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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:33

La patrone du Medef félicite la majorité PS/EELV et le président de la république François Hollande pour leur respect des critères économiques du pacte budgétaire " Nous avons toujours dit qu'il fallait rester dans les critères économiques objectifs qui depuis des décennies permettent d'augmenter le smic en fonction de l'inflation. Le gouvernement a été au-delà, mais dans des proportions qui témoignent qu'il a intégré la réalité de l'économie d'aujourd'hui et l'objectif premier qui est l'emploi, l'emploi et l'emploi".
Comme je le soulignais dans un récent article (1), Une augmentation de 2% représente 18 centimes de plus par heure (9,40 euros au lieu de 9,22 euros). Sur un mois, cela représente 27 euros brut de plus sur la fiche de paie. En considérant l'inflation de 1,4% depuis novembre dernier (qui a servi au calcul de la dernière hausse légale), le coup de pouce du gouvernement ne représente que 0,6% d'augmentation, soit 8,10 euros par mois.
Pour Madame Parisot c'est déjà beaucoup trop mais quand il s'agit de sa propre rénumération , ce n'est jamais assez!
Pour information, Madame Parisot est aussi vice-présidente et actionnaire à 75% de l'institut de sondages Ifop.
Selon Le Monde Magazine, la présidente du Medef travaille une demi-journée par semaine à l'Ifop. Elle est chargée de la veille stratégique.
Pour son travail, l'institut de sondage lui assure un revenu de... 22.000 euros par mois...pour deux jours de travail! Ce chiffre ne tient pas compte des autres revenus qu'elle perçoit pour ses autres activités ou placements (2)

Alors Madame Parisot un peu de décence: taisez vous!

Jean Pierre Pinon
Animateur du réseau des amis du front de gauche et de Jean Luc Mélenchon

(1)Augmentation du Smic : Non Monsieur le président de la république, les salariés ne font pas l’aumône !
http://jeanpierrepinonfrontdegauche60.blogspot.fr/?view=magazine

(2) Collaboratrice d’Alain Lancelot, président du CEVIPOF (Centre d'études de la vie politique française) de 1983 à 19857, elle entre en 1985 à l'institut de sondages Louis-Harris. L'année suivante, elle en devient directrice générale8.

En 1990, elle prend la direction de l'institut de sondages IFOP, dont elle détient 75 % du capital. Elle en demeure aujourd'hui vice-présidente.

Jusqu'en 2006, Laurence Parisot a également dirigé la société d'ameublement Optimum10 qu'elle a cédée au fonds de pension luxembourgeois GMS11.

Photo : Quel cynisme! Faites circuler sur tous les murs ! La patrone du Medef félicite la majorité PS/EELV et le président de la république François Hollande pour leur respect des critères économiques du pacte budgétaire " Nous avons toujours dit qu'il fallait rester dans les critères économiques objectifs qui depuis des décennies permettent d'augmenter le smic en fonction de l'inflation. Le gouvernement a été au-delà, mais dans des proportions qui témoignent qu'il a intégré la réalité de l'économie d'aujourd'hui et l'objectif premier qui est l'emploi, l'emploi et l'emploi". Comme je le soulignais dans un récent article (1), Une augmentation de 2% représente 18 centimes de plus par heure (9,40 euros au lieu de 9,22 euros). Sur un mois, cela représente 27 euros brut de plus sur la fiche de paie. En considérant l'inflation de 1,4% depuis novembre dernier (qui a servi au calcul de la dernière hausse légale), le coup de pouce du gouvernement ne représente que 0,6% d'augmentation, soit 8,10 euros par mois. Pour Madame Parisot c'est déjà beaucoup trop mais quand il s'agit de sa propre rénumération , ce n'est jamais assez! Pour information, Madame Parisot est aussi vice-présidente et actionnaire à 75% de l'institut de sondages Ifop. Selon Le Monde Magazine, la présidente du Medef travaille une demi-journée par semaine à l'Ifop. Elle est chargée de la veille stratégique. Pour son travail, l'institut de sondage lui assure un revenu de... 22.000 euros par mois...pour deux jours de travail! Ce chiffre ne tient pas compte des autres revenus qu'elle perçoit pour ses autres activités ou placements (2) Alors Madame Parisot un peu de décence: taisez vous! Jean Pierre Pinon Animateur du réseau des amis du front de gauche et de Jean Luc Mélenchon (1)Augmentation du Smic : Non Monsieur le président de la république, les salariés ne font pas l’aumône ! http://jeanpierrepinonfrontdegauche60.blogspot.fr/?view=magazine (2) Collaboratrice d’Alain Lancelot, président du CEVIPOF (Centre d'études de la vie politique française) de 1983 à 19857, elle entre en 1985 à l'institut de sondages Louis-Harris. L'année suivante, elle en devient directrice générale8. En 1990, elle prend la direction de l'institut de sondages IFOP, dont elle détient 75 % du capital. Elle en demeure aujourd'hui vice-présidente. Jusqu'en 2006, Laurence Parisot a également dirigé la société d'ameublement Optimum10 qu'elle a cédée au fonds de pension luxembourgeois GMS11.
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 20:28
ce  rassemblemen a permis des débats et discussions  mais l'état veillait que l'armée reste maître du terrain.
Marche pacifique anti-THT et affrontements: la situation devient confuse au Chefresne (50)
 

Journée de lutte contre la THT à Montabot, près du Chefresne : 4 blessés, deux gendarmes deux manifestants selon les autorités.




La journée de mobilisation contre la THT à Montabot près du Chefresne :

Deux manifestants et deux gendarmes blessés au cours d’affrontements ce dimanche en fin de matinée. Une main cassée et une blessure au bras par barre à mine chez les gendarmes, une plaie à l’oeil et une inhalation de gaz lacrymogène chez les manifestants, dont un membre a été interpellé.

Selon la préfecture de la Manche, « des gendarmes ont été pris à partie et  ont essuyé des jets de pierre de la part d'un groupe d'une soixantaine d'individus comprenant des personnes casquées et masquées. Des groupes de manifestants souvent masqués ou cagoulés ont  violemment pris à partie les gendarmes présents. Ils étaient armés de barres à mine, boulons, bâtons et ont effectué des tirs tendus de fusée en direction  des forces de l'ordre".

Près de 550 policiers et gendarmes sont mobilisés sur le site, qui rassemble un peu plus de 300 manifestants selon les autorités, plus de 600 selon les organisateurs qui ont érigé depuis vendredi soir un camp de résistance à la THT, fermé aux médias.

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 09:44

 

lu sur ce blog. on  doit ête informé pour empêcher le social démocratie à la sauce française de nous briser., seulement  lors qu'on est obliger de travailler

Les hausses de salaires obtenues dernièrement en Allemagne ( 6% dans la fonction publique et à Deutsche Telekom, 4% dans la métallurgie), ainsi que la mise en place annoncée d’un salaire minimum par branche, ont donné lieu à l’habituel concert de réjouissance de quelques keynésiens ahuris. Et ceux-ci de reprendre à leur compte les pirouettes de Wolfgang Schaüble (« Ces hausses de salaires contribuent à supprimer les déséquilibres à l’intérieur de l’Europe »), qui confirmeraient en retour la justesse des vues de la social-technocratie sur « la croissance », etc. …

Cette micro réforme du modèle allemand (la plus forte hausse des salaires depuis 92), ne concerne bien sûr que le noyau central (toujours plus restreint) de la classe ouvrière syndicalisée (90% de syndicalisation chez VW) et les velléités d’IG metall d’obtenir « un droit de regard » sur l’embauche de la main d’œuvre temporaire ou la titularisation automatique des apprentis ont fait long feu. Remarquons que ces concessions patronales interviennent alors que depuis quelques années, on s’inquiète beaucoup du développement de petits syndicats corporatistes et combatifs (Cf. la GDL et la grève à la Deutsche Bahn ou plus récemment la GDF et la grève des contrôleurs aériens de l’aéroport de Francfort). Comme le résumait le patron des patrons allemands « Nous ne voulons pas que soudeurs, monteurs, pompiers fondent leur syndicat, il y aurait en permanence des conflits et une surenchère de revendications » (FAZ 01/03)1. Il était donc temps de redorer le blason des grandes fédérations. Dans le même temps, la faillite de Schleker, les scandales qui entourent les pratiques de la chaîne de supermarché Aldi et quelques mouvements sociaux rendaient nécessaire une remise en ordre cosmétique dans le secteur des services, d’ou la loi sur les salaires minimums…Bref un peu de changement pour que rien ne change dans le « dualisme modèle » allemand2 , socle de l’extraversion par l’intégration européenne3.

D’un dualisme l’autre, la commission européenne a publié le 18 avril un rapport, « Pour une croissance riche en emplois », qui recommande de « revoir la dualité du marché du travail », bref d’en finir avec le CDI au profit de la « flexisécurité », d’« améliorer la fluidité des travailleurs intereuropéens » et enfin de créer partout (là encore) un salaire minimum ajustable, à la hausse ou à la baisse selon la conjoncture. Ces suggestions ne sont bien sur qu’un premier pas dans la longue marche de l’harmonisation des marchés du travail européens, qui en maintenant les disparités régionales suffisantes, permettra aussi de mettre en commun les innovations ou perfectionnements nationaux. On pense par exemple aux mini-jobs allemands, que le patronat espagnol réclame à grands cris, ou aux reçus verts portugais, forme jusqu’ici la plus aboutie de transformation du salarié en prestataire de services : « Ces reçus avaient été conçus pour les travailleurs indépendants. Ils ont été massivement adoptés par les entreprises, qui se transforment ainsi en clientes de leurs employés. Ceux-ci leur facturent leurs prestations sans être protégés par un contrat, sans disposer d’aucune des couvertures réservées aux salariés : maladie, retraite, chômage. La fonction publique a également usé de ces « faux reçus verts ». Faux, parce qu’ils servent à rémunérer des salariés qui ont toujours le même patron, qui travaillent dans les bureaux et avec le matériel de leur employeur. » (Le Monde 24/11/10)

Le nouveau régime d’achat et de reproduction de la main d’œuvre s’invente ainsi entre grands ajustements continentaux et extension locale des zones grises de la décontractualisation et du travail forcé. Et du closed-shop au Workhouse, il n’y a plus de formes dépassées ou arriérées de l’exploitation mais leur jeu réciproque dans l’hybridation généralisée.

 

Memento mori

La série de textes sur la paupérisation débute effectivement la semaine prochaine.

 

1 Dans le même genre, en 2010 la décision d’un tribunal d’autoriser la concurrence entre syndicats dans une même entreprise, préparant ainsi la fin du « une entreprise, un syndicat, un accord » de la cogestion, a fait s’indigner tout à la fois patronat, syndicats et partis politiques (« Ce n’est ni raisonnable économiquement, ni dans l’intérêt de la stabilité sociale » a commenté le SPD).

2 Sur ce sujet voir l’article paru dans le n°90 de la revue Wildcat et sa traduction en anglais sur leur site internet (« The german model »).

3 A ce propos, sans remonter à Bismarck (« L’Etat social est également une puissante machine à exclure. C’est dans cette double dimension d’inclusion et d’exclusion qu’il remplit l’un des buts essentiels que Bismarck lui avait assignés et qu’il participe de la construction de la communauté nationale. » Sandrine Kott in Mémoires allemandes), on peut noter que la réunification des deux Allemagnes aura joué un rôle précurseur. Celle-ci s’est faite, avant même l’unification politique, par l’établissement d’un taux de parité de un à un entre les deux marks, alors qu’il était de un a dix en réalité. Ce qui provoqua l’effondrement de tout l’appareil industriel est-allemand. On peut subodorer que cette expérience joue dans l’attitude de la « gardienne de la politique de classe en Europe » et dans sa perception du grand saut vers « le fédéralisme à deux vitesses »

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 05:31

on vous donne cette infos à faire ciculer, en lien vers ce petit texte qui dpose le doigt sur une tâche sur un cahier à peine ouvert.

"Hollande prône la coopération sur l'uranium avec le Niger
A l'issue d'une rencontre lundi avec le président nigérien, François Hollande s'est prononcé en faveur d'une accélération de la coopération entre Areva et le Niger pour exploiter la mine géante d'uranium d'Imouraren.
Le changement ne saute décidemment pas aux yeux en matière de nucléaire (...)"
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120611trib000703254/hollande-prone-la-cooperation-sur-l-uranium-avec-le-niger.html


 


L'Etat de grâce n'aura pas duré longtemps : lundi 11 juin 2012, moins d'un mois après son investiture, François Hollande a bafoué toutes les valeurs de la gauche et de l'écologie.

En effet, recevant le Président du Niger M. Issoufou, le nouveau Président de la République s'est prononcé pour l'exploitation par Areva, qui plus est avant même la date prévue de 2014, de la mine géante d’uranium Imouraren au Niger (*)

Il s'agit là d'une claire perpétuation des mécanismes de la Françafrique, pour le plus grand profit du lobby nucléaire (Areva) et au détriment de la démocratie en Afrique. Il est d'ailleurs édifiant de rappeler que le Président Issoufou est un ancien directeur d'une société d'exploitation de l'uranium, la Somaïr, filiale d'Areva !


Il est nécessaire de rappeler que :

- l'exploitation des mines d'uranium contamine l'environnement et assèche les nappes phréatiques

- Areva exploite les travailleurs du Niger et bafoue leurs droits et leur santé

- la mise en exploitation du gisement d'Imouraren va entraîner le déplacement de populations nomades (Touaregs)

- l'exploitation de l'uranium du Niger depuis 40 ans par la France n'a rien apporté à la population locale qui reste une des plus pauvres du monde

Le positionnement clair de François Hollande en faveur de la Françafrique et du lobby nucléaire annonce aussi le maintien des forces armées françaises en Afrique, présence néocoloniale dont le but est de "sécuriser" l'approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium.

Que va faire l'écologiste Pascal Canfin, directement concerné en tant que Ministre délégué au Développement ? Que va faire la ministre Cécile Duflot, dirigeante d'EELV et donc théoriquement opposée au lobby nucléaire et au néocolonialisme ?

Les fourberies d'Hollande - Le nouveau président français veut une exploitation rapide de la mine d'uranium géante d'Imouraren au Niger

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 10:06

on l'annonce bien qu'avec un serrement de coeur,on espère que le mouvement trouvera des formes d'organisation loin du fonctionement en  réseaux  qui pourissent tout. NDR

Comme il l'a expliqué à GARA, le mouvement Askatasuna a mis un terme à son débat interne avec la décision de disparaître. Il ferme ainsi un cycle de dix ans de travail en faveur des personnes touchées par la répression et contre cette dernière. La réflexion a consisté à analyser si cette organisation était toujours un outil adéquat à un moment où l'on est passé " d'un point de vue de résistance et de réponse à un point de vue de résolution et d'accumulation des forces ". Il fait ses adieux satisfait des avancées obtenues, encore plus évidentes dans ce nouveau cycle.

La nouvelle époque ouverte en Euskal Herria continue d'entraîner des changements structurels, y compris au sein de la gauche abertzale. Le mouvement Askatasuna a fait savoir à GARA qu'il mettait un terme à son travail, dix ans après être né de l'union de Gestoras-pro-Amnistia et de la Koordinaketa. Depuis, dix années sont passées, durant lesquelles un travail soutenu a ouvert des opportunités qui apparaissent plus clairement encore maintenant. De fait, le mouvement souligne que tant la fin de la répression que le retour chez eux des victimes de celle-ci sont des revendications qui sont de plus en plus largement soutenues par la société basque et qui sont entrées en force dans l'agenda politique.

Après " Zutik Euskal Herria ", l'organisation a discuté du fait de savoir si elle constituait toujours un outil adapté dans cette période tant espérée, où l'on est passé d'une phase de confrontation à une phase de résolution. " Il était clair pour nous que nous aurions à nous positionner dans la nouvelle situation et qu'il allait falloir mener un travail efficace pour surmonter la répression et ramener les prisonnier-e-s à la maison. Comme c'est normal dans une réflexion de cette profondeur, il y a eu différentes opinions et des discussions animées ", explique Askatasuna. Finalement, la décision a été celle de disparaître. Askatasuna explique que cette décision n'a pas été prise à un moment concret, mais qu'elle a peu à peu pris corps au fil du débat interne. Le processus rappelle celui qui avait mené à l'autodissolution d'Ekin en septembre 2011. Askatasuna nuance, en disant qu'il n'y a pas de connexion directe entre les deux décisions, mais une philosophie commune : " c'est Askatasuna qui a pris la décision de dissoudre Askatasuna, et personne d'autre. Quoi qu'il en soit, nous pouvons dire qu'il y a une logique commune parce qu'il est évident que dans un nouveau cycle, il faut repenser les structures du passé ".

Le travail d'Askatasuna a été marqué par des difficultés évidentes durant toute cette décennie, surtout en raison de la répression qui a mené à son illégalisation dans l'État espagnol et à l'incarcération d'un bon nombre de ses militants. Cependant, Askatasuna souligne avoir mené des tâches comme " essayer de donner une réponse à toutes les expressions répressives " et " le gros travail mené pour offrir soutien et ressources aux personnes touchées par la répression ". Il ajoute que les avancées sont encore plus évidentes maintenant et ouvrent la porte à la résolution de ces deux questions qui ont marqué sa trajectoire.

National mais surtout local

En plus d'avoir agi comme " un témoin très gênant ", Askatasuna restera aussi dans l'histoire comme la première organisation de ce domaine qui a eu un caractère national. À ce sujet, ils rappellent que " la répression frappe l'ensemble d'Euskal Herria, et que les prisonniers et les réfugiés, en plus d'être originaires de toutes les herrialde (provinces), se trouvent dans cette situation en conséquence de la politique répressive des deux gouvernements. Pour cette raison, un projet qui ne concernerait que Hegoalde ou que Iparralde serait incomplet ".

Au-dessus du caractère national, ils placent la chose suivante : " la base principale de notre travail s'est trouvée dans les villages et les quartiers ". Tout ce capital humain continuera évidemment à impulser les objectifs d'Askatasuna, qui ont l'air de plus en plus proches, en raison du peu de justification et d'appui social à la répression. Ils soulignent comme dernier message que, quoi qu'il en soit, " un travail social important " sera nécessaire pour en finir avec cette répression et en résoudre les conséquences, au sein d'un processus de résolution général.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 16:41

De nombreuses personnes  posent des questions au sujet du collectif  libertaire amiénois antinucléaire . En effet celui-ci est une piste pour joindre les gens qui ont signé le tract:" les chemins du vieux fleuve".Le laboratoire anarchiste de Valence qui héberge le syndicat CNT AIT qui lutte contre et qui soutient les camarades No TAV du val de Susa. Ce syndicat est parti prenantedans la lutte antinucléaire ici et ailleurs. Le syndicat CNT AIT- valence solidaire aux inculpés de Vlognes etde eux qui luttent contre la THTà Chéfresne

 
La SNCF transporte,
c’est son rôle, elle n’est pas là pour poser des questions pourvu que cela soit rentable. C’est pour la rentabilité que la SNCF restructure, supprime des lignes, des postes, des trains de voya-geurs ou de fret jugés déficitaires. Alors, comment expliquer que lestransports de déchets nucléaires, les trains renforcés de CRS circulent d’un bout à l’autre du parcours accompagnés de cadres de la traction, des ca-dres du transport sont mobilisés à chaque relais. Le long des lignes, la sur- veillance est accrue, les polices et gendarmeries sont sur le pied de guer-re. De là à penser que ces transports sont subventionnés par l’Etat, laDéfense nationale (donc par notre exploitation) il n’y a qu’un pas. Nousqui pensions que les subventions étaient interdites par Bruxelles ! A une certaine époque, l’Etat français de Pétain ordonnait à la SNCF de transporter  vers  l’Allemagne dans des wagons à b estiaux des voyageurs, gê-nant l’accomplissement de l’ordre nouveau  prôné par Hitler. La direction dela SNCF, sans état d’âme, a organisé de manière exemplaire ces transports.Mais il y eut des cheminots qui s’opposèrent, qui entrèrent en désobéis-sance. Aujourd’hui, pas de réaction, le nucléaire avec sa pseudo-propretéde façade passe pour la panacée au sein des populations, même s’il pollueirrémédiablement la planète pour des millions d’années. Aucun syndicat(conventionnel) ne s’est opposé à quoi que ce soit. Tout au plus certains,comme SUD, à l’image de Dominique Malvaud*, membres du CNHSCT (La Voie du rail du 4 avril 2001) qui déclare ne pas être contre à la condition d’une totale transparence concernant ce type de transport.La SNCF est également grande consommatrice de nucléaire. Les TGV sont particulièrement gourmands, ces trains sont la vitrine de la société ca-pitaliste, toujours plus loin, toujours plus vite, toujours à la recherche demarchés à l’étranger. Le tout-TGV à la SNCF désertifie des régions entières:le budget ne permet plus d’entretenir les lignes classiques, imposant des li-mitations de vitesse et une offre visant à décourager les voyageurs, parexemple, il faut 1 heure 30 min de plus qu’il y a 20 ans pour effectuer latransversale Nantes-Lyon, c’est plus rapide de faire Nantes-Paris et Paris-Lyon en TGV.Le nucléaire est l’énergie indispensable de l’asservissement à la société.De part ses dangers propres et induits, seule une société parfaitement po-licée et militarisée permet son fonctionnement.Le nucléaire permet soit-disant l’indépendance énergétique de la France alors que l’uranium estmaintenant importé. C’est l’énergie la moins chère car on ne prend pas encompte le démantèlement des centrales en fin de course, les déchets quipolluent définitivement la planète. Les opposants aux transports existent. Il y a les pros de la politique qui briguent des sièges au parlement ou dans lesministères. Leurs positions sont aussi ambiguës que leurs personnalités : ilsarrivent à concilier capitalisme et écologie. Il y en a d’autres qui sont sûrsque la société industrielle détruit la planète et qui mettent tout en œuvrepour la sauver (blocage des transports des déchets ; oppositions à l’implan-tation de nouvelles centrales ou à la prolongation du fonctionnement descentrales existantes ; opposition à l’enfouissement des déchets nucléaires à vie longue). Nous sommes de ceux-ci.
Novembre 2004 Collectif libertaire amiénois antinucléaire
*Dominique Malvaud celui-ci fait parti du bureau actuel de sortir du nucléaire 26/07

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:15

Le collectif NRV (Nous Restons Vigilant) réunit des travailleurs sociaux en formation et salariés. Il est une émanation des collectifs anti-délation érigés en résistance au projet de loi dite de prévention de la délinquance en particulier et aux lois répressives, racistes et sécuritaires en général, mises en place par les pouvoirs publics. Nous nous sommes constitué-e-s autour d'un sentiment commun de révolte. Il nous apparaissait, compte tenu du contexte politique actuel, de plus en plus difficile et complexe de concilier nos convictions, nos engagements politiques, professionnels et personnels avec nos pratiques toujours plus limitées et contraintes par la commande sociale. Aujourd'hui, ce constat s'accompagne d'une volonté de bousculer nos représentations, nos certitudes, nos préjugés ainsi que l'ensemble de nos pratiques et de nos positions : les nôtres, ceux de nos collègues, des personnes accompagnées, de nos institutions, ceux de la société.
Le Collectif N.R.V. se veut donc un espace d'échanges, de débats et de discussions ouvert à tous, confrontant les expériences et les analyses. Pour cela nous nous sommes centrés l‘an dernier sur l’organisation de débats et de rencontres (débats autour des nouvelles législations sécuritaires, sanitaires et sociales ; forum « travail social et engagements » tentant de dépasser la dissymétrie des relations aidants/aidés, experts/profanes). Nous souhaitions cette année enrichir notre démarche par l’élaboration et la diffusion d’écrits, d’alertes, d’analyse et de soutien à d’autres luttes. 

Le collectif est ouvert à tous, chaque Lundi à 18h30, hébergé par la CNT, 33 rue des Vignoles, Paris 20. 
Pour tout renseignement, n’hésitez pas à nous contacter par mail : interecolesocial@no-log.org  

 

 

 

Communiqué de soutien du collectif NRV :

 

Depuis quelques jours un immeuble vide appartenant à la Poste situé au 260 rue des Pyrénées Paris 20ème est occupé par des précaires, des familles et des mal logés ; le collectif NRV (collectif de travailleurs sociaux) apporte son soutien à cette occupation.

 

- Face au manque de moyens, au manque de logements, à la spéculation immobilière,

- alors que les pouvoirs publics (les préfectures et les collectivités locales) ne font qu'inventer et réinventer des dispositifs creux,

- alors qu'il y a des batiments vides,

Qui peut dire que l'auto-organisation et la réquisition ne sont pas des solutions ?

 

En tant que travailleurs sociaux nous recevons de plus en plus de personnes avec une demande de logements urgentes, on nous demande de remplir tels ou tels dossiers qui n'ont  d' autres effets  que de donner de faux espoirs. 

 

En exemple, depuis 2008, à grand renfort de coups médiatiques, la loi DALO est mise en place (Droit Au Logement Opposable censé garantir un logement pour touTEs). La loi stipule que les personnes sans logement et jugées prioritaires peuvent engager des procédures judiciaires à l'encontre de l'Etat et exiger de celui-ci le paiement d'une astreinte pour non-respect de la loi. La réalité est tout autre. Les personnes ayant saisi le tribunal administratif ne recevront jamais directement de réparation financière, l'astreinte sera versée au Fond Régional d'Amménagement Urbain autrement dit à l'Etat. L'Etat condammne l'Etat. Ce genre d'aberration nous y sommes confrontés quotidiennement.

 

Et si les travailleurs sociaux faisaient un pas de coté ? Soutenir les réquisitions de logements vide, cesser de servir la soupe (qui d'ailleurs n'est pas bonne) des collectivités locales, des institutions publiques et des diverses associations qui nous "mythonent". 

 

Alors que la précarité traverse de plus en plus les institutions sociales (financements limités, faillites d'associations, appel à projet restrictif...) pourquoi devrions-nous maintenir nos prérogatives de petits employés éclairés soumis au devoir de réserve ?

 

Nous sommes censés répondre à des nécessités, pourtant de plus en plus souvent les travailleurs sociaux font tourner (d'ailleurs assez mal) des lois ou des dispositifs qui ne font qu'alimenter des procédures de contrôle. On justifie l'inaction des pouvoirs publics par le profilage toujours plus sophistiquée et aberrant DU précaire ingrat et indocile, qu'il faut démasquer et punir.

 

Au dela du discours économique qu'on nous assène sur la dette et sur la pseudo responsabilité de chacun sur l'état des finances publiques, nous avons touTEs besoin de nous loger, on n'habite pas des lois...


 Collectif NRV: collectif-nrv_over-blog.fr

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 02:24

il semblerait que rien, pas même les conséquences effroyables de la catastrophe de Fukushima toujours en cours, ne puisse infléchir le positionnement d’EELV sur le nucléaire. Ce positionnement “écolo” sur l’industrie nucléaire, on le constatait déjà lors des présidentielles de 1974, avec une demande de René Dumont pour un moratoire sur les projets de centrales. Un moratoire, une simple suspension provisoire.

Puis Dominique Voynet, Ministre verte à l’Environnement et à l’Aménagement du Territoire (de la “Gauche plurielle” à partir de 1997), signait l’extension de l’usine MELOX, productrice de MOX, et l’installation à Bure d’un “laboratoire” d’étude du stockage des déchets radioactifs à vie longue.

Les verts siégeant au conseil régional PACA ne s’opposèrent pas vraiment au projet ITER, mais signèrent en décembre 2006 le principe de « 1 euro pour Iter, 1 euro pour les renouvelables  ».

En novembre 2009, les élus verts au Parlement Européen, quant à eux, votaient un texte comprenant la résolution suivante : « ... le passage... à une économie à faible intensité de carbone conférera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme... » La revendication depuis 30 ans par les verts d’une sortie progressive du nucléaire, équivalant de fait à une prolongation programmée du nucléaire en France, s’est confirmée sans surprise durant la récente campagne pour les présidentielles de 2012.

Lors d’une de ses interventions, Eva Joly l’exprimait ainsi : une “sortie en 20 ans pour permettre une montée en puissance des énergies renouvelables... une situation douce pour les Français...” …et douce aussi pour Cécile Duflot, désormais ministre d’un gouvernement pro-nucléaire.

Le programme d’EELV pour les législatives de juin 2012 atteint un nouveau degré de renoncement. Il s’agit de “désintoxiquer nos pays des énergies fossiles et du tout nucléaire”, légitimant de fait la part du nucléaire dans le mix énergétique francais.

Le tribut “symbolique” de la fermeture des deux réacteurs de Fessenheim durant le prochain quinquennat - comme à l’époque de Dominique Voynet la fermeture d’un Superphénix toujours en panne était le tribut pour une “Gauche plurielle” - ne trompe personne. La France, toujours ”fille aînée” de l’atome, restera nucléaire en attendant la prochaine catastrophe qui ne manquera pas de se produire et ce, avec la complicité du parti écologiste.

Pourtant, EELV se targue de vouloir moraliser la politique mais continue, dans la droite ligne de l’écologie politicienne et du réformisme, d’accompagner les gouvernements socialistes pro-nucléaires au nom des petites avancées écologiques et surtout, en ce qui nous concerne, au mépris de la vie humaine.

LE NUCLEAIRE : UNE QUESTION ETHIQUE !

Pendant qu’à Tchernobyl, la radioactivité se disperse toujours dans l’environnement, que les populations comme les “liquidateurs” sont laissés à leur triste sort, la situation pour les Japonais, elle aussi, est loin d’être douce. Les rejets massifs de radioactivité se poursuivent et contaminent de façon irréversible le sol, l’air, l’eau et la chaîne alimentaire. Des millions de personnes vivent en territoires contaminés. La centrale nucléaire de Fukushima, ses quatre réacteurs fondus, et les populations restent à la merci d’un prochain séisme aux conséquences terrifiantes sur les piscines encore pleines de combustible nucléaire. Les enfants encaissent des doses de travailleur du nucléaire, ils portent des dosimètres, les autorités continuent de mentir, mais les 54 réacteurs nucléaires japonais sont à l’arrêt, au moins provisoirement grâce à la population qui fait pression sur les autorités locales contre leur redémarrage, sans revenir à la bougie ni attendre la fameuse "transition énergétique" chère aux politiciens écologistes.

Tous les scénarios Négawatt, de sortie planifiée avec arrêt des plus vieux réacteurs, de diminution de la part du nucléaire dans le mix énergétique français, d’économies d’énergie au nom des sacro-saintes émissions de gaz à effet de serre n’y changeront rien. Les catastrophes nucléaires produisent et produiront des effets irréversibles pour des centaines, des milliers d’années. Elles provoqueront des cancers, des maladies respiratoires, digestives, cardiaques, neurologiques, des mutations génétiques, des zones inhabitables, rayées de la carte, et la remise en cause même de la survie des civilisations humaines.

LA FIN DU NUCLEAIRE N’EST PAS NEGOCIABLE : A DANGER IMMEDIAT, ARRET IMMEDIAT !

Devant l’indigence des propositions des partis politiques de tous bords ou des organisations ”écologistes”, il faut rappeler que depuis des années, existe en France un point de vue antinucléaire dissident pour un arrêt immédiat du nucléaire.


Nous ne pouvons nous satisfaire de propositions de sortie du nucléaire sur 20 ans, 30 ans ou plus, ni des négociations électoralistes qui au final, ne tiennent aucun compte de la dangerosité inacceptable de cette industrie.


Qui pense encore que la catastrophe nucléaire est impossible en France alors que les autorités s’y préparent, que des scénarios de gestion existent depuis quelques années pour la ”phase d’urgence”, et maintenant pour une stratégie de gestion post-accidentelle à long terme (le CODIRPA) pour les territoires français dont le sol serait durablement contaminé.

Faut-il attendre un désastre en France avec ses dramatiques conséquences sanitaires, sociales, économiques, pour sortir de cette impasse nucléaire ? Combien de morts, de territoires contaminés, de centaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs légués aux générations futures comme dette éternelle avant que l’industrie nucléaire ne soit stoppée définitivement ?

L’arrêt immédiat du nucléaire ne relève pas d’un délire irrationnel, ni d’une utopie. L’arrêt immédiat du nucléaire, c’est du concret, c’est applicable, c’est possible maintenant ! Le Japon nous en donne un exemple tragique mais flagrant. Nous n’avons pas à attendre un hypothétique développement des énergies renouvelables pour une “transition énergétique”, en courant tous les jours le risque d’une catastrophe. Des solutions existent : arrêt de la production d’électricité pour l’export, de l’autoconsommation de la filière nucléaire, utilisation maximum des capacités hydroélectriques et des centrales thermiques classiques existantes (à charbon, fioul, gaz). Nous savons que de nouvelles centrales thermiques au gaz ou au charbon peuvent être construites très rapidement, et que le remplacement des centrales nucléaires par du thermique classique n’influera que très marginalement sur les émissions globales de gaz à effet de serre.


Mettre fin au danger des centrales nucléaires n’est pas un problème technique, mais un problème politique et éthique qui dépend de l’exigence de la population vis-à-vis de ses représentants. L’incontournable urgence n’est malheureusement pas d’attendre un changement de société ou de modèle économique pour un monde meilleur. L’urgence est de sauver nos vies !

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 06:09

on publie cet entretien ,bien que des divergences existent .On publie une des divergences avec l'OIP lyon sur le blog du laboratoire certaines personnes du collectif solidarité prisonniers ont demandé àla permanente de l'OIP de Lyon, depuis des années des justificatifs pour obtenir une boite aux lettres à la maison de société de Valence. A ce jour aucune réponse de sa part.

Prochaine émission de radio du collectif solidarité prisonniers  le 18 juin.

 

Entretien avec Céline Reimeringer, permanente de la section Rhône-Alpes de l’Observatoire Internationale des Prisons, autour de la situation de Samir Tafer, condamné initialement à 8 mois de prison, et qui devrait au final en effectuer au minimum 48. Un rassemblement de soutien à Samir aura lieu mercredi 6 juin à 14 h à Lyon.

Samir Tafer a déjà effec­tué 40 mois de prison alors qu’il n’était entré que pour 8 mois et qu’il ne devrait pas sortir avant jan­vier pro­chain. Sa déten­tion a été pro­lon­gée de plus de 3 ans, pour des faits (sup­po­sé­ment) commis en déten­tion, suite à 3 plain­tes dif­fé­ren­tes de sur­veillants. Connait-on le nombre de peines de prison pro­non­cées pour des faits commis en déten­tion ? Quelles sont les prin­ci­pa­les accu­sa­tions ?
Céline Reimeringer : Nous n’avons pas connais­sance de sta­tis­ti­ques pré­ci­ses, qui seraient d’ailleurs sans doute très par­lan­tes. Les pra­ti­ques diver­gent selon les par­quets (dans chaque tri­bu­nal) qui déci­dent de pour­sui­vre ou pas tels types de faits. C’est donc très varia­ble selon les établissements. En géné­ral, l’intro­duc­tion ou la déten­tion et le trafic de stups sont sys­té­ma­ti­que­ment pour­sui­vis, il en va de même en cas de vio­len­ces des déte­nus sur les per­son­nels ou d’outra­ges de déte­nus sur les per­son­nels.

Pour le reste, les vio­len­ces entre déte­nus sont assez rare­ment pour­sui­vies (par rap­port au nombre de pro­cé­du­res dis­ci­pli­nai­res inter­nes). Enfin, cer­tains par­quets pour­sui­vent sys­té­ma­ti­que­ment en cas de décou­verte de télé­phone por­ta­ble, d’autres pas. Nombre de faits pour­sui­vis concer­nent donc des actes résul­tant des vio­len­ces et des ten­sions indui­tes par le fonc­tion­ne­ment de l’ins­ti­tu­tion, ce qu’ont montré plu­sieurs études socio­lo­gi­ques. L’une d’elles cons­tate que la prison rend ner­veux, irri­ta­ble, angoissé, agres­sif et stressé » et que « tout peut deve­nir un motif de colère, d’alter­ca­tion, d’insulte ou de vio­lence ».

Malgré cette situa­tion main­te­nant connue et reconnue (l’étude pré­ci­tée date de 2005), les juges au pénal per­sis­tent à condam­ner aveu­glé­ment, sans tenir compte de cette situa­tion par­ti­cu­lière. Le pire de cette logi­que consiste dans les peines plan­cher, à cause des­quel­les un détenu réci­di­viste peut être condamné à 4 ans de prison pour avoir intro­duit 5 gram­mes de shit. Enfin, les déte­nus subis­sent en géné­ral une triple peine pour toute infrac­tion com­mise en déten­tion : ils vont bien sou­vent au mitard dans le cadre de la pro­cé­dure de dis­ci­pline interne, ils se font condam­ner au pénal, mais aussi, ils se voient reti­rer de façon quasi sys­té­ma­ti­que leurs « cré­dits de remise de peine » sur simple déci­sion du juge de l’appli­ca­tion des peines (JAP) et se voient inter­dire des remi­ses de peine sup­plé­men­tai­res pour bonne conduite. Les peines peu­vent donc s’allon­ger très rapi­de­ment, et le cas de Samir est l’illus­tra­tion d’une pro­blé­ma­ti­que récur­rente, qui signe d’ailleurs l’échec de la prison à faire entrer des « petits délin­quants » dans le « droit chemin ».

Les plain­tes peu­vent donc être posées par les sur­veillants pour « outrage et rebel­lion à l’égard de per­son­nes dépo­si­tai­res de l’ordre public », comme les poli­ciers notam­ment. Quelle inci­dence le ren­for­ce­ment de ce délit dans la loi, en 1996, a-t-elle eu en prison ?
C. R. : Une telle infor­ma­tion serait là encore très ins­truc­tive, mais nous n’avons aucune donnée en notre pos­ses­sion.

En juillet 2010, un com­mu­ni­qué de l’OIP poin­tait une série d’allé­ga­tions de vio­len­ces de sur­veillants à l’égard de déte­nus à la prison de Saint Quentin Fallavier. En jan­vier 2012, c’est la prison où a eu lieu la der­nière alter­ca­tion de Samir Tafer, lui valant une année sup­plé­men­taire de déten­tion. Qu’en pensez-vous ?
C. R. : Malheureusement, les auto­ri­tés com­pé­ten­tes (tant judi­ciaire que péni­ten­tiaire) culti­vent le silence à ce sujet et lais­sent donc place à la sus­pi­cion. L’inter­pel­la­tion de l’OIP a été suivie d’une enquête de grande ampleur des ser­vi­ces d’ins­pec­tion interne à la péni­ten­tiaire mais ses conclu­sions ne nous sont pas connues ; le per­son­nel de direc­tion et une partie du per­son­nel d’enca­dre­ment a été muté mais l’admi­nis­tra­tion ne s’est pas expli­quée. Par ailleurs, pour l’ins­tant, seul un dos­sier a donné lieu à la tra­duc­tion devant la jus­tice d’un per­son­nel de sur­veillance qui avait asséné un coup de tête à un détenu au sein de l’établissement. A notre connais­sance, aucune autre condam­na­tion pénale n’a été pro­non­cée. Ce silence des­sert tout le monde, y com­pris les ins­ti­tu­tions concer­nées...

Les gar­diens connais­sent le « cur­ri­cu­lum vitae » des détenu-e-s dès leur arri­vée. Il sem­ble­rait qu’ils se pas­sent le mot, et Samir Tafer les accuse de pous­ser les détenu-e-s à la faute juste avant leur date de libé­ra­tion. Qu’est-ce que les déte­nus connais­sent des sur­veillant-e-s ?
C. R. : En effet, les per­son­nels dis­po­sent de nombre d’infor­ma­tions, notam­ment sur le com­por­te­ment des déte­nus en prison. Le pro­blème prin­ci­pal, c’est la tra­ça­bi­lité de ces infor­ma­tions, c’est-à-dire le fait que les déte­nus traî­nent pen­dant toute leur déten­tion (y com­pris après trans­ferts) le moin­dre inci­dent ou la moin­dre remar­que sur leur com­por­te­ment comme autant de bou­lets. Et l’admi­nis­tra­tion, comme les juges, a ten­dance à deve­nir de plus en plus dure avec les déte­nus qui lui posent pro­blème, ce qui crée un cercle vicieux qui a lui aussi été lar­ge­ment décrit par des socio­lo­gues.
Les déte­nus ont évidemment beau­coup moins d’infor­ma­tions sur les per­son­nels, dont ils ne connais­sent en géné­ral pas le nom (sauf pour les gradés), ni le matri­cule qui n’est pas men­tionné sur l’uni­forme.

Un-e détenu-e peut-il porter plainte contre un sur­veillant ?
C. R. : En théo­rie, oui bien sûr. Le pro­blème, c’est d’abord et avant tout l’iner­tie de l’auto­rité judi­ciaire (les par­quets) à mener des enquê­tes sérieu­ses, c’est à dire à même de per­met­tre la pour­suite des auteurs d’infrac­tions. Le prin­cipe de l’« oppor­tu­nité des pour­sui­tes », qui permet au pro­cu­reur de déci­der de pour­sui­vre ou pas sans avoir à s’en expli­quer a été cri­ti­qué par le Comité contre la tor­ture de l’ONU en 2010, qui s’est dit « par­ti­cu­liè­re­ment préoc­cupé face à la per­sis­tance d’allé­ga­tions qu’il a reçues au sujet de cas de mau­vais trai­te­ments qui auraient été infli­gés par des agents de l’ordre public à des déte­nus et à d’autres per­son­nes entre leurs mains ». L’autre pro­blème, c’est que la plu­part du temps, l’admi­nis­tra­tion refuse d’admet­tre que des vio­len­ces puis­sent être com­mi­ses par des per­son­nels et donc, fasse tout pour étouffer de tels faits. La meilleure preuve, c’est qu’elle ne comp­ta­blise pas dans ses sta­tis­ti­ques sur les vio­len­ces en prison, celles com­mi­ses par des per­son­nels. Plus encore que le com­por­te­ment indi­vi­duel des per­son­nels, c’est la réac­tion des ins­ti­tu­tions qui pose pro­blème.

Quelles sont les condi­tions de juge­ment d’un-e détenu-e ? Peut-il citer des témoins ? Le tri­bu­nal ou la défense ont-ils accès au dos­sier pro­fes­sion­nel d’un sur­veillant pour voir s’il porte plainte régu­liè­re­ment, ou s’il a été impli­qué dans des faits de vio­lence ou d’injure ?
C. R. : Un ami récem­ment incar­céré nous a dit que la parole du détenu est bafouée, et ce dès le pas­sage devant le juge. Pour la seule raison qu’une infrac­tion lui est repro­chée. C’est encore plus vrai en cas de juge­ments de faits commis en déten­tion. C’est un élément qu’il faut avoir à l’esprit pour orga­ni­ser sa défense, car c’est là le prin­ci­pal obs­ta­cle qu’il devra affron­ter. En géné­ral, le dos­sier pénal est très mince et par­fois cons­ti­tué des seules pièces pro­dui­tes par l’admi­nis­tra­tion péni­ten­tiaire. Le détenu aura donc beau­coup de mal à se défen­dre. D’autant plus que la plu­part du temps il sera pré­sent devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel après une simple enquête du par­quet lors de laquelle il ne peut inter­ve­nir pour deman­der les actes d’inves­ti­ga­tions. Et devant les juges, il est bien sou­vent trop tard ...

Que conseiller à des pro­ches de pri­son­niers pas­sant au tri­bu­nal pour des faits simi­lai­res à ceux de Samir Tafer ?
C. R. : Outre ce qui pré­cède, tou­jours refu­ser la com­pa­ru­tion immé­diate. Et trou­ver un avocat qui accepte de tra­vailler le dos­sier aussi sérieu­se­ment que pos­si­ble.

Que pensez-vous plus géné­ra­le­ment de la situa­tion de Samir ?
C. R. : Dès qu’il est amé­na­gea­ble, il fau­drait qu’il puisse béné­fi­cier d’un amé­na­ge­ment de peine. Malheureusement, les JAP accor­dent sou­vent une grande impor­tance aux pro­fils des condam­nés alors que le com­por­te­ment en déten­tion et les pers­pec­ti­ves de réin­ser­tion sont deux choses bien dif­fé­ren­tes. Le sou­tien des pro­ches pour pré­pa­rer un projet et créer le lien avec l’exté­rieur reste essen­tiel, et ceux qui ne l’ont pas se trou­vent bien sou­vent dans l’impasse.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 21:24

1. Eh bien, c’est super chouette ce qui se passe. Bien sûr, il y en a qui paient le prix… violence policière, arrestations, amendes…

Le 22 mai, une manifestation d’environ 200 000 personnes a eu lieu et elle était illégale. Elle s’est divisée en trois manifestations qui se sont joint, à la fin, à la manifestation syndicale qui elle avait négocié son trajet avec la police (les assos nationales de droit- fecq et feuq- sont restées avec les syndicats). Le slogan de la manif était « 100 jours de grève, 100 jours de mépris ». Seul le syndicat étudiant radical LA CLASSE a ouvertement invité à défier la loi spéciale. D’ailleurs, tu peux aller sur le site nouveau de La Classe : « arrêtez-moi quelqu’un ! » les gens se prennent en photo, comme pour la police, et y écrivent « je désobéis ». C’est plutôt drôle…

Aussi drôle dans la manif du 22 mai, des syndicalistes et le mouvement communautaire se sont retrouvés dans les manifs illégales…. et heureux d’y être…. et même de scander : « On est plus que cinquante ! on est plus que cinquante ! » – d’après la nouvelle loi il faut annoncer le trajet quand on est plus de 50. On commence à réfléchir à la Formule 49 dans le cadre de la Formule 1.

Puis, dans la nuit du 22 mai, une autre manif illégale a eu lieu en soirée jusqu’à 3 heures du mat. On compte quelques arrestations.

Depuis quelques jours (samedi le 22), il y a des manifestions de casseroles (en souvenir du Chili des années 70- Pinochet). Cette reprise de type de protestation, ici contre la loi 78, est superbe, car elle est transformée dans le contexte québécois de 2012. Depuis samedi, le 22 mai, à 8:00 p.m. les gens sont invités à sortir sur leurs balcons ou sur les trottoirs avec leurs casseroles. Le mot d’ordre est sur facebooke, twitter, etc. : « A vos casseroles ! ». La population est invitée à faire du bruit contre la loi spéciale qui interdit le manifester sans annoncer l’itinéraire, etc.

Là où ça déborde, c’est extraordinaire, car les gens (familles, enfants, grands-parents, etc.), de plusieurs quartiers de Montréal et ailleurs dans d’autres villes, sortent à la rue et se mettent à manifester de manière spontanée, dans la joie et le bonheur, en faisant un bruit d’enfer ! Créant eux-mêmes des manifestations illégales. C’est rendu qu’on attend 8:00 p.m. pour faire du bruit et se mettre en marche. Hier mercredi, des manifestations spontanées se sont rencontrées au centre-ville et la police a arrêté 400 personnes (la ville de Québec a connu une centaine d’arrestations). Mais la loi 78 n’est pas appliquée, ou très partiellement (à part dans la ville de Sherbrooke – une trentaine d’arrestations). C’est la loi municipale d’attroupement illégal qui s’applique principalement. et personne ne comprend pourquoi, même si on défie la loi spéciale, elle n’est pas appliquée. Est-ce que l’État attend de le faire une fois qu’on reviendra en classe et tentera de lever les cours afin de faire respecter le mandat de grève ? Car c’est là que ça risque de faire réellement mal….

Aujourd’hui, trois manifs casseroles sont parties de trois points\quartiers différents et on parle d’environ 10 000 personnes dans les rues qui cognent de la cuillère sur les chaudrons. C’est la dérision pure. C’est génial. C’est l’euphorie. Il y en a même un qui a décidé de faire rouler son barbeque dans la manif pendant que son copain cognait dessus avec la spatule (bien sûr sans la bonbonne de gaz).

Bref, la population s’amuse à ridiculiser le premier ministre du Québec, Jean Charret, qui a fait voter cette loi. La population est en train de lui dire qu’elle ne la respecte pas. C’est du jamais vu ! tout le monde s’amuse à dire : « La loi spéciale, on s’en câlisse ! » (on s’en fout).

Les journalistes analystes de la situation (le canal LCN avec Jean Lapierre, un sympathisant du parti au pouvoir) parlent de crise d’autorité et disent que le mouvement étudiant, en ce moment, a un réel rapport de force. C’est la première fois depuis le début de la GGI (grève générale illimitée) que l’on parle en ces termes, surtout à la télé, dans un des canaux les plus à droite. Ce n’est pas peu dire. Il est même lancé comme idée trois solutions : renégocier (Etat – Mouvement étudiant), déclencher des élections ou appliquer la loi.

La ministre de l’éducation veut renégocier, mais dit déjà ne pas vouloir discuter de la hausse des frais de scolarité. La FECQ (asso collégiale) veut se mettre à table et faire des compromis. la FEUQ (asso universitaire de droite) veut également faire des compromis, mais parle de la hausse et exige que LA CLASSE y soit présente. LA CLASSE ( l’assé- asso progressiste) exige de parler de la hausse et revendique un gel et la gratuité scolaire. Mais cette dernière n’a pas encore dit qu’elle voulait se mettre à table avec la ministre.

Bref, ce qui est intéressant ici est de constater que depuis que la population conteste la loi spéciale, le gouvernement est obligé de relancer une invitation aux négociations, même si le processus et la rencontre relèvent plutôt de l’ordre du cosmétique !

Dans un autre ordre d’idées, mais toujours en lien avec la grève, aujourd’hui est sorti de prison un des quatre étudiant-e-s qui avait été arrêté pour un fumigène dans le métro. On connait le copain. On les accuse de méfait (10 ans de prison) et de vouloir faire craindre à un geste terroriste (5 ans de prison). Ils sont en liberté conditionnelle avec une liste de conditions extrêmement sévères. Je n’en dirai pas plus, car c’est un sujet délicat. Bien sûr nous on soutient la famille et les quatre du métro.

2. Ma participation aux assemblées à titre de gréviste m’a fait comprendre une chose. Les diverses générations d’étudiant-e-s en grève veulent un possible qui leur est inaccessible. Les étudiant-e-s savent que peu d’avenues se présentent à eux (à court terme) et luttent pour un droit de cité (semblable à celui des générations d’avant). On veut un diplôme, un travail, un salaire, etc., et des services sociaux. D’autres encore remettent en question cette idéologie. Associé à ces désirs, il y a chez elles et eux un espoir incommensurable, voire rarissime et un courage teinté de ludisme : pas peur de l’État ni des injonctions ni des administrations ni de la police ni de perdre la session scolaire ni de devoir recommencer. J’ai rarement vu cela. Il faut dire que cette réaction est occasionnée aussi par une attitude autoritaire d’un gouvernement austère. Bref, chaque fois que l’État réplique au mouvement, celui-ci lui répond, le contourne et détourne l’action vers une résistance encore plus forte, ou tout simplement plus engagée, consciente, organisée, inventive…

Je ne cherche pas à idéaliser ce mouvement, car il est de prime à bord réformiste, faisant même partie d’un agenda électoraliste, etc. mais il contient une poésie hors commun, un soupçon de rêve, un désespoir refoulé ou un espoir assumé et combien inspirant. Au-delà de l’affirmation suivant laquelle le mouvement n’implique pas l’idée de révolution, il contient de minces bribes subversives. C’est ici où je me situe. C’est ce que je cherche à comprendre afin de poser des gestes dans cette direction suivant mes valeurs politiques (comme gréviste maintenant ou comme prof à l’automne). J’ai fait quelques interventions en assemblée dont une en particulier en rapport à la peur qu’a le mouvement syndical de faire une journée de grève sociale.

Un professeur représentant le syndicat des profs universitaires (UQAM) est venu parler en assemblée étudiante de l’appui au mouvement, mais que cela excluait la grève. Je l’ai interpellé et posé l’hypothèse suivante : l’attitude austère qu’a l’État à l’égard du mouvement étudiant est un terrain d’essai qui vise à vérifier le niveau de solidarité communautaire, ouvrière, syndicale, prolétarienne. ce que subit le mouvement étudiant en ce moment sera imposé aux travailleuses et travailleurs lors des prochaines négociations des conventions collectives prévues dans le secteur public pour 2015 environ. Aucune lutte isolée ne peut gagner sa cause. La solidarité est plus que nécessaire. Cesser d’avoir peur de perdre, peur d’être puni, peur de… constitue une des clés de la mise en marche d’un nouveau mouvement social. C’est peut-être là où se situe la contribution de la grève générale illimitée étudiante au mouvement social. Elle défie les calendriers, les lois spéciales, les injonctions, l’anti-émeute, etc. Certes mon hypothèse est limitée et qu’on peut en poser tout plein d’autres. Lorsque je l’ai posée, ce fut dans la perspective d’interpeller le syndicat des profs de l’université, parce que mon propre syndicat de profs au collège a peur des représailles prévues dans la convention collective s’il fait grève sociale…

3. …La vison humaniste et sociale démocrate mais de belles images et de belles phrases… ronflantes et nationaliste mais quand même : ici.

Montréal, le 25 mai 2012

Feuille d’érable

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