En s’attaquant à Julien Coupat et à ses amis, l’État savait très bien qu’il provoquerait des réactions
d’hostilité visibles.
Il le savait d’autant mieux que c’est sa police qui a mené toute l’affaire, de l’infiltration au «sabotage» lui-même et
qu’évidemment elle «savait tout» sur Coupat.
D’autres «anarcho-autonomes d’ultra-gauche nihiliste» sont déjà emprisonnés depuis quelques mois, eux aussi accusés de terrorisme, mais qui
s’en soucie en dehors du petit milieu des «militants» radicaux ?
Il fallait un exemple, un exemple médiatique et le coup a été bien préparé au ministère de l’Intérieur pour le 11 novembre, une mise en scène formidable et déjà plus d’un mois de prison (en tant que D.P.S.) pour Julien Coupat et Yldune Lévy, et cela sans aucune preuve.
Julien Coupat et ses amis écrivent, et ils écrivent bien. Et c’est bien cela que leur reprochent
l’État et sa police politique.
Ne pouvant encore censurer tous les écrits qu’il voudrait interdire, l’État enferme leurs auteurs sous des accusations fallacieuses.
Finalement, avec cette opération l’État veut montrer qu’il peut enfermer n’importe qui, même des «intellectuels», enfants d’une classe
«moyenne supérieure», soutenus par d’autres «intellectuels» reconnus, en les accusant de
n’importe quoi.
L’État se moque bien d’apparaître arbitraire, stupide et de porter des accusations délirantes, comme qualifier de terrorisme des «actes de malveillance».
Au contraire, c’était son objectif.
Dans les temps troublés qui s’annoncent, cette opération est la «première» offensive de
l’État et de sa police médiatique contre ceux qui refusent l’existence absurde qu’on leur impose, ceux qui ont choisi de «déserter» le désert et de construire autre chose.
L’État veut faire PEUR, c’est son essence même d’être terroriste.
«C’est seulement en se libérant de la
peur que la société pourra s’édifier dans la liberté.» Durruti
Y'a quand même un truc qui me chatouille et ça fait déjà un momentpas seulement sur ce blog mais en général, et c'est souvent le fait de la presse de droite, mais pas toujours où bien souvent à la radio, qui veut que se soit de la faute de l'Etat, tous les malheurs qui nous arrivent...Mais, il me semble, l'Etat n'est au départ, qu'une coquille vide...de la même manière que sont au départ, "vide" de politique, les ministère de la santé, de l'éducation nationale ou de l'interieur.La coquille "Etat" est habité aujourd'hui par un gouvernement de droite extrême qui a, par la même, investi les différent ministères.et la coquille bouge, mue par des politiques ultra libérales et liberticides.Si la coquille était habité par un gouvernement d'unité populaire il en serait peut-être tout autrement...Dans le texte ci-dessous, pas une fois n'est mise en cause la politique du gouvernement...l’État et sa police politique - l’État enferme - l’État veut montrer - L’État se moque -- offensive de l’État et de sa police - L’État veut faire PEUR -Amicalement - B.Bec