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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 08:13
Je suis bergére. En gardant les moutons, j'observe la nature et je vois plein d'animaux. Une fois, j'ai vu un lutin et voici ce qu'il m'a raconté après que je l'ai eu apprivoisé (comme l'explique le Petit Prince) :
" La nuit, il se passe plein de choses pendant que vous, humains, vous dormez, il y a un monde qui s'éveille. Là, j'ai plein de potes qui m’ emmènent avec eux. Une nuit, ils m'ont emmené dans une maison qui était un monde...
 Dans cette maison, il y avait plein d'êtres petits, grands, de toutes sortes, enfin, quand je dis des sortes, je veux dire des elfes, des fées, des gnomes, nains, lutins, lutins, farfadets et des croisés, felfols et autres.
J'y suis allé avec Prazoc, mon pote qui est tout le temps déprimé et il m'a emmené là-bas pour que je comprenne pourquoi : lui, il vient de là.
 Avant, dans ce monde, dans cette maison, c'était magique. Tout allait bien. Les habitants jouaient beaucoup, et ils apprenaient  plein de choses en jouant. En jouant, ils préparaient de délicieux repas et ils décidaient que c'était la fête,et ils faisaient des gâteaux et ils chantaient des chansons. Je me souviens d'une , c'était comme ça :
Si y avait pas les copains,
On se sentirait moins bien
On se sentirait moins forts.
Si y avait pas les copains,
Pour aller jusqu'à demain,
Il faudrait faire plus d'efforts.
 
Même sans biens, même sans richesses,
Des copains et puis un chien,
Ca comble toute ma tendresse
Et c'est comme ça que j'suis bien.
 
  Dans cette maison-monde, chacun faisait quelque chose à tour de rôle : les repas,le nettoyage, le potager, les soins au cheptel. Tous étaient intelligents et savaient faire à peu prés tout, mais ils prenaient des initiatives et étaient à l'écoute les uns des autres et des préférences de chacun. Et chacun avait du temps pour soi et tous prenaient le temps de faire la fête.  Bien sur, il y avait des conflits. Vous comprenez bien que les elfes, qui adorent les chansons douces et poétiques et légères et poétiques, étaient parfois outrés
par les chansons paillardes et coquines des korigans, qui eux aimaient danser pieds nus dans la boue, alors que les lutins aiment les chaussures propres et cirées et se parfument à la lavande, alors que les trolls ne se lavent jamais les pieds et racontent des blagues dégoutantes et ainsi de suite. Pourtant, ils se réunissaient et trouvaient ensemble des solutions à leurs conflits. ET quand un conflit était résolu, tout le monde en ressortait plus fort et on n’en parlait plus. Ils savaient qu’ils étaient tous différents. ça se terminait toujours par une fête et pour une fête, c’est mieux d’être plusieurs, c’est même indispensable. Et que ce soit pour la
fête ou pour l’entretien de la maison, chacun apportait son savoir-faire et ses bonnes idées.
 En fait, c’était bien jusqu’au jour où Gentar est arrivé.  Gentar a demandé à faire partie des habitants de la maison –monde. ON lui a tout de suite dit « oui, tu apporteras ton savoir et des idées ».
« Justement » dit Gentar « J’ai un très grand savoir dans la prise de décisions et dans la gestion des conflits. Grâce à moi, quand il y aura un problème, je prendrai une décision, ça évitera de longs débats et ainsi on fera la fête plus longtemps et on sera encore plus heureux »
 Au début, ce fut comme il avait dit. Quand il y avait un problème, il prenait une décision, puis tout le monde faisait la fête sans avoir à débattre pendant des heures, donc, plus de temps pour faire de bons gâteaux et des jolies décorations.
 Mais , petit à petit, la vie devint moins agréable dans la maison-monde. Voici le genre de décision que Gentar prenait :
-Etablir une liste de tous les habitants de la maison-monde avec nom, description physique ,taille des oreilles, odeur, habitudes alimentaires, préférences festives -Chaque fois que quelqu’un serait à l’origine d’un conflit, on le noterait dans un registre
-Si quelqu’un était plusieurs fois à la base d’une prise de décision, il serait puni (il fallu expliquer ce qu’était puni car les habitants de la maison-monde ne connaissait pas ce mot) -Au bout, d’un certain nombre de fois, il serrait banni (ce qui n’était jamais arrivé car quand un habitant partait c’est qu’il voulait voyager et don départ comme son retour était occasion de fête)
 Le problème, c’est que la réalisation de ces dossiers était longue .Des personnes furent donc désignées pour les réaliser. Mais, du coût, les autres taches qu’ils réalisaient n’étaient pas faites et il fallu les répartir entre ceux qui restaient. Pour avoir plus de temps, Gentar décida de raccourcir les  fêtes « puisqu’elles
commencent plus tôt, elles finiront plus  tôt, donc vous vous lèverez plus tôt et vous aurez plus de temps pour travailler »
 Tous ceux qui râlaient étaient accusés d’engendrer des conflits, punis, puis exilés. Cela occasionnait beaucoup de tristesse et les habitants avaient plus envie de pleurer que de travailler ou de faire la fête. Avec le départ des bannis (dont Prazoc faisait partit), il y avait moins de bouches à nourrir, et donc moins de choses à faire. IL y avait à nouveau du temps. Mais Gentar décida que ceux qui n’avaient plus  rien à faire deviendraient « surveillants », c’est à dire qu’il faudrait qu’ils écoutent les autres pour que si un se plaignait Gentar soit vite prévenu et puisse le bannir pour protéger le reste du groupe.  Gentar, pour qu’on l’aime, décréta une journée de fête obligatoire par semaine. On préparait des gâteaux, mais plus personne ne chantait (beaucoup de chants avaient été interdits car trop poétiques ou trop vulgaires). Finalement, il n’y avait plus
que Gentar qui s’amusait, se goinfrant de gâteaux et chantant des chansons bêtes et insipides sur les merveilleuses fêtes obligatoires (on personne ne s’amusait) ou des chansons qui parlait de lui et de la façon merveilleuse dont il avait fait disparaître les conflits. Les habitants étaient tristes et ne s’amusaient plus. Voilà leurs possibilités de vie : soit s’occuper des registres de la population et la surveiller, soit trimer quasiment seul au potager et au troupeau, soit préparer des gâteaux pour des fêtes où personne ne s’amuse.
 Quand on est allé là- bas avec Prazoc, en cachette bien sur (on avait une formule magique pour ce rendre invisible), j’ai compris pourquoi il était déprimé et je l’étais autant que lui. »
 
Voilà ce que m’a raconté le lutin que j’ai rencontré en transhumance, là où il y avait de l’herbe pour le troupeau.
Il m’a aussi dit : «  il faut faire quelque chose, nom d’un chien mouillé qui pue !
»Mais les habitants de la maison-monde vivent comme ça depuis si longtemps qu’ils ne se souviennent plus comment c’était avant. Quand on leur racontent , ils disent «  c’est pas possible, ça n’est pas viable, c’est de l’utopie ». Ils s’imaginent que sans Gentar ça serait la pagaille et ils croient que les conflits c’est grave et sans solutions. Ils pensent que c’est dangereux de revendiquer et que d’ailleurs, on ne peut rien changer à ce monde. Mais, alors, on fait quoi, hein
?

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