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Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale

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Chronique ordinaire , carnet de dérive urbaine; détruisons ce qui nous détruit

Des mots plaqués sur une dérive nocturne:

Au fort à mesure que les travaux de restructuration urbaine progressent , diverses pistes d'enquête particulières  s'organisent pour cette ville reste en dehors de l'entreprise urbaine ( ville comme entité commerciale)
Aujourd'hui nous ouvrons les volets  sur la gentrification..
issus de wikipedia

Pendant longtemps, la place en ville étant rare et limitée (notamment par les nécessaires fortifications), le transport étant difficile et cher, et l'appartenance se déterminant sur des critères surtout ethniques ou professionnels, riches et pauvres ont vécu côte à côte, voire dans les mêmes immeubles (exemple haussmannien : les riches en bas, les plus pauvres sous les toits). Il existait néanmoins, déjà, des segmentations géographiques, des quartiers populaires, souvent mal famés (comme les zones portuaires par exemple), s'opposant à des quartiers où la classe supérieure était plus présente.

Les moyens de transport se développant, permettant à la ville de s'étendre, et le capital financier supplantant progressivement les autres critères de distinction et de regroupement, une spécialisation des quartiers s'est développée au cours du XIXe siècle.

Les quartiers peuvent être plus ou moins attractifs selon les époques. Tel endroit, hier huppé, laisse progressivement la place à une population plus nombreuse et plus pauvre, parce que les ressources se sont taries, ou parce que les classes supérieures ont trouvé mieux ailleurs. Tel autre quartier, parce qu'il dispose d'attraits naturels, que des inconvénients ont été supprimés (décharges, industrie polluante, zone de délinquance, etc.), ou que des avantages nouveaux sont apparus (une nouvelle industrie, une liaison rapide avec les centres économiques, un parc qui le rend agréable, etc.), ou (non exclusif) parce que la classe sociale intermédiaire s'est accrue et ne trouve plus de place suffisante dans les secteurs qu'elle occupait antérieurement, (re)devient d'un rapport qualité prix intéressant


introduction de la brochure de l'infokiosque.net

Nous avions l’intention, initialement, d’analyser le rôle de l’art dans la transformation, au bénéfice du capital, du quartier ouvrier délabré de Lower Manhattan, à New York. Au cours de nos recherches et de nos discussions, nous avons réalisé que ce qui était arrivé à Lower Manhattan ne relevait pas de l’incident isolé, mais faisait partie d’un processus caractéristique d’accumulation du capital avec l’art comme protagoniste majeur, entraînant la transformation générale de l’espace urbain. Nous pensons que la culture agit de façon globale, comme l’un des éléments de la régénération des centres-villes, en s’adaptant par divers moyens aux différents lieux. Il semble qu’il existe deux stratégies en la matière : l’art en tant que facteur de gentrification manipulé par l’Etat comme à Lower Manhattan ; et l’art comme nouvelle base pour l’accumulation du capital dans les quartiers ravagés par le déclin de l’industrie traditionnelle.

Cette traduction de l’article « The Occupation of Art and Gentrification » a été effectuée au cours de l’automne 2007. Ce texte fut publié en anglais pour la première fois en 1989 dans le recueil « No Reservation », édité à Londres, et republié en février 2009 dans le dossier "Gentrification, urbanisme et mixité sociale" du journal anarchiste Non Fides n°3.



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