Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
Solidaritat avenc trabalhador, trabalhadora de Simmons
Que volem tribalhar
E Decidir al pais
dens la dignitat!
Hier matin le cœur du village de Flaviac a bougé... au ralenti. Depuis l'annonce mercredi de la fermeture prochaine de l'entreprise de matelas Simmons, les ouvriers se mobilisent et ne veulent rien lâcher.
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C'est tout un village partagé entre l'incompréhension totale et la volonté d'inverser le processus de fermeture.
Parmi les 94 salariés "sacrifiés", le sentiment est partagé. Tous veulent pourtant mener le combat. Car les enjeux sont dramatiques : des familles brisées, un village dont l'économie déjà fragile qui perd "son" entreprise installée ici depuis 1936 !
Aux côtés des ouvriers hier matin, Pierre Sallée, premier adjoint, représentant le maire, parti en vacances à l'étranger. Mais aussi d'autres élus, la maire voisine
de Saint-Julien-en-Saint-Alban, ses adjoints, le conseiller général, Hervé Saulignac qui compte bien soutenir l'action jusqu'au bout : « Quand on a une entreprise de cette taille-là, qui sans
raison ferme, on a d'autre choix que d'être là. Ce sentiment d'impuissance et de détresse est insupportable. Je n'ai jamais vu une telle brutalité de la part d'une direction. Même
si je suis pessimiste, je serai aux côtés des ouvriers. Je les aiderai dans leurs démarches, s'il le faut. »
Arrivés sur place dès 6 heures le matin, les ouvriers et nombreux Flaviacois se sont réunis devant le site, avant de venir bloquer la départementale 304. Tout s'est passé dans le calme, les automobilistes très compréhensifs. Au bord de la route, les gens du village.
Colette, par exemple 41 ans dans l'entreprise, est sous le choc : « Je suis retraitée mais je suis à leur côté, c'est toute une partie du village qui s'en va, il n'y a même pas de mutations proposées, c'est un coup dur. »
Du côté des élus, « On les soutiendra bien sûr, on espère encore des discussions avec la venue du PDG annoncée en fin de semaine prochaine. Les familles, les commerces, tout le monde a pris un coup. »
Alors qu'à quelques pas de la Simmons, l'entreprise de technologies nouvelles SPL vient de s'implanter, un espoir pour la commune, une usine vieille de 70 ans ferme ses portes. « Ils n'ont jamais voulu investir, confie une employée, alors notre usine part en premier ! ».
En attendant, lundi, les ouvriers vont reprendre leur poste dans une drôle d'ambiance.
Et le délégué syndical CFDT Mohamed Saidi de conclure. « Au mois d'avril nous avons touché la prime de participation au bénéfice. Notre charge de travail est encore importante avec 40 heures par semaine. Nous avons été sacrifiés pour un choix stratégique car la crise ne touche pas notre activité. La preuve : aucune mesure de chômage partiel nous a touchés. »
Leur presse