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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 14:46

Après la grève générale le 12 mars pour protester contre la politique du gouvernement de Silvio Berlusconi en matières d'impôts et d'emploi. La CGIL, qui compte quelque six millions de membres dont la moitié sont des retraités, appelle à la grève dans tous les secteurs.

Le 13 mars 2010 le peuple des violets,ceux qui ont organisé le No Berlusconi Day , à l'origine du rassemblement sur la place du peuple auquel se joint les  ténors des partis politiques

Le texte ci dessous est construit à partir d'une traduction effectuée par une militante du collectif le laboratoire

Tandis que la population se rassemblait piazza del Popolo (Rome) pour écouter les discours des leaders de l'opposition, de Bersani à Ferrero en passant par Vendola et Di Pietro, à une vingtaine de kilomètres de là, dans la banlieue de la capitale, se déchainait une révolte dans le Centre d'identification et d'expulsion de Ponte Galeria. Après avoir mis le feu aux matelas, une trentaine de migrants ont réussi à monter sur les toits aux cris de « Liberté », pendant que des colonnes de fumée et de flammes s'élevaient dans le ciel. Certains ont tenté d'escalader les grilles qui séparent la zone homme de la zone femme. Les femmes, après avoir elles aussi tenté de se rebeller, ont rapidement été enfermées. Hors de l'enceinte du camp d'internement, au-delà des grilles, du fil barbelé, des tours de surveillance et des phares, un rassemblement, autorisé, des Centres sociaux soutenait la révolte avec des slogans et des fumigènes colorés. 

Photographie symptomatique de deux mondes différents et lointains. Ceux de piazza del Popolo sous les projecteurs occupent la scène médiatique, opposition presque construite comme un reflet de la comédie berlusconienne; ceux, sur des toits d'où l'on arrive presque à apercevoir la ligne bleue de la mer qui baigne le littoral romain, condamnés à la dramatique solitude des vaincus.

D'autre part, l'occultation de la grève générale du jour précédent, de l'unique manifestation qui ces jours proposait quelque chose, une idée de société un peu différente, nous montre bien le degré zéro  de la politique qui est derrière l'indignation neurasthénique et confuse de l'univers flou des violets.


Deux mondes qui ne communiquent pas, un peu comme sur le pont du Titanic. Les enfermés dans la cale, le grand ventre du titan des mers en mouvement, et ceux de dessus pris dans leurs disputes mondaines. Voici un des problèmes, au contraire des gouffres qui ont réduit la gauche jusqu'à l'inconsistance, un peu comme ces mouvements de terrain qui engloutissent des villages de Calabre.

 

http://nopacchettosicurezza.noblogs.org/gallery/5275/IMG_4627.CR2.jpg

La révolte isolée de vies mises à nue. A ponte Galeria, après la fin de la grève de la faim que les prisonniers avaient décidé de suivre avec d'autres compagnons enfermés dans d'autres Centres de rétention d'Italie, ont suivi des jours difficiles, de frustration et de désillusion. L'arrivée de nouveaux gestionnaires qui ont remplacé la Croix rouge n'a pas amélioré les conditions de vie. Au contraire, il semble que l'implantation de la coopérative Auxilium vainqueur de l'appel d'offre, et qui gérait le Cara (centre d'accueil pour les demandeurs d'asile) de Bari, ait coïncidé avec un tour de vis supplémentaire. Des règles toujours plus dures, une mauvaise nourriture privée de vitamines, du chauffage hors d'usage et l'administration des soins presque sous la contrainte, une véritable répression de masse. Le gel, le froid, les menaces, les humiliations et les coups, sont le pain quotidien. Un enfer. 

La révolte d'hier avait été précédée d'une autre émeute. Durant les jours du passage de consigne, une tentative de fuite partait de l'aile inaugurée récemment. Seul un garçon réussissait à rejoindre le mur d'enceinte et essayait le saut vers la liberté. Mais l'espérance n'a pas duré longtemps. Aussitôt repris, le jeune a été brutalement frappé par les forces de l'ordre. Selon les témoignages, parmi les auteurs de cette violente punition infligée pour l'exemple il y aurait le dirigeant de la police.


Après les coups, le garçon a été emporté de là. Les protestations ont alors commencé. Cris, couvertures en flammes et destruction systématique de tout qui est cassable. Avec un mot d'ordre: « Détruire le lager ». Pour arrêter l'émeute, le jeune est reconduit parmi ses compagnons. En mauvais état mais finalement entre des  mains sures. Dans la soirée d'hier, les révoltés étaient encore sur les toits, décidés à y rester toute la nuit. Après les avoir poursuivis et tapés en tentant de les faire renoncer, même avec du gaz, la police rangé en ordre de bataille anti-émeute a contrôlé le bâtiment. 

 

 

A l'extérieur, en signe de solidarité, les manifestants ont bloqué les trains des lignes ferroviaires. Seulement après une longue négociation avec les fonctionnaires des forces de l'ordre le calme est revenu.

Paolo Persichetti  ( in LibezionE)

 

 

 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 11:49

Quand on «muscle» la loi. La loi sur la sécurité intérieure dite «Loppsi 2» version «durcie» a été adoptée le 16 février à l’Assemblée, prochaine étape le Sénat. Brièvement : les préfets pourront ordonner un couvre-feu pour les mineurs entre 23 heures et 6 heures, prestations suspendues aux parents «irresponsables», droits des polices municipales approchant ceux des flics nationaux, détenus interrogés avec visioconférence, sans-papiers jugés à l’intérieur même des centres de rétention également en visioconférence, flics autorisés à «croiser» les fichiers (sécu, banque, impôts, stic…), mouchards sur les ordinateurs, durcissement des mesures de vidéosurveillance.
Donc, on s’effraie des capacités toujours plus étendues de l’État de tout savoir, réprimer, recouper, ficher, enregistrer, conserver… et on a raison. Il est important de décortiquer, rendre public, mesurer l’ampleur de sa «main droite» toute-puissante : Perben 1 puis 2, Loppsi 2, …


"au sein de cette société capitalisée. L'état  a perdu l'autonomie relative qu'il avait dans la société de classe. Désormais  il n'a plus à représenter un éqilibre des forces et c'est pour celà  qu'il tend à réduire la politique  à de la gestion . Cet état est à la fois puissant et faible:
- il est puissant parce qu'il est total  et non pas totalitaire . A cet effet il donne un tour sécuritaire  à ses fonction régaliennes  et il a donc de plus en plus tendance  à concevoir "l'état d'exception" comme la norme.N'étant plus régulateurs des antagonismes de classe, la puissance normalisatrice  de ses institutions  s'est notablement affaiblie; affaiblissement  qu'il cherche  à compenser  en se rédployant  en réseau  pour cogérer le social." in   temps critique N°15
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 10:29
LA MOBILISATION A LA PJJ, AU MINISTERE DE LA
JUSTICE ET EN INTERPROFESSIONNEL S’IMPOSE
TOUS EN GREVE LE 9 ET LE 11 MARS !
AU MINISTERE DE LA JUSTICE :
Fermetures de tribunaux, disparitions de services d’insertion et de probation, projets
d’ouverture de nouvelles prisons, casse des services de la PJJ ;
Multiplication des lois sécuritaires et transformation en profondeur des missions
(suppression du juge d’instruction, code pénal des mineurs) ;
Tout cela éloigne de plus en plus la population des lieux de justice, remet en cause
l’égalité d’accès de tous à la justice, multiplie les sanctions, détériore les conditions de
travail des personnels.
La journée de mobilisation du 9 mars est une première réponse et doit entraîner des
suites.
A LA PJJ :
Fermeture de services et de postes, attaques ciblée sur la filière administrative,
instrumentalisation de l’insertion, dénaturation du travail en milieu ouvert, pressions
incessantes sur l’hébergement, menaces sur l’existence même des métiers (fonctions
techniques, infirmiers, PT) ou sur leur rôle (psychologues, ASS) ;
Transformation des missions, mise au pas des personnels, pressions hiérarchiques ;
Tout cela tend à supprimer le travail éducatif, détruit les spécificités des métiers à la
PJJ, renvoie les personnels à de simples exécutants.
Notre appel à la journée du 11 mars (après la période des vacances scolaires) doit
nous servir de point d’appui pour débattre des suites.
AU PLAN NATIONAL :
Services publics démembrés, sécurité manipulée (loi LOPPSI II), recherche de
boucs émissaires (identité nationale, nième loi sur les immigrés), droits élémentaires
(travail, santé, éducation, sécurité sociale…) attaqués. Ce sont tous les droits
fondamentaux qui sont remis en cause ;
Suppression d’emplois dans le public et dans le privé, pouvoir d’achat qui diminue,
retraites remises en cause ;
L’appel interprofessionnel à la journée du 23 mars doit s’inscrire dans un plan
d’action visible.
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 16:59

A ce moment de lutte  il est très important de lire d'une façon intensive pour mieux gagner notre autonomie de lutte. Pour celà nous nous donnons deux pistes

 1)le livre :"Joe Hill. Les IWW et la création d’une contre-culture ouvrière" est avant tout important pour toute une nouvelle génération d’activistes tentant de se situer au milieu des décombres laissés par la « gauche » bureaucratique d’Etat du xxe siècle (sociaux-démocrates, staliniens, tiers-mondistes, trotskistes) et les dernières idéologies en langue de bois. C’est bien réjouissant et réconfortant de trouver un tel livre qui place Joe Hill et le syndicat Industrial Workers of the World (IWW) au même niveau qu’Apollinaire, Artaud, Franz von Baader, Bosch, Blake, Lester Bowie, Byron, Dürer, Victor Hugo, Philip Lamantia, Man Ray, Monk, Gérard de Nerval, Charlie Parker, Erik Sati, Shelley, Hoene-Wronski, Giambattista Vico et donne ainsi un bref répit pour reprendre haleine (et son auteur, Franklin Rosemont, réussit à le faire sans effort, comme si c’était une évidence).

C’était une véritable œuvre d’amour d’assembler les bribes de la vie itinérante de Joe Hill, de les relier entre elles et aux IWW et à l’ensemble de la culture politique radicale du xxe siècle (le livre est aussi abondamment illustré). Pour son inspiration initiale, Rosemont eut la bonne fortune de découvrir les IWW en 1959 et de pouvoir alors rencontrer bon nombre d’anciens qui se réunissaient encore dans les bureaux des Wobblies (2) à Chicago ou à Seattle, quelques uns d’entre eux ayant connu personnellement Hill.


 2)discution entre ICO et l'internationale situationiste ( brochur disponible à la librairie la gryffe 5 rue sébastien gryffeLyon 69007
Nous ne connaissons pas directement les camarades du Regroupement Inter-Entreprises qui publient Information-Correspondance Ouvrière (Adresse : Blachier, 13 bis rue Labois-Rouillon, Paris 19e), dont nous recommandons vivement la lecture pour la compréhension des luttes ouvrières actuels (I.C.O. a publié aussi d’intéressantes brochures sur Le mouvement pour les conseils ouvriers en Allemagne, l’Espagne d’aujourd’hui, etc.). Nous avons beaucoup de points d’accord avec eux, et une opposition fondamentale : nous croyons la nécessité de formuler une critique théorique précise de l’actuelle société d’exploitation. Nous estimons qu’une telle formulation théorique ne peut être produite que par une collectivité organisée ; et inversement nous pensons que toute liaison permanente organisée actuellement entre les travailleurs doit tendre à découvrir une base théorique générale de son action. Ce que La misère en milieu étudiant appelait le choix de l’inexistence, fait par I.C.O. en ce domaine, ne signifie pas que nous pensons que les camarades d’I.C.O. manquent d’idées, ou de connaissances théoriques, mais au contraire qu’en mettant volontairement entre parenthèses ces idées, qui sont diverses, ils perdent plus qu’ils ne gagnent en capacité d’unification (ce qui est finalement de la plus haute importance pratique). Ainsi, on peut dire qu’il existe jusqu’à présent une assez faible dose d’information et de correspondance entre les rédacteurs d’I.C.O. et nous. Un étudiant qui rendait compte, dans leur bulletin no 56, de la critique situationniste du milieu étudiant avait cru lire que tout ce que nous proposions «en fin de compte» pour dépasser le système universitaire, c’était d’y ramasser des bourses d’études.

Dans une lettre que publia leur numéro suivant, nous faisions remarquer que nous avions parlé plutôt du «pouvoir absolu des conseils ouvriers», et qu’il y a là comme une nuance qui n’est pas indigne d’attention. Il nous semble aussi qu’I.C.O. s’exagère la difficulté et le byzantinisme du vocabulaire de l’I.S., conseillant de se munir d’un fort dictionnaire, et allant même une fois jusqu’à se donner la peine de publier sur deux colonnes des remarques, en style situationniste et leur traduction en style courant (nous n’avons pas compris avec certitude quelle colonne était la plus situationniste).

À propos d’une rencontre internationale de quelques groupes similaires de travailleurs d’Europe, organisée en juillet à Paris par I.C.O., on peut lire dans le bulletin préparatoire cette Lettre des camarades allemands : «Il semble que nous enverrons tout au plus un seul observateur cette année, donc faites vos prévisions sans tenir compte de nos suggestions. Les camarades anglais (Solidarity) paraissent avoir des objections assez fortes à étendre la participation dans la direction que nous avions suggérée. Ils ne pensent pas seulement que la participation des situationnistes serait de peu d’intérêt, ce sur quoi, comme vous le savez, nous sommes d’accord ; mais aussi ils désapprouvent la participation de Heatwave, de Rebel Worker et des Provos. Bien qu’ils ne le disent pas explicitement, je présume que ceci indique qu’ils désapprouvent aussi que soient discutés des thèmes que nous considérons comme importants. Si je les comprends correctement, ils considèrent que de tels thèmes — comme : la psychologie de l’autoritarisme, c’est-à-dire de la personnalité autoritaire, intériorisation des normes et valeurs aliénées, oppression sexuelle, culture populaire, vie quotidienne, le spectacle, la nature marchande de notre société, ces trois derniers points dans le sens marxiste-situationniste — sont ou bien des questions “théoriques”, ou bien ne peuvent être “politiques”. Ils suggèrent plutôt que nous organisions une conférence distincte avec les groupes indiqués. Dans ces conditions, nous sentons que notre participation signifie pour nous plus une dépense d’argent qu’un réel intérêt. Car nous sommes à une étape du capitalisme où la fraction la plus éclairée de la classe dirigeante envisage sérieusement depuis quelque temps de remplacer l’appareil hiérarchique de la production par des formes plus démocratiques, c’est-à-dire une participation des travailleurs à la direction, naturellement à la condition qu’ils parviennent par un lavage de cerveaux à faire croire aux ouvriers qu’ils peuvent s’identifier aux dirigeants.»

C’est peut-être l’occasion de préciser quelques points. Ces groupements d’ouvriers avancés comportent, comme il est juste et nécessaire, un certains nombre d’intellectuels. Mais ce qui est moins juste et nécessaire, c’est que de tels intellectuels — dans l’absence d’un accord théorique et pratique précis qui seul les contrôlerait — peuvent être là, avec leur genre de vie tout différent qui reste incritiqué, et leurs propres idées plus ou moins contradictoires ou téléphonées d’ailleurs, comme les informateurs des ouvriers ; et d’autant plus aisément au nom d’une exigence puriste de l’autonomie ouvrière absolue et sans idées. On a Rubel, on a Mattick, etc., et chacun a son dada. Si cent mille ouvriers en armes envoyaient ainsi leurs délégués, ce serait très bien. Mais en fait ce prototype du système des conseils doit reconnaître qu’il est ici dans un stade tout différent : devant des tâches d’avant-garde (concept qu’il faut cesser de vouloir exorciser en l’identifiant dans l’absolu à la conception léniniste du parti «d’avant-garde» représentatif et dirigeant).

C’est la méfiance envers la théorie qui s’exprime dans l’horreur que suscitent les situationnistes, moins forte qu’à la Fédération Anarchiste, mais bien sensible, même chez ces camarades allemands plus tournés vers les questions modernes. Plus ils les voient agitées avec une inconsistance théorique rassurante, plus ils sont contents : ainsi ils préfèrent encore des provos, ou l’anarcho-surréalisme des Américains de Rebel Worker, plutôt que les situationnistes «de peu d’intérêt». S’ils préfèrent aussi la revue anglaise Heatwave, c’est parce qu’ils n’ont pas encore remarqué qu’elle s’était ralliée à l’I.S. Cette discrimination est d’autant plus curieuse qu’ils demandaient explicitement à discuter de certaines thèses de l’I.S.
Internationale situationniste no 11, octobre 1967.


*



I.C.O. no 65, novembre 1967.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 06:56

En fait, les tribus préhistoriques n'avaient pas de problème de déchets.

le SYTRAD, Syndicat de Traitement des Déchets Drome-Ardèche, avait décidé, malgré une controverse qui fait suiteau grenelle de l'écologie, d’investir 54 millions d’euros dans la construction de 3 usines de tri mécano-biologique.

Aujourd’hui, on peut mettre tout ça....A LA POUBELLE.

De plus, il va falloir de nouveau mettre la main au porte monnaie pour construire de nouvelles installations fiables et cette fois-ci

DÉCHETS :

Qu'on les appelle les déchets ou ordures, ils sont un de nos défis majeurs.

Explication : ce procédé de tri par criblage permet de séparer les déchets organiques des fractions non-organiques, mais sans pour autant éliminer suffisamment de particules fines et de polluants (notamment les métaux lourds qui s’accumulent dans la chaîne alimentaire à travers les graisses notamment dans le système nerveux NDLR A.D.) pour obtenir un compost aux normes.

Des lors, même des organismes de certification comme Ecocert s’opposent a l’utilisation de ce "compost" en agriculture biologique.

Quant a l’Ademe(Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie), elle rappelle que le risque encouru par les collectivites qui investissent dans ce type de dispositif est qu’in fine, le compost produit soit de si mauvaise qualite qu’il nécessitera d’être stocké ou incineré !!!!!

Même en respectant les normes, un incinérateur de 100 000 tonnes rejette chaque année 120 tonnes d’oxyde d’azote, 30 tonnes de dioxyde de soufre, 5 tonnes de monoxyde de carbone, 6 tonnes d’acide chlorhydrique, 1 tonne de poussières, 300 kg de métaux lourds 100 kg d’acide hexafluorhydrique, 60 kg de cadmium, et 60 mg de Dioxine !
Les conséquences pour notre santé sont connues, cancers, leucémies, stérilité... etc.

L’Ademe s’appuie a ce sujet sur une étude que vient de publier le bureau d’études économiques Bipe. Celle-ci porte sur 65 sites de TMB existant en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Catalogne et en France. Dans le cas français, le document note que "l’encadrement réglementaire des unités existantes reste à compléter et l’exigence de qualité du compost produit à renforcer".

Lecollectif EScape ancêtre du  collectif le Laboratoire a combattu  l'incinérateur qui devait être installé à Portes les Valence. C'était  à la fin des années 90 l'enjeu des municipales perdu par la Gauche  de Portoise.  Ce cheval de troie  des déchets permet à la droite écolo de redorer son blason.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 07:59

Nous préférons publié ces nouvelles d'une façon brut .

le 21 octobre 2009

Au dialogue social, semble se substituer le langage des barricades et des cocktails Molotov en Algérie. Depuis quelques temps, les émeutes y sont récurrentes. Logements, gaz, électricité, les raisons de ces manifestations de colère sporadiques et répétitives sont liées aux conditions de vie des Algériens. Dernière émeute en date : le quartier de Diar et Echems, sur les hauteurs d’Alger, s’est embrasé, lundi et mardi, à cause d’un problème d’attribution de logements.Le quartier populaire de Diar Echems, sur les hauteurs d’Alger, a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des centaines de jeunes en colère, lundi et mardi. Les violences ont éclaté après l’intervention de policiers venus évacuer des baraques de fortune sur un terrain de football adjacent à la cité. Crise perpétuelle du logement. La presse algérienne recense une cinquantaine de blessés côté police anti-émeute et une quarantaine d’interpellés chez les émeutiers. Les affrontements de Diar Echems ne constituent pas un cas isolé. L’émeute est devenue un véritable phénomène de société en Algérie, où il ne se passe pas une semaine sans que des troubles n’éclatent dans une ville ou un village. Dimanche dernier, les habitants de Rouissat, près Ouargla (800 km au sud d’Alger), ont barré la route principale de leur commune à l’aide de pierres et de pneus brûlés pour attirer l’attention sur des nuisances causées par des travaux d’assainissement. A Skikda (500 km l’est d’Alger), des habitants des localités de Beni Bechir et Ramdane Djamel avaient bloqué des routes, le 26 septembre dernier, pour dénoncer des coupures récurrentes de l’électricité. Même scénario à Annaba, suites à des inondations, à Mila pour des problèmes d’approvisionnement en gaz, en Kabylie pour l’alimentation en eau potable.

C’est, selon plusieurs analystes, à cause d’un déficit d’associations et de syndicats autonomes, en l’absence d’une réelle société civile et d’une opposition crédible, que les Algériens ont souvent recours au langage des barricades et des pierres. « En refusant (…) l’institutionnalisation du conflit social, l’expression autonome des revendications et la représentation politique de la société selon les intérêts en conflit, le régime politique génère l’émeute, l’expression extrême et violente de la prise de parole », analyse le politologue Mohamed Hachemaoui dans les colonnes d’El Watan. Les émeutes sont selon lui « l’œuvre rageuse d’une jeunesse désemparée, lourdement frappée par le chômage ».

« Les réseaux mafieux » et la question du logement

Evoquant les problèmes de logement, souvent à l’origine des émeutes en Algérie, Noureddine Hakiki, sociologue, professeur à l’université d’Alger, estime que cette forme de contestation sociale n’est pas uniquement liée à des conditions de vie difficiles. L’émeute est selon lui, dans bien des cas, le fait de « puissants réseaux mafieux qui utilisent des populations réellement dans la besoin pour verser dans le trafic de logements ». « Si on ne peut pas nier qu’il y a crise du logement, on ne peut pas non plus nier le fait que l’Etat algérien a construit beaucoup de logements ces dernières années en comparaison au Maroc ou à l’Egypte », ajoute-il. « Mais il est difficile d’identifier ceux qui méritent et ceux qui ne méritent pas, quand vous avez une puissante mafia qui sait comment constituer des dossiers et contourner les restrictions de la loi ».

L’Etat s’enorgueillit d’avoir construit plus d’un million de logements les dix derrière années. Il en annonce autant d’ici 2014 et prévoit d’investir l’équivalent de 10 milliards d’euros pour améliorer les conditions de vie des Algériens. Mais en « l’absence d’une véritable démocratie, avec des intermédiaires entre la population et les pouvoirs publics, comme les partis d’opposition, les associations qui travaillent sur le terrain, et des autorités qui communiquent, l’émeute comme phénomène de « contre-pouvoir a encore de beaux jours devant elle », craint Noureddine Hakiki.

Le 28/02 /2010
Retour de la protestation à Diar Echems à Alger


Diar Echems renoue avec la contestation. Des habitants de ce quartier pauvre de la capitale ont coupé, dimanche 28 février en fin d’après-midi, la principale route reliant le centre d’Alger à Bir Khadem, avec des pierres et des pneumatiques, pour protester contre l’absence de leurs noms dans la liste préliminaire des relogés.

D’importantes forces anti-émeutes ont été dépêchées sur les lieux, mais aucun affrontement n’a eu lieu. Depuis quelques semaines, une tension règne dans ce quartier pauvre de la commune d’El Madania. Les manifestants ont menacé les autorités locales de durcir leur mouvement si leurs noms ne figureraient pas sur les listes des bénéficiaires de logements, ont affirmé des témoins à TSA.

De violentes émeutes avaient éclaté en octobre dernier dans le quartier de Diar Echems. Les habitants avaient protesté contre leurs conditions de vie dans des baraques de fortunes.
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 08:40
lu ici

Frédéric Mitterrand a héroïquement soutenu l’artiste censurée par le directeur de l’Ensba. Cette invitation à la liberté d’expression devrait inspirer les théâtres et lieux d’art pour qu’ils alertent la population sur le million de chômeurs qui arriveront, en 2010, en “fin de droits”.
Quelle mouche a donc piqué Henry-Claude Cousseau ? N’écoutant que son courage (ou devrait-on parler de lâcheté ?), le directeur de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts a donc, sur l’air de “cachez ces bannières que je ne saurais voir”, ordonné le décrochage d’une œuvre de l’artiste chinoise Ko Siu Lan, incluse dans l’exposition Week-end de sept jours conçue en partenariat avec le Royal College of Art de Londres et le Lasalle College of the Arts de Singapour. Réputée pour son travail autour des slogans politiques et de propagande, et pour autant, dit-elle, jamais censurée en Chine, Ko Siu Lan s’était contentée d’apposer sur la façade de l’Ensba des oriflammes où pouvaient se lire, blanc sur noir, les mots “travailler”, “gagner”, “plus”, “moins” ; allusion sans fard à l’un des slogans-maîtres de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy, “Travailler plus pour gagner plus”. Frôlait-on le crime de lèse-majesté ? Henry-Claude Cousseau, invoquant la “neutralité administrative” (curieux concept pour un lieu d’art) et craignant que l’exposé de ces quatre mots ne soit “trop explosif”, a donc choisi de se poser en censeur.
On connaît la suite : Frédéric Mitterrand, drapé dans la vertueuse posture de protecteur des artistes, a illico commandé le raccrochage de l’œuvre litigieuse, transformant du même coup Ko Siu Lan en attachée de presse de son auguste personne, garante de la liberté d’expression (on l’entendit en boucle, pendant tout le week-end, sur des radios qui ne parlent pas si souvent d’art contemporain, remercier Frédéric Mitterrand de son intervention). Et c’est ainsi que s’écrivent les fables. Celle du gentil ministre et du méchant censeur restera, à n’en pas douter, dans les annales.
Entendons-nous bien : une censure est une censure, et l’intervention d’Henry-Claude Cousseau est certes inexcusable. Mais faut-il, pour autant, tirer sur le pianiste avant d’avoir déchiffré la partition ? Tâchons donc de comprendre comment l’infortuné directeur de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts a pu se laisser aller à un tel geste d’égarement. Car que l’on sache, l’homme n’est pas forcément le zélé sarkozyste qui roulerait sans état d’âme pour le Guide Suprême de la Nation. En matière d’art, tout son parcours prouve amplement qu’il n’est pas davantage l’affreux réactionnaire qu’effaroucheraient les débordements de l’art contemporain. N’a-t-il pas lui-même déclaré, dans une vie antérieure : “Il est aberrant de penser qu’on n’accepte plus la liberté d’expression des artistes, de ceux qui sont là pour décrisper la société.” Dans un article du Journal des Arts, Roxana Azimi le décrivait comme “un grand bourgeois raffiné, hédoniste matissien tendance dandy, (…) dont l’existence se déroule de manière feutrée” (1) ; mais que son passage à la tête des musées de Bordeaux et du Capc-Musée d’art contemporain aurait affecté : l’exposition Présumés innocents (dont le commissariat avait été confié à Stéphanie Moisdon-Tremblay) ayant provoqué l’ire d’Alain Juppé, maire de Bordeaux, et le dépôt de plainte d’une association catholique d’extrême-droite pour “diffusion de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique”. “Depuis, notait Roxana Azimi en décembre 2006, il semble prudent jusqu’à l’excès.” Une prudence d’autant plus justifiée qu’il est toujours mis en examen dans l’ “affaire” de Présumés innocents. Alors qu’un non-lieu a été requis par le procureur de la République de Bordeaux en mars 2008, le juge d’instruction Jean-Louis Croizier, passant outre les réquisitions du Parquet, décidait en juin 2009 de renvoyer l’affaire en correctionnelle (2). Et l’on n’a pas souvenir que Frédéric Mitterrand, fraîchement nommé ministre de la Culture, ait alors manifesté son émotion ou sa solidarité !
Et aujourd’hui, quoi ? Henry-Claude Cousseau aurait-il, par souci de quelque avancement personnel, devancé le courroux du monarque face à l’œuvre de Ko Siu Lan ? L’hypothèse ne tient guère : le directeur de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts est à un an de la retraite ! Plus trivialement, Ko Siu Lan explique que Henry-Claude Cousseau craignait de s’attirer les foudres de son ministère de tutelle, en pleine renégociation du budget de l’Ensba, dont les conditions matérielles restent misérables. Voilà qui est hélas plausible. Et qui signale bien à quel point de servitude en sont réduits aujourd’hui, quoi qu’ils disent, les responsables d’institutions culturelles sous contrôle de l’Etat. Le geste d’Henry-Claude Cousseau est spectaculaire, et c’est là le défaut de toute censure : elle se voit. Mais pour quelques actes de censure visibles (et évidemment condamnables), combien d’autocensures invisibles ? Dans la fable qui nous occupe, Frédéric Mitterrand a beau jeu de “rétablir” la liberté d’expression. Mais peut-on sérieusement croire que quatre bannières ironiques, fut-ce au fronton de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts, aient pu mettre en rogne Nicolas Sarkozy, ou simplement le troubler ? Au fond, ça doit bien l’amuser, de voir s’agiter dans le bocal quelques artistes “contestataires” ! Franchement, ce n’est pas ça qui influera sur le résultat des prochaines élections régionales… Pendant ce temps-là, les crédits d’action culturelle passés à la tronçonneuse, les budgets artistiques qui se réduisent comme peau de chagrin, censurent réellement nombre de créations pas assez rentables ; tous empêchements face auxquels les projets soutenus par le Conseil pour la création artistique feront efficacement écran de fumée.

Travailler plus pour gagner quoi ?
Revenons, d’un mot, sur l’objet du litige : “Travailler plus pour gagner plus”, ce miroir aux alouettes de la propagande sarkozyste. Peut-être le savez-vous, si vous ne limitez pas vos lectures aux seules pages culturelles des gazettes. Le gouvernement, l’Unedic, le Medef, les syndicats, sont en pleines négociations sociales. On entend beaucoup parler des retraites. L’autre soir, une «”première de la classe” expliquait sur France 2, graphique à l’appui, que là où en 1960, quatre actifs (cotisants) payaient pour un retraité ; ils ne sont plus aujourd’hui qu’1,8 actifs (cotisants). La faute à ces cons de vieux qui ont la mauvaise idée de vieillir davantage ; et accessoirement (mais ça se dit moins) à une explosion du nombre de chômeurs qui cotisent moins (ou plus du tout). L’Unedic prévoit qu’en 2010, 1 million de personnes vont perdre toute indemnité de chômage, et basculeront dans le cul-de-sac des “en fin de droits”. La presse audiovisuelle n’en parle pas beaucoup, on ne peut pas lui en tenir rigueur : un chômeur en fin de droits est beaucoup moins télégénique que deux trains encastrés sous la neige dans une gare belge. On exagère, naturellement. C’est quand même très poétique, cette expression : “fin de droits.”
- Vous faites quoi, là, maintenant ?
- Je suis en fin de droits.
- Cool.

Petite suggestion, alors, à l’adresse de tous les centres d’art, théâtres, scènes nationales, etc. Ornez vos façades de bannières du genre : “Bienvenue au pays des fins de droits. Cette année, vous serez un million de plus.” Histoire de voir jusqu’où Frédéric Mitterrand défend la liberté d’expression.
Au fait, j’allais oublier : pendant ce temps, la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile-de-France (qui disait en 2003 : “Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous”, ou encore : “Du possible, sinon j’étouffe”), est en train de se faire expulser des locaux que la Ville de Paris lui avait alloué en 2003. La Mairie de Paris, écrit la Coordination, motive cette expulsion par l’aménagement de la ZAC Claude Bernard, au cœur d’un gigantesque projet urbain de 200 hectares, qui fait la part belle aux bureaux et aux logements privés et “intermédiaires” réservés aux classes moyennes et aisées. Après avoir proposé deux solutions de relogement qui ne permettaient pas le maintien a minima des activités existantes, la Ville de Paris assigne la CIP-idf au tribunal. A l’instar des chômeurs menacés de radiation dès lors qu’ils osent refuser deux “offres raisonnables d’emploi”, même dans des conditions dégradées et sous payées, il faudrait, sous la menace d’une expulsion et de lourdes pénalités financières, se montrer, là aussi, raisonnables et accepter des propositions aussi inadéquates qu’impératives. Une pétition est en ligne, pour contraindre la Ville de Paris à trouver un relogement qui puisse continuer à héberger des permanences sociales d’information et de défense des droits auxquelles se sont adressés, pour l’heure, plus de 3000 intermittents, chômeurs et précaires ; ainsi qu’une Université Ouverte, centrée sur l’analyse du néolibéralisme, ainsi qu’une recherche collective à laquelle sont associés des chercheurs, sur les mutations et les enjeux de l’intermittence et de la précarité. Le titre de cette pétition (3) est à lui seul un programme : “Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.” On ne saurait mieux dire.

Jean-Marc Adolphe
publié sur Mouvement.net / 16 février 2010
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1 Voir l’article en ligne.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 09:33
lu sur rebellyon.info
Cycle sur les espaces publics oppositionnels

 

Tous les mardis à partir du 2 mars à 18h dans la salle CR46 (Lyon2 quais) l’Université Autogérée propose de construire un panorama des espaces publics oppositionnels. Nous partirons de celui qui à proposé cette notion, c’est à dire Oskar Negt pour en voir sa pertinence dans le présent des luttes.

Oskar Negt est issue de la Théorie critique de l’Ecole de Francfort, plus précisément de son « courant chaud » qui s’intéresse à la subjectivité agissante. Sa réflexion sur les espaces oppositionnels est une réaction à l’approche académique de J.Habermas qui propose de débattre en citoyen-ne selon un modèle de l’espace public tout à fait bourgeois. A cela s’oppose des espaces publics oppositionnels plébéiens marqué par l’association des subjectivités rebelles et non-identique que tout mouvement social en phase ascendante permet.

La pensée de Negt se nourrit d’expériences pratiques nombreuses et significatives. Fondateur du département de formation ouvrière du syndicat IG Metall, cofondateur d’une École alternative à Hanovre (Glocksee-Schule) qui dispense aujourd’hui l’équivalent du diplôme national du brevet, Negt a inspiré de nombreuses enquêtes au sujet des cultures populaires, de l’éducation, de l’action collective ou encore du changement des traditions politiques. Entre 1972 et 2003, il dirige l’Institut für Soziologie de l’Université d’Hanovre, en tant que professeur de sociologie.

Quelques articles introductifs sur Negt et l’espace public oppositionnel :

- Samuel Holder 

À la découverte d'Oskar Negt et du courant chaud de la théorie critique
Texte paru dans le n°41 de la revue Carré rouge

Les questions abordées par le philosophe, sociologue et pédagogue Oskar Negt sont au cœur des expériences et des préoccupations de toutes celles et de tous ceux qui luttent d'une façon ou d'une autre contre le système de domination capitaliste, que ce soit en Europe, aux Antilles, au Pérou, en Chine ou actuellement en Iran. Sa pensée peut s'avérer très stimulante pour dépasser la répétition et le ressassement de formules, de perceptions et de pratiques politiques devenues inopérantes ou paralysantes.

Sous l'effet de la crise mondiale, quelques philosophes et sociologues critiques, y compris disparus comme Michel Foucault, Pierre Bourdieu ou Cornélius Castoriadis, semblent actuellement rencontrer une audience plus large et plus attentive. Marx est à nouveau lu et étudié avec un regard neuf, en prise avec les problèmes de notre époque. Cet intérêt vif mais encore modeste est une donnée cruciale pour envisager la transformation de la société sur de nouvelles bases. Mais en France Oskar Negt qui a publié une trentaine d'ouvrages traduits en de nombreuses langues reste presque un inconnu. Être un penseur à la fois allemand, dialecticien et radical ne facilite pas l'accueil dans l'hexagone où sont pourtant nombreux ceux qui se réclament de Karl Marx. Ainsi l'intérêt pour des penseurs allemands majeurs du XXe siècle tels que Walter Benjamin et Theodor W. Adorno aura été bien tardif et limité en France où l'autosuffisance théorique est une tendance lourde dans bien des sphères universitaires et militantes.

Quoi qu'il en soit, il est possible d'accéder de façon fructueuse à la pensée d'Oskar Negt grâce aux extraits de plusieurs de ses ouvrages qui ont été présentés et traduits par Alexander Neumann et regroupés sous le titre L'espace public oppositionnel (éd Payot, mars 2007, 239 pages).

Dans le « courant chaud » de la Théorie critique

Avant de dégager quelques aspects de la pensée d'Oscar Negt, il convient de le situer dans le courant de recherche toujours bien vivant qu'on a appelé l'École de Francfort et qu'il est sans doute plus juste d'appeler la Théorie critique [1]. En quelques mots de quoi s'agit-il ?

Dans la foulée de la Révolution allemande des conseils de 1918, un groupe de chercheurs s'inspirant aussi bien des travaux de Marx que de ceux de la psychanalyse entre autres fondèrent en 1923 un institut à Francfort pour étudier en particulier les thèmes suivants : « Grève de masse, sabotage, vie internationale du syndicalisme, analyse sociologique de l'antisémitisme, bolchevisme et marxisme, parti et masse, modes de vie des différentes couches de la société. »

Les principaux initiateurs Max Horkheimer et Theodor W. Adorno entendaient mener des recherches empiriques et théoriques mobilisant l'interdisciplinarité des sciences sociales ; et cela en restant indépendants des partis se réclamant de la social-démocratie ou du communisme. Ils estimaient que l'allégeance à un parti comportait le risque d'avoir une vision figée des problèmes politiques et sociaux et d'être sous la pression intellectuelle des intérêts étroits de ces partis. Leur autonomie comportait le risque de l'isolement, de la coupure avec le mouvement ouvrier ou celui de s'adapter à la société bourgeoise.

Les catastrophes historiques qui survinrent avec le sabotage du mouvement ouvrier par la social-démocratie et le stalinisme et sa destruction par le nazisme, le génocide des juifs d'Europe et des tziganes furent des défis majeurs mettant sérieusement à l'épreuve le projet initial sans pour autant le réduire à néant. Adorno et Horkheimer contraint de s'exiler aux Etats-Unis remirent en cause radicalement un marxisme pétrifié ayant pour eux failli. Ils examinèrent la généalogie d'une idéologie de la Raison instrumentale et du Progrès ayant contribué à masquer les problèmes, à rendre aveugle face à la barbarie qui avait surgi et déferlé dans les années trente et quarante et dont les racines restaient à comprendre au prix de nouvelles analyses. Les formes de barbarie restaient pour eux latentes y compris dans des pays apparemment démocratiques comme les États-Unis ou comme l'Allemagne d'après 1945. La critique de l'économie politique ne pouvait, moins que jamais, être dissociée d'une critique de l'industrie culturelle, des mass medias et de tous les phénomènes de réification au sein des relations sociales [2]. Ils engagèrent un vaste travail en particulier sur les phénomènes psychologiques et sociaux conduisant à la formation de personnalités autoritaires, y compris au sein des classes populaires.

Ils ne renoncèrent donc pas à des recherches visant à l'émancipation, même si elles étaient centrées fondamentalement sur les obstacles à cette émancipation. Après la Deuxième guerre mondiale l'Institut de Francfort fut donc refondé. A partir de ce centre de recherches qui influença en Allemagne fédérale de nombreux étudiants, une nouvelle génération de sociologues et de philosophes a émergé dont Oskar Negt (né en 1934) qui écrivit sa thèse de philosophie sous la direction d'Adorno et travailla avec Jürgen Habermas pendant plusieurs années.

Toutefois à partir des années soixante et jusqu'à aujourd'hui des orientations différenciées voire opposées vont apparaître qui d'une certaine façon cohabitaient de façon conflictuelle chez Adorno lui-même. La position de neutralité académique et de retrait philosophique, à l'écart des débats et actions collectives qui travaillaient la jeunesse et le monde salarié, sont des postures qui vont l'emporter chez un certain nombre de chercheurs dont le principal d'entre eux, Habermas qui abandonna délibérément l'héritage subversif de la Théorie critique.

Par contre Oscar Negt et bien d'autres penseurs dans différents pays vont constituer de fait ce qu'Alexander Neumann a appelé le « courant chaud » de la Théorie critique. Comme il le relève, ce terme avait été utilisé antérieurement par Ernst Bloch pour distinguer « la polarisation historique du marxisme européen, entre un courant froid, doctrinaire, économiste et calculateur, et un courant chaud, intéressé par la subjectivité politique et l'imprévu. » [3]

Par définition la théorie critique dans son courant chaud ne cherche pas à se stabiliser en un système. Elle est constamment critique d'elle-même, se situant dans un espace mouvant, au carrefour entre philosophie, sciences sociales, esthétique, littérature, mouvements politiques, associatifs et syndicaux. Elle ne prétend rien dominer puisqu'elle s'efforce de mettre en évidence tous les dispositifs de domination lesquels entraînent de façon complexe des réactions de soumission, de régression, d'indignation ou de révolte ouverte.

Dans ces conditions on ne s'étonnera pas qu'Oskar Negt ait évolué depuis les années soixante jusqu'à aujourd'hui, tout en travaillant inlassablement quelques concepts fondamentaux tel que celui d'espace public oppositionnel ou prolétarien.

Pas de démocratie sans socialisme, pas de socialisme sans démocratie

Tel est le titre du premier texte d'Oscar Negt proposé dans son livre disponible en français. Il date de 1976. Il est une riposte à la polémique des conservateurs opposant « la liberté » au « socialisme ». Au-delà de cet aspect circonstanciel, la sagacité de Negt dans sa façon de penser le rapport entre démocratie et socialisme n'a rien perdu de son actualité. Il constate que le socialisme a été gravement discrédité par le stalinisme. Il relève « la manière missionnaire dont les partis de droite et d'extrême droite se sont approprié les notions de démocratie et de liberté » ainsi que « l'usure totale de la notion de démocratie » confrontée à la réalité. Sous le manteau de la légitimation démocratique, les États occidentaux couvrent toutes sortes d'oppressions, de discriminations et de restrictions des libertés publiques.

Un travail de réappropriation des concepts indissociables de socialisme et de démocratie est nécessaire par chaque nouvelle génération « dans le contexte spécifique du moment et sous les conditions sociales du temps présent. ». Il s'agit de faire ressortir le contenu révolutionnaire de la démocratie, son « noyau originaire : l'abolition de la domination de l'homme sur l'homme et l'épanouissement complet de ses capacités » [page 32]

À l'inverse, au cœur des démocraties bourgeoises se retrouvent trois formes de domination : « soit la domination légale appuyée sur l'emprise bureaucratique, soit une domination traditionnelle, soit encore la domination charismatique » (cette typologie a été formulée initialement par le sociologue Max Weber).

Le contenu de la démocratie socialiste est tout autre. Son concept positif et offensif « n'appelle pas uniquement à la raison des êtres humains », il « s'adresse à leurs affects, leur image de la libération et leurs intérêts immédiats ». Il s'y déploie une dialectique de la spontanéité et de l'organisation, de l'autogestion et de la centralisation, la rencontre de deux énergies, à savoir la capacité de la mémoire des luttes d'émancipation et le potentiel de l'utopie.

Ce rapport vivant dans lequel chaque personnalité avec ses spécificités doit pouvoir pleinement prendre sa place a aussi des conséquences sur la façon dont on envisage les luttes et la façon dont on s'organise.

Oskar Negt formule des écueils qui sont loin d'avoir disparu. « Quand cette dialectique ne se réalise pas, la formation des opinions continue à se faire de façon mécanique : ou bien elle suit le cours - tantôt caché, tantôt ouvert - d'une structure de commandement s'exerçant du haut vers le bas, dans une sorte de platonisme administratif des grandes directions et des comités centraux qui savent tout, ou bien elle soutient le discours accompagnant une pratique qui se veut avant-gardiste, mais qui est en réalité sectaire. » [page 40]

La façon dont on s'organise indique la société que l'on veut. Il faut donc « faire prévaloir le droit à l'expérimentation ouverte et à la particularité dans le débat sur le contenu, les objectifs et la question organisationnelle […] ». « Le pluralisme ne peut se déployer réellement qu'au sein d'une société qui ne soumet plus les êtres humains aux conditions de classe, en les réduisant à des annexes de la machinerie de production, mais il devient alors une nécessité existentielle. » [page 52]

Espace public et expérience

La notion d'espace public est aussi commune et banale dans son utilisation que celle d'opinion publique qui lui est liée. Il est d'autant plus nécessaire de l'interroger et d'en préciser le sens. Habermas y a consacré un travail approfondi. A partir d'une étude de ses formes d'émergence comme celle de l'espace public bourgeois de la République anglaise du XVIIe siècle où le pluralisme des partis et de la presse apparaît, Habermas a dégagé un modèle d'espace public idéal pouvant être le lieu de publicité des idées et savoirs, le lieu de délibération par excellence et le lieu d'un consensus à rechercher entre citoyens [4].

En fait, quand espace public il y a eu historiquement, les bourgeois l'ont utilisé pour régler leurs divergences, certains de leur problèmes et défendre leurs intérêts, en écartant ou en neutralisant des secteurs entiers de la société. Sous leur contrôle, l'espace public est « une synthèse sociale illusoire » [page 116].

Ces groupes sociaux écartés de la délibération publique agissent et prennent la parole lors de révolutions et divers mouvements dans des lieux et des cadres tels que les clubs, les comités, les coordinations ou conseils qu'ils inventent et font vivre en dehors de l'espace public bourgeois qui a la prétention de représenter toute la société.

À partir de telles expériences de démocratie directe et de prise de parole autonome qu'on retrouve aussi bien en 1848, dans la Commune de Paris, dans les conseils de la Révolution allemande de 1918, dans l'Espagne de 1936, la Hongrie d'octobre 1956 ou en 1968, Oskar Negt a donc mis en cause le modèle d'Habermas et introduit la notion d'espace public oppositionnel ou prolétarien. Il précise que ce terme « ne concerne pas seulement l'expérience des travailleurs, [il] désigne tous les potentiels humains rebelles, à la recherche d'un mode d'expression propre » [page 222]. C'est un processus de débordement de l'espace public bourgeois, une instance de médiation entre les êtres humains dont les vies sont gâchées, amoindries, brisées par le procès de valorisation capitaliste. Ils peuvent y exprimer leurs subjectivités qui sont d'ordinaire refoulées, humiliées, dévalorisées par ce même procès du Capital qui mobilise à son profit une multitude de rouages dont la visibilité n'est pas toujours évidente. Les êtres concernés sont évidemment les travailleurs et les chômeurs comme les femmes, les jeunes, les sans-abri et tout être ou groupe social ne supportant plus tel ou tel injustice ou violence à son égard générée par la valorisation du capital.

Sur ce point, selon mon interprétation personnelle, Negt nous évite de nous engager dans des impasses qui ont la vie dure en ce qui concerne la compréhension des luttes et d'un projet de société humaine débarrassée du fatras capitaliste.

Les travailleurs ne peuvent plus être considérés comme une force messianique appelée à devenir de toute évidence le sujet historique libérant l'humanité de ses chaînes à la suite d'une prise de conscience de classe. Cette approche est abstraite et réductrice. Elle n'aide en rien les travailleurs à développer leurs capacités actuelles et futures. Elle dévalorise a priori toutes les autres formes de révoltes et contestations individuelles ou collectives contre la domination capitaliste comme étant secondaires. Sous couvert d'investir les travailleurs d'une mission historique grandiose, on s'enlise dans la démagogie ouvriériste, on réifie le prolétariat et on ne porte qu'une attention superficielle à l'expérience totale et diversifiée des travailleurs eux-mêmes dans le monde entier. On perd de vue ce que les expériences multiples des travailleurs portent contradictoirement comme éléments d'émancipation mais aussi d'aveuglement à leurs propres intérêts pour des raisons qui doivent être étudiées rigoureusement. Negt relève d'ailleurs une difficulté à laquelle il nous faut faire face : « Les sociétés offrant un sol fertile aux peurs existentielles produisent toutes le suivisme conformiste et la soumission à l'autorité » [page 185].

L'autre impasse consiste à noyer tous les acteurs des mouvements dans un grand tout indifférencié, les citoyens ou la société civile, (Negri parle de son côté de la Multitude), avec toute les notions abstraites et mythifiantes qui vont avec, la République, la Démocratie, la Communauté internationale ou l'Etat social. Au passage cette position néglige complètement ce qu'a de décisif le procès de valorisation du capital dans la reproduction des rapports sociaux.

Les développements très riches de Negt à ce propos intègrent dans un même mouvement de la pensée une compréhension de la formation des personnalités dans le cadre de la famille, de l'école et de l'entreprise. Il explique par exemple que la temporalité spontané de l'enfant au travers laquelle il exprime ses besoins entre en contradiction avec la temporalité du capital mettant en route un processus disciplinaire auquel tout travailleur devra ensuite continuer à se soumettre pendant toute son existence.

Travail et dignité humaine

Loin de sous-estimer l'importance des salariés, Oskar Negt aborde toutes les dimensions de leur existence en particulier dans Travail et dignité humaine ainsi que dans Histoire et subjectivité rebelle ouvrageréalisé en commun avec l'écrivain et cinéaste Alexander Kluge dont nous avons ici des chapitres [5].

Entre autres expériences, Negt a conduit un long travail de formation sociologique auprès du syndicat IG Metall qui lui a fourni une matière abondante sur l'existence ouvrière et sur l'évolution des méthodes d'exploitation de la force de travail. Son analyse notamment du temps de travail et du très restreint temps de non travail s'inscrit dans sa conviction que le « travail vivant » est au cœur de la question de la compréhension du capitalisme et de son dépassement. « […] il faut remplacer l'économie politique du travail mort, c'est-à-dire du capital et de la propriété, par une économie politique du travail vivant, partout où la nécessité de l'émancipation humaine est en jeu, et ce afin d'approcher d'une forme d'organisation raisonnable du bien commun » [page 190]. La finalité du travail vivant doit être liée à un bien commun. « Une telle économie, comment serait-elle possible, sinon en faisant appel à la participation politique d'êtres autonomes et capables d'agir par eux-mêmes ? »

Corrélativement la perte d'emploi signifie une perte totale de réalité, avec ses effets anxiogènes et sa violence intériorisée finissant éventuellement par s'exprimer contre soi, dans la famille, le cadre scolaire ou n'importe où contre un bouc émissaire. « La peur de cette perte de réalité implique à son tour une disposition plus grande à l'adaptation, voir à la suradaptation conformiste. »

La vitalité de pratiques démocratiques dignes de ce nom et la perspective d'une société harmonieuse sans guerre et sans violence est fortement connecté pour Oskar Negt au poids et à la richesse humaine au sein du travail salarié qui permet des formes de respect de soi et de reconnaissance sociale qui sont balayés par le basculement dans le chômage.

Dialectique des espaces publics bourgeois et prolétarien

Cette question nous ramène à celle de la dialectique qui se produit en permanence entre un espace public bourgeois qui s'est profondément transformé ces dernières décennies au travers de la manipulation des esprits par les mass médias, et l'espace public prolétarien qui selon les moments se rétracte, frôle l'inexistence ou se déploie en entraînant de nombreux groupes sociaux.

Les intérêts des travailleurs et de toutes les catégories opprimées ne peuvent se déployer et déboucher sur une autre société qu'en s'organisant dans un espace qui leur est propre et qui déborde nécessairement les organisations ayant pignon sur rue. Dans ce processus de constitution, ses acteurs sont amenés bien sûr à utiliser les ressources de l'espace public bourgeois qui sont à leur portée et éventuellement à subvertir certaines de ses formes.

Mais les obstacles doivent être bien saisis. Les mass médias livrent une réalité seconde, opèrent un tris et une déformation des informations, fournissent des fictions calibrées, objets de désir pour alimenter les affects des spectateurs. Tout cela a un impact prégnant dans le cadre d'un mode de vie qui ne laisse à personne le temps de la critique et de la réflexion. Le virtuel tend à se substituer aux expériences vécues par les sujets sociaux.

De leur côté les organisations politiques, syndicales et associatives ne cristallisent qu'une petite partie des expériences vécues des travailleurs. Elles constituent pour nombre d'entre elles un obstacle à la compréhension de la réalité et à la mobilisation de la mémoire des expériences passées. Les effets de la concurrence entre les organisations restreignent encore plus le champ de compréhension et de possibles interventions et prises de parole par des travailleurs, des femmes ou des jeunes par exemple. Les subjectivités rebelles, éléments fondamentaux de tout changement, ne trouvent guère leur place dans ces cadres routiniers.

Ces obstacles perdent de leur intensité ou s'effondrent lorsqu'un espace oppositionnel se déploie dans les rues, les entreprises, les universités ou sur internet. Dans le cadre de mouvements comme la grève de novembre-décembre 1995, celui des jeunes contre le CPE ou la grève générale en Guadeloupe au début de l'année 2009, la possibilité est enfin offerte à chaque participant de déployer ses ressources d'énergie et d'imagination, ce que ne permettent pas les cadres organisés installés et plus ou moins bureaucratisés.

Le point d'origine d'un espace public oppositionnel peut être une simple revendication ne concernant qu'une partie de la population mais la dynamique de cet espace peut le faire muter en un espace propositionnel d'une autre société non marchande. L'exemple du mouvement en Guadeloupe qui est parti du problème de la hausse des produits pétroliers et a débouché sur la question « comment bien vivre ensemble ? » est particulièrement éloquent à cet égard.

La force de rêver

Cette perspective ne se fabrique pas en petit comité entre quatre murs mais elle se prépare et peut être fécondée par des analyses adéquates, constamment renouvelées, dégageant des tendances à l'œuvre dans cette société et tous ses dispositifs. Tout dépend de la capacité à se libérer de ce que j'appellerais la dictature de l'immédiat consistant à seulement dénoncer les derniers coups qui nous sont portés par l'adversaire, sans imaginer un horizon global aux luttes et diverses contestations.

Laissons la parole à Oskar Negt pour conclure : « Celui qui se livre complètement au présent est condamné à réagir sans cesse à des faits accomplis » [...].
« Par ailleurs, celui qui ne trouve pas la force de rêver ne trouvera point la force de lutter. L'encouragement quotidien à viser au-delà de l'horizon d'une seule journée s'applique aussi à la science. Celui qui n'a pas la force de rêver ne trouvera pas non plus la force de vraiment saisir les choses. »

- Olivier Voirol, L’ « autre » espace public et ses paradoxes

Articles de Negt en français :

- Des articles de Negt sont disponibles en français sur le site de la revue Variations, dont tous les numéros sont téléchargeables en ligne et aussi le récent livre d’A.Neumann : Conscience de casse. La sociologie critique de l’Ecole de Francfort

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 07:57
Les Beaux-Arts décrochent l'oeuvre jugée trop politique d'une artiste chinoise

PARIS — L'Ecole des Beaux-arts a décroché mercredi de sa façade l'oeuvre d'une artiste chinoise détournant le slogan du candidat Nicolas Sarkozy "travailler plus pour gagner plus", estimant que cela pouvait porter "atteinte à la neutralité du service public".

L'artiste Ko Siu Lan, 32 ans a alerté jeudi les médias, dénonçant une "censure".

L'oeuvre, qui n'aura été installée que quelques heures mercredi sur la façade du quai

Malaquais, se compose de deux grandes bannières noires sur lesquelles sont inscrits en blanc les mots "gagner", "moins", "plus" et "travailler".

Selon l'endroit où il se trouvait, le passant devait pouvoir lire "gagner plus" ou "travailler moins". Un détournement du slogan "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2007.

Ko Siu Lan participe à une exposition qui présente à partir de samedi les oeuvres d'étudiants du programme de recherche "La Seine" associant les Beaux-Arts, le Royal College or Art à Londres et Lasalle College of the Arts de Singapour.

"J'ai accroché mon oeuvre côté quai mercredi matin et fait quelques photos, puis je suis partie en province. A mon retour, le soir, les bannières avaient été décrochées", a indiqué à l'AFP Ko Siu Lan qui a étudié plusieurs années en France avant de retourner dans son pays.

"Je viens de Chine. Je ne peux pas croire que cela m'est arrivé en France. C'est une censure très brutale, sans discussion", a déclaré Ko Siu Lan.

Ko Siu Lan a été avertie mercredi soir du problème par un courriel de la commissaire de l'exposition, Clare Carolin, du Royal College of Art de Londres.

Dans ce courriel, communiqué à l'AFP, la commissaire explique avoir été convoquée mercredi par la direction de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.

Le directeur Henry-Claude Cousseau "m'a dit que ton travail était trop explosif pour rester in situ et que certains membres de l'école et des personnes du ministère de l'Education s'en offusquaient déjà", écrit Clare Carolin à l'artiste. La direction "m'a dit aussi que le moment était délicat car l'école est en train de renouveler sa convention de financement avec le ministère", a-t-elle ajouté.

"J'ai répondu (...) qu'enlever ou changer de place cette oeuvre constituerait un acte de censure" et que je n'étais pas prête à accepter que mon exposition soit censurée", poursuit Clare Carolin. "Quand je suis sortie de réunion, l'oeuvre avait déjà été enlevée", ajoute la commissaire.

Dans un communiqué, l'Ecole des Beaux-arts de Paris a déclaré que l'artiste avait accroché son oeuvre à l'extérieur "sans que la direction de l'établissement en soit informée".

"Sans titre, sans nom d'auteur, sans mention relative à l'exposition, le caractère de l'oeuvre se réfère explicitement à un contexte politique. Son auteur a souhaité, par la présentation sur la voie publique, utiliser spectaculairement comme médiation de son message un bâtiment de l'Etat voué à l'enseignement", a poursuivi l'école.

La direction de l'école a considéré que "cette présentation non concertée de l'oeuvre, sans explicitation à l'attention du public, pouvait constituer une atteinte à la neutralité du service public et instrumentaliser l'établissement", selon le communiqué.

L'oeuvre a donc été retirée de la voie publique par l'école qui propose qu'elle soit présentée à l'intérieur des salles destinées à l'exposition.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 02:15
Nous nous interdisons de publier les accusations de la police ., parce qu'il s'agit comme souvent en italie d'une litanie des faits qui se  sont produit dans les derniers mois.


Quelques nouvelles d’Italie, avec tout d’abord l’adresse des camarades emprisonnés et apparemment mis en isolement.
Vous pouvez leur écrire même en français (ou en anglais ou en espagnol… ou en italien) Nous rappelons l'importance de l'appui avec des lettres, télégrammes, cartes postales etc pour les  garçons arrêté le 23 février et  en particulier parce qu'ils sont à l'isolement le fait  de recevoir un minimum de solidarité de l'extérieur est très important, il leur  remplit leur cœur de joie et de courage et montre aux gardiens pénitentiaires que nos amis  ne sont pas seuls
Luca Ghezzi – Via Pianezza 300, 10151 Torino,
Andrea Ventrella – Via Pianezza, 300 10151 Torino,
Fabio Milan – Via Pianezza 300, 10151 Torino.

  mardi une soixantaine de personnes se sont rassemblées devant le CIE (centre d’identification et d’expulsion) de Turin. Les nouvelles de l’intérieur, des résistances aux expulsions, des résistances à l’enfermement dans les CIE continuent d’être diffusées. De toute façon, dedans comme dehors les luttes continuent !


Solidarité et liberté pour tous
avec ou sans papiers
en Italie comme ailleurs !




l'histoire ne s'oublie pas et ne se cache pas

Edoardo Massari "Baleno"
Edoardo Massari "Baleno"

 cette charogne de procureur  Laudi est morte Laudi morto carogna mais les montages  judiciaires continuent .

Les anarchistes n'oublient pas!!!
Related Link: http://www.inventati.org/fenix/db_news/dettaglio_news.p...=1140

N'oublions pas non plus un autre de ces Meurtrier serviteur - Luigi Calabresi, un de ces responsables de meurtres, à l'intérieur du siège de la police à Milan,  anarchiste Pino Pinelli..
".

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    dimanche 30 juin

15h à 16 h

accueil de familles de prionnier-e-s

discussion , infos et peites recettes

pour les proches de détenu(E)s...

- aides juridique

-participation à l'émission de radio Mega

du 22 juillet