Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
Le blog du Laboratoire a relevé ce texte sur le dauphiné libérée du mardi 14 juillet,
L'article en intégral comporte une phrase malsaine ,prononcée par Odile Favrat
"Enfin, tous ont souligné la nécessité de « donner une autre image des sans-papiers ». « 80 % du travail illégal est le fait de Français "bien de chez nous" », rappelle notamment Odile Favrat
. On attends un rectificatif de sa part dans l e dauphiné Libérée Sinon Odile Favrat sera tellement citoyenne rejettent les Français " bien de chez nous"
Odle nous ajoutons ceci au débat concernant le travail d'à côté ( travail au noir)
Il manque donc à ces activités vernaculaires de ne pas
simplement être des « bricoles » tolérées par l’économie (et
l’Etat qui en dépend), pourvu qu’elles ne s’affichent pas trop
sur la place publique, et restent confinées dans certaines limites.
La question se pose donc de savoir s’il est réellement pertinent
de maintenir les activités autonomes dans l’invisibilité,
hors de toute justification publique, les condamnant ainsi à
se pas se soutenir mutuellement et à maintenir des abus de
pouvoirs permis par les situations de rentes. L’importance
exorbitante de l’économie fait qu’elle seule a le pouvoir de
juger de la valeur des activités et de reléguer dans la honte,
l’infériorité voire l’illégalité toutes celles qui ne suscitent aucun
flux d’argent. La construction de l’Etat est bien entendu partie
prenante de ce monopole, qui a nécessité la mise en place
progressive d’une fiscalité de plus en plus exhaustive, participant
ainsi à la construction de la catégorie du « travail ». Pour
autant, n’est-il pas possible de renverser la vapeur, en relevant
le prestige des activités domestiques et de subsistance,
et en ringardisant les activités économiques qui mutilent
toujours plus leur monde ? Deun
Dans un petit livre récent, Florence Weber précise que
les bricoles deviennent du travail au noir, dans l’optique de
générer un revenu complet, au moment où l’ouvrier tombe
au chômage et voit ses revenus diminuer fortement. Florence
Weber, Le travail au noir : une fraude parfois vitale ?, 2008.
(8) Au terme de son étude, Weber finit même par enlever
toute la dimension de subsistance au travail à-côté :
« L’observation des pratiques du travail à-côté les avait isolées
de leurs objectifs : construire une réputation, construire de
petites différences, tenir son rang dans un groupe
d’appartenance » (p. 192). Le problème est que Weber cherchait
à montrer que le travail à-côté ne relevait pas de la nécessité
seulement (p. 199), mais aussi d’un « goût populaire » et de
valeur propre au monde ouvrier, souci louable mais qui a
conduit à considérer comme secondaire la dimension
matérielle, autonomisante, de ses pratiques
Ils sont 53 élus drômois, représentants d'associations (Asti, RESF, Collectif régional des sans-papiers...) ou simples citoyens... Depuis le mois d'avril dernier, ils se sont unis pour défendre collectivement les sans-papiers.
Hier à Valence, le collectif "Cent ÉluEs pour Sans Papiers" (le "E" majuscule vise à souligner la présence massive des femmes) présentait à la presse son engagement aux côtés des personnes en situation irrégulière.
« Notre nombre fait notre force », a martelé l'organisation, qui espère « faire des petits » dans d'autres départements.
Réunis autour de Jean Patoulliard et Marianne Ory, adjoints au maire de Bourg-lès-Valence, les membres du collectif se sont émus du « durcissement sensible d'une véritable chasse aux étrangers qui se déroule en France, au mépris des droits fondamentaux ». Face à ce constat, ils ont souligné l'importance d'un relais politique pour soutenir les associations qui « s'essoufflent ».
Le collectif espère élargir son assise en contactant les partis politiques de tous bords, mais aussi les
parlementaires du département. Il souhaite les inciter à légiférer en matière de politique d'immigration, avec, en ligne de mire, l'abrogation du "délit de solidarité", qui
autorise les poursuites contre les associations et les personnes qui viennent en aide aux sans-papiers.
Le collectif a d'ores et déjà adressé un courrier aux 368 maires de la Drôme pour solliciter leur soutien. Parmi les destinataires, Éric Besson, maire de la commune de Donzères, mais aussi actuel ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale.
Odile Favrat, d'Asti, a également regretté un « dialogue difficile » avec la préfecture de la Drôme, qui limite désormais ses entretiens avec les associations aux questions d'ordre général, et refuse de débattre de dossiers particuliers.
Enfin, tous ont souligné la nécessité de « donner une autre image des sans-papiers ». « 80 % du travail illégal est le fait de Français "bien de chez nous" », rappelle notamment Odile Favrat.