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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 10:09

Les travaux de dévastation  du TAV dans val clarea, lresouvriers coupent les arbres élargissent la rivièreentre Chiomonte et Giaglione. la bataille prend une autre dimension car face  la situation nouvelle créépar la nouvelle donne du parlement italien.il s'agit pour les No TAV  de gagner une nouvelle frange de la population du val de susa. ici il faut se battre face à la propagande distillé par les" appelistes". Pour No TAV 26 le combat continue  dans le val de Susa

spectacle de théatre sera présenté à Avagliana  8 juin à 22h  

vidéo qui présente le spectacle, la versoion n'est pas sous titré.

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 08:44
Reçu  cet appel à soutien par mail
Beaucoup d'entre-vous en ont déjà entendu parler: l'entreprise Ceanothe, près du parc Jean Perdrix à Valence, se prépare à fermer. 
  Plus précisément, l'entreprise d'impression/décoration murale valentinoise Artis (45 salariés) avait été rachetée en 2011 par le groupe Lyonnais Ceanothe (200 salariés alors), avec des aides publique car l'entreprise est dans une zone franche. La boîte était intéressante pour le groupe et ses actionnaires car complémentaire de ses autres activités et avec un très bel appareil de production.
 
Aujourd'hui le groupe a décidé de fermer Valence pour rapatrier machines et activité à Vénissieux, n'emportant que 5 salariés sur les 45 du site. Les autres se sont mis en grève vendredi, avec piquet de grève et tours de garde pour empêcher les machines de partir.
 
La boîte a des carnets de commande intéressants et un faible déficit en regard du chiffre d'affaire, il n'y a pas de vraie raison de fermer. Les salariés sont très mobilisés, mais ils ont de petits moyens, des familles derrière eux, pas de syndicats et pas d'expérience de la lutte. Le maire de Valence et N. Daragon sont passés les voir hier, sans rien d'autre à proposer que de parler au patron (déjà fait et sans effet) et de les encourager à prendre un avocat pour suivre la piste juridique, individuelle et sans horizon collectif. Nous devrions pouvoir leur apporter un meilleur soutien !

ll y a déjà une pétition de soutien qui tourneet une idée de caisse solidarité
Les grèvistes demandent un soutien dés lundi 27 mai à 7h30 devant l'usine 38 chemin de thabor à Fontbarlettes derrière le parc jean Perdrix

.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 21:38
le 25/05
Lesétudints luttent contre la privatisation de l'université
les étudiants et les étudiantes  résistent avec les barricades contre les charges de la police qui veulent expulser le piazza verdi
gli studenti e le studentesse resistono con le barricate alle cariche della polizia. PIAZZA VERDI LIBERA!!!
Photo : gli studenti e le studentesse resistono con le barricate alle cariche della polizia. PIAZZA VERDI LIBERA!!!
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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 20:26

on passe ce texte du site cette semaine contre cette tendance actuelle qui vante à longueur de texte le miunicipalisme libertaire. Je ne cause pas à ceux qui croient encore aux listes citoyennes pour les prochaines élection : un moyen comme un autre de  jouer dans la cour pavé de la prison Mais pourtant on croie à l'aller retour ville et collectivité autogérée rurale. On en marre de comptempler l'abîme au risque d'avoir le vertige.Si jamais le lecteur , lectrice peuvent  commenter!!. A travers l'outli informatique qui particippe à notre déposséssion(on discute  de ce point là au laboratoire, car un compagnon veut installer un ordinateur).Comme ce lieu improbable est le votre aussi  il suffit de le dire avec conviction!!!. Mais ce lieu n'est pas une énième" maison pour tous".  C'est un local qui éjecte pour d'autres futurs

Affiche] Les néons des villes ne font qu’éclairer notre colère

On voudrait nous faire croire que la ville c’est le progrès, mais le progrès ne nous détruit jamais aussi profondément que lorsqu’il construit. Les villes dans lesquelles nous vivons sont à l’image de nos vies civilisées : ennuyeuses, froides et vidées de sens, écrasantes par leur taille, étouffantes par leur manque d’air. Pour combler le vide de nos existences urbanisées, nous avons donné des identités aux villes, comme pour se faire croire qu’elles sont uniques, qu’il peut y avoir une fierté quelconque à en être. Mais quoi qu’il en soit, les villes se ressemblent toutes. Qui peut encore différencier d’une ville à une autre un supermarché, un centre commercial, une gare, un aéroport ou une prison ?

Qui veut encore se réapproprier la ville, la gérer, ou même l’auto-gérer, plutôt que de la détruire ?

A quoi servent donc ces bancs sur lesquels nous ne trouverons jamais de position confortable, à quoi servent donc ces toits en pente sur lesquels nous ne pouvons pas stocker de pierres pour caillasser la flicaille, et ces lampadaires qui nous éblouissent pour mieux nous rendre visibles aux yeux menaçants des caméras de surveillance toujours plus nombreuses, puis ces patrouilles de flics qui nous interdisent de nous rassembler ici ou là, ces barbelés sur lesquels nous déchirons nos jambes lorsque nous sautons les murs qui nous enferment, ces rues tellement immenses que nous nous y sentons trop petits pour les barricader, ces pompiers qui partout tentent d’éteindre nos feux de joie et de colère, ces médiateurs qui cherchent à orienter notre révolte au service de ce monde sans saveur et ces politiciens qui voient en la ville l’espace idéal pour nous contenir, nous parquer et stériliser notre rage. Mais l’urbanisme n’est que l’un des rouages de cette société de domination, il fonctionne de pair avec le système judiciaire, le maintien de l’ordre, la traque des indésirables, le système éducatif et carcéral et toutes les autres institutions du pouvoir et de l’autorité. Son but est de construire des villes optimisées pour le contrôle exercé par les flics et les citoyens. Il n’y a pas un urbanisme qui serait émancipateur, il n’y a que des villes à détruire de mille feux.

La ville ne tend qu’à la massification et la standardisation des individus, son aménagement, lui, ne vise qu’à prévenir le débordement et assurer la pacification qui garantit la bonne marche sociale des rapports de domination.

Le moindre recoin de chaque ville ne répond qu’à deux besoins : le contrôle social et le profit.

Ainsi, nous ne voulons pas nous réapproprier les villes ni les gérer nous-mêmes, car elles ne nous ont jamais appartenu, elles n’ont jamais rien été d’autre que des instruments de notre domination, que des prisons à ciel ouvert, et nous n’en voulons plus. La seule chose que nous pouvons faire des villes, c’est les transformer en terrains de jeu où libérer nos désirs insurgés.

A ceux qui veulent nous civiliser, nous répondons par la sauvagerie de nos passions destructrices, jusqu’à la fin de toute domination. La ville, nous ne voulons ni nous en évader ni nous la réapproprier, nous voulons détruire intensément et dans la joie le monde qui la produit, et elle avec. Pour l’insurrection.

Des sauvages

[Affiche vue sur les murs de Paris début avril 2013]

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 21:16

lu et copié de cette semaine.free.fr

A l’aube du mardi 21 mai, depuis presque un an que les 3e mardi du mois se déroulent (stratégie de la police de concentrer ce même jour un maximum d’expulsions locatives où ont lieu des résistances pour les affaiblir, ndt), et dans la continuité de l’offensive répressive qui dure depuis un mois, pour la première fois la police a chargé deux piquets anti-expulsion dans le quartier de Barriera di Milano. Et elle l’a fait de manière à être sûr que l’opération puisse être la plus rapide possible, mobilisant une douzaine de fourgons et une centaine de flics anti-émeute.

la première maison à être assiégée se trouve via Soana, à 6 heures du matin : les barricades sont abandonnées rapidement parce que les personnes solidaires se trouvent pris par surprise et en tenaille et donc se barricadent dans la maison. La porte est enfoncée en une demi heure, et au terme de l’opération 16 personnes sont expulsées puis emmenées au commissariat.

La nouvelle de l’attaque est transmise immédiatement au piquet de via Ceresole, où les personnes sous expulsions et solidaires se préparent à la résistance, en fermant le portail qu’illes ont dans le dos pour ne pas battre en retraite. La police arrive un peu avant 7 heures du matin, et encercle la barricade faite de poubelles, les résistants parent les coups de matraques à l’aide d’une banderole renforcée, les barricades tiennent, quelques voisins solidaires balancent sur les flics de beaux seaux de flotte. Craignant que le corps à corps dure trop longtemps, ou que peut être pleuvent des balcons autres choses, un flic en civil du comico de Porta Palazzo ordonne d’utiliser les gaz lacrymogènes, puis s’éloigne rapidement. La cartouche à fragmentation est lancée de l’autre côté des barricades, et le nuage fait bouger tout le monde : les anti-émeutes lachent prise sur les poubelles et les résistants quittent les barricades petit à petit. Quand le nuage de fumée se disperse, la police envahit l’immeuble et après quelques minutes défonce la porte de l’appartement. L’expulsion vient d’être effectuée et 24 personnes sont emmenées au comico. Il est 7h30.

Au cours de la journée, entre 13h et 20h, les quarantes personnes sont relachées. 37 accusations de rebellion. En plus, tous les italiens non résidents à Turin reçoivent un ordre d’expulsion de la ville ; et les non-italiens, un ordre d’expulsion de l’Italie.

Marianna et Camille sortent de prison pour l’assignation à résidence

Mardi soir, Marianna et Camille sortent de la prison de Turin avec des assignations à résidence. Pour Marianna, avec toutes les restrictions (pas de visite, téléphone, internet, courrier)

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 20:49

E' uscito il numero di maggio 2013 de "La Miccia - mensile ad alto potenziale".

le numéro dy journal la "Miccia" de mai 2013 est disponible en cliquant scarica e difondi tout ceci c'est en italien .bonne traduction pour avoir ces espèces de diplomes stupides qui empêchent tant de  générations de profiter de l'adolecence.
Scarica e diffondi

 

 


una miccia è la parte del dispositivo che innesca lo stesso.[1][2][3][4][5][6][7] s


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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:21

rain in la paz

Désenfermement

Une autre fois la nuit, un jour de plus à souffrir,
à converser avec moi-même, je retourne une fois de plus de la maison de la “justice”.
J’ai juste réussi à voir à travers la vitre fumée.
Voir les rues, les gens qui se réduisent à un code de plastique.
Un certain endroit me rappelle quelqu’un,
me rappelle mes compagnon-ne-s,
me rappelle qui je suis, dans quel but je vis, pourquoi je vis.

Je ne m’accroche pas à la vie, parce que s’accrocher à elle
ne fait que t’apporter la peur d’arrêter de vivre.
Je m’accroche à la liberté, à la liberté de pouvoir rugir,
de pouvoir rugir dans une forêt de ciment.
Parfois la haine m’envahit, et je m’endors dans la haine.
Lorsque je me réveille je sais que l’amour est l’amalgame avec la haine
qui me fait respirer profondément pour continuer de vivre.

Je ressens dans l’enfermement la haine collective contre la société,
la haine de la prison, de l’isolement.
C’est digne d’éloigner son regard du sol,
et c’est mieux de le diriger sur l’ennemi,
sur cet ennemi qui me tient prisonnier de sa cupidité,
l’ennemi qui fait des ravages avec la terre,
qui détruit les formes libres de vivre.

L’ennemi qui enferme, qui punit, qui mutile,
qui t’infecte de désespoir avec son cancer de Pouvoir
qui mute d’organe en organe.
Nous sommes ses anticorps, nous avons développé l’immunité
devant leur insalubre peste humaine.
Nous sommes la lutte sans frontière ni distance,
la colère du bouillonnement de notre sang.

Nous allumons la lumière de la nuit.
L’obscurité et la lumière sont complices des pas,
nous sommes la bataille sans repos,
une métastase de cellules qui sont partout,
c’est mieux de mourir en se battant que de mourir sans l’avoir tenté,
c’est mieux d’être libre même en étant enfermé.

Aujourd’hui je me rêve encore une fois, différent d’hier,
avec la certitude de ne pas avoir perdu, de ne pas m’être laissé abattre.
Demain sera différent de ce jour,
ma rage ne sera pas différente, ni celle de demain.
La force viendra de ceux qui ont la rage avec moi.
Elle arrivera en traversant les murs et les distances
et donc je rugirai une fois de plus sous la lune.

Je grifferai le sol de ciment
comme si il était de boue et d’herbe
jusqu’à ce que mes griffes saignent.
je me fondrai dans les colonnes
je respirerai l’air rempli de crasse au lieu du brouillard.
Les taches sur mon corps me disent qui je suis.

Une fois que je ferme les paupières
je me transporte au paradis onirique
où le silence des vents
est comme le baiser d’un-e compagnon-ne.
Un jour de plus à ne pas me voir vaincu
un jour à rêver sans arrêter d’être celui que je suis
un jour de plus à être prêt à me lever demain.

Henry.
Prison de San Pedro, La Paz pluvieuse

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 10:38

Nous communiquons sur ce montage judiciaire Ardire de la magistrature italienne car celui-ci justifie la demande du mandat européen contre Gabriel Piombo da Silva. Solidarité avec les anarchistes contre ce montage judiciaire.

 

Apprendiamo dagli avvocati che il PM Manuela Comodi ha fissato la prima udienza preliminare per Alessandro, Giulia e Paola.
I compagni sono indagati dalla procura di Perugia per la presunta "cellula perugina della FAI", che costruisce l'Operazione Ardire assieme all'altra presunta "cellula" nazionale per la quale sono indagati, oltre ad Alessandro, anche Peppe, Stefano, Sergio, Katia ed Elisa, passati alla procura di Milano.
L'udienza è fissata per giovedì 6 giugno alle ore 11.30 presso il tribunale di Perugia.

 

traduction:

Nous apprenons par les avocatsque le  procureur Manuela  Comodi a fixé la première audience préliminaire concernant  Alessandro, Guiliaet Paola.

Les compagnons sont inculpés par le procureur de Perugiapour la soit disante cellule de pérgiade la fédération anarchiste informelle, qui constitue le montage judiciaire opération ardireils sont inculpés avec d'autre avec le soit disant "cellule" nationale,d'autres Alessando , aussi Pepe, Stephano, Sergio, Katia et Elise ceux ci sont déjà passés devant le procureur de Milan

L'audience est fixée le jeudi 6 juinà 11h30 au tribunal de Perugia.

 


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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 20:27

nouvelle  publiée supar  lejournal le  monde.

Enfin une bonne nouvelle!!!N.D.R

Dominique Venner, essayiste et historien d'extrême droite âgé de 78 ans, ancien membre de l'Organisation armée secrète (OAS), s'est suicidé mardi 21 mai dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris. L'homme s'est rendu derrière l'autel, sans un mot, puis s'est tiré une balle dans la bouche peu après 16 heures. Un surveillant a procédé à un massage cardiaque en attendant l'arrivée des secours. Alors que l'édifice était évacué, Mgr Patrick Jacquin, recteur de la cathédrale, a précisé que M. Venner avait posé une lettre sur l'autel, dans le chœur avant son suicide. "C'était une scène apocalyptique, qui ne s'était jamais produite auparavant ici", a commenté Patrick Jacquin devant la presse.

Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, s'est gardé de tout commentaire politique mais a souligné le caractère symbolique du lieu choisi par Dominique Venner : "Il s'est suicidé devant environ 1 500 personnes. Cela a été un choc pour les fidèles de Notre-Dame, qui est un des plus grands symboles de la capitale et de notre pays et nous mesurons bien le retentissement d'un tel acte."  N.D.R. :no coment


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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 20:13

reçu un  mail:qui cite  cette adresse

http://www.rue89.com/2013/05/19/grece-plus-courant-les-attaques-couteau-baton-a-matraque-electrifiee-242450


Un migrant soigné par Médecins du monde en Grèce. (Médecins du monde)

Ismaël a 14 ans. Il vient d’Afghanistan, vit à Athènes, et il témoigne dans une vidéo diffusée par l’ONG Médecins du monde :

« Je suis descendu du métro à la station Attiki, et j’allais chez moi. Trois hommes sont venus derrière moi, ils m’ont tapé sur l’épaule et m’ont demandé d’où je suis.

Quand j’ai dit que je venais d’Afghanistan, ils ont commencé à me frapper. L’un d’eux m’a frappé au visage avec une bouteille de bière. Je me suis évanoui. [...]

Je n’ai pas pu les voir très bien [...]. Ils portaient tous les mêmes vêtements noirs, avec le même symbole. Je ne connais pas vraiment ce symbole. Il y a deux branches de laurier qui se rejoignent en bas et au milieu un symbole, mais je n’ai pas bien compris ce que c’est. »

Ismaël raconte qu’un passant l’a trouvé et emmené à l’hôpital. Après avoir été soigné, l’adolescent a été placé sous la protection du procureur et de Médecins du monde, qui gère un centre d’accueil pour les mineurs réfugiés. Sur le visage du garçon, l’ONG a compté 30 points de suture.

Tandis que le Réseau de recensement de la violence raciste dénombre, en 2012, 154 « incidents de violence raciste contre des réfugiés et des migrants » (sachant que de nombreux incidents ne sont pas déclarés). Plus précisément, commente Nathalie Simonnot, de la direction de Médecins du monde :

« Le plus courant, ce sont les attaques au couteau, au bâton ou à la matraque électrifiée, la nuit, sur des gens isolés, jamais des groupes. »

« Vous ne deviendrez jamais grecs ! »

Pour Yannis Androulidakis, journaliste à To Vima (l’un des journaux les plus vendus du pays), ces attaques ne sont pas nouvelles, mais elles sont devenues plus fréquentes, et plus violentes.

En 2010 déjà, un interprète afghan de Médecins du monde avait été « massacré par une bande de dix types avec des battes, et laissé pour mort par terre », poursuit Nathalie Simmonot. Il a passé un mois à l’hôpital et, depuis, poursuit l’humanitaire, il a peur de se déplacer seul dans la rue.

En mai 2012, lors d’un meeting, une quinzaine de militants du parti d’extrême droite l’Aube dorée – dont le symbole rappelle la croix gammée entourée de lauriers – avaient agressé un jeune homme pakistanais dans une station de métro d’Athènes.

La bande a pénétré dans la station en criant : « Vous ne deviendrez jamais grecs ! », raconte Global Voices : « Ils ont repéré l’homme, qu’ils ont jeté au sol et roué de coups, sous les regards des voyageurs choqués. »

Peu après, six activistes d’extrême droite avaient été arrêtés, soupçonnés d’avoir attaqué le domicile de quatre immigrés égyptiens dans la banlieue portuaire d’Athènes.

Plus récemment, en janvier, un jeune Pakistanais n’a pas survécu aux coups de poignards de ses deux agresseurs. Chez l’un d’eux, un pompier grec de 29 ans, la police a retrouvé des dizaines de tracts d’Aube dorée, relate La Libre Belgique.

En février dernier, une quarantaine d’activistes d’Aube Dorée, « à moto, en noir, avec des bâtons », ont encerclé une polyclinique de Médecins du monde à Athènes, qui accueille Grecs et étrangers. Ils en ont été chassés par les habitants du quartier et les patients, raconte l’ONG.

Il y a moins d’un mois, enfin, dans la région de Manolada, des exploitants agricoles ont ouvert le feu sur les travailleurs migrants venus réclamer leur paie. Trente d’entre eux ont été blessés, comme le raconte le reporter du site Myeurop.com.

Les violences à la campagne, « ce n’est pas spécialement politique »

La violence des villes n’est cependant pas à mélanger avec celles des champs, prévient Yannis Androulidakis.

Dans les campagnes, tout d’abord, des agriculteurs qui font travailler des ouvriers agricoles sans papiers ont toujours utilisé la menace pour ne pas les payer, raconte le journaliste. « Là, ça n’est pas spécialement politique, ni organisé, il n’y a pas toujours Aube dorée derrière. » Sauf que « d’habitude, les contremaîtres appellent la police pour dénoncer des sans-papiers, et ne tirent pas 60 coups de feu... »

Katia Zagoritou, du Mouvement de défense des droits des immigrés et des réfugiés, à Patras, confirme :

« Il y a vingt ans, c’était contre les Albanais. Mais aujourd’hui, ça devient plus dur, les agriculteurs utilisent des armes à feu. C’est la grande nouveauté : les armes, les bouteilles. A la campagne comme en ville. »

Dans les villes, Aube dorée aux manettes

A Athènes, constate Yannis Androulidakis, les agressions sont « plutôt organisées par Aube dorée », le parti politique né en 1992 et qui a obtenu plus de 5% des voix à Athènes en 2010.

Ces attaques-là se sont multipliées depuis trois ou quatre ans, selon le journaliste, connaissant leur apogée durant les années 2011 et 2012, avant les élections qui ont mené Aube dorée au Parlement :

« Avant, des gens défilaient avec des drapeaux d’Aube dorée et tabassaient des immigrés. Depuis qu’il est au gouvernement, le parti se prétend fréquentable, et soutient moins ouvertement de tels actes. »

Pour Katia Zagoritou, qui s’appuie sur le rapport du Réseau de recensement de la violence raciste, l’élection n’a rien changé :

« Depuis trois ans, nous constatons une très forte augmentation des attaques racistes. »

La crise n’est pas la seule responsable

Quand les premiers immigrés sont arrivés au début des années 90, à la chute des pays de l’Est, ils ont effectué « le travail que les Grecs ne voulaient pas faire, aux champs, pour une bouchée de pain, sans sécurité sociale, du matin au soir », rappelle l’avocat Georgios Athanassakis. Mais ensuite, les flux se sont énormément intensifiés et, aujourd’hui, 80% des migrants passent par la Grèce, dans l’espoir de gagner l’Allemagne, la Grande-Bretagne ou la France.

Or, avec la procédure européenne de Dublin II, quand un migrant est arrêté en Europe, il est renvoyé dans le pays par lequel il y est entré. La Grèce donc, majoritairement. Alors que le système de demande d’asile grec fonctionne mal (il est repensé actuellement).

Au même moment, la crise économique frappe la Grèce. Le chômage passe de 9% fin 2010 à plus de 27% début 2013. La pauvreté explose. Les acquis sociaux, pour ceux qui travaillent, sont dynamités. Et le tissu social se délite.

Les immigrés ne sont pas tant désignés comme étant ceux qui prendraient le travail des Grecs. Ils sont plutôt dénoncés comme étant ceux qui « polluent la ville, commettent des crimes, plongent le pays dans le Tiers-monde », racontent les personnes interrogées.

Bref, « la crise et les politiques d’austérité sont l’étincelle qui ont mis le feu aux poudres », analyse Fabien Perrier, journaliste à L’Humanité et spécialiste de la Grèce. « La crise n’explique pas à elle seule ces violences racistes. C’est une rencontre de plusieurs facteurs : une politique migratoire européenne, une banalisation – voire une légitimation – des idées de l’extrême droite par d’autres partis, et des mesures d’austérité drastiques. »

Un climat de « terreur d’extrême droite »

Pour preuve : les étrangers ne sont pas les seuls visés par Aube dorée. Les homosexuels sont également attaqués, ainsi que des militants d’extrême gauche.

Autre signe inquiétant : les agressions contre les immigrés sont parfois perpétrées par des policiers, comme le constate le Réseau de recensement de la violence raciste. Pas étonnant : plus de la moitié des policiers grecs ont voté pour Aube dorée aux élections législatives de 2012, selon une étude de l’hebdomadaire To Vima, rapportée par l’agence de presse italienne Ansa.

Ce que redoutent les personnes interrogées, d’ailleurs, c’est d’être les prochaines victimes, sentant leur Etat s’éloigner un peu plus d’une démocratie qui protège ses citoyens. Elles citent de récentes décisions du gouvernement pour appuyer leurs craintes :

  • l’interdiction de grèves (par le biais d’une procédure valable en temps de guerre, d’épidémie, de catastrophe naturelle, etc.) ;
  • la présence de policiers pour casser les manifestations, raconte Georgios Athanassakis, avocat ;
  • la décision du gouvernement de placer dans des camps militaires les citoyens condamnés pour « crimes financiers » et « infractions mineures ».

Ils ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Réagissant au recensement des agressions racistes, Nils Muiznieks, commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe, s’est déclaré préoccupé. Pour lui, la Grèce en est au premier stade d’une « terreur d’extrême droite ».

 

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