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  • : Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 05:18

 

lu sur brève du désordre

Italie : Alessio, un des compagnons incarcérés suite aux affrontements en Val Susa, transféré
(Le 25 août 2012)

[On trouvera aussi ici plusieurs lettres d’Alessio traduites de l’italien : une lettre commune sur le procès et les avocats (18 juillet), une lettre de prison (10 février), et deux autres écrites au début de son incarcération (en italien)]

Nous venons d’apprendre que le prisonnier anarchiste Alessio Del Sordo, incarcéré suite à l’opération répressive contre le mouvement No Tav du 26 janvier 2012, a été transféré de la prison de Turin à celle de Prato. Pour le moment, nous ne connaissons pas encore les raisons auxquelles se sont accrochés les comptables des peines et des supplices pour justifier son transfert. Des mises à jour suivront.

Pour lui écrire et transmettre sa solidarité au compagnon :

Alessio Del Sordo
C.C. via La Montagnola 76
59100 Prato

Liberté pour Alessio et Maurizio ! Pour un monde sans prison !

Traduit de informa-azione, Giovedi , 23/08/2012 - 00:52

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 07:57
les loups de cayenne reçoivent leurs premiers invité dans le camp du bois des Abesse à côté de sanint paul les Dax
leur blog http://www.lesloupsdecayenne.fr/
Premiers volontaires !

En ce mois de juillet chaud et ensoleillé, les Loups de Cayenne reçoivent leurs premiers invités !

Tous avec un état d’esprit super et convivial ! De beaux souvenirs ! Une preuve de plus du bien fondé de ce lieu : l’échange et le partage CONCRET.

Merci à Perrine, Adèle, Mélanie, Matay, Jon, Heike.

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 09:02

 

nous avons reçu ce tract et nous le diffusons, il peut être collé diffusé avec la signature du collectif , on peut imaginer de construire des mobilisations locales

 

Manifestation nationale unitaire

pour le 16ème anniversaire de l’évacuation de l’église St Bernard

 

Samedi 25 août 2012

Rassemblement à 12 h Place J. Strauss (métro : République) - Départ à 13 heures

En direction de l’église Saint Bernard

 

Le 18 mars 1996, 300 personnes (hommes, femmes et enfants) en situation irrégulière, qu'on surnommera bientôt les Sans-papiers de St Bernard, décidaient de sortir de l'ombre en occupant notamment l'Eglise Saint-Ambroise, le Gymnase Japy, les locaux syndicaux de SUD PTT, la Cartoucherie de Vincennes, les entrepôts SNCF rue Pajol pour arriver à l'occupation de l'Eglise Saint Bernard.

 

La solidarité active avec les Sans-papiers s'amplifie parmi les associations des droits de l'homme, les syndicats, les partis politiques, les citoyens et les citoyennes. Le 20 juillet 1996, 50 participants qui représentaient 14 collectifs de Sans-papiers et collectifs d'associations qui les soutiennent, couvrant 13 départements, se constituent en Coordination nationale des Sans-papiers (CnSp).

 

Le 23 août 1996, la police évacue l'Eglise Saint Bernard en défonçant à coups de hache la porte de l'église pour déloger, sous le regard des caméras, les 10 grévistes de la faim et les familles qui y campaient depuis plus de 50 jours. La brutalité de cette évacuation par plus de 1000 CRS choquera et du coup fédèrera nombre d'associations, de syndicats, de partis politiques, ainsi que de simples citoyens autour de la lutte pour la régularisation de tous les Sans-papiers. Depuis, en France, cette lutte n'a cessé jusqu'à ce jour. Des actions collectives ont été menées : grèves, manifestations, occupations, marches.

 

Du 2 juin au 5 juillet 2012 a eu lieu une marche historique, « la Marche Européenne des sans-papiers et migrants », initiée par la CSP75 et organisée par la Coalition internationale des Sans-papiers et des Migrants. Cette coalition, regroupant des collectifs de Sans-papiers de 5 pays européens (Belgique, Allemagne, Suisse, Italie et France) a vu le jour en 2011, son objectif étant la réalisation de cette marche et la conduite d’actions communes contre les lois européennes de plus en plus répressives en matière d'immigration, dotées de la logistique la plus dure : arrestations, centres de rétention, expulsions, l’agence Frontex, etc…

 

Cette Marche européenne fait suite à la participation du Ministère de la Régularisation de tous les Sans-papiers au Forum social mondial de Dakar en 2011 et à la Marche des Sans-papiers de Paris à Nice en 2010 pour rencontrer les chefs d'état africains réunis à Nice pour fêter le cinquantenaire de l'indépendance des pays colonisés par la France (sans oublier l’occupation de la Bourse du travail en 2008, de Baudelique en 2009). Toutes ces actions ont permis de nombreuses régularisations.

 

La lutte continue pour :

 

  • La liberté de circulation et d'installation pour tous

  • La régularisation globale de tous les Sans-papiers de plein droit dans toute l'Europe

  • La fermeture des centres de rétention ou camps fermés où sont retenus les Sans-papiers ou les demandeurs d'asile

  • L'arrêt des expulsions

  • Le respect du droit d'asile et des droits des Roms

  • L'égalité des droits entre européens et migrants

  • L'abrogation de la Directive Européenne en matière d'immigration

 

Oui aux régularisations pérennes, Non aux régularisations précaires

 

Signataires : Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-papiers, CSP75, CISPM

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 23:41

lu sur le blog restructuration sans fin

PIGS, then GIPSI

(C’est le charme, injustement méconnu, de « l’humour trader » : avec l’ajout de l’Italie, les PIGS - Portugal, Irlande, Grèce, Espagne- sont donc devenus GIPSI.)

On sait, qu’à part l’Irlande et l’Italie (qui a connu une forme d’état d’exception), ces Etats ont comme point commun d’être sortis de dictatures longues dans les années 70. Les transitions périlleuses (révolution des œillets, mouvement assembléiste espagnole, etc.) à la démocratie ont en quelque sorte constitué la seconde vague d’offensive prolétarienne de cette époque :« La crise des dictatures en Grèce, Espagne et Portugal semblait à beaucoup ( à moi icompris) être le commencement d’une nouvelle période de révolte internationale de la classe ouvrière ; de fait, ils furent des extensions locales spéciales  du ferment qui avait pris fin dans la plupart des pays en 73, avec des taches locales spéciales de liquidation à accomplir. » (Loren Goldner Ubu saved from drowning)[1]. Le retour à l’ordre (Symbolisé en Espagne par le pacte de la Moncloa en octobre 1977 qui normalise les relations sociales en échange de diverses mesures de modération salariale et d’austérité) n’a été que progressif et chahuté

(ainsi les mouvements durs des dockers de 81 à 85 puis 87), l’intégration européenne à partir de 86 jouant un rôle décisif de facilitation (« Ce n’est pas notre pays qui est entré dans la CEE, c’est la CEE qui est entré dans notre pays. » disait un émeutier espagnol de l’époque- cité dans Os Cangaceiros N°3).

Le maintien depuis, d’une certaine combativité (avec notamment un assentiment social assez large à l’usage de la violence[2]) explique en grande partie que ces pays ne soient pas devenus les « usines de l’Europe » (Ils sont de ce point de vue passés directement du pré au post-fordisme) et qu’ils aient été, au contraire, à contre-courant de la déflation salariale des années 90-2000. Or justement, la nouvelle rengaine à la mode chez les économistes, tend à expliquer le sort infligé aux GIPSI par le fait qu’ils auraient, depuis la création de la zone euro, « capté » pour financer leur train de vie, l’épargne des vertueux allemands, chez qui par contre la consommation ne progressait plus qu’à pas d’escargots. Ainsi on trouverait au sein de l’europe à peu près la même configuration que celle qui prédomine entre Chine et Etats-Unis, les uns produisent et épargnent pour que les autres consomment et s’adonnent aux joies de la spéculation immobilière…Certes l’intégration de ces turbulents n’a pas encore donné les « retours sur investissements » attendus, mais, qu’on sache, les tutelles sont là pour ça.

 

La question du logement[3]

Avec l’Irlande, l’Espagne est le seul pays de la zone Euro à connaître une véritable bulle immobilière. Rappelons que l’urbanisation tardive, entre 40 et 70, fut extrêmement rapide (un des plus rapide de l’histoire du capitalisme selon Goldner) et qu’elle s’est jalonnée de nombreuses luttes : « luchas de barrio » dans les années 70 auquel a succédé le mouvement okupa et son fameux slogan : «  desalojo = disturbio » (une expulsion = une émeute). On serait tenté de dire que l’Espagne est un des rares pays à avoir adopté et adapté le modèle carcero-pavillonnaire anglo-saxon, une modalité de « compromis social » couplant accession à la propriété et enfermement de masse (Avec sa « France de propriétaires » et sa « guerre aux voyous » Sarkozy voulait en imposer une variante légèrement francisée). Ainsi le pays compte 85% de propriétaires et a connu une des plus importantes inflation carcérale du continent (192% d’incarcération en plus entre les années 80 et 90). Certes on est bien loin des excès américains, mais là aussi, dans la crise, les « effets richesses » se renversent immédiatement en paupérisation et la logique patrimoniale en liquidation sociale.

 

La suite (Déboires de la régionalisation, Interdettependance nationale et saut fédéral) la semaine prochaine, ainsi que celle de notre (poussive) série de textes sur la paupérisation.


 

[1] Nous ne partageons pas le fatalisme de Goldner, et, sans entrer dans des considérations spécieuses, si 73 constitue effectivement le début de la contre-offensive du capital (fin du système de Bretton woods) on peut difficilement y dater la défaite (« On peut parfois dater cette défaite, comme avec la manifestation anti-gréviste de la Fiat en 80, ou la reprise en main patronale et syndicale dans l’automobile en France à la suite des grèves massives de 81-84 » Théorie Communiste N°22)

[2] Un exemple vécu : dans la débandade d’une fin de manif à Barcelone, une petite vieille chemine en rigolant, cabas à la main, au milieu d’émeutiers brisant des vitrines.

[3] Dans le texte qui porte ce nom, Engels constate : « la solution bourgeoise de la question du logement a fait faillite : elle s’est heurtée à l’opposition entre la ville et la campagne. » Ce qui ne manque pas, après coup, de prendre une teinte ironique quand on pense par exemple aux océans de serre de la région d’Almeria qui fournit toute l’Europe en légumes pesticidés.

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 10:30

ce livre est disponible en français On pourra se procurer des exemplaires en nous contactant,

mais aussi, nous cherchons des personnes pour assurer la distribution dans

leur ville ou région.Si vous participez à une libraire, distro,

bibliothèque, infokiosque etc. et que vous souhaitez distribuer le livre

ou organiser une présentation, contactez nous: ravage@riseup.net

L’introduction de Ravage Editions ainsi qu’une liste de

librairies/bibliothèques/lieux où se le procurer seront publiées dans

quelques temps sur cette page: http://ravage-editions.blogspot.fr

Dans la nuit du 12 janvier 1971, la couverture du Times est explicite : « Deux bombes ravagent la maison de Carr un jour de protestation ». Robert Carr était à l’époque le ministre de l’emploi du gouvernement Heath, conservateur, fraîchement élu. Il était responsable du projet de loi sur les Relations Industrielles, adopté un peu plus tôt dans la journée, et provoquant de nombreuses manifestations ouvrières. Cette attaque directe sera revendiquée par un groupe nommé « Angry Brigade » dans un contexte de tension sociale généralisée tel que l’Angleterre n’en a plus connu depuis ; au moment où dans toute l’Europe et sur tous les continents, de nombreux groupes s’organisent pour attaquer physiquement les structures du capitalisme et un certain ordre moral que les années 68 n’auront pas réussi à mettre en pièce. Des vagues de protestations massives apparaissent un peu partout, une jeunesse désillusionnée par un système qui ne cesse de se doter de moyens toujours plus efficaces pour broyer les individus et fossoyer les rêves d’un autre monde, mais une jeunesse exaltée par la perspective d’une transformation radicale de l’existant.


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Angryintro

Certains prennent la voie de l’agitation urbaine, sur des thèmes spécifiques ou contre le vieux monde en général, d’autres se spécialisent dans la théorie révolutionnaire, d’autres se spécialisent eux, dans l’agitation armée clandestine ou semi-clandestine, d’autres encore navigueront entre ces diverses méthodes dans des allers-retours cohérents. La « Lutte Armée », telle qu’elle sera nommée, est un terme ambigu, dans le sens où il ne recouvre pas uniquement ce que sa simple acception peut laisser entendre. La Lutte Armée n’est pas que le fait de lutter en armes, elle est aussi devenue une idéologie, véhiculée par différents groupes [1]. Des groupes qui se sont illustrés par leurs influences marxistes-léninistes-maoïstes ou nationalistes (ETA, IRA etc.), parfois tout à la fois. Les groupes dits de Lutte Armée d’inspiration anarchiste sont quasi-inexistants, tandis que la lutte anarchiste en armes, elle, n’a jamais vraiment cessé d’exister depuis les années 1880 à nos jours. On ne pourrait citer que quelques groupes anarchistes aux signatures persistantes dans l’histoire de la deuxième partie du XXe siècle : les GARI [2], Azione Rivoluzionaria en Italie et les Angry Brigade en Grande-Bretagne. Nous nous intéressons ici à la Angry Brigade, mais aussi, à travers son exemple, à l’Angleterre non pacifiée de la fin des années 60 et des années 70, période que certains appelleront the angry years, et qui sera vite évincée de la mémoire collective par les campagnes d’attentats de l’IRA qui lui succéda.

Il y a plusieurs raisons qui ont poussé à la publication du présent ouvrage. L’histoire de la Angry Brigade, si elle ne doit pas servir à quelques universitaires en mal de travaux « radicaux » pour dépoussiérer leur discipline et faire avancer la Recherche pour le compte de l’Etat, doit servir le présent d’un combat qui continue, avec la volonté de retrouver un peu de l’enthousiasme d’une époque où la révolution paraissait à beaucoup comme étant à portée de main, et pas comme un mirage paralysant. Toujours de façon critique, il y a beaucoup de choses dans cette histoire qui font écho aux questions actuelles, de celles qui secouent encore les sphères antiautoritaires les plus portées sur l’antagonisme diffus, qu’elles soient anarchistes ou non. Nous qui ne voyons dans les groupes de Lutte Armée précédemment cités, et dans bien d’autres encore, que d’autres partisans du Pouvoir, certes pas celui en place, mais celui de leurs rêves macabres et autoritaires, nous nous intéressons justement à la lutte de la Angry Brigade parce qu’il paraîtrait bien difficile de la ranger dans le grossier tiroir de la Lutte Armée. Dans sa volonté de reproduire la terreur d’Etat, le luttarmatisme s’est d’emblée posé comme un reflet dans le miroir de l’Etat, mais sans pouvoir se donner la force de frappe de celui-ci, car groupusculaire. Dans un corps-à-corps frontal avec l’Etat, aucun groupe révolutionnaire ne gagnera jamais. Penser que la révolution puisse advenir par l’action d’un groupe de révolutionnaires professionnels, est une logique putschiste allant à l’encontre d’une logique insurrectionnelle. Dire cela ne remet absolument pas en question la nécessité de l’attaque, individuelle ou collective, et encore moins de sa diffusion. Pour des anarchistes, il est inimaginable de détruire l’Etat tout en reproduisant des méthodes qui lui sont propres, comme la terreur, le militarisme, la hiérarchie, la délégation, la représentation, la spécialisation, en un mot la politique, même à coups de bombes. Par là, nous n’entendons pas attribuer la responsabilité de l’enterrement des années de braise à l’apparition de groupes armés, qui par leur action auraient « forcé » l’Etat à se déchainer sur l’ensemble du dit mouvement social, comme se plaisent à l’affirmer les éternels militants qui pourrissent encore aujourd’hui dans leurs organisations obsolètes et périmées. Si nous n’avons pas de réponse miracle à cette question, nous pouvons tout de même évoquer un défaut de continuité dans la transmission, ainsi qu’un fort travail de récupération/intégration/assimilation de la rage par la gauche, pour la transformer en bulletin de vote et la canaliser hors de tout danger pour la domination. En faisant croire qu’il n’y avait de choix qu’entre la clandestinité absolue et le militantisme boy-scout de la gauche, les organisations luttarmatistes ont participé au désert glauque qu’ont été les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Mais il serait trop facile d’attribuer exclusivement le reflux des perspectives et de la tension révolutionnaires à la gauche et aux organisations armées, car chaque parcours est individuel.

Contrairement à ces groupes, la Angry Brigade n’a jamais élaboré de programme, ne s’est jamais vécue telle une avant-garde du mouvement ouvrier ou de quiconque et a toujours mis en avant une sincérité dans la lutte plutôt qu’une froideur stratégique, elle n’a jamais sacrifié de pions pour gagner une partie. Aussi, à la manière des GARI en Europe de l’Ouest, elle n’a jamais rejeté la joie de la lutte, donnant par sa pratique un bon aperçu de ses buts, nous rappelant aussi le bon mot d’un vieil anarchiste italien : « Dépêche-toi de t’armer, dépêche-toi de jouer » [3]. Sans aucune peur du second degré, si rare chez tant de révolutionnaires, la Angry n’hésitait pas à gribouiller des dessins loufoques dans ses communiqués, de petites bandes dessinées (autre point commun avec les GARI), des tournures de phrase humoristiques et des insultes d’une vulgarité puérile mais cathartique. On ne trouvera pas de communiqués de la Angry Brigade de quinze pages dans lesquelles serait déroulée toute la théorie marxiste-léniniste et anti-impérialiste souvent nauséabonde, froidement clinique et à prétention scientifique. La Angry Brigade a certainement voulu montrer par là qu’il était possible de réaliser des actions demandant beaucoup d’organisation et de sérieux, sans pour autant s’enfermer dans un carcan militariste, organisationnel et idéologique froid. Ce qui ne fait pas non plus pour autant de ses actions des blagues puisque les dégâts étaient bien réels et parfois massifs, et le message lui, était clair et limpide.
Nous ne nous retiendrons pas pour autant dans cette introduction, mais un peu plus tard, d’émettre plusieurs critiques à son égard.

Il est difficile d’établir avec précision ou certitude les raisons particulières qui ont poussé à la formation de ce groupe dans l’Angleterre des années soixante-dix, bien que l’étude du contexte proposée par Jean Weir un peu plus loin nous semble plutôt satisfaisante (malgré les limites inhérentes à la contextualisation pour des personnes nées trop tard comme nous et qui n’ont pas vécu l’époque en question), avec l’essor de nouveaux questionnements et de nouvelles formes de lutte en rupture avec les schémas classiques de feu le mouvement ouvrier et de la gauche institutionnelle et extra-parlementaire. En rupture également avec le mouvement libertaire officiel et ses réflexes « maladroits » de survie, tels la respectabilité et la dissociation. Le message de la brigade est clair : « Notre but est d’approfondir les contradictions à tous les niveaux. Nous ne le réaliserons pas en nous concentrant sur des réformes ou en utilisant les platitudes socialistes diluées dans l’eau » (Communiqué N°6). Approfondir les contradictions, accentuer les conflictualités, en portant sa propre radicalité partout où cela peut faire sens, mais toujours au coeur des luttes sociales au sens large et pas nécessairement dans ses formes politisées, jusqu’à la rupture avec le vieux monde. Dans un contexte où les luttes ouvrières devenaient de plus en plus violentes, acceptant de moins en moins les compromis habituels comme la négociation, la concertation, la délégation ou la médiation syndicale, la brigade trouve l’espace nécessaire pour exprimer que « le système ne s’effondrera ni ne capitulera jamais tout seul », soulignant que « de plus en plus de travailleurs le réalisent maintenant, et passent du syndicalisme à l’offensive » (Ibid). Dans son discours plutôt classiste [4], la Angry Brigade a su éviter les travers récurrents de celui-ci. En déclarant : « NOUS CROYONS EN LA CLASSE OUVRIÈRE AUTONOME. NOUS EN FAISONS PARTIE. » (Communiqué N°7), elle ne se place pas en extériorité de la dite classe, comme le font nombre de marxistes qui font de l’intervention spécifique dans les luttes une sorte de travers avant-gardiste, en se condamnant eux-mêmes à l’inaction de l’attente passive. En inscrivant leurs activités au cœur de l’antagonisme social, la brigade ne se cantonne pourtant pas à coller au contexte particulier d’une lutte, à en reproduire les méthodes et le niveau de violence. Bien au contraire, elle parvient à développer une action autonome qui maintient une relation intelligente avec un contexte donné, échappant à la fois aux accusations d’avant-gardisme et d’activité « hors-sol ».

Au début du règne brutal de l’ère Thatcher (qui durera de 1979 à 1990), plusieurs communiqués sortiront, signés à nouveau Angry Brigade. Une nouvelle génération qui se fera remarquer après avoir placé des explosifs dans les QG de Leeds et Manchester du Parti Conservateur de Thatcher en 1981, par l’attaque à la bombe du Prison Officers Training College, une école de maton à Wakefield en 1983 ou encore l’explosion d’un pylône électrique au nord de Maltby en 1984, causant la paralysie temporaire du réseau électrique à haute-tension de la région.

La pratique de l’action directe violente, qu’elle soit expropriatrice ou destructrice, comme le disait le chef de guerre Trotsky lui-même, entre en conflit direct avec la tradition pro-démocratique prévalant dans l’histoire du mouvement ouvrier. On a pris l’habitude à travers les décennies d’entendre se plaindre les organisations et les théoriciens officiels à propos de l’action minoritaire ou individuelle en général et violente en particulier. [5]
Dans la période contemporaine, la manie des organisations officielles du mouvement libertaire à affirmer leur non-participation à des actes fortement réprimés, ou seulement médiatisés (comme la Fédération Anarchiste en France par rapport aux sabotages de caténaires SNCF de 2008 ou la Fédération Anarchiste italienne contre les attaques anarchistes en général etc.). Il en va de même quant à la quasi-unanimité des condamnations de la Angry Brigade par les mouvements gauchistes et libertaires de l’époque, à l’instant même où frappait la répression.

Qualifiée de « terrorisme », par les Etats autant que par les pans les plus marxistes et collectivistes du spectre politique, l’action directe violente qui n’est pas portée par de quelconques « masses » attendues messianiquement, une sorte d’avènement du Millénium révolutionnaire, a toujours été sujette à récupération d’un côté comme de l’autre. Le plus souvent, et indéniablement, dans le sens du vent, celui d’épouvantail social contre la lucidité qui pousse l’individu épris de liberté à prendre ses responsabilités face au faux choix que lui laisse cette société : la domination ou le combat contre la domination. Sous le prétexte de l’impossible « masse », Trotsky se réapproprie le terme de « terrorisme » : « si on conçoit de cette façon le ter­ro­risme comme toute action ins­pi­rant la crainte, ou fai­sant du mal à l’ennemi, alors, natu­rel­le­ment, la lutte de classe toute entière n’est pas autre chose que du ter­ro­risme. » [6] Après avoir fait l’apologie de la bonne « terreur » des masses, il nous parle de « ter­reur indi­vi­duelle », qui selon lui, déprécie le rôle des masses.

Les années 60 et 70 ont vu l’essor de pratiques anciennes d’action directe, avec l’espoir certain d’en finir avec les rôles sociaux, mais aussi avec les « masses », repoussoirs attentistes du passage à l’action. Avec, pour mémoire, le fait que le sabotage et la violence de classe ont toujours été des armes au service des dominés, sur le plan individuel comme sur le plan collectif. « S’il suffit de s’armer d’un pis­to­let pour attein­dre son but, à quoi bon les effets de la lutte de classe ? », Trotski ne savait certainement pas à quel point il voyait juste. C’est que l’individu, ne fait pas partie des moyens « scien­ti­fi­ques » proposés par l’alchimiste Karl Marx pour mener le capitalisme à son terme, comme par magie.
Puisque tout en politique est affaire de stratégie - « naturellement, nous ne répudions le ter­ro­risme indi­vi­duel que pour des motifs d’oppor­tu­nité. » [7] -, beaucoup se sont soulevés contre la séparation politique en y opposant les raisons du cœur, le désir d’être libre.

La Angry Brigade était un groupe anarchiste, il s’inscrivait donc de fait dans la tradition de propagande par le fait, de guérilla insurrectionnelle ou plus largement d’action directe de l’histoire anarchiste. [8]

Sans vouloir ajouter de l’eau au moulin des faux-critiques de ce monde, on peut se permettre d’avoir des réserves sur telle ou telle pratique, on peut aussi émettre des doutes quant à l’« efficacité » de certains actes sans pour autant remettre en question la nécessité d’attaquer ce monde. Il est nécessaire selon nous de poser la question des actions de type symbolique (nous ne parlons pas ici des actions qui ne seraient que symboliques, celles-ci n’ayant d’autre intérêt que d’alimenter le spectacle du spectacle). Par exemple le schéma (récurrent à la Belle Epoque, et qu’on voit ressurgir aujourd’hui sur le plan international, qui plus est dans une version dégénérée, c’est-à-dire par blogs interposés) de l’acte de vengeance, suivi de l’exécution de son auteur, elle-même débouchant sur de nombreuses représailles, et ainsi de suite nous parait fortement limité. En 1892, Ravachol venge les exécutés de Fourmies par une série d’attaques à la bombe contre des magistrats. Après son exécution, Meunier fait sauter le restaurant Very, Léauthier poignarde un ministre serbe et Vaillant fait exploser sa marmite à la chambre des députés. La mort de Vaillant, guillotiné, est vengée par Henry qui fait sauter le café Terminus et un commissariat. L’arrestation d’Henry est suivie en représailles d’une bombe au Café Foyot posée par Fénéon et par l’assassinat du président Carnot par Caserio qui sera lui-même exécuté puis vengé etc.
Ce cycle infernal, s’il participe, par les dégâts qu’il provoque, à l’anéantissement de la domination, semble empêtré dans une logique sacrificielle qui n’est pas de notre goût. Nous lui préférons les attaques visant froidement à saper les fondements matériels et moraux du système de domination en privilégiant le dégât au symbole, privilégiant l’action à la réaction. Bien sûr, tout cela ne représente pas une vision tranchée, et la vengeance n’est pas un sentiment malsain contre lequel nous aurions une position morale.

Ce qui nous intéresse, notamment, avec la Angry Brigade, c’est sa capacité remarquable à ne pas frapper que par pure négativité vengeresse, mais à envisager l’action directe comme un appui à des luttes sociales, comme l’ouverture à de nouveaux possibles, comme des propositions et des suggestions, et éviter ainsi les cycles infernaux dont nous parlions plus tôt. Attaquer là où ça fait mal pour appuyer une grève dure, faire sauter un magasin de luxe pour la simple raison que c’est un magasin de luxe, et de façon générale, faire preuve d’originalité dans le choix de ses cibles et dans le choix de ses mots pour communiquer ses raisons. Si le groupe a attaqué magistrats, politiciens, banques, ambassades, patrons, entreprises, armée ou police, il s’en est aussi pris à des cibles qui montrent que son angle d’attaque n’était pas seulement celui de l’économie et de ses infrastructures concrètes, mais aussi celui des mécanismes sociaux plus latents. Par exemple, le patriarcat et l’entertainement avec l’attaque lors de l’élection de Miss Monde, ou le consumérisme et la mode par l’attaque d’un magasin branché Biba dans les quartiers chics ; extrait du communiqué : « Frères et Sœurs, quels sont vos désirs réels ? Végéter dans le drugstore, le regard lointain, vide, ennuyé, en buvant du café insipide ? Ou peut-être LE FAIRE PÉTER OU LE CRAMER COMPLÈTEMENT. La seule chose que l’on peut faire avec ces maisons d’esclaves modernes - appelées des boutiques - EST DE LES DÉFONCER. » (Communiqué N°8)

Cependant la Angry Brigade est loin d’avoir été originale en tout point (nous n’insinuons pas que l’originalité est forcement une fin en soi). Techniquement, on peut souligner un certain manque d’inventivité quant au choix de l’outil bombe, sanctifié en dépit de tant d’autres comme chez de nombreux autres groupes armés de l’époque, du moins ceux que l’histoire officielle a retenus. On peut se demander pourquoi avoir fait le choix quasi exclusif des engins explosifs. Tout d’abord, la bombe est un outil très dangereux, pour la personne qui la pose, mais surtout pour les autres. Ensuite, elle requiert un savoir-faire technique proche de l’expertise, tant dans sa confection que dans sa manipulation. En cela, l’attaque à la bombe, de par son degré de sophistication n’est que très peu reproductible et diffusable, elle pose donc la question essentielle de la spécialisation. On voit par exemple aujourd’hui se développer une « scène » des poseurs de bombes anarchistes, avec ses prisonniers charismatiques (parfois malgré eux), ses martyrs, ses héros, dans laquelle la communication interne se fait quasi-exclusivement à coups de bombes, et de laquelle sont exclus de fait tous ceux utilisant des moyens tout aussi efficaces, mais moins sexy. En effet, ils ne participent pas à la création d’une contre-culture fixée sur telle ou telle forme, qui ne dira jamais rien en soi sur le fond. On peut se questionner sur l’outil, d’autant plus lorsque d’autres moyens plus basiques, moins risqués pour soi-même et pour les autres, mais aussi moins risqués en terme de répression sont capables d’égaler les dommages provoqués par celle-ci, voire de les surpasser. On peut citer par exemple les Rote Zora en Allemagne, qui elles aussi privilégiaient la bombe à tous les autres outils de la palette pratique et qui en février 1987, firent exploser la façade de l’office étatique de gestion des demandeurs d’asile alors que quelques mois plus tard, les Revolutionäre Viren n’eurent besoin que de quelques bidons d’essence bien placés pour incendier totalement les mêmes locaux, critiquant en actes, de par l’efficacité de leur attaque et la simplicité du moyen choisi, l’obsession des explosifs entretenue par tant de groupes armés. On peut poser une question simple : pourquoi s’encombrer d’armes à feu pour mitrailler une façade vitrée comme ont pu le faire Angry Brigade, Action Directe ou autres, alors qu’un simple marteau domestique aurait fait l’affaire ?

On peut aussi se poser la question de l’utilité d’un nom permanent, si ce n’est peut-être la volonté inconsciente - ou juste inavouable - d’entrer dans un panthéon révolutionnaire et d’alimenter l’histoire officielle. Cette question n’est pas nouvelle. Selon nous, et comme le fait remarquer Jean Weir, « le chef des Laboratoires de Woolwich Arsenal, le témoin à charge principal dans le procès de la supposée Angry Brigade, a été forcé d’admettre qu’en plus des 25 attentats à la bombe entre 1968 et la mi-1971 qui leurs sont attribués, 1075 avaient été recensés. » Seulement, aujourd’hui, ce qui reste, ce sont bien plus les 25 explosions attribuées à la Angry Brigade que les 1075 autres. Poser un nom de cette façon dans l’espace public équivaut en quelque sorte à tirer la couverture à soi. Action Directe, la RAF, les CCC, les RZ et autres groupes de lutte armée en Europe ont en fait été les arbres qui cachaient la forêt des groupes autonomes d’attaque, bien plus nombreux et diffus. D’un côté, on peut trouver intéressante la possibilité qui est laissée dans les communiqués que quiconque puisse se réapproprier la signature Angry Brigade : « Là où deux ou trois révolutionnaires usent de la violence organisée pour attaquer le système de classe... il y a une Angry Brigade. Des révolutionnaires partout en Angleterre utilisent déjà ce nom pour rendre publiques leurs attaques contre le système. » (Communiqué n°6) et « Les Angry Brigade, c’est les hommes et les femmes assis juste à coté de vous. Ils ont des flingues dans leurs poches et la colère dans leurs esprits. » (Communiqué n°9). Mais d’un autre côté, on peut douter de l’utilité de créer une entité et une identité basée sur une signature fixe. Et si « des révolutionnaires partout en Angleterre utilisent déjà ce nom pour rendre publiques leurs attaques contre le système », le contraire est tout aussi vrai, et c’est tant mieux, car cela décentralise l’attaque et la rend moins lisible aux yeux des flics, les empêchant de pouvoir attribuer des pratiques socialement diffuses à un groupe particulier.

Pour revenir à aujourd’hui, on peut citer l’exemple de la Conspiration des Cellules de Feu et de Lutte Révolutionnaire en Grèce, dont on ne cesse d’entendre parler dans les cercles antiautoritaires du monde entier malgré les centaines d’incendies qui y ravagent sans fard la domination chaque année. Mais aussi, les divers groupes à travers le monde se reconnaissant sous les logos FAI [9] ou IRF [10]. Le spectacle des pratiques et des logos n’en finit pas d’étouffer les actes de révolte diffus et parsemés à travers le monde, y compris ceux d’autres anarchistes essayant de s’inscrire dans une tension sociale diffuse et donc par le biais de l’anonymat total. Ce qui n’exclut bien sûr pas le fait de revendiquer une action pour en expliquer le sens ou d’employer des signatures à usage unique.

En faisant le choix de se nommer Angry Brigade de façon permanente et d’en revendiquer l’appartenance comme dans n’importe quelle autre organisation formelle et permanente, ils ont participé à ce spectacle. Aussi, au vu de l’histoire policière, on peut aisément affirmer que porter un nom de la sorte, c’est faciliter sa propre répression et perdre un peu du sens de l’attaque en question, en pointant les projecteurs sur les auteurs des attaques plutôt que sur les attaques elles-mêmes.

Il n’est évidemment pas question ici de jeter en vrac toute l’expérience de la Angry Brigade, ni d’en faire une apologie béate, car il ne s’agit pas de se trouver de nouvelles idoles, pas plus que des modèles ou une méthode à reproduire aveuglément, mais bien de trouver dans un parcours particulier de vie et de révolte de quoi raviver la flamme d’une lutte que nous ne voulons pas voir s’éteindre, malgré la gangue de la pacification sociale.

Car il est toujours temps de faire la guerre aux paradis.

Ravage Éditions.

[Extrait de Angry Brigade : Elements de la critique anarchiste armée en Angleterre, Ravage Editions, juillet 2012.]

Cliquer sur la couverture pour en savoir plus sur le bouquin :

Notes

[1] Comme Action Directe en France, les Brigades Rouges en Italie, les Cellules Communistes Combattantes en Belgique, la Fraction Armée Rouge en Allemagne, le Weather Underground aux États-Unis, Tupamaros en Uruguay ou le MR-8 du Brésil, parmi tant d’autres à travers le monde.

[2] Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes.

[3] La Joie Armée, Alfredo M. Bonanno, Catania, Anarchismo, 1977.

[4] C’est-à-dire qui n’analyse l’ensemble des rapports sociaux qu’à travers le prisme idéologique de la lutte des classes.

[5] Distanciation, condamnation, parfois répression, tels sont les rapports entretenus par exemple entre Lénine et les socialistes-révolutionnaires, entre Marx et les mouvements de briseurs de machines, entre la CNT-FAI et Sabaté, Ramon Vila Capdevila, les Grupos anarcosindicalistas. Dans sa biographie de Sabaté, Antonio Téllez Solà finit d’ailleurs son ouvrage d’une accusation lourde de sens : « Le franquisme les tua ; le mouvement libertaire les enterra » (Sabate. Guerilla urbaine en Espagne, Antonio Téllez Solà, Toulouse, Éd. Repères-Silena, 1990.).

[6] Pourquoi les marxistes s’opposent au terrorisme individuel, Trotsky, Der Kampf, novem­bre 1911.

[7] Le gau­chisme, la mala­die infan­tile du com­mu­nisme, Lénine, 1920.

[8] De Ravachol, Vaillant, Jacob, Duval et les autres en France à Di Giovanni, Galleani, Bakounine, Malatesta et la bande du Matese ou encore Durruti et Ascaso, Bresci, Czogolsz, Novatore et tous les autres qui à travers le monde et depuis le XIXe siècle n’ont cessé d’attaquer la propriété, l’Etat et les salauds en gardant en tête une perspective anarchiste.

[9] Federation Anarchiste Informelle.

[10] Front Révolutionnaire International.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 18:08

reçu par  la liste résistons ensemble

Entre les habitants du quartier Fafet-Brossolette d'Amiens et la police, les versions divergent sur l'origine des incidents qui ont secoué la ville dans la nuit de lundi à mardi. Une chose est sûre tout est parti d'un contrôle routier.

La famille de Sabrina Hadji était réunie ce dimanche. La veille, la jeune femme a enterré son frère victime d’un accident de la route. Les proches se sont réunis pour un repas en mémoire de la victime. Selon elle, les personnes rassemblées étaient tranquillement en train de manger quand la police a procédé à un contrôle routier.

Un "contrôle routier très agressif"

D’après elle un "contrôle routier très agressif" qui a engendré un attroupement. La situation a dégénéré : "les policiers nous ont tiré dessus sans rien comprendre. Les CRS sont ensuite arrivés en masse et ont tiré sur des femmes, sur des enfants… Nous leur avons demandé d’arrêter de tirer sur les enfants, ils nous ont répondu "vos enfants ont va tous les enterrer". Suite à ces événements, nous avons décidé d’organiser une marche silencieuse le lendemain."

D’Amiens Nord jusqu’à la préfecture nous voulions faire entendre notre colère et notre indignation. Nous ne sommes pas des animaux, il faut rétablir la vérité sur toutes les chaînes de télévision. Notre violence n’était pas gratuite, c’était une violence de colère. Nous attendons que les policiers qui nous ont gazés avec acharnement soient sanctionnés, nous avons retrouvé 200 projectiles dans la cour de ma grand-mère, une propriété privée. Nous n’avons pas été respectés pendant un deuil, nous avons été considérés comme des animaux. "

Le contrôle en lui-même se déroulait correctement

La police présente une autre version, selon François Plumerie délégué d’Alliance Amiens "l’incident a démarré avec un véhicule qui a fait un refus d’obtempérer aux fonctionnaires de police. Il a ensuite été interpellé dans le quartier, un endroit sensible. Des individus s’en sont pris aux forces de l’ordre alors que le contrôle en lui-même se déroulait correctement. Le contrôle était parfaitement justifié. Dans ce quartier de Fafet, il est impossible d’intervenir et d’être présent tout simplement. "  

 

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 23:43

 

Nous avons accroché 3 banderoles sur la place du métro Belleville à Paris le Mardi 07 Aout 2012. Cette action s’inscrit dans le cadre de l’appel international à des actions de propagande contre la répression et en solidarité avec les anarchistes emprisonné-e-s dans le monde entier.

La première fait référence à l’actualité de la situation internationale avec une lecture anarchiste. Il y est inscrit : “La crise et l’austérité, c’est le Capitalisme et l’État. Pour s’en sortir, il faut les détruire ! Vive la révolution sociale !”

La seconde (en rouge) est dédiée aux 15 anarchistes turcs emprisonné-e-s suite aux émeutes du 1er Mai 2012. On peut y lire : “Solidarité internationale active avec les 15 anarchistes turcs. Anarsist Tutsaklara Özgürlük (liberté pour les prisonniers anarchistes)”

La troisième est dédiée notamment à Luciano “Tortuga” Pitronello, combattant anarchiste chilien (qui est aussi notoirement impliqué dans la lutte pou

 Tortugagravement blessé et emprisonné depuis le 1er Juin 2011, suite à l’explosion d’une bombe devant la banque de Santiago de Chile. Il a été condamné en Mai 2012 à 12 ans de prison pour fabrication, possession et usage d’explosifs.  Il y est écrit :  “Partout, des révoltes éclatent contre le capital et l’Etat. Contre la prison : liberté pour Tortuga et les autres. Vive la révolution !”

Bien sur, il s’agit de faire connaitre quelques unes affaires en cours concernant la répression qui touche les anarchistes dans le monde, dans leur lutte contre toute autorité, mais nous n’oublions pas tous et toutes les autres.

Notre solidarité et notre amitié va à tous ceux et toutes celles qui luttent contre le Capital, l’État, le Patriarcat, l’exploitation en général, contre toutes les hiérarchies, oppressions, et dominations sans médiations. A toutes celles et tous ceux qui veulent détruire l’ordre existant et vivre enfin libres, par tout les moyens qu’ils ou elles estiment nécessaires et en accord avec leurs principes anti-autoritaires.

La liberté est un rapport social à construire…

Salutations enflammées par delà les frontières !

Quelques anarchistes d’ici et d’ailleurs.

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 08:38

tract mis à jour et en brochure sur le site

http://basseintensite.internetdown.org

 

Le samedi 4 aôut, les flics avaient prévenus les retenus d’une expulsion
collective
vers la Tunisie, par bateau. Des personnes extérieures au centre décident
de s’opposer à cette expulsion.
Jusqu’au dernier moment, les infos provenant du centre n’indiquent aucun
départ. Puis, rapidement, un retenu est emmené. Deux autres, en provenance
de Nîmes, sont déjà à bord.
Une banderole “NON AUX EXPULSIONS ” est déployée, visible par les
passagers du bateau.
Une dizaine de personnes pénètrent dans le port en grimpant un grillage
et montent à bord du “Carthage”, un bateau appartenant à la compagnie
Tunisienne CTN. Ils se trouvent donc en territoire tunisien , ce qui implique
la présence de flics tunisiens et des difficultés pour l’intervention des
flics français. Dès qu’ils arrivent à l’entrée du bateau, ils se
précipitent en
courant à l’avant de la cale, empruntent un escalier et arrivent sur le pont
le plus haut du bateau. Là, ils occupent la tourelle où se trouvent les
radars,
les empêchant ainsi de tourner : le bateau est immobilisé.
Ils refusent de descendre de la tourelle tant que les sans-papiers ne seront
pas débarqués du bateau. Le capitaine peut prendre cette décison.
S’ensuit un dialogue de sourds avec une partie de l’équipage. Le capitaine
ne vient pas, plusieurs membres de l’équipage disent être le capitaine. Des
flics tunisiens en civil sont présents. Quatre keufs Français montent à bord,
ils viennent au pied du radar, ils ne peuvent rien faire et prennent note des
revendications des occupants.
Le temps passe, les passagers sont hostiles aux occupants, les insultes
fusent.
Il y a bien quelques personnes qui font des signes de solidarité, de plus en
plus discrètement, mais ils ne sont pas nombreux. Alors que le représentant
de la compagnie CTN s’engage à faire redescendre un sans-papier. Des
passagers complètement hystériques montent jusqu’au radar. Un premier
occupant est saisi par les pieds, il est roué de coups jusqu’à la cabine
de pilotage.
Sept autres descendent sous les coups, les filles subissent des
attouchements.
Deux personnes grimpent sur une échelle et se trouvent sur le
point culminant du bateau, elles descendent quelques instants plus tard.
Tous les occupants se retrouvent dans le poste de pilotage, le capitaine est
présent, il refuse de débarquer les sans-papiers prisonniers dans les
cellules
de la cale. Il menace de partir, les amarres sont détachées. Les occupants
n’ont plus le choix que de descendre escortés par l’équipage. Tout le
long de la sortie, les coups, morsures, attouchements, pleuvent.
Les keufs français s’emparent des occupants à la sortie du bateau . Un flic
tunisien particulièrement violent et vicieux se prend un bon coup de pied
dans les couilles, c’est la moindre des choses. Un des occupants esquive les
keufs et saute à l’eau, ce qui retarde le bateau une demie-heure de plus.
Les pompiers, arrivés en zodiac, le sortiront de l’eau en état d’hypothermie
et le conduiront à l’hôpital d’où il sortira tout de suite.
Un simple contrôle d’identité orale pour les neufs autres et ils seront
reconduits
par la Police Aux Frontières à la sortie du port. Les autorités ont
préféré ne pas engager de poursuites, certainement afin de ne pas ébruiter
la situation dans le centre de rétention du Canet.
L’expulsion n’a pas pu être évitée cette fois-ci.
Le déchaînement de haine de certains passagers est à l’image de la guerre
de tous contre tous que nous subissons au quotidien. En ces temps de crise,
les pauvres s’entretuent au bénéfice de l’état et des patrons, les
identitarismes
pullulent, alors qu’il est plus que temps de se montrer solidaire!
Même si nous savons que ce n’est pas en évitant une expulsion qu’on abattra
les murs et les frontières, cette action a permis de sortir de la résignation
et des beaux discours, et de tisser des liens de solidarité active avec les
retenus. Elle a reçu un bon acceuil à l’intérieur du centre.
La solidarité peut s’exprimer aussi au-delà des mots. Il est possible de
soutenir
de manière offensive.
Avec ou sans papiers, nous vivons tous dans le même monde.
Nous ne nous battons pas seulement pour la fermeture des centre de rétention
et la régularisation de tous les sans-papiers mais surtout contre le
monde qui les produit.

______________________________

_________________
 I A C A M !
Infos Anti-autoritaires en Cévennes, Causses, Aubrac, Margeride

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 08:21

 

Depuis rock in star de Glandage 2012le Clan( collectif libertaire anti nucléaire), on diffuse le texte le retour du désastre dans la drome.le mardi 7 aout lors de la conférence de presse du sortir du nucléaire 26-07 devant les tours d’eurodif. La présence constante de la DCRI proche de nous a perturbé la diffusion du texte. Après le départ des responsables de la conférence de presse il y a eu l’arrivée de la voiture du GIGN immatriculé 75. on s’est replié dans un restaurant de saint paul trois chateaux. Les gendarmes sont passés au restaurant pour essayer d’obtenir nos identités par le mode de paiement( carte bancaire ou chéques).

comme on peut lire , dans le dauphiné libéré du 8 aout , le réseau sortir du nucléaire 26 -07dénonce le veillissementdes réacteurs du tricastin. Mais aucune dénonciation  du rôle de l'Autorité de Sureté Nucléaire dans la prolongation du réacteur N°1pour le dix ans supplémentaire.Sur place aucune banderolle qui demande  le démentellement des 4 réacteurs. Aucun tract du RSDN 26-07

 

Le tract ci dessous n'a pas été diffusé devant les tours du réacteurs

 

La routine du désastre en Tricastin?

 

Le 3 décembre 2010, l'ASN(Autorité de Sûreté Nucléaire, parfois appelée" gendarme du nucléaire" dans les médias) a autorisé EDF à exploiter le réacteur n°1 de la centrale nucléaire du

Tricastin pendant dix années supplémentaires. Ce réacteur, mis en service en 1980, et donc déjà

vieux de 30 ans, va donc pouvoir fonctionner jusqu'à 40 ans au moins. Les tranches 900 MW de la

centrale de Tricastin font partie des plus anciens de France, et sont donc les premières pour lesquels

EDF demande une « prolongation » de leur durée de vie. Ces réacteurs sont prévus à l'origine pour

fonctionner 25 à 30 ans, mais aucune date limite d'utilisation n'avait été vraiment fixée. Tous les dix

ans, les réacteurs français sont auscultés pour savoir si on les autorise à repartir pour 10 années,

moyennant quelques travaux de « remise à neuf ».

Évidemment la réponse est toujours positive, et de là a penser que cette évaluation par l'ASN est de pure forme L'ASN dans son rapport annuel sur l'état de sureté nucléaire et de radioprotection en 2011 dans la région Rhône Alpes déclare: "à propos du réacteur numéro 1 du Tricastin a autorisé la prolongation de l'exploitation qui a trente ans à condition de réaliser des travaux contre le risque d'inondation en cas de crue du millénaire d'ici fin 2014 "L'ASN ,pouvait' on lire dans le journal le monde 2008"en lien avec des services et agences de l'état,se place "désormais dans la perspective ou [l'accident] surviendrait bel et bien"1 . Il n'y a qu'un pas vite franchi …surtout quand on sait que EDF a déjà prévu de faire durer ses réacteurs jusqu'à 50 ou 60 ans !

Le réacteur n°1 de Tricastin est en outre l'un des plus vétustes du parc. La cuve en acier du

réacteur (celle qui contient le coeur produisant la chaleur) est en effet très fragilisée, bien plus que

prévu à l'origine. Elle comporte pas moins de 17 fissures, dénommées « défaut sous revêtement »

dans le jargon. A titre de comparaison, le plus vieux réacteur de France à Fessenheim, et deuxième

plus fissuré, n'en comporte « que » 5... Par ailleurs, l'évolution de l'acier de la cuve soumis aux

rayonnements intenses l'a rendu plus cassant, et pour cette raison par exemple la température de la

cuve ne doit pas descendre en dessous de 80°C. On imagine aisément la pénibilité du travail pour

les trimardeurs qui vont ressouder un tuyau à coté d'une cuve d'eau presque bouillante. C'est

d'autant plus stupide de prolonger un réacteur en aussi mauvais état, que d'ici 2013 deux réacteurs

sur les quatre que compte la centrale du Tricastin seront inutiles : l'usine d'enrichissement d'uranium

Georges Besse I qui avait besoin de l'électricité de 3 réacteurs. Georges besse II ne consommera même pas la production d'un seul réacteur. Le silence2 du réseau sortir du nucléaire 26 -07 et les diverses associations citoyennes concernant l'état vétuste de ce réacteur N°1 est un exemple de leur collaboration avec des institutions étatiques.

Pourquoi un tel acharnement à utiliser des réacteurs en fin de parcours ? Ce n'est pas que pour la gloire de l'énergie nucléaire : l'aspect financier est aussi très présent. Un nouveau réacteur, un EPR par exemple, coûte au bas mot 4 milliards d'euros. Or la remise à neuf (en changeant certains

composants, et en effectuant des améliorations, etc) d'un vieux réacteur pour le faire durer 10 ou 20

ans de plus ne coûte « que » 400 millions d'euros. EDF réalise donc une économie énorme en

prolongeant la durée de vie de ses réacteurs. Comme le disait en 2009 aux Echos un certain Patrice

Lambert de Diesbach, analyste chez CM-CIC, : « l'électricien [EDF] peut augmenter de 30 % le

retour sur investissement de son parc » en augmentant la durée d'utilisation. On espère pour lui que

le sieur Patrice possède un point de chute en Australie pour quand le retour sur investissement fera

péter une cuve de réacteur ...

Encore une fois, mais là de façon particulièrement criante, les soi-disant impératifs économiques passent avant les risque graves qui concernent au minimum une région entière. Et ce n'est que le début : La visite décennale du réacteur n°2 de Tricastin qui débutait en janvier 2012 qui finira début 2013 d'après l'ASN,pour voir si lui aussi pourra fonctionner 40 ans. Les nucléocrates d'EDF peuvent dormir tranquille maintenant que leur réacteur le plus pourri a été validé, les autres suivront sûrement !

La routine du désastre est déjà présente à travers la multiplication quotidienne de ce que l'ASN qualifie par euphémisme "incident".De même les nucléocrates et les gestionnaires ,pour les rejets des centrales,ont qualifié ceux- ci d'effluents. Si la pollution principale due aux centrales est de nature radioactive, elle ne doit pourtant pas occulter les pollutions thermiques( perturbations vitale des cours d'eau par les rejets d'eau chaude ) et chimique( rejets de sulfate dans les cours d'eau suite à l'utilisation d'acide sulfurique dans les circuits, par exemple)3.Ces rejets ,que l'ASN contrôle aussi scrupuleusement que le reste. L'État tient le rôle de pompier pyromane. Il est celui qui a mis en place ce merdier et qui fait maintenant mine d'être le protecteur, le seul à pouvoir assurer la sécurité des populations.

 

  • Apprenons à déjouer leur jargon, à échanger entre nous des informations

  • l'importance de la discussion réside dans le fait qu'il faut envisager la réalité du rapport de force

    dans la lutte contre le nucléaire

  • Nous ne sommes pas des cobayes résignés du désastre en cours . Dans la lutte antinucléaire, il ne s'agit pas de choisir le moindre mal (centrale à Gaz)ni l'illusion renouvelable (Éolien ,solaire, biomasse)mais de s'attaquer à l'ensemble de cette société capitaliste industrielle et de classe qui le justifie

 

 

 

Industrie nucléaire, industrie mortifère !

 

 

 

quelque membres de la coordination contre la société nucléaire

où et comment nous joindre

collectif libertaire amiénois antinucléaire

CNT-AITC/oCTC,151rue Dejean , 80060 Amiens Cedex 9 le 27/07/2012

Collectif libertaire antinucléaire du Laboratoire justifié le 8/08/ 2012

CNT-AITc/o C.L.A.N 8 place St jean 26000,valence

1Notes en italiques sont extraites du livre" le sens du vent "éditions de l' encyclopédie des nuisances

2Mardi 7 août lors de la conférence de presse le RSDN 26-07 à tricastin a fait le silence complet sur le rôle de l'ASN En effet cette organisation étatique ont par leur avis favorable de 10 ans de + pour le réacteur N°1 du tricastin.( voir compte rendu du D.L. du 8 août)

3Le document électrnucléaire: danger, publié en 1977par le Gsien( groupent de scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire)est précieux pour comprendre ces pollutions méconnues.

La routine du désastre en Tricastin?

 

Le 3 décembre 2010, l'ASN(Autorité de Sûreté Nucléaire, parfois appelée" gendarme du nucléaire" dans les médias) a autorisé EDF à exploiter le réacteur n°1 de la centrale nucléaire du

Tricastin pendant dix années supplémentaires. Ce réacteur, mis en service en 1980, et donc déjà

vieux de 30 ans, va donc pouvoir fonctionner jusqu'à 40 ans au moins. Les tranches 900 MW de la

centrale de Tricastin font partie des plus anciens de France, et sont donc les premières pour lesquels

EDF demande une « prolongation » de leur durée de vie. Ces réacteurs sont prévus à l'origine pour

fonctionner 25 à 30 ans, mais aucune date limite d'utilisation n'avait été vraiment fixée. Tous les dix

ans, les réacteurs français sont auscultés pour savoir si on les autorise à repartir pour 10 années,

moyennant quelques travaux de « remise à neuf ».

Évidemment la réponse est toujours positive, et de là a penser que cette évaluation par l'ASN est de pure forme L'ASN dans son rapport annuel sur l'état de sureté nucléaire et de radioprotection en 2011 dans la région Rhône Alpes déclare: "à propos du réacteur numéro 1 du Tricastin a autorisé la prolongation de l'exploitation qui a trente ans à condition de réaliser des travaux contre le risque d'inondation en cas de crue du millénaire d'ici fin 2014 "L'ASN ,pouvait' on lire dans le journal le monde 2008"en lien avec des services et agences de l'état,se place "désormais dans la perspective ou [l'accident] surviendrait bel et bien"1 . Il n'y a qu'un pas vite franchi …surtout quand on sait que EDF a déjà prévu de faire durer ses réacteurs jusqu'à 50 ou 60 ans !

Le réacteur n°1 de Tricastin est en outre l'un des plus vétustes du parc. La cuve en acier du

réacteur (celle qui contient le coeur produisant la chaleur) est en effet très fragilisée, bien plus que

prévu à l'origine. Elle comporte pas moins de 17 fissures, dénommées « défaut sous revêtement »

dans le jargon. A titre de comparaison, le plus vieux réacteur de France à Fessenheim, et deuxième

plus fissuré, n'en comporte « que » 5... Par ailleurs, l'évolution de l'acier de la cuve soumis aux

rayonnements intenses l'a rendu plus cassant, et pour cette raison par exemple la température de la

cuve ne doit pas descendre en dessous de 80°C. On imagine aisément la pénibilité du travail pour

les trimardeurs qui vont ressouder un tuyau à coté d'une cuve d'eau presque bouillante. C'est

d'autant plus stupide de prolonger un réacteur en aussi mauvais état, que d'ici 2013 deux réacteurs

sur les quatre que compte la centrale du Tricastin seront inutiles : l'usine d'enrichissement d'uranium

Georges Besse I qui avait besoin de l'électricité de 3 réacteurs. Georges besse II ne consommera même pas la production d'un seul réacteur. Le silence2 du réseau sortir du nucléaire 26 -07 et les diverses associations citoyennes concernant l'état vétuste de ce réacteur N°1 est un exemple de leur collaboration avec des institutions étatiques.

Pourquoi un tel acharnement à utiliser des réacteurs en fin de parcours ? Ce n'est pas que pour la gloire de l'énergie nucléaire : l'aspect financier est aussi très présent. Un nouveau réacteur, un EPR par exemple, coûte au bas mot 4 milliards d'euros. Or la remise à neuf (en changeant certains

composants, et en effectuant des améliorations, etc) d'un vieux réacteur pour le faire durer 10 ou 20

ans de plus ne coûte « que » 400 millions d'euros. EDF réalise donc une économie énorme en

prolongeant la durée de vie de ses réacteurs. Comme le disait en 2009 aux Echos un certain Patrice

Lambert de Diesbach, analyste chez CM-CIC, : « l'électricien [EDF] peut augmenter de 30 % le

retour sur investissement de son parc » en augmentant la durée d'utilisation. On espère pour lui que

le sieur Patrice possède un point de chute en Australie pour quand le retour sur investissement fera

péter une cuve de réacteur ...

Encore une fois, mais là de façon particulièrement criante, les soi-disant impératifs économiques passent avant les risque graves qui concernent au minimum une région entière. Et ce n'est que le début : La visite décennale du réacteur n°2 de Tricastin qui débutait en janvier 2012 qui finira début 2013 d'après l'ASN,pour voir si lui aussi pourra fonctionner 40 ans. Les nucléocrates d'EDF peuvent dormir tranquille maintenant que leur réacteur le plus pourri a été validé, les autres suivront sûrement !

La routine du désastre est déjà présente à travers la multiplication quotidienne de ce que l'ASN qualifie par euphémisme "incident".De même les nucléocrates et les gestionnaires ,pour les rejets des centrales,ont qualifié ceux- ci d'effluents. Si la pollution principale due aux centrales est de nature radioactive, elle ne doit pourtant pas occulter les pollutions thermiques( perturbations vitale des cours d'eau par les rejets d'eau chaude ) et chimique( rejets de sulfate dans les cours d'eau suite à l'utilisation d'acide sulfurique dans les circuits, par exemple)3.Ces rejets ,que l'ASN contrôle aussi scrupuleusement que le reste. L'État tient le rôle de pompier pyromane. Il est celui qui a mis en place ce merdier et qui fait maintenant mine d'être le protecteur, le seul à pouvoir assurer la sécurité des populations.

 

  • Apprenons à déjouer leur jargon, à échanger entre nous des informations

  • l'importance de la discussion réside dans le fait qu'il faut envisager la réalité du rapport de force

    dans la lutte contre le nucléaire

  • Nous ne sommes pas des cobayes résignés du désastre en cours . Dans la lutte antinucléaire, il ne s'agit pas de choisir le moindre mal (centrale à Gaz)ni l'illusion renouvelable (Éolien ,solaire, biomasse)mais de s'attaquer à l'ensemble de cette société capitaliste industrielle et de classe qui le justifie

 

 

 

Industrie nucléaire, industrie mortifère !

 

 

 

quelque membres de la coordination contre la société nucléaire

où et comment nous joindre

collectif libertaire amiénois antinucléaire

CNT-AITC/oCTC,151rue Dejean , 80060 Amiens Cedex 9 le 27/07/2012

Collectif libertaire antinucléaire du Laboratoire justifié le 8/08/ 2012

CNT-AITc/o C.L.A.N 8 place St jean 26000,valence

1Notes en italiques sont extraites du livre" le sens du vent "éditions de l' encyclopédie des nuisances

2Mardi 7 août lors de la conférence de presse le RSDN 26-07 à tricastin a fait le silence complet sur le rôle de l'ASN En effet cette organisation étatique ont par leur avis favorable de 10 ans de + pour le réacteur N°1 du tricastin.( voir compte rendu du D.L. du 8 août)

3Le document électrnucléaire: danger, publié en 1977par le Gsien( groupent de scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire)est précieux pour comprendre ces pollutions méconnues.

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 08:22

Lettre a Henri Emmanuelli et Danielle Michel maire de St. Paul

 

Abbesse.jpg

 

Madame, Monsieur,

Nous avons appris par voix de la police municipale de Saint-Paul ainsi que d’un employé de la cellule du syndicat mixte pour l’aménagement du parc d’Abesse que les occupants du projet d’éco lieu dit «les Loups de Cayenne – Echo Movement », c’est-à-dire nous, étions concernés par une procédure d’expulsion.
Cette présente lettre est une explication de notre démarche ainsi qu’une présentation de notre projet.

Un de nos membres est revenu d’un voyage en Argentine avec l’idée de créer un éco lieu autogéré dans les Landes. Il a participé au développement d’un lieu dans le delta de Tigre, Argentine : Echo Movement, maintenant une ONG internationale. Nous, les Loups de Cayenne, sommes affiliés de fait avec cette nouvelle ONG.
En dehors de ça, certains de nos membres avaient en tête d’occuper un terrain public afin d’y vivre. Nous ne vous apprendrons pas que la situation économique en Europe et en France est catastrophique et qu’il est de plus en plus difficile pour beaucoup de subvenir à ses besoins et ainsi vivre dignement, et ce même avec un petit travail. La jeunesse de maintenant est bien différente de celle des générations de nos parents et grands-parents : le coût de la vie, la crise, l’instabilité sociale et bien d’autres sont autant de raisons qui nous poussent à nous adapter.
Nous sommes saint-paulois ou de la région et connaissons depuis des années le site d’Abesse, ses histoires, son Histoire et son importance dans la région.
Toutes ces raisons font  que nous avons choisi de nous installer sur une parcelle du domaine d’Abesse et d’y mener à bien notre projet.

Nous avons  créé les Loups de Cayenne au début du mois de mai de cette année 2012. Ce nom fait référence aux loups qui rôdaient dans ce lieu jusqu’au XIX siècle.
Nous avons bâti une douche, des toilettes sèches, un jardin, un poulailler, un coin pour dormir, un coin cuisine, etc. le tout en respectant le milieu naturel (voir Annexe 1). Tout cela s’articule autour d’une démarche d’autogestion en phase avec les contraintes environnementales, à savoir la récupération des eaux, le recyclage, la culture organique, l’entretien du lieu, la préservation de notre environnement, l’éducation.
Nous travaillons en mettant en commun les idées et les expériences de chacun. Nous avons été agréablement surpris de voir nos plus jeunes membres très actifs, préférant passer des journées en forêt à construire un projet en commun plutôt que de rester enfermé chez eux avec un écran ou de traîner en ville. En plus d’avoir une conscience écologique, nous pouvons revendiquer une action solidaire, sociale et éducative. Récemment nous avons accueilli des volontaires français et même étrangers qui ont participés à la vie de notre lieu et à nos travaux.
En apprenant à connaître notre projet, beaucoup de promeneurs et visiteurs ne comprennent pas le traitement à notre égard, à savoir l’expulsion.

Le mardi 31 juillet nous avons pris en flagrant délit des personnes détruisant une partie du site et du ruisseau de Poustagnac avec une pelle mécanique, prétextant des fouilles. Nous avons exploré l’endroit, pris des photos et constaté de nombreux dégâts : déboisement, trous, détournement du ruisseau, début d’incendie, etc. (voir Annexe 2) Les services de la mairie de Saint-Paul ont été alerté et ont constaté par eux-mêmes. Sans notre vigilance, nous, futur(e)s expulsé(e)s d’Abesse, ces personnes auraient sûrement poursuivi leurs œuvres détruisant ainsi une partie du parc. Nous pouvons donc encore renforcer notre légitimité à occuper ce lieu et intégrer à nos compétences celle de la sauvegarde d’Abesse. A noter que la police municipale qui tourne souvent sur le domaine n’a même pas pris la peine de faire sa propre investigation malgré les bruits suspects et traces d’engins qui nous ont permis de faire notre découverte.

Abesse est un lieu important qui mérite d’être défendu et conservé. Un site unique en son genre dans les Landes que certains souhaitent détruire, saigner (projet LGV qui va couper les sources d’Abesse s’il va à son terme) au lieu de le valoriser, lui et la mémoire de ceux qui y ont vécu par le passé. Ainsi que le patrimoine saint-paulois, landais et gascon.
Nous, de part notre engagement et les conditions difficiles de développement économique et social personnel occupons donc une parcelle d’Abesse. Non pas dans le but de détruire, ni de profiter, mais de vivre, d’échanger, de construire et de participer au développement du patrimoine local au moyen d’idées et d’actions alternatives. Alors que beaucoup courent après l’argent roi, nous autres souhaitons juste vivre dignement, travaillant pour la communauté et en étant en phase avec l’environnement.

Nous demandons donc à être respectés pour notre action légitime et d’obtenir une tolérance et l’arrêt de la procédure d’expulsion afin de poursuivre notre projet en toute humilité. Nous ne demandons ni argent, ni aide, ni faveur, juste la liberté d’agir pour le bien d’Abesse et de nos idées.
Notre action contre le pillage du ruisseau est la preuve du bien fondé de notre action. Comme nos ambitions futures : faire de ce lieu un endroit ou chacun peut échanger, construire, sortir de sa routine ou de ses problèmes en participant à un projet solidaire. Tout cela n’est peut-être qu’une goutte d’eau dans un océan, mais aussi une réponse claire et concrète aux problèmes de notre société : le logement, l’alimentation, la défense de nos libertés, la solitude, la sauvegarde de l’environnement, l’éducation, etc. Le tout à un niveau local, donc convivial, familier et surtout réalisable.

Notre expulsion ne résoudra pas nos problèmes ni ne servira la cause du domaine d’Abesse. Pire, les expulsions favorisent le pillage du lieu en l’absence de surveillance. Elle n’améliorera pas non plus nos conditions de vie : ce projet nous motive et nous offre plus de perspectives que bien nombre de rendez-vous avec Pôle Emploi et autres assistances sociales. Avoir un but dans la vie et être respecté vaut beaucoup. Et ce quel que soit ce but, tant qu’il est sincère et partagé.

Nous restons donc à votre disposition pour toutes autres informations.

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Les Loups de Cayenne – Echo Movement Abesse

 

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