Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
Ils ont réussi à porter la guerre au loin , maintenant que les rêves de l'hégémonie de l'Europe sous la botte hitlérienne ne sont que mauvais cauchemars. Oubliés....
La'-bas dans une lointaine Afrique , chaleur saharienne , moiteur sub-tropicale. Plus loin encore dans ce Moyen Orient , dans cette Asie mystérieuse suffoquante et tenace.
Viennent les hordes de mauvais héros, à la solde d'un occident qui étouffe sous les miasmes d'une Solitude hargneuse et expansionniste.
La guerre ? Le travail malfaisant des techniciens de la mort : snipers, commandos Paras, tueurs mercenaires aux appointements confortables ....
La guerre supportée par le troupeau nostalgique des consommateurs avides du spectacle de la guerre qui occupe dans le désert du travail salarié le fantasme d'un occident viril et musclé.
Commandos anti -terroristes, GIGN, CRS, gardes mobiles entraînés pour maintenir la paix sociale à l'intérieur, armée d'élite pour maintenir l'oppression néocoloniale à l'extérieur .
Avec la crise économique, l'occident a besoin de réanimer la nostalgie d'un Eros pour la mort qui se consomme par fantasmes interposés en attendant que le fantasme devienne réalité.
QUi supporte le fantasme viril? Le corps -marge de la femme; corps silencieux mis au silence, corps mimétique qui se prête par sa plasticité à une histoire qui n'est pas la sienne; corps qui s'annule pour s'affubler des signes d'une sexualité pour la mort : sexe gâchette , combinaison Kaki , botte et galons. Mais la grimace n'est pas suffisante: il faut repaître le goût morbide du troupeau mâle asexué, le rictus d'un cliché de guerre. Corps brûlé par les bombes au phosphore, sous le regard viril du mercenaire .... montagne rouge , soleil couchant, belle lumière, regard glacé du corps femme qui se prête à l'éros fasciste de la jouissance pour la mort.
Faire bander , raison suffisante qui transforme le corps de la femme en attributs phalliques .
Et si la guerre ne faisait plus bander que les nostalgiques du pouvoir fort ?
Pour réveiller les appétits guerriers d'un occident amolli par l'idéologie du bonheur dans l'abrutissement du travail salarié et du mythe de la société de consommation , ne va-t-on pas chercher du renfort , ô cruauté, du côté du sans histoire du corps de la femme pour réanimer cette grossière histoire belliqueuse de la défense de l'Etat . Corps de femme , corps étendard d'une guerre qui n'est pas la sienne.
D'abord refuser et dénoncer le prête- corps : plus de statue de la liberté harnachée de bombe sH ; plus de Marianne cocardière et patriotarde , plus d'enfant pour la patrie , plus de pute pour les armées, plus de repos du guerrier.
Nous femmes , nous jouissons de la vie, ce sont vos désirs mortifères qui nous rendent amnésiques, frigides.
Notre corps, premier territoire annexé par la toute puissance de ce premier coup de main qui nous
a introduit dans l'histoire de la barbarie. Pas de guerre de libération sans libération du corps de la femme: l'histoire reproduit le même , en libérant les peuples d'une oppression , pour les réduire au silence de nouveaux oppresseurs.
Que vienne l'utopie du féminin où nous serons à nous -mêmes notre propre culture: féminin et masculin dans l'excellence du vivre et qu'exulte dans le silence cosmique de nos corps -jouissances , le grand éclat de rire dionysiaque de la vie.