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Le laboratoire Anarchiste
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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 18:01

squatteur

Le 22 octobre 2012, les flics ont une fois de plus viré un squat à peine ouvert [1].

Profitant de l’inexpérience du collectif d’habitant-e-s, les keufs ont utilisé leurs sales méthodes d’intimidations et ont réussi à diviser en faisant peur à celles et ceux qui prenaient le plus de risques. Les pandores ont fini par interdire l’entrée à la majorité des habitant-e-s sorti-e-s ensembles pour discuter avec la bleusaille. Dans le squat, il ne restait plus que deux personnes : une bloquée dans la cour, l’autre sur le toit.

Ce qui devait être pour les agents sournois de l’État, une simple formalité de défense de la propriété qu’elle soit publique ou privé [2] et d’étouffement de tout ce qui s’organise en dehors du Pouvoir, s’est transformé en une conflictualité qui a laissé bouche bée les primo-protagonistes bleutés.

Comme à son habitude quand une mouche l’asticote, le Pouvoir lui envoie une armée. C’est vrai qu’à rue des bois les habitant-e-s du 19ème ont l’habitude d’assaisonner le poulet au pot de pâte à tartiner et à la canette de bière. Cette fête de quartier, rythmée par le bal des pompiers s’est terminée, au bout de 3h de danse endiablée, par la mise en cage de l’oiseau qui n’a pas pu s’envoler.

Il passera en procès le 14 mars 2013 à 13h
23ème chambre 1 au Tribunal de Grande Instance de Paris
Métro cité.
Les chefs d’inculpations sont :
- Jet de projectiles.
- Outrage.
- Dégradation grave d’un bien public.
- Refus de la signalisation (empreintes palmaires et photos)
- Refus du prélèvement ADN.

Mais surtout d’avoir refusé la banalité qui consiste à jeter à la rue des femmes, des hommes et des enfants pour ne pas avoir demandé au ministère du logement de leur ouvrir un squat.

La solidarité est la bienvenue en cette période de fin de trêve hivernale [3].

Pour un récit plus clair de l’expulsion lire Paris : Expulsion mouvementée du nouveau squat de la rue des Bois

[1] Même s’ils ont un peu galéré : le maniement de la pince monseigneur n’est pas enseigné à l’école de police .

[2] Les deux en l’occurrence le propriétaire étant la S.I.E.M.P : Société Immobilière d’Économie mixte de la Ville de Paris

[3] Si elle existe ? Au vu des nombreuses expulsions de squats qui ont eu lieu cette hiver.

Posted in Manifs - Rassemblements - RDVs, Squats et Logement | Leave a comment
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 15:50

UN LIEU POUR LES LUTTES

grange-2
http://antitht.noblogs.org/586
 et http://www.stop-tht.org/Un-lieu-pour-la-lutte.html

Présentation et appel à dons

Depuis l’action à Valognes contre le train “CASTOR” en novembre 2011,
jusqu’aux moments forts de la lutte contre la ligne Très haute tension
(THT) Cotentin-Maine en 2011 et 2012, des personnes se sont rencontrées et
se sont organisées pour lutter contre le nucléaire et son monde.

Afin de continuer sur cette lancée, il semble important de pouvoir
disposer d’un lieu collectif comme a pu l’être le bois occupé de la
Bévinière sur la commune du Chefresne, bois concerné par le passage de la
nouvelle ligne THT.
Présenté lors de l’assemblée générale antinucléaire et anti-THT du 1er
décembre à Coutances, ce nouveau lieu est désormais ouvert. Il a été mis à
disposition collective par le biais d’une association, au lieu dit la
Bossardière sur la commune de Montabot (50).

Nous, participant-e-s à cette dynamique, l’avons doté de différents
objectifs. En effet, cet endroit constitue un point d’information et de
convergences des initiatives d’ici (EPR, THT, etc) et d’ailleurs (Poubelle
radioactive de Bure, etc) contre le nucléaire et aussi contre d’autres
projets assez proches dans l’idéologie d’aménagement de nos espaces et de
nos vies, tel celui de l’aéroport de Notre-Dame des Landes. Il s’agit
aussi d’un point d’ancrage de la lutte où se déroule un chantier permanent
d’échanges de savoirs et de pratiques autonomisantes (autonomie
énergétique, écoconstruction, rénovation du bâti ancien…).

Dans cette dernière optique, ainsi que pour rendre le lieu plus agréable
et accueillant, divers chantiers ont déjà été menés à bien depuis la
dernière assemblée anti-THT, tels l’aménagement d’une pièce de vie, la
mise en place de gouttières, le tubage de la cheminée, la mise en place de
panneaux solaires et la fabrication de portes pour l’atelier/salle
d’activités.

Il s’agit d’un bâtiment agricole doté d’une pièce de vie et d’un atelier
avec du terrain. A notre arrivée, il était inoccupé depuis des années et
des travaux y sont par conséquent nécessaires.

(A notre arrivée :
http://antitht.noblogs.org/files/2013/01/GrangePoint-1.jpg ; Travaux en
cours : http://antitht.noblogs.org/files/2013/01/grange-2.jpg)

Nous vous invitons à passer pour vous tenir au courant des prochains
travaux à mener. Ceux-ci nous permettront, une fois accomplis, d’envisager
d’autres activités plus aisément.

La pose d’ouvertures, l’aménagement d’un chemin et d’un espace pour les
véhicules, la maçonnerie de la cheminée, la mise en place de la récup’ des
eaux de pluie sont une partie des chantiers fixés pour les semaines à
venir.

Si vous souhaitez participer à l’organisation du lieu et des différents
chantiers, ou juste en savoir un peu plus, il est possible et même
fortement recommandé de venir aux réunions hebdomadaires, tous les
mercredis à 18h. Ces réunions sont, pour nous, vraiment le meilleur moyen
pour discuter et s’informer sur les chantiers à venir, sur l’actualité du
lieu et pour émettre des propositions quant à celui-ci. Nous essayons  de
fonctionner de façon horizontale, sans chef ni bureaucratie.

Il est aussi possible de nous contacter par téléphone au 06 28 94 72 13,
et par mail : montabot@riseup.net

Si les différents travaux s’organisent financièrement avec les moyens du
bord et au plus juste, il reste néanmoins que l’achat de matériaux de
qualité nécessite plus d’argent. C’est pourquoi nous lançons un appel à
dons pour soutenir le lieu et ses activités.

Il est possible d’envoyer des chèques à Le Pavé, c/o T. LE CLAINCHE, 2 rue
de la Fontaine st Côme, 50210 RONCEY

Les révoltés du Bocage à Montabot
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 13:15

précision et information. le mouvement no tav précise et est solidaire

27 agosto: scatta l'"operazione Ixodidae [1]", un'inchiesta per 270 bis (associazione sovversiva) che vede indagati 43 anarchici di Trento e Rovereto. Due compagni vengono arrestati e uno, Massimo, si trova tutt'ora agli arresti domiciliari.
27 febbraio: presso il tribunale di Trento si terrà il processo, con rito abbreviato, contro gli otto compagni per i quali i PM Amato e Ognibene hanno chiesto e ottenuto il rinvio a giudizio. Lo stesso giorno verrà probabilmente emessa la sentenza.
"Ixodidae" si inserisce nel quadro di un più generale attacco dello stato verso i suoi nemici dichiarati, gli anarchici. Solo nell'ultima estate si contano altre tre inchieste per reati associativi (operazioni "Ardire", "Mangiafuoco" e "Thor"), che hanno portati ad arresti e misure cautelari per svariati compagni. Scopo evidente di questo attacco è isolare la componente rivoluzionaria dal più generale tessuto delle lotte sociali, precauzione quantomai necessaria in una fase di impoverimento, in cui troppo alto è il rischio che idee e pratiche sovversive trovino presso molti sfruttati menti lucide e mani pronte all'azione. Non solo: colpendo gli anarchici il potere tenta di intimidire tutte quelle lotte che fuoriescono dall'alveo della compatibilità istituzionale, su tutte la lotta No TAV.

27 febbraio ore 9.00 presso il Tribunale di Trento
PRESIDIO IN SOLIDARIETA' CON GLI ANARCHICI SOTTO PROCESSO.
CONTRO I TENTATIVI DI DISINFESTAZIONE SOCIALE, PER LA DIFFUSIONE DEL VIRUS DELLA RIVOLTA.


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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 09:34
Plus de 700000 Palestiniens sont passés par la prison en Israël  depuis 1967, en
violation de la 4e convention de Genève.  Pas une famille palestinienne n'a échappé 
à cette épreuve. La prison est une arme de répression et de pacification coloniale,
ainsi que l'indique crûment un des responsables des services secrets israéliens
interrogé dans le film «Gate keepers» (les gardiens).
Les prisonniers politiques palestiniens ne cessent depuis des années de pratiquer
des grèves de la faim massives pour alerter l'opinion internationale sur le sort qui
leur est imposé: détentions arbitraires sans limite de temps, impossibilité d'avoir
accès à un avocat, mauvais traitements généralisés, éloignement de leurs lieux de
résidence, impossibilité et/ou interdiction de recevoir des visites de leurs
familles, surtout pour celles qui résident à Gaza.
Les associations palestiniennes Addameer, Al Hak, ne cessent de nous alerter sur la
situation des prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes.
L'association  de juristes Adalah représentant les Palestiniens d'Israël et le
Réseau euro-méditerranéen sur les Droits de l'Homme – REMDH –, viennent de publier
un rapport sur la situation générale des droits de l'Homme en Palestine et en
Israël, à la veille de la réunion du groupe de travail informel UE- Israël sur les
Droits de l'Homme.
L'ONG israélienne des droits humains B'Tselem indiquait, fin novembre 2012, qu'il y
avait 4432 « prisonniers et détenus sécuritaires » dans les prisons israéliennes,
dont 178 détenus administratifs et 177 enfants ( 21 âgés de moins de 16 ans ).
 
Les prisonniers palestiniens avaient gagné, par la très longue  et dure grève  de la
faim collective  de 2012,  des améliorations de leur sort garanties par un accord
israélo-egypto-palestinien. Cet accord garantissait la fin de l'isolement carcéral,
une amélioration conséquente du régime de visites familiales y compris pour les
familles de Gaza, la pratique exceptionnelle et limitée  de la détention
administrative. Aucun de ces éléments n'a été respecté par Israël depuis cet accord.
Quelques visites au compte-goutte accordées à quelques familles de Gaza,
ré-arrestation de prisonniers libérés et reprise massive de la détention
administrative, maintien de l'isolement carcéral. C'est ce qui motive la très longue
grève de la faim  de Sameer Issawi et de 3 de ses compagnons.
La mort de Arafat Jaradat, trente ans, enlevé en bonne santé par l'armée, survenue
lors de ses interrogatoires dans la prison de Meggido, est un point culminant dans
l'horreur de ce tableau.
Elle a relancé depuis  hier la grève de la faim dans toutes les prisons où l'on
compte plus de 3000 prisonniers en grève. Israël a demandé à l'Autorité
Palestinienne de «calmer» la révolte populaire dans les Territoires Occupés...
Les recommandations modérées  de la communauté internationales relèvent à présent 
de l'insupportable. Le régime pénitencier colonial a atteint depuis longtemps pour
les prisonniers pour leurs familles la limite du  supportable et de l'inhumain. La
«démocratie israélienne» se comporte envers les prisonniers palestiniens comme la
pire des dictatures! Le déni de réalité pratiqué par l'ensemble de la communauté
internationale sur toutes les formes de l'oppression coloniale israélienne fait
d'elle aujourd'hui la complice du pire.
Le 29 janvier dernier, l’État d'Israël ne s'est même pas présenté au deuxième Examen
Périodique Universel – EPU - lors de la 15e session du Conseil des Droits de l'Homme
à Genève, montrant au monde entier le peu de cas qu'il fait du droit international 
et de la conscience universelle.
Torture, isolement,  régime d'exception, violation de la 4e convention de Genève
relative à la protection des populations civiles vivant sous occupation, font
d'Israël aujourd'hui un État qui doit être soumis au droit international ou enfin
mis au ban de la communauté internationale.
Une seule réponse s'impose: SANCTIONS INTERNATIONALES!
Bureau national de l'UJFP -  Paris le 25 février 2013
 
«La torture et le mauvais traitement des palestiniens dans le cadre de la privation
généralisée de liberté découlant de la politique d'arrestations arbitraires et de
détentions administratives sans chef d'accusation constituent une forme de
domination sur les Palestiniens en tant que groupe». Tribunal Russell: conclusions
de la Session du Cap sur l'Apartheid israélien  - novembre 2011
 Union Juive Française pour la Paix (UJFP)  -  21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS
Téléphone : 07 78 38 34 94 • e-mail :  contact@ujfp.org  •  site : www.ujfp.org

 

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 01:11

 

2012-10_Bilbao_Txirbilenea_banderole

Depuis octobre 2012, un nouveau grand squat d’activités est ouvert à Bilbao. Cela était très attendu, notamment depuis l’expulsion de Kukutza III en septembre 2011.

Voici une présentation du projet, à partir de la traduction de deux textes parus sur lahaine.org et m15mbizkaia.net.

Après de longues journées de travail dans le nouveau squat, des membres de l’assemblée sont allés présentés le projet d’autogestion à la mairie.
Il s’agit de mettre à profit un bâtiment de l’ancienne école des apprentis des hauts fourneaux abandonnée jusque-là, puis occupée par le collectif.
Espérons qu’avec de la chance, et le travail désintéressé de dizaines de
personnes, la mairie reconnaisse l’utilité de doter Sestao (banlieue nord de Bilbao) d’un centre culturel où les loisirs, la formation et la culture puissent être une alternative pour tous les citoyens.

Txirbilenea, centre social okupé de Sestao, est donc occupé depuis quelques mois, et les activités s’enchaînent plutôt bien.
Le collectif investi dans le lieu ne cesse de s’agrandir et compte aujourd’hui plus d’une centaine de personnes qui contribuent au projet.
On y trouve notamment une bibliothèque, des ateliers manuels, du recyclage informatique…, et surtout, d’énormes espaces pour rêver. La liste des propositions s’allonge, et il est possible de suivre ça (en espagnol) sur txirbilenea.org.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 09:05
Enric Duran (le Robin des Banques Catalans) écrit aux camarades de la ZAD.
En lien avec l'appel du Sous Commandant Insurgé Marcos, El tiempo del Si/
Le Temps du Oui

 une réponse venue d'un coin de la ZAD
Asile Politique pour Enric Duran sur la ZAD
Enric,
Nous vous saluons depuis Notre Dame Des Luttes, toi et les camarades de la
Cooperative Intégrale Catalane, autant que celles et ceux du monde entier
qui se reconnaissent dans la Révolution Intégrale.
Nous avons connaissance de cette action d'expropriation massive et de ce
qu'elle te vaut aujourd'hui... Une mascarade judiciaire: Tu risques 8 ans de
prison pour avoir repris 492 000 € aux banques. De l'argent qu'elles volent
aux peuples! Le fsc te poursuit pour que tu paies des impôts sur de l'argent
que tu as entièrement redistribué aux mouvements sociaux catalans. Cette
somme représente 0,0012% de ce que l'Etat Espagnol a dépensé pour sauver
les banques, le tout aux frais du contribuable...
Alors Enric, si l'Etat Espagnol décide de voler ta liberté, ta vie, nous serons
heureuses et heureux de t'ofrir l'hospitalité et l'asile politique sur la ZAD*!
Nous avons en commun cette volonté de voir le système mortifère qui régit
nos sociétés, laisser enfn la place à une autre conception du monde. Que
nous résistions frontalement au rouleau compresseur du système ou
construisions une autre façon de vivre ensemble, nous participons à un même
mouvement. Nous réagissons à un problème d'ordre intégral et mondial.
L'urgence est partout, humaine, écologique, sociale... Sur l'autel du proft, on
exploite l'humain et on orchestre un saccage environnemental labellisé "HQE
". Les inégalités sont criantes, on restreint sans cesse notre liberté, jusqu'à
nous isoler les unEs des autres. Où que l'on vive, les institutions des Etats,
leurs polices, leurs lois, servent les intérêts des grandes multinationales. Dans
ces conditions, comment ne pas désobéir? La désobéissance aux lois des
Etats -- tous corrompus -- est vitale, en France, en Espagne au Mexique et
partout dans le monde.
La soufrance que génère le capitalisme est le pain quotidien d'une grande
partie de l'humanité. Mercredi 13 février, un Nantais, Djamal Chaâr,
s'immolait par le feu devant le Pôle Emploi dont il dépendait. Ce geste terrible
n'est pas un acte isolé: ces dernières années en France, une quinzaine de
personnes désespérées par leurs conditions de vie, se sont immolées par le
feu. Il aura fallu le sacrifce de Mohammed Bouazizi pour que la Révolution du
Jasmin embrase les pays arabes. Plutôt que de nous sacrifer pour cette
dictature économique qui consume même nos vies, oeuvrons pour que la
Révolution Intégrale soit celle du savoir vivre.
La ZAD, c'est 1650 hectares de terres vivaces et des dizaines de milliers
d'hectares autour, menacés d'urbanisation stérile. Depuis la fn des années
60, cette zone de bocage a été défendue et préservée d'un projet d'aéroport
inutile, couteux et dévastateur, dont les profts auraient dû enrichir un peu
plus la multinationale VINCI, et ce au détriment de la biodiversité, de la
population locale et environnante. Ce lieu qu'un élan populaire a sauvé de la
destruction, nous le voyons comme un terreau pour que d'autres façons de
vivre collectivement puissent s'épanouir.
Pour cela nous démontrons
chaque jour notre détermination à ne rien lâcher,
en continuant à nous enraciner sur place et en cultivant des liens aves l
es
comités de soutien
qui
feurissent partout
et avec
d'autres luttes
en France et
dans le monde
d'autres
grands projets nuisibles
menacent le vivant
: Anti

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 14:18

lu et copié sur le silence qui parle

Ce que Kafka nous apprend – même si cette formule ne saurait lui être directement attribuée -, c’est que raconter met en jeu le neutre. La narration que régit le neutre se tient sous la garde du « il », troisième personne qui n’est pas une troisième personne, ni non plus le simple couvert de l’impersonnalité. Le « il » de la narration où parle le neutre  ne se contente pas de prendre la place qu’occupe en général le sujet, que celui-ci soit un « je » déclaré ou implicite ou qu’il soit l’événement te qu’il a lieu dans sa signification impersonnelle (1). Le « il » narratif destitue tout sujet, de même qu’il désapproprie toute action transitive ou toute possibilité objective. Sous deux formes : 1) la parole du récit nous laisse toujours pressentir que ce que ce qui se raconte n’est raconté par personne : elle parle au neutre ; 2) dans l’espace neutre du récit, les porteurs de paroles, les sujets d’action – ceux qui tenaient lieu jadis de personnages – tombent dans un rapport de non-identification avec eux-mêmes : quelque chose leur arrive, qu’ils ne peuvent ressaisir qu’en se dessaisissant de leur pouvoir de dire « je », et ce qui leur arrive leur est toujours déjà arrivé : ils ne sauraient en rendre compte qu’indirectement, comme de l’oubli d’eux-mêmes, cet oubli qui les introduit dans le présent sans mémoire qui est celui de la parole narrante.
Certes, cela ne signifie pas que le récite relate nécessairement un événement oublié ou cet événement de l’oubli sous la dépendance duquel, séparées de ce qu’elles sont – on dit encore, aliénées -, existences et société s’agitent comme dans le sommeil pour chercher à se ressaisir. C’est le récit, indépendamment de son contenu, qui est oubli, de sorte que raconter, c’est se mettre à l’épreuve de cet oubli premier qui précède, fonde et ruine toute mémoire. En ce sens, raconter est le tourment du langage, la recherche incessante de son infinité. Et le récit ne serait rien d’autre qu’une allusion au détour initial que porte l’écriture, qui la déporte et qui fait que, écrivant, nous nous livrons à une sorte de détournement perpétuel.
Ecrire, ce rapport à la vie, rapport détourné par où s’affirme cela qui ne concerne pas.
Le « il » narratif, qu’il soit absent ou présent, qu’il s’affirme ou se dérobe, qu’il altère ou non les conventions d’écriture – la linéarité, la continuité, la lisibilité – marque ainsi l’intrusion de l’autre – entendu au neutre – dans son étrangeté irréductible, dans sa perversité retorse. L’autre parle. Mais quand l’autre parle, personne ne parle, car l’autre, qu’il faut se garder d’honorer d’une majuscule qui le fixerait dans un substantif de majesté, comme s’il avait quelque présence substantielle, voire unique, n’est précisément jamais seulement l’autre, il n’est plutôt ni l’un ni l’autre, et le neutre qui le marque le retire des deux, comme de l’unité, l’établissant toujours au-dehors du terme, de l’acte ou du sujet où il prétend s’offrir. La voix narrative (je ne dis pas narratrice) tient là de son aphonie. Voix qui n’a pas de place dans l’oeuvre, mais qui non plus ne la surplombe pas, loin de tomber de quelque ciel sous la garantie d’une Transcendance supérieure : le « il » n’est pas l’englobant de Jaspers, il est plutôt comme un vide dans l’oeuvre – mot-absence qu’évoque Marguerite Duras dans l’un de ses récits, « un mot-trou, creusé en son centre d’un trou, de ce trou où tous les autres mots auraient dû être enterrés », et le texte ajoute : « On n’aurait pas pu le dire, mais on aurait pu le faire résonner – immense, sans fin, un gong vide… » (2) C’est la voix narrative, une voix neutre qui dit l’oeuvre à partir de ce lieu sans lieu où l’oeuvre se tait.

La voix narrative est neutre. Voyons rapidement quels sont les traits qui en première approche le caractérisent. D’un côté, elle ne dit rien, non seulement parce qu’elle n’ajoute rien à ce qu’il y a à dire (elle ne sait rien), mais parce qu’elle sous-tend ce rien – le « taire » et le « se taire » – où la parole est d’ores et déjà engagée ; ainsi ne s’entend-elle pas en premier lieu et tout ce qui lui donne une réalité distincte commence à la trahir. D’un autre côté, sans existence propre, ne parlent de nulle part, en suspens dans le tout du récit, elle n’y dissipe pas non plus selon le mode de la lumière qui, invisible, rend visible : elle est radicalement extérieure, elle vient de l’extériorité même, ce dehors qui est l’énigme propre du langage en écriture. Mais considérons encore d’autres traits, les mêmes du reste. La voix narrative qui est dedans seulement pour autant qu’elle est dehors, à distance sans distance, ne peut s’incarner, elle peut bien emprunter la voix d’un personne judicieusement choisi ou même créer la fonction hybride du médiateur (elle qui ruine toute médiation), elle est toujours différente de ce qui la profère, elle est la différence-indifférence qui altère la voix personnelle. Appelons-la (par fantaisie) spectrale, fantomatique. Non pas qu’elle vienne d’outre-tombe ni même parce qu’elle représenterait une fois pour toute quelque absence essentielle, mais parce qu’elle tend toujours à s’absenter en celui qui la porte et aussi à l’effacer lui même comme centre, étant donc neutre en ce sens décisif qu’elle ne saurait être centrale, ne crée pas de centre, ne parle pas à partir d’un centre, mais au contraire à la limite empêcherait l’oeuvre d’en avoir un, lui retirant tout foyer privilégié d’intérêt, fût-ce celui de l’afocalité, et ne lui permettant pas non plus d’exister comme un tout achevé, une fois et à jamais accompli.
Tacite, elle attire le langage obliquement, indirectement et, sous cet attrait, celui de la parole oblique, laisse parler le neutre. Qu’est-ce que cela indique ? La voix narrative porte le neutre. Elle le porte en ceci que : 1) parler au neutre, c’est parler à distance, en réservant cette distance, sans médiation ni communauté, et même en éprouvant le distancement infini de la distance, son irréciprocité, son irrectitude ou sa dissymétrie, car la distance la plus grande où régit la dissymétrie, sans que soit privilégié l’un ou l’autre des termes, c’est précisément le neutre (on ne peut neutraliser le neutre); 2) la parole neutre ne révèle ni ne cache. Cela ne veut pas dire qu’elle ne signifie rien (en prétendant abdiquer le sens sous l’espèce du non-sens), cela veut dire qu’elle ne signifie pas à la manière dont signifie le visible-invisible, mais qu’elle ouvre dans le langage un pouvoir autre, étranger au pouvoir d’éclairement (ou d’obscurcissement), de compréhension (ou de méprise). Elle ne signifie pas sur le mode optique ; elle reste en dehors de la référence lumière-ombre qui semble être la référence ultime de toute connaissance et communication au point de nous faire oublier qu’elle n’a que la valeur d’une métaphore vénérable, c’est-à-dire invétérée ; 3) l’exigence du neutre tend à suspendre la structure attributive du langage, ce rapport à l’être, implicite ou explicite, qui est, dans nos langues, immédiatement posé, dès que quelque chose est dit. On a souvent remarqué – les philosophes, les linguistes, les critiques politiques – que rien ne saurait être nié qui n’ait déjà été posé préalablement. En d’autres termes, tout langage commence par énoncer et, en énonçant, affirme. Mais il se pourrait que raconter (écrire), ce soit attirer le langage dans une possibilité de dire qui dirait sans dire l’être et sans non plus le dénier – ou encore, plus clairement, trop éclairement, établir le centre de gravité de la parole ailleurs, là où parler, ce ne serait pas affirmer l’être et bnon plus avoir besoin de la négation pour suspendre l’oeuvre de l’être, celle qui s’accomplit ordinairement dans toute forme d’expression. La voix narrative est, sous ce rapport, la plus critique qui puisse, inentendue, donner à entendre. De là que nous ayons tendance, l’écoutant, à la confondre avec la voix oblique du malheur ou la voix oblique de la folie (3).
Maurice Blanchot
l’Entretien infini / 1969
Maurice Blanchot sur le Silence qui parle : cliquez ICI
A écouter sur Ubuweb : Roland Barthes, le Neutre, Collège de France, 1978
Espace Maurice Blanchot
Sur le silence qui parle : Ecrire déloge / Mathilde Girard
Dedans / Dehors
L'Entretien infini / Maurice Blanchot dans Blanchot
1 Le « il » ne prend pas simplement la place occupée traditionnellement par un sujet, il modifie, fragmentation mobile, ce qu’on entend par place : lieu fixe, unique, ou déterminé par son emplacement. C’est ici qu’il faut redire (confusément) : le « il », se dispersant à la façon d’un manque dans la pluralité simultanée – la répétition – d’une place mouvante et diversement inoccupée, désigne « sa » place à la fois comme celle à laquelle il ferait toujours défaut et qui ainsi resterait vide, mais aussi comme un surplus de place, une place toujours en trop : hypertopie.
2 le Ravissement de Lol V Stein (Gallimard).
3 C’est cette voix – la voix narrative – que, peut-être inconsidérément, peut-être avec raison, j’entends dans le récit de Marguerite Duras, celui que j’ai évoqué tout à l’heure. La nuit à jamais sans aurore – cette salle de bal où est survenu l’événement indescriptible que l’on ne peut se rappeler et qu’on ne peut oublier, mais que l’oubli retient – le désir nocturne de se retourner pour voir ce qui n’appartient ni au visible ni à l’invisible, c’est-à-dire de se tenir, un instant, par le regard, au plus près de l’étrangeté, là où le mouvement se montrer/se cacher a perdu sa force rectrice – puis le besoin (léterne voeu humain) de faire assumer par un autre, de vivre à nouveau dans un autre, un tiers, le rapport duel,, fasciné, indifférent, irréductible à toute médiation, rapport  neutre, même s’il implique le vide infini du désir – enfin l’imminent certitude que ce qui a lieu une fois, tours recommencera, toujours se trahira et se refusera : telles sont bien, il me sembles les « coordonnées » de l’espace narratif, ce cercle où, entrant, nous entrons incessamment dans le dehors. Mais ici, qui raconte ? Non pas le rapporteur, celui qui prend formellement – du reste un peu honteusement – la parole, et à la vérité l’usurpe, au point de nous apparaître comme un intrus, mais celle qui ne peut raconter parce qu’elle porte – c’est sa sagesse, c’est sa folie – le tourment de l’impossible narration, se sachant (d’un savoir fermé, antérieur à la scission raison/déraison) la mesure de ce dehors où, accédant, nous risquons de tomber sous l’attrait d’une parole tout à fait extérieure : la pure extravagance.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 21:36

lu et copié sur contra info

LA PRISON, LA TORTURE ET L’INJUSTICE NE PRENNENT PAS DE VACANCES.

À la suite du dernier assaut venant de l’appareil persécuteur répressif (police, procureurs, tribunaux), la procédure de préparation du procès oral dans un tribunal constitutionnel a fini par se congeler depuis le mois d’août de l’année dernière, dans l’objectif d’annuler les diverses preuves insensées accusatrices déjà exclues et écartées, celles qui furent incrustées depuis le Tribunal Militaire et formulées par le tortionnaire Roberto Reveco au Ministère Publique ( légitimant ainsi des actes de persécution et de haine).

Six mois après, en février 2013, la supercherie continue, et donne comme résultat une objection du magistrat en service, fondé sur un supposé ressentiment de celui-ci envers les procureurs et plaignants en porcelaine. Alors que nous sommes toujours emprisonnés, la cour d’appel serait chargée de reconnaitre ou non cette fausse dispute pour l’”honneur” entre eux, tout ça posé adroitement par les persécuteurs. Mais ça n’est pas le plus important, un subterfuge pareil ne cherche dans le fond pas seulement à changer le magistrat. Son objectif est d’amener une nouvelle préparation de procès oral, où toute la preuve accusatrice déjà exclue, éliminée sous ses propres lois, soit pleinement réincorporée contre vents et marées, répondant ainsi aux exigences de répression, persécution et punition, exigences politiques d’un État, lequel baise son propre ordre juridique.

L’insoutenable du procès se reflète dans des pratiques aberrantes pour justifier la prison. Où la machine oppressive doit donner une réponse condamnatoire pour faire un exemple.

Comme nous, rebelles, libertaires, subversifs, transitoirement en prison, avec un procès pas clair bloqué dans les interprétations légales de ses propres articles, ceux qui avec toute la tromperie adroite n’assurent pas les intérêts inquisiteurs de l’État et son ensemble juridique répressif. Pour cela, et en contradiction avec ses propres normes, cela fait plus de 5 ans que traine cette affaire, soutenue politiquement pour des raisons d’État et sans aucune justification juridique.

Une prison qui cherche à se légitimer simplement parce que nous décidons de nos propres vies et que nous n’avons rien à voir avec le contrôle capitaliste imposé. Nous traçons le chemin de l’émancipation, et cela ne rentre pas dans leurs codes, c’est pour cela qu’ils doivent réinterpréter leurs propres articles, créer des procédure transitoires, réformer la réforme et pour cette raison d’État, donner de la puissance et de la légitimité indiscutable à la doctrine sacrée du pouvoir militaire et des gardiens de la constitution.

Aujourd’hui, avec la voix assoiffée de Pouvoir et de premier rôle, un procureur habile dans le mensonge veut et doit nourrir ses peines de l’enfer. Sa manœuvre de recommencer tout à zéro dans son procès oral ne sera pas son dernier râle. Hier, la poursuite s’est faite par la menace dans le but d’anéantir l’idée, aujourd’hui la persécution se dote de ruse juridique pour ainsi montrer que le plomb assassin ne les a pas soumis.

Notre cœur bat de façon indomptable, nous respirons profondément en aimant la vie et nos amours !

Domestiquons la peur, finissons-en avec l’indifférence.

La solidarité est une arme, multiplions les initiatives, actions, dénonciations personnelles ou collectives.

Montrons à l’État et sa presse bourgeoise que tant qu’il y aura de la misère il y aura de la rébellion !

CONTRE L’ÉTAT-PRISON-CAPITAL : GUERRE SOCIALE  !

Juan
Marcelo
Freddy

Février 2013

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 08:08

Dans la Manche (et surement pas seulement), le préfet est au-dessus de la justice

Nous le savions déjà, après maintes observation sur la capacité de M. COLRAT à se substituer à la justice dans dans le tandem qu'il forme avec RTE pour en finir avec la construction de la ligne THT Cotentin Maine. Pour éviter à RTE de se trouver interdit de chantier à Saint -Martin d'Aubigny (50) pour la construction du pylône 114, le préfet s'est permis de demander à ce que le juge des référés de Coutances, en l'occurrence le président du tribunal, se déclare incompétent, dans une affaire concernant nullement la préfecture. Pour permettre à RTE de construire ladite ligne, il s'est permis d'user d'un droit d'accès (une servitude) pour faire construire des pylônes demandant une autorisation d'occupation temporaire alors même que RTE indique sur son site internet cette obligation pour tous les propriétaires avec lesquels aucune convention amiable n'a été signée.

Mais le pompon est arrivé cette semaine !

En effet, le préfet fait passer par voie de presse sa capacité à se placer non seulement au-dessus des lois mais aussi à aller à l'encontre d'une décision de justice, à moins que les journalistes de Ouest-France ait mal compris (http://percysoustension.pagesperso-orange.fr/epr_et_tht/archives/larsonneur_09.html). En tous cas, ces journalistes n'ont pas l'air d'avoir daigner contacter le greffe du tribunal qui aurait pu facilement confirmer que la décision de justice du 12 septembre 2012 signifiée par ordonnance du 13 septembre 2012 était toujours en vigueur. Cette ordonnance concerne l'interdiction pour RTE de poursuivre le massacre commencé avec la construction des pylônes 224 et 225 effectuée au Chefresne (50) après avoir forcé le passage et fait arrêter Mr Yves LARSONNEUR, l'agriculteur propriétaire des lieux le 31 juillet 2012.

Du coup, Mre Gervaise MARIE-DOUTRESSOULLE a adressé un droit de réponse à la rédaction saint-loise du quotidien régional mais celui-ci ne semble pas avoir suffisamment attiré l'attention pour susciter une publication.

Par conséquent nous relayons directement ce droit de réponse  dans le message suivant

De même, le conseil de la famille Larsonneur a rappelé à RTE et la préfecture de la Manche la décision de justice toujours en cours, joignant celle-ci à son courrier pour être sûr qu'ils n'oublient pas. Il a aussi averti le Président du Tribunal de ses craintes quant à la capacité de la préfecture, de RTE et de leur force dite publique à ne pas tenir compte d'une décision de justice en lui envoyant copie de son rappel.

Solidarité antiTHT

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 07:49
on a lu et copié collé sans enlever les liens dont  certains sont en italien.
(
Pour avoir des nouvelles de l'Italie d'aujourd'hui, il est à peu près inutile de lire les articles des correspondants de la presse dominante: ces gens-là ne fréquentent que leurs homologues des "grands journaux", ceux qui reflètent et confortent la vision qu'a d'elle-même l'Italie officielle, cette Italie qui s'est passionnée pour les primaires du Parti démocrate (post-gauche),  qui tient prisonnière l'histoire des années 70 et qui a soutenu le gouvernement Monti dans son entreprise de destruction finale du droit du travail, dans sa tentative de privatisation de l'école, dans son travail de précarisation et d'appauvrissement sur le modèle grec. Il n'est pas étonnant que ces correspondants-là ne disent à peu près rien de l'Italie qui, de la Vallée de Suse à la Calabre, de la Sicile à Gênes, lutte contre la dévastation des territoires, qu'il ne pipent mot non plus du mouvement de la jeunesse scolarisée de cet automne, ni des ouvriers qui, à Tarente luttent contre l'empoisonnement de la région par leur usine tout en réclamant de conserver leur revenu, ni de tous les combats contre la politique de Monti et de ceux qui vont lui succéder avec le même programme…
Pour avoir des nouvelles de l'Italie, on peut lire mon petit papier dans le dernier Siné Mensuel. On peut lire aussi l'excellent blog d'Olivier Favier, qui s'intéresse en particulier au le refoulement par ce pays de son histoire coloniale; on peut, si on comprend l'italien, lire le blog de Paolo Persichetti dont je traduirai un de ces jours quelques-uns des textes, et qui vous permettra de mettre à jour vos connaissances sur quelques domaines peu connus comme le rôle que joua la torture dans la répression des mouvements des années 70 ou celui que joue aujourd'hui Saint Saviano, on peut lire aussi, pour les combats du jour, Infoaut… mais aussi, Giap, la cabine de pilotage des Wu Ming, où vous trouverez beaucoup de choses traduites en français, et aussi Carmilla, le site sous-titré "littérature, imaginaire et cultures d'opposition" et créé par l'ami Valerio Evangelisti…
On peut lire aussi (oserais-je dire surtout) les auteurs que je publie dans la Bibliothèque Italienne chez Métailié, et en particulier, le dernier Carlotto. L'indispensable Claude Nocher, l'homme qui chronique plus vite que son ombre, en fait un bon résumé sur son site
Voici le mien:

Giorgio Pellegrini, l’anti-héros de Arrivederci Amore, Ciao, ancien combattant des luttes sociales des années 70 devenu impitoyable criminel, possède désormais tout ce il avait rêvé : une épouse qu’il manipule au gré de ses caprices sadiques et un luxueux restaurant, rendez-vous de tous ceux qui comptent dans sa cité du Nord-Est italien. Il gère aussi, avec l’aide de son avocat, le député Brianese, un réseau d’escort-girls pour les politiciens affairistes qui mettent la région en coupe réglée. Mais découvrant que l’avocat l’a grugé, il retrouve ses instincts de voyou brutal pour tenter d’obtenir réparation. Mal lui en prend : l’avocat le fait placer sous la coupe de la ‘ndrangheta, la mafia calabraise. Pour lui échapper, ses instincts de grand fauve calculateur, même avec l’aide de trafiquants maltais et d’un malfrat russe, suffiront-ils ?

Ecriture sobre, ironie froide, précision documentaire : avec son talent si singulier, Carlotto réussit une fois encore à nous passionner pour le destin de personnages très peu recommandables tout en nous plongeant au cœur des trafics politico-mafieux de l’industrieuse Vénétie, ce monde pourri qui ressemble tant au nôtre.

Publié il y a 16 hours ago par
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