le recours excessif à la force contre des manifestants pacifistes », pendant que Reporters sans frontières (RSF) dénonçait les « attaques ciblées » des forces de l’ordre contre des journalistes.

Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes ont exprimé leur soutien aux manifestants opposés au projet de transformation de la place TaksimEn soirée, la contestation a commencé à gagner la capitale, Ankara, et Izmir (Ouest), où des milliers de personnes ont dénoncé les violences d’Istanbul, selon les télévisions turques.

  »VOUS N’ÊTES PAS PROPRIÉTAIRES DE LA TURQUIE »

A l’origine de la contestation, le réaménagement de la place Taksim, qui prévoit la suppression du parc Gezi au profit d’un centre culturel, d’un centre commercial et de la reconstitution d’une caserne militaire de l’époque ottomane.

Le projet de la municipalité, tenue par le parti islamo-conservateur au pouvoir, est dénoncé par de nombreux urbanistes, architectes et écologistes. Ils ont remporté une première victoire vendredi avec la décision d’un tribunal administratif d’Istanbul de suspendre le projet de reconstruction de la caserne. L’apparition de bulldozers lundi matin a provoqué les premiers incidents entre la police et les militants et les riverains qui montaient la garde dans le parc, soutenus par des députés de l’opposition.

Leur mouvement a très vite pris un tour politique en dénonçant le gouvernement et ses méga-projets de construction à Istanbul, comme le troisième pont sur le Bosphore, dont la première pierre a été posée mercredi, ou un aéroport géant.

« Vous ne pouvez pas faire ça. Vous n’êtes pas propriétaires de la ville, vous n’êtes pas propriétaires de la Turquie », a lancé le député kurde Ertugrul Kurkcu, ajoutant : « Ceux qui servent le peuple ne peuvent pas le frapper ou le gazer. »

ERDOGAN SURNOMMÉ « L’HOMME QUI GAZE »

Le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, est devenu la cible des réseaux sociaux, qui l’ont rebaptisé « Tayyip le chimique » ou « l’homme qui gaze »« Ces gens ne se soumettront pas devant toi », ont affiché les contestataires du parc Gezi sur une banderole.

Si le revenu par habitant a triplé en Turquie depuis l’arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP), en 2002, M. Erdogan est accusé de dérives autoritaires et de vouloir « islamiser » la société turque. La semaine dernière, le vote d’une loi restreignant la consommation et la vente d’alcool a ainsi suscité l’ire des milieux libéraux.

M. Erdogan a fait savoir mercredi qu’il ne reculerait pas. « Faites ce que vous voulez, nous avons décidé », avait-il lancé à ses détracteurs.

Leur presse – LeMonde.fr (Guillaume Perrier), 31/05/2013 à 21h17 

Une vidéo:

VOIR LA VIDEO

Sur le compte twitter du même journaliste, on apprend la mort d’un manifestant par crise cardiaque, après avoir été pris dans les gaz.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 09:41
Il y a 30 ans, j'ai été condamnée par le tribunal de Francfort sur les seules déclarations de mon fiancé d'alors, Hermann F., déclarations que je n'ai pas été la seule à l'époque à considérer comme irrecevables.
En juin 1978, Hermann a été très grièvement blessé, lors d'une explosion dans son appartement, après qu'un engin explosif destiné au consulat argentin de Munich - c'était en 1978 au moment de la Coupe du monde de football en Argentine, à l'époque de la dictature- a explosé prématurément. Moins de 24 heures après avoir perdu ses deux yeux suite à une intervention médicale et après avoir été amputé des deux jambes, juste au-dessous du bassin, les interrogatoires commençaient, menés par les services du procureur et la police. Ils ont continué jusqu'en octobre 1978, c'est pourquoi Hermann a même été maintenu dans des casernements de la police (!) - et tout ceci sans qu'aucun mandat d'arrêt n'ait été émis.
Dans un article du "Spiegel", on pouvait lire à ce propos le 24 novembre 1980: "Les moyens utilisés par les enquêteurs et les procureurs pour asseoir la base de leurs accusations, le fait et la raison pour lesquels la « cour pour la protection de l'Etat » organise ce procès, représentent l'un des pire moments dans l'histoire de la justice ouest-allemande."
Cette opinion a été, à l'époque, largement partagée et nous avons bénéficié pendant le procès de 1980-1982 d'une très forte solidarité.
Malgré tout cela, c'est sur la base de ces déclarations que j'ai été condamnée. Cela fait plus de 30 ans que nous vivons ensemble : Hermann, mon mari et ma famille. Et nous étions parvenus à organiser une vie calme et stable, bien que Hermann souffre, en plus du fardeau de la cécité et de l'amputation, de graves crises d'épilepsie qui mettent sa vie en danger.
Le danger des crises épileptiques le menaçant en permanence, nous n'avons, pendant 30 ans, pas parlé avec lui de ses interrogatoires et de ses déclarations de 1978. J'ai décidé d'en rester là, afin de ne pas mettre en danger sa santé, ayant été témoin de crises violentes et répétées. Aujourd'hui, on me refuse, dans le procès en cours, le droit en tant que témoin, de me taire. Si j'ai bien compris, étant novice en matière juridique, l'éventuelle irrecevabilité des déclarations d'Hermann, n'aurait été qu'une erreur commise dans le précédent procès, et cela n'aurait rien à voir avec mon obligation actuelle de témoigner. C'est ce que je ne comprends pas. Cette possible erreur dans la procédure, constituait le point central du jugement à mon encontre. Et plus encore: il s'agissait d'une violation grave des droits de l'homme, qui pourrait permettre aujourd'hui de saisir la Cour Européenne de justice.
Ce n'était pas ma décision et encore moins celle de Hermann de réveiller des faits vieux de 34 ans. Mais si le tribunal de Francfort en décide ainsi aujourd'hui, j'estime qu'il est indispensable de prendre en considération avant tout les méthodes employées en 1978 par la police et la justice à l'égard de Hermann. Ceci est le fond, l'essence de « ma conviction » - le parquet m'avait désignée à l'époque comme "coupable, criminelle par conviction" - et détermine mon attitude dans ce procès.
Ma décision de me taire n' a rien à voir avec l'envie ou l'humeur du moment, comme me l'avait reproché la Présidente du tribunal. J'y ai longuement réfléchi, surtout parce que les lourdes conséquences qu'elle entraine, ne me concerne pas uniquement, mais aussi ma famille et notre vie avec Hermann. Et sur ce point, c'est la cour qui décide, et pas moi.
J'ai pris la décision de ne plus faire aucune autre déclaration dans ce procès
                                        
S. avril 2013
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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 09:24

  

 

Modalités pratiques:

Il s’agit d’adresser un courrier au président du tribunal de Francfort. L’important est que ce courrier soit authentifié, par votre signature et, si vous le voulez, votre statut dans le corps des personnels de santé, cachet, etc…

Vous pouvez aussi, évidemment, si vous le désirez, adresser un message personnel, exprimant mieux votre sentiment sur cette affaire que la lettre que nous vous proposons.

 

Il est important que les avocats soient informés des développements de cette action. Ce serait bien, donc, de nous communiquer  par mail une copie de votre lettre que nous leur transmettrons.


  Adresse postale du président du tribunal, avec la référence au dossier de Sonja Suder et Christian Gauger :

 

An den Präsidenten des

Landgerichts Frankfurt/Main

Aktenzeichen: Sonja Suder 5/22 Ks- 6150 Js 25777/94 (13/11)

 

 

Gerichtsstr.

60313 Frankfurt/M.

Allemagne

 

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