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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 09:03

 

nous publions la lettre à envoyer aux autorités judiciaires en allemagne .pour  les renseignements supplémentaires voir ici . Si vous ne pouvez pas la recopiez envoyé un mail à  cette adresse c.l-v@hotmail.fr

Monsieur le Président du Tribunal de Francfort

 

Nous vous demandons de renoncer à l’utilisation dans le procès contre Sonja Suder et Christian Gauger des déclarations de Monsieur Hermann Feiling obtenues en 1978 au lendemain de son amputation des deux jambes et de l’énucléation des deux yeux.

Ces interrogatoires consignés dans un rapport de 1300 pages par des agents de l’administration judiciaire et policière, alors que Monsieur Hermann Feiling était maintenu dans un isolement complet pendant plus de quatre mois, constituent une violation de :

 

-       l'article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,

 

Article 5 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 

-       de l'article 3 de la Convention Européenne des droits de l’Homme, dont votre pays est signataire

 

Article 3 : Interdiction de la torture

Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

 

-       de l'article 4 des principes de l’éthique médicale de la déclaration du Haut Commissariat des Droits de l’Homme,

 
Principe 4 : Il y a violation de l'éthique médicale si des membres du personnel de santé en particulier des médecins:

b) Certifient, ou contribuent à ce qu'il soit certifié, que des prisonniers ou des détenus sont aptes à subir une forme quelconque de traitement ou de châtiment qui peut avoir des effets néfastes sur leur santé physique ou mentale et qui n'est pas conforme aux instruments internationaux pertinents, ou participent, de quelque manière que ce soit, à un tel traitement ou châtiment non conforme aux instruments internationaux pertinents.

 

-       des articles 5, 6 et 7 de la Résolution de l’Association Médicale Mondiale, lors de sa 57ème assemblée en 2003 et de sa 58ème assemblée en 2007 incitant les Associations médicales

 

Article 5 : permettent que soit établie une meilleure corrélation entre les examens cliniques, la connaissance des méthodes de torture et les allégations des patients sur les abus commis.

 

Article 6 : facilitent l’établissement de rapports médicaux de grande qualité sur les victimes de la torture pour soumission aux corps judiciaires et administratifs.

 

Article 7 : veillent au mieux à ce que les médecins respectent le consentement éclairé et évitent de mettre en danger des individus en documentant des stigmates de torture et de mauvais traitement.

 

-       de l’article 1 de la Constitution fédérale d’Allemagne.

« La dignité de l’être humain est intangible. Tous les pouvoirs publics ont l’obligation de la respecter et de la protéger. »

 

C’est pourquoi, au vu de ces graves manquements au respect de la personne, au droit à un procès équitable et au refus de l’utilisation de traitements inhumains et dégradants pour obtenir des déclarations, nous vous demandons instamment de renoncer à l’utilisation des déclarations ainsi qu’à la convocation de Monsieur Hermann Feiling déjà fortement éprouvé afin de ne pas mettre sa vie en danger.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 22:08

 

article lu sur internet. le moulin à vent de la transition énergétique brasse la poussière qui permet  de cacher la prochaine usine melox de chusclan à l'horizon 2014 . le mox c'est.  Georges Besse 2 sud et nord ont été inauguré  dans le silence complet. une nouvelle qui tourne actuellement sur internet d'une future ennquête publique pour la prochaine ligneT HT dans les hautes Alpes. il faut bien prévoir l'électricité nescessaire pour le TGV  lyon Turin. mais nous habitants dans la vallée du Rhones sont contre le TGV lyon Turin et nous soutenons  avec nos informations les No TAV

ci dessous les perspectives d'Areva juillet 2012. aux lecteurs du blog à rectifier les perspectives

Contrats à l'international

L’existence d’une filière Mox française est aussi une question majeure pour les contrats à l’international. Le modèle français d’une filière du combustible fermée, qui retraite les combustibles usagers, est un exemple pour plusieurs pays dans le monde. Aux Etats-Unis, le groupe français est engagé dans la construction d’une usine de Mox à Savannah River (Caroline du Sud), dans le cadre du programme "Mox for peace" (Mox pour la paix). L’idée est d’utiliser le combustible d’armes nucléaires. 

Le gouvernement britannique entend construire une usine sur le site de Sellafield afin d’alimenter en Mox la dizaine de réacteurs à construire pour remplacer le parc existant. Le projet avait connu un coût d’arrêt après l’accident de Fukushima, mais le gouvernement Cameron relance la procédure. Un appel d’offres sera lancé dans les mois prochains et devrait durer 18 mois environ. Son montant n’est pas connu, mais les autorités britanniques souhaitent que le prix à payer par le contribuable ne dépasse pas 10 milliards d’euros.

Chine et Japon

La Chine entend également se doter d’un cycle du combustible fermé à la française. Dans ce cas, la France pourrait être impliquée dans la vente d’un site industriel regroupant à la fois les équivalents du site de retraitement de la Hague et de la production de Mox de Mercoule. Ce contrat d’architecte et de fourniture de matériels représenterait une enveloppe globale de 15 milliards de dollars. En septembre, un accord intergouvernemental entre la Chine et la France devrait être signé sur les conditions de vente et d’exploitation de ces installations industrielles. C’est la phase préliminaire pour engager de réelles discussions commerciales.

Enfin, Areva regarde attentivement le Japon. En août, le pays présentera son programme de politique énergétique. Le gouvernement nippon pourra identifier les centrales à fermer et à conserver. Les sites mis à l’arrêt vont demander la gestion d’une importante quantité de combustibles usagés. En l’absence de capacités de stockage suffisantes, le retraitement est une solution envisagée par le pays. Il étudie un projet d’usine appelé J-Mox.

Dominique Mockly, le directeur exécutif de l’aval chez Areva, n’a pas peur du débat sur la transition énergétique : "C’est important de parler de ces sujets comme le Mox et le démantèlement. C’est quand on ne parle pas de ces thèmes qu’ils se compliquent". Puis il s’enthousiasme : "Le Mox est la base de l’innovation dans le nucléaire. Les réacteurs de quatrième génération fonctionneront au Mox et assureront l’indépendance énergétique du pays".

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 16:29

texte de la voix des Rroms

Environ 200 Rroms ont été expulsés hier matin à Saint-Denis, Porte de Paris. Dans la soirée, après une manifestation devant la sous-préfecture et la mairie, la préfecture du département a dit pouvoir répondre par des hébergements à l’hôtel pour seulement 3 familles et deux adultes malades.

Une circulaire du 26 août 2012 “relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites” invite les préfectures à mener des diagnostics sociaux afin de répondre globalement à chaque situation lorsqu’un bidonville est expulsé, et ceci le plus en amont possible. En pratique, et c’est confirmé une fois de plus ici, la fameuse “réponse” consiste en un hébergement à l’hôtel pour quelques nuits. Pour ce groupe de familles expulsées hier, la préfecture dit qu’un tel hébergement a été proposé pendant le diagnostic social, réalisé par GIP (groupement d’intérêt publique) Habitat il y a quelques semaines, mais que personne n’avait demandé un tel hébergement. Et pour cause, pourquoi demander aller à un hôtel dont on ne sait pas où il se situe, mais dont on sait pertinemment qu’il sera loin, qu’on ne pourra pas y cuisiner, qu’il faudra prendre ses repères autour et qu’on n’y restera pas plus que quelques nuits, lorsqu’on est dans la baraque qu’on a construit soi même dans une ville qu’on connaît et où on se sent chez soi?

Cet événement, comme d’autres, pose la question de la circulaire du 26 août 2012 “relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites”. A quoi sert-elle en réalité?

D’abord, elle a servi à rassurer la Commission européenne, qui avait mis encore sous surveillance la France lorsque, l’été dernier M. Valls a déclaré vouloir poursuivre le “démantèlement des campements illicites”, terminologie créée par Brice Hortefeux en 2010. Avec cette circulaire, assez vague, le gouvernement français montre à la Commission européenne que sa politique respecte la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La Commission européenne sera-t-elle dupe?

Ensuite, la circulaire permet de continuer la politique menée depuis longtemps en la matière. Cette politique combine démagogie tsiganophobe et gaspillage de l’argent public. Depuis plus d’un an, le ministre de l’intérieur Manuel Valls persiste à créer des tensions en répétant à l’envi que les riverains de ces “campements illicites”, qui se situent dans des “quartiers populaires” sont “exaspérés” et “excédés”. Il cite en exemple de cette exaspération des incendies dont précisément, la police n’a jamais pu établir la cause. Dans les rues, dans les magasins, partout, le rejet raciste des Rroms est de plus en plus palpable, nourri par ce type de discours.

En plus du racisme qui la sous-tend et qu’en même temps elle suscite, cette politique est désastreuse financièrement parlant. M. Valls se vante d’avoir supprimé l’”aide au retour humanitaire”, qui avait selon lui “des effets pervers” et qui en fait était perverse dans les raisons qui ont mené à sa création. Il ne faut en effet pas oublier que les premiers “demandeurs” de cette aide signaient la demande dans des autocars affrétés par l’Etat pour partir vers Bucarest, sous la menace de passer quelques jours ou semaines en centre de rétention et d’être expulsés en avion sans les 300 euros proposés. Autre gouvernement, autre temps, autre méthodes: Il faut consommer en France et français avant tout!

Avant, les 300 Euros étaient dépensés en Roumanie, y compris les 100 dédiés au retour en France en autocar. Désormais, l’argent français est bien dépensé en France. Il va aux caisses des opérateurs de l’Etat chargés de faire les diagnostics sociaux et aux hôteliers qui hébergeront quelques nuits quelques Rroms expulsés de leurs habitations.

Dans le département de al Seine-Saint-Denis (93), l’un des moins chers, le tarif pratiqué par les hôteliers pour l’hébergement d’urgence est de 37 euros par personne et par nuit, soit bien plus cher que le prix pratiqué en temps normal, et fixé par chambre, pas par personne. L’hébergement à l’hôtel est une mise à l’abri, toujours provisoire. Généralement, il est maintenu pour 2-3 nuits.

La France devrait avoir honte de ceux qui la dirigent. Marianne, si elle était en chair et en os, serait la femme la plus malmenée de France et de Navarre, et même au-delà. Et ce n’est certainement pas les Rroms qui sont responsables. Ils ne sont qu’une carte avec laquelle les autorités et leurs alliés jouent un sale jeu de poker, où les enjeux, politiques ou financiers, sont complètement étrangers aux Rroms. Il y a d’autres cartes dans ce sale jeu: les mal-logés, les chômeurs, les sans-papiers… le jour où ces cartes deviendront des joueurs, ils pourront casser le jeu et construire le vivre ensemble.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 20:52
lu sur le blog perce- oreilles
Pour en finir avec la psychiatrie


Pour en finir avec la psychiatrie
Discussion autour d'un micro à l'occasion des rencontres "Pour en finir avec la psychiatrie" à Marivieille sur la commune de Bellegarde en diois (26), qui ont eu lieu du 11 au 15 octobre 2012.
Autour de la table : Nathalie, Jean-Luc, Denis, Yves et ensuite Nadia, François et un anonyme.
Parmi ces personnes, il y a des artisan-es de la revue Sans Remède, et les personnes qui animent l'émission l'Entonnoir sur Radio Libertaire à Paris.
Nous avons parlé de la loi du 5 juillet 2011 qui réforme les conditions d'enfermement psychiatrique sans consentement, du DSM ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, des rencontres qui ont eu lieu en Ariège au Mas d'Azil les 9,10 et 11 septembre 2011, celles du 2 au 5 août 2012 à la Borie dans le Gard et aussi de co-écoute.  Nous avons échangé sur la pression à la normalisation dans cette société, au sens politique de lutter contre l'enfermement. Et puis les participant-es ont témoigné sur des ateliers et expériences pratiques.

[Merci la pluie : au lieu de faire du jardinage, on fait du montage !]

Lien vers la revue :
www.sansremede.fr




Sur la bande-son : Shai Maestro Trio, Oï Va Voï, Cat Power, Serge Gainsbourg, René Binamé, Michael Jackson et Radiohead.


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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 12:45

lu sur secours rouge ce texte qui permet  de mieux comprendre l'acharnement politique  contre Marco Camenisch . On vous rappel que celui-ci est inculpé dans l'opération ARDIRE

Marco Camenisch

Histoire et textes de Marco Camenisch

1. Contexte : Le nucléaire et les luttes antinucléaires en Suisse

La politique énergétique nucléaire en Suisse adoptait la forme du « projet Manhattan » aux USA. Peu après Nagasaki et Hiroshima, les autorités suisses lançait la propagande pour le dual use (civil et militaire) du nucléaire. La création d’une bombe atomique suisse était un objectif déclaré, auquel la Fédération donnait un crédit d’une importance jusqu’alors inconnue pour un projet de recherche avec l’usuel entrelacs entre industrie privée et institutions publiques (universités), au bénéfice des premières. En 1946, BBC, Sulzer et Escher-Wyss (industries mécaniques) fondent la Commission d’Études Energie Nucléaire et le Consortium de Travail Réacteur Nucléaire, ou plus tard participent aussi Motorcolumbus et Elektrowatt. En 1963, la NOK (Nordostschweizerische Kraftwerke, maintenant partie de Axpo), BBC et Westinghouse, construisaient la centrale nucléaire de Beznau, avec un réacteur américain. Ensuite furent construites les centrales de Beznau II, Mühleberg, Gösgen, Däniken et Leibstadt. Avec la participation de toutes les grandes entreprises mécaniques suisses, en 1960 on projetait la construction d’une centrale de conception suisse à Lucens, subventionnée par l’Etat, mais le projet avorta avec l’explosion d’une barre combustible dans la centrale souterraine. Une vaste mobilisation populaire contre les centrales nucléaires, allant jusqu’à des actions de sabotage, des incendies d’automobiles et de villas des lobbyistes du nucléaire. En 1973 à Olten il y eu la plus grande manifestation contre le nucléaire. Il y aura ensuite l’attaque contre le bureau de planification de la centrale de Verbois, contre les transformateurs à Verbier, l’occupation du chantier à Kaiseraugst, etc. Le 25 juin 1977 une intervention brutale de la police étouffe la première tentative d’occupation du chantier de la centrale de Gösgen. Après cela, il y a beaucoup d’attentats antinucléaires (contre les CFF, contre le transformateur de Leibstadt, contre les pavillons d’information de Kaiseraugst et Gösgen, contre des pylônes) de la branche anticapitaliste (liées aussi à la révolte des jeunes et du mouvement étudiant des années ’60), mais aussi l’institutionnalisation d’une partie mouvement anti-nucléaire. Ces actions ont toujours encouragé, accompagné et anticipé les actions de masse.

2. Premières actions, première condamnation

Marco Camenisch naît le 21 janvier 1952 en Suisse, à Schiers, un village dans les Alpes Rhétiques du canton Grison. Il commence par son travail politique avec le soutien aux prisonniers en lutte et en 1978 il participe à la résistance antinucléaire. Au début du 1980, Marco est arrêté pour deux dynamitages : celui d’un pylône de la ligne à haute tension de la société électrique NOK (une des grandes sociétés qui exploitaient les centrales nucléaires disséminées sur tout le territoire Suisse) et celui du transformateur et pylône de la centrale de transformation électrique Sarelli. Marco fut très lourdement condamné à dix ans de prison. La condamnation "normale" à ce moment-là en Suisse aurait été de quatre-six ans et même la presse réactionnaire s’est étonnée de la sévérité de la peine, qui à cette époque ne se donnait que pour homicide. Mais cette rigueur est due surtout à l’uniformisation répressive au contexte européen et international en général avec ses forts mouvements de guérilla révolutionnaire (Italie, Allemagne, etc.) et l’augmentation de la répression qui en découlait.

3. Evasion, cavale arrestation et détention en Italie

Le 17 décembre 1981, Marco Camenisch et quelques prisonniers italiens s’évadèrent de la prison de Regensdorf. Un gardien est tué et un autre blessé. Pendant dix ans Marco Camenisch vit en cavale, continue son activité antinucléaire et écrit des articles pour la presse anarchiste. Décembre 1989 : un garde frontière à la frontière italo-suisse est tué et la presse et les autorités désignent immédiatement Marco Camenisch comme auteur. Marco Camenisch a toujours rejeté cette accusation. La longue cavale de dix ans termine le 5 novembre 1991 à cause d’un simple contrôle de papiers dans la province de Massa. Dans la fusillade, un carabinier et Marco sont blessés, tous le deux aux jambes. Il rejette toute collaboration avec la justice et en mai 1992, il est condamné à 12 ans pour la fusillade avec les carabiniers et le dynamitage d’un pylône de la ligne à haute tension La Spezia-Accaiolo qui transporte le courant des centrales nucléaires françaises. Selon le « tarif terrorisme » italien c’était une peine relativement modérée. La raison de cette prudence relative des autorités locales est due à l’enracinement profond, historique et du moment, de la résistance radicale militante dans une zone pleine de bases OTAN et d’industries de guerre. Par exemple, juste après l’arrestation et tout près du lieu de celle-ci, un hôtel de luxe sera dynamité (vide pour cause de morte-saison) comme mise en garde aux autorités contre tout mauvais traitement envers Marco Camenisch. Cette région a toujours connu un fort mouvement ouvrier (industrie du marbre), une forte résistance des partisans anti-fascistes, et aussi la présence d’une forte colonne des Brigades Rouges, dont la répression ne réussit à découvrir et arrêter que peu de militants. Dans la période de l’arrestation, l’écologisme furent part de la résistance populaire. Comme les grandes mobilisations contre l’usine chimique Montedison à Marina di Carrara, qui au début des années `90 avait massivement empoisonné la région avec la dioxine. Ou la résistance contre les différents incinérateurs construits et prévus sur le territoire, ou encore contre la pollution électromagnétique de la ligne à haute tension déjà mentionnée. Autres exemple de résistance de cette région : la lutte contre les expulsions et la spéculation immobilière qui conduisit aux dynamitages d’entreprises et de villas de luxe en bord de mer.

4. Extradition, procès et détention en Suisse

A la fin de sa peine italienne, en avril 2002, Marco Camenisch est extradé en Suisse pour purger les huit années restantes de sa première condamnation, et pour comparaître au procès pour l’évasion et la fusillade à la frontière. La procédure dure de 2002 à 2004 et le procès – qui fut l’occasion d’une vaste campagne de solidarité – finissait avec l’acquittement pour la mort du gardien et mais la condamnation à 17 ans pour la mort du garde frontière. Cette condamnation est attribuable au manque de « repentir » et à sa revendication résolue de la nécessité toujours plus urgente d’une subversion révolutionnaire de l’ordre mondial capitaliste et impérialiste. Ces 17 ans ont été infligés en ouverte violation (dans ce cas spécifique) du code pénal suisse. En mars 2007 la peine devait être réduite au maximum juridiquement possible (dans ce cas spécifique) de 8 ans et la somme est de 30 ans de taule avec fin de la peine en mais 2018.

5. Une interminable détention

En Suisse, les prisonniers ont droit à une sorte conditionnelle au deux tiers de la peine en cas de bonne conduite. Marco a maintenant dépassé ce seuil et cette sortie lui est refusée non pas pour « mauvaise conduite » mais pour « mauvaise pensées ». Son identité verte anarchiste n’a jamais été brisée. Le fait qu’il ne renie rien est ouvertement utilisé comme motivation par les instances de la justice zurichoise pour toute libération. Marco se dit toujours anarchiste et "serait de l’avis que la société se trouve en guerre", voilà la motivation officielle de ces autorités. Mais malgré la prison, Marco participe aux luttes des prisonnières et prisonniers politiques et sociaux et par ailleurs confirme la nécessité de la résistance solidaire contre ce système de domination. Il a un rôle actif dans l’union de différentes situations de lutte (anarchistes, écologistes et groupes qui construisent le Secours Rouge International) et dans la construction de relations fortes, de solidarité et de proximité. Pour cette raison, de nombreuses forces en Suisse, en Italie et ailleurs se sont rapprochées entre elles à l’occasion de mobilisations de soutien à Marco. Dans ces années Marco a toujours été au côté des luttes. Sa voix, sa pensée, son travail de traduction incessant et important, ses nombres de contributions et grèves de la faim solidaires transmettent une solidarité, qui, avec un réseau presque mondial de communication e de solidarité pratique avec les prisonnières et prisonniers révolutionnaires, est libre de sectarisme et dogmatisme. Ses nombreux textes contribuaient et contribuent toujours à la croissance et au renforcement d’un parcours de lutte contre toute forme d’oppression et d’exploitation. En avril 2010, trois anarchistes italiens sont arrêtés et condamnés en Suisse pour tentative d’attentat contre le centre de recherche en nano-technologie d’IBM. Marco formera depuis avec eux une communauté de lutte, menant notamment plusieurs grève de la faim collectives solidaires.

6. Annexe : La solidarité avec Marco en Belgique

La solidarité internationale avec Marco compte littéralement des centaines d’initiatives : manifestation devant les prisons où il était détenus ou devant les représentations suisses, affiches et tags, dynamitages de pylônes, éditions de ses textes, etc. En Belgique cependant, les initiatives restent rares (merci de nous signaler les oublis pour compléter ce dossier). 18 janvier 2003 : manifestation devant la chancellerie de Suisse co-organisée par l’Anarchist Black Cross de Gand et le Secours Rouge.

Manifestation pour Camenisch

3 novembre 2003 : manifestation devant la chancellerie de Suisse co-organisée par les mêmes ; la police intervient, interpelle dix manifestants, confisque les calicots et empêche le rassemblement.

16 novembre 2003 : La porte de la chambre de commerce suisse à Bruxelles est cadenassée et barricadée avec un panneau.

Bombage pour Camenisch

8 mars 2007 : L’agence de la société (suisse) d’interim ADECCO à Uccle est taguée.

Bombage pour Marco Camenisch

2 janvier 2011 : Marco est un des quatre prisonniers révolutionnaires non-repentis de longue durée emblématiques mis en avant, en Belgique comme ailleurs, dans une campagne du Secours Rouge International.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:23

 mardi 28 mai à la BAF
à 19h00 : resto vegan
à 20h30 : concert avec :
- Mus Fat (punk hardcore, Aix les Bains)
- Elecmatics (garage psychobilly, Annecy)


- La Crève (punk hardcore, Grenoble)
prix libre, no dogs, DIY

No Border Calais : http://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:15
lu et copié sur le site stop extraditions, ce texte vient en complément de l'émission de radio du 27 mai rediffusée le jeudi 30 mai à 9h jusquà 9h45
L'HISTOIRE DE SONJA ET CHRISTIAN

Plus de 30 ans après les faits

Le procès de Sonja Suder et Christian Gauger, extradés de France en septembre 2011, s’est ouvert à Francfort le 21 septembre 2012 . 
 Le 21 septembre 2011, un couple d’anciens militants extraparlementaires des années 70, Sonja Suder et Christian Gauger, ont été extradés vers l’Allemagne après 33 ans passés en France. Pourtant, en 2001, ils avaient été déclarés non extradables, et c’est dans leur appartement qu’ils ont été arrachés à leur vie et emmenés à Francfort.
Que leur reproche-t-on ?
Soupçonnés d’avoir appartenu au RZ (cellules révolutionnaires), Sonja et Christian sont accusés de participation à des actions qui n’ont fait que des dégâts matériels limités :
Deux attaques contre le nucléaire : la première contre la compagnie allemande MAN qui collaborait à la construction de la bombe atomique pour le régime raciste d’Afrique du Sud d’apartheid ; la seconde contre la compagnie KSB, qui, à cette époque était le plus gros fabricant de pompes utilisées dans les centrales nucléaires.
Et une attaque incendiaire contre le château d’Heidelberg. Cette action dénonçait la rénovation et la restructuration urbaines qui mettaient en œuvre la destruction de quartiers entiers de la ville, chassant ainsi les plus pauvres de leurs logements pour satisfaire aux exigences du tourisme et du profit.
Ces accusations s’appuient sur les témoignages extorqués à Hermann F., alors que celui-ci était très gravement blessé. En 1978, alors qu’il préparait une bombe incendiaire destinée au consulat de la dictature argentine, celle-ci a explosé sur ses genoux. Profondément brûlé, Il perdra la vue et les jambes. Emmené à l’hôpital, en proie à des souffrances terribles, il est placé en isolement total. Il restera ainsi 18 semaines, sous l’emprise de sédatifs, privé d’avocat, avec pour seuls contacts les renseignements généraux, les procureurs et le juge. Procédés qui équivalent à la torture. Dès sa sortie de l’isolement, F. Hermann  désavouera ces déclarations arrachées par la police.
Leur refuge en France
A l’automne 1978, alors que l’Etat allemand, pour démanteler les mouvements radicaux, pourchasse de nombreux activistes présumés,  Sonja et Christian quittent  ensemble l’Allemagne pour la France. C’est plus tard seulement qu’ils auront connaissance des accusations portées contre eux.
En 1999, Hans Joachim Klein, qui avait rompu publiquement avec son passé militant et s’était lui aussi réfugié en France, est extradé. Jugé à Francfort pour avoir participé à l’action d’un commando germano-palestinien contre la conférence de l’OPEP en 1975 à Vienne, il  accuse Sonja et un autre militant, Rudolf Schindler, d’avoir participé à la logistique de cette action. Cette dénonciation fait partie d’un système de « délation-coopération » ouvrant sur des possibilités d’allègement de peine. C’est là la pièce maîtresse d’une « justice d’urgence »  que tous les Etats confrontés à la vague de contestation et de révoltes des années 70., introduiront sous des formes comparables dans le cours « ordinaire » de la justice.
La parole de Klein ayant été considérée non probante en raison des déficiences de sa mémoire, les juges relaxent Schindler.
Hans Joachim Klein, qui risquait la perpétuité, sera condamné à 9 ans de prison, en fera 4, puis sera définitivement gracié.
Aussi comme la contumace n’existe pas en Allemagne, l’accusation contre Sonja n’est pas examinée sur le fond, mais elle est à l’origine d’un nouveau mandat d’arrêt international lancé contre elle et d’une nouvelle demande d’extradition.
En 2000, Sonja et Christian sont donc arrêtés en France, mais la justice française se prononcera contre leur extradition, les faits dont ils étaient accusés étant prescrits en droit français. Le couple pourra rester « légalement » en France.
Extradés de France
En 2007, la justice allemande renouvelle sa demande d’extradition. Aucune accusation nouvelle ne le justifie, mais seulement de nouveaux accords franco-allemands qui, s’inscrivant dans le cadre de « l’espace Schengen », accordent la priorité à la législation du pays demandeur. En Allemagne les faits ne sont pas prescrits et ces accords, bafouant tout principe du Droit, ont valeur rétroactive. C’est ainsi que Sonja et Christian, assurés dix ans plus tôt, par la même Cour,  de pouvoir vivre en France, deviennent « extradables » 
En juillet 2009  François Fillon, Premier Ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy, suit l’avis de la Cour quant à la légalité de la demande de l’Allemagne, et signe le décret d’extradition. Peu après le rejet du recours au Conseil d’Etat, ils sont saisis chez eux au petit matin du 21 Septembre 2011 et extradés vers l’Allemagne
La procédure allemande
Christian, qui souffre d’une affection cardiaque grave, est transporté de l’autre côté de la frontière en ambulance et placé dans un hôpital carcéral, puis libéré pour raisons médicales.
Sonja, elle, est conduite à la prison de Francfort-Preungesheim. Un an après, elle est toujours emprisonnée, très au-delà du temps de détention provisoire « normal » qui, en Allemagne, est de 6 mois. Les juges ont refusé par trois fois de lui accorder la liberté conditionnelle, arguant du risque qu’elle ne s’enfuie ... Cette affirmation est totalement aberrante : s’ils avaient voulu fuir la justice, ils pouvaient bien plus facilement se cacher en France, de plus ils ne se sont pas quittés depuis 35 ans, Sonja a désormais 80 ans et Christian est totalement dépendant d’une surveillance médicale et chirurgicale permanente. La seule raison possible de cet acharnement est que Sonja paie ainsi leur refus à tous deux de parler, d’alimenter un système de « collaboration à la recherche de la vérité» fondamentalement pervers, dont ils sont eux-mêmes encore victimes 37 ans après les faits.
Le procès s’ouvrira le 21 Septembre, et à partir de début Octobre, à raison de deux séances de trois heures par semaine, à cause de l’état physique de Christian.
Cela risque donc de durer des mois et il est essentiel que le procès soit suivi par des observateurs vigilants.
Nous vous appelons à soutenir Sonja et Christian en participant aux actions de solidarité que nous organisons.
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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 11:41

lu et trouvé ici pour les personnes qui lisent le blog quelque idée pour inscire la lutte sur les murs

Quelques pochoirs

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cendresretention

destructiondescra

nipolicenicharite

 

prisonpouretrangers

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 11:16

 

lu sur le blog sous  la cendre, il ya deux débats dans la région  sud est en septembre. hop! on réfléchit , surprise!!!

Bure : Débattre de l’enfouissement disent-ils ? Le combattre disons nous !

 

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Nous ne participerons pas aux débats organisés par la CPDP (Commission Particulière du débat puclic) du 15 mai au 15 octobre.

A Bure comme ailleurs le débat ne se tiendra pas.

Ci dessous les dates des 14 réunions publiques, dont 8 locales, et certaines thématiques :

- 23 mai Bure

- 30 mai Saint-Dizier (Insertion dans le territoire)

- 6 juin Joinville

- 13 juin  Bar le Duc (Insertion dans le territoire)

- 20 juin Nancy (Réversibilité)

- 27 juin La Hague (Cherbourg) (Inventaire prospectif des déchets)

- 4 juillet Ligny en Barrois

- 11 juillet Chaumont

- 5 septembre Saint-Laurent des Eaux (De la production aux déchets)

- 10 septembre Bugey (De la production aux déchets)

- 19 septembre Marcoule (Les trois voies de recherche)

- 23 septembre Paris (Expériences internationales)

- 3 octobre Commercy (Coût et financement)

- 10 octobre Echenay

Parce qu’ils ne nous enfumerons pas avec leurs débats pipeau, l’heure est venue de fêter la désintégration de CIGEO (Centre Industriel de Stockage Géologique, pour les déchets nucléaire de haute et moyenne activité à vie longue)…

Source : Assemblée anti-THT.

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Bure : 23 mai.
 
Enfouir cigéo, le débat public… et les nucléocrates !

 

Ambiance spéciale ce jeudi 23 mai à Bure. C’est pas qu’on ait pas l’habitude de voir les pandores à toute heure du jour et de la nuit mais là ils étaient en nombre. Une colonne de 10 fourgons de gardes mobiles en repérages, pour l’apéro de midi… ça surprend toujours. La cinquantaine d’autres gendarmes, SDIG, etc… est arrivée dans la foulée… 130 flics dans un village de 90 habitants, ça se voit un peu.

Quand il s’agit de se promener avec un projet nucléaire à concerter en débat public, les nucléocrates et leurs larbins serrent les fesses et ça, c’est un signe encourageant !

Donc, le rendez vous était fixé à 18heures, pour venir manifester notre refus de CIGEO, du nucléaire et de son monde. 

Dès 17 heures, nous avons eu écho que le parking de la salle des fêtes se remplissait. Beaucoup d’invités en apparence, car le citoyen lambda n’arrive pas 1heure 1/2 à l’avance à ce genre de réunion… La manifestation a donc commencé un peu en avance elle aussi. 

Un groupe s’est rendu sur le parvis de la salle pour installer banderoles, panneaux d’informations, prendre position. 

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Des personnes rentraient dans la salle après un passage au détecteur de métaux pour tous et des vidages de poches pour certains. 

Vers 18h30, la salle était pleine. Les agents de sécurité ont bloqué les accès. Colère de certains refoulés contre l’organisation du débat. La salle des fêtes à 1 000 000 d’euros radioactifs est trop petite pour ses rares utilités. C’est con ça !

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Dehors, 200 personnes chantent, gueulent, font du bruit, dénoncent la grossièreté des ficelles d’un débat public au service de CIGEO. Une télé a été installée à coté de la porte close. Impossible n’est pas CNDP… 

A l’intérieur, Bernet, mister président (ou presque) , lance la réunion. Aussitôt des voix s’élèvent et surprise c’est le PCF (!!!) qui démarre les hostilités. Les camarades entrés dans la salle ont enchaîné.

 La séance est interrompue. Provisoirement ! Provisoirement ?

A l’extérieur, les opposants ont contourné la salle pour se retrouver derrière les fenêtres du débat. L’option « gogo-gadjet au bras » n’étant pas en série chez les gendarmes, le cordon censé nous retenir fit peine à voir. Quelques un.e.s malmènent les pares-soleil de la salle, les gendarmes prennent position contre la salle. A leurs pieds, les cailloux résonnent sur les grilles en métal. La cohue est assourdissante.

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Dedans, ça proteste toujours autant, une odeur fRance flotte, si bien que Claude Bernet annonce la suspension définitive de la séance. Les officiels se retirent très vite. La scène est occupée. Ca gronde fort !

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1/2 heure après le début de la réunion, la CPDP officielle a été limogée… 

 

Dehors, le grondement de joie s’amplifie. Tout le monde attend maintenant la sortie de ces fameux officiels et invités du sérail. Claude Bernet tente quand même une sortie solo pour une microconférence de presse improbable… Les « vendu », « pourri », « dégage », hurlés par les opposants sont surement les seuls propos entendus par la presse, si ce n’est le très perspicace : « C’est un échec pour le débat public »

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Si ça a fait rire les journalistes, ça laisse de marbre les têtes rasées du service d’ordre… facilement identifiables sur la photo ci-dessus. 

Les grosses voitures déguerpissent très rapidement sous la protection de la gendarmerie. Claude Bernet, le capitaine sabordé, quitte le navire en dernier. Il s’enfuit par un petit chemin en terre sous les huées.

Le perron de la salle est noyé sous une épaisse fumée orange et se désertifie. Le chaos du débat pipeau.

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Voilà, c’est terminé. Il ne reste plus que nous, les vigiles et les gendis. 

 

Nous nous retrouvons  entre compagnon.n.e.s à la Maison pour fêter ça comme il se doit.

 

200 personnes réunies un jeudi soir à Bure pour mettre une bonne claque à la CNDP et ceux qu’elle sert, ça fait du bien. Ca tisse des liens ou les resserre entre opposants de la première heure et les nouveaux, ça donne de l’énergie pour la suite.

Et quelles sont ces suites ?

C’ est le jeudi 30 mai, 18h à la salle du Palace à Saint-Dizier pour la 2ème réunion du débat pipeau.

Le thème : l’insertion dans le territoire ! De quoi donner de la motivation…

 

Au delà de ces réunions, n’oublions pas que ce débat, qui n’est qu’une échéance légale du processus décisionnel, se fera, virtuellement s’il le faut. Nous savons qu’il ne sert à rien sinon servir les intérêts du lobby. Alors n’oublions pas ce qui nous attend après et utilisons ces temps de rencontres autour du débat, pour nous retrouver, nous renforcer, imaginer ensemble les méthodes qui feront tomber le projet CIGEO, le nucléaire et son monde abject.

Enfouir la catastrophe nucléaire pour ne plus la voir, pour la perpétuer ne sera jamais une solution négociable ! Nous n’envisagerons un débat serein que lorsque nous aurons rebouché le laboratoire de Bure et que la suffisance criminelle des nucléocrates ne sera plus qu’un souvenir.

 

 Malgré tout, une grande absence pèse sur nos coeurs.

Notre compagnon de lutte Bruno Bissot, qui a participé activement à la préparation de cette action, est décédé le 17 mai et a été inhumé ce jeudi dans le village de son enfance en Bourgogne.

Nous lui dédions la réussite de cette journée et des suivantes.

 

Source : Bure Zone blog.

CRAN a publié 7 articles
Nous nous sommes organisé-e-s en collectif depuis 2007. Nous sommes principalement caennai-se-s. Pour certain-e-s d’entre-nous la lutte anti-nucléaire n’est pas nouvelle. Nous étions un certain nombre par exemple à organiser un espace autonome avec la coordination contre la société nucléaire au sein du Village Alternatif Autogéré et Anti-Nucléaire d’avril 2006 à Cherbourg. Nous nous sommes réuni-e-s autour d’un projet commun contre le nucléaire et la société dans laquelle il se développe. Pour affirmer notre refus du nucléaire et de ses désastres quotidiens de la Biélorussie à Cherbourg. Pour dénoncer la prolifération de l’armement nucléaire et le développement de la société de contrôle social et policier qui lui sont intimement liés. Pour s’opposer à la dictature de son armada d’experts et l’expropriation de nos propres vies qui s’y déploient. Également pour remettre en lumière le lien entre nucléaire et capitalisme et insister sur la nécessité de rompre avec la notion de développement fut-il durable… Nous nous sommes réuni-e-s également autour de pratiques communes : l’action directe contre les nucléocrates et leurs entreprises de destruction du vivant, le refus des logiques électoralistes et du fétichisme organisationnel (politique ou syndical), la réappropriation de l’histoire de la lutte antinucléaire, à travers la réédition de textes anciens ou plus récents, l’échange d’infos et d’analyses sur la question du nucléaire.
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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 18:53

Le 3 juin au laboratoire à 19h15, l'infotour anti THT et convergence des luttes contre ce vieux monde. prévenez nous de votre présence pour prévoir un peu le repas servi dés 19h15 avant laz projection du film de l'info tour.

E' uscito l'opuscolo "Fotti il sistema".

Per richiedere copie dell'opuscolo scrivere a:
romperelerighe@gmail.com


“Al di là dell’ideologia che lo giustifica e lo regge, il sistema rivela la sua anima in ferro ed asfalto, cavi di rame ed antenne.

Quell’anima che si trova ovunque e che è estremamente facile colpire, data la sua consistenza”.



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