Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
Le premier roman de Marie-José Basurco, paru en 1997 au Temps des
Cerises vient d’être réédité aux éditions Gatuzain. A l’époque, le
roman avait rencontré un vif succès et bénéficiait de nombreuses
parutions dans les colonnes des critiques littéraires, y compris dans
le fameux Monde des livres.
C’est un récit "très viscéral et sanguinaire" décrit l’auteure en
rappelant qu’il est "l’histoire de l’assassinat par le GAL d’un ami
très cher. J’aurais voulu rencontrer Miguel Courtois (réalisateur du
film GAL, Ndlr) pour lui raconter ce que les proches des victimes ont
vécu".
Quand elle s’est retrouvée par hasard, 10 ans après les faits sur le
lieu du crime avec une amie lui expliquant les détails d’alors, elle
est rentrée bouleversée chez elle et elle s’est mise à écrire la
première phrase de ce qu’elle ne supposait pas encore être un roman:
"De mon exil sous les toits...".
Une fois achevé, Marie-José Basurco a envoyé le manuscrit à Gilles
Perrault, qui s’est chargé de le faire éditer et de préfacer l’ouvrage.
La maison d’édition Le Temps des Cerises a édité le roman en 3000
exemplaires. Le stock épuisé, il n’a malheureusement pas pris
l’initiative de le rééditer. Afin de répondre à une demande croissante
des lecteurs, l’auteure a donc repris ses droits et décidé de sortir à
nouveau le livre chez Gatuzain avec qui est paru son deuxième roman
Sois Forte Lucia. "C’était logique en fait, le premier tome est Sois
forte Lucia, le deuxième L’exilée et il y aura le troisième, cela fera
une jolie collection" précise l’auteure.
Comptes de faits
Fidèle à ses convictions, Marie-José Basurco a profité de la
présentation de son ouvrage pour exprimer sa "grande colère par rapport
à l’affaire des comptes bloqués de Gatuzain. C’est inadmissible. Cela
me rappelle le plan ZEN qui voulait mettre fin au monde militant. A ce
sujet, certains lecteurs m’ont carrément conseillé de changer de maison
d’édition. Je tiens à signaler qu’il n’en est pas question".
Les membres de Gatuzain, présents pour la présentation ont alors pris
la parole pour signaler qu’il n’y avait pas de nouveau concernant le
compte. Un mois après le blocage, ils ont pris la décision d’ouvrir un
nouveau compte et de modifier leur campagne d’abonnement en demandant
au abonnés de renouveler leur abonnement en réglant par chèque(s) en
une ou 4 fois le montant de la cotisation (48 euros). Ils ont par
ailleurs signalé qu’ils continueraient à éditer les ouvrages
initialement prévus.