Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale

Publicité

transformer les désert s Tunisiens ,Algériens , Marocains en centrales électriques

Mais de nombreuses questions ne sont pas résolues, comme les lieux d'implantation de ces installations, le coût du courant produit, le bénéfice qu'en tireront les pays africains et arabes,. Et Desertec n'échappe pas aux critiques. Pour le député social-démocrate allemand Hermann Scheer, pas besoin d'aller en Afrique pour fournir de l'énergie propre à l'Europe. «Nous pourrions investir les 400milliards d'euros ici», explique-t-il. Il défend l'idée d'un réseau décentralisé d'opérateurs dans les énergies vertes, plutôt que de le laisser aux mains d'un monopole de grandes entreprises. D'autres doutent des chances de développement pour les pays producteurs et pensent que l'intérêt défendu est avant tout celui de l'Europe. Ce que le quotidien allemand Handelsblatt résume en un mot: « Nous avions déjà l'écotourisme voici Eco-colonialisme  ». On vous déjà dit au Laboratoire c'est le capitalisme vert..

Pour couvrir 15 % des besoins en électricité de l'Europe à l'horizon 2050, des entreprises allemandes veulent construire une centrale solaire géante en Afrique.

C'est un projet pharaonique et déjà critiqué: créer un vaste de réseau de centrales solaires dans le nord de l'Afrique et au Moyen-Orient pour alimenter l'Europe en énergie propre. Le rêve pourrait paraître utopique s'il n'était pas porté par des grands groupes (essentiellement allemands) les signataires lundi du projet Desertec figurent les principaux acteurs européen du solaire thermique européen, d’ailleurs parfois concurrents. Ceux là même qui participent aux colossaux projets de Californie et commencent aussi à installer ce type de centrale thermique dans le sud de l’Espagne, comme Andasol.

En tête les deux géants allemands de l’énergie E.ON et RWE (qui vient de prendre une participation directe dans Andasol), le réassureur Munich Re qui estime ainsi lutter contre le réchauffement climatique et ses ouragans coûteux pour un réassureur, la banque Deutsche Bank, le groupe Siemens (qui à la fois construit des turbines à vapeur géantes pour ce type de centrales et des lignes deTHT sous marines(entre 75 et 100 connections sous-marines seront nécessaires pour transporter la puissance de près de 100 gigawatts qui sera produite par des centrales photovoltaïques situées dans les déserts d’Afrique du Nord) ; les groupes solaires allemand Solar Millenium (qui projette des centrales thermiques géantes en Californie) et son rival Schott Solar, la société d’ingénierie M+W Zander, et la banque allemande HSH Nordbank, mais aussi l’installateur de centrales solaires espagnol Abengoa Solar et le géant suisse ABB, leader mondial des transmissions. L’association européenne du solaire à concentration (ESTELA) est également membre de Desertec.

Quid des pays censés accueillir ces centrales ? Une seule entreprise nord-africaine figurait lundi parmi  les signataires de Desertec : le groupe agro-alimentaire algérien Cevital, l’une des grandes entreprises d’Algérie, spécialiste d’huile et de margarine, l’une des success-stories algérienne de ces dernières années.   A noter aussi la présence lors de la signature du protocole d’accord de représentants de la Ligue arabe et du ministère égyptien de l’énergie.

Déjà aussi existent de fascinants projets d’un « supergrid » — une immense toile d’araignée de câbles électriques haute tension — qui raccorderait les éoliennes de la Mer du Nord  jusqu’aux centrales solaires du Sahara, pour fournir toute l’Europe en énergies renouvelables, le vent du nord prenant le relais la nuit du soleil du Sahara le jour…



Mais la croisade de grands groupes pour créer de vastes implantations en Afrique, même habillés en vert, évoque de mauvais souvenirs.  Surtout quand les immenses projets de culture de canne à sucre ou de jatropha destinés aux biocarburants menés au Kenya par de grands groupes asiatiques menace des milliers de paysans et de paysages.

Pour répondre aux critiques — qui circulent déjà — « d’ éco-colonialisme », Desertec affiche aussi  l’ambition de fournir “une part considérable” des besoins des pays producteurs en énergie et de dessaler l’eau de mer pour fournir de l’eau potable aux populations locales et contribuer à leur développement.

Côté financement, l’Union européenne, poussée par l’Allemagne qui a fait de ce projet le sien, devrait être mise à contribution. C’est en tout cas ce qu’a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui ont déjà salué l’initiative et indiqué que l’UE pourrait apporter des crédits.


Chez les écologiste
Le projet a reçu le soutien de Greenpeace. L'ONG estime qu'il rendrait "superflues la construction de nouvelles centrales thermiques et la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires". L'ONG cite une étude montrant que les émissions de CO2 pourraient être réduites de 4,7 milliards de tonnes, soit six fois la production annuelle de l'Allemagne, d'ici 2050. Les Verts allemands, par la voix de l'ancien ministre de l'Environnement Jürgen Trittin, qui avait commandé les premières études, ont ironisé : "Certains se gaussent pendant des années des idées des Verts et veulent dix ans après faire croire qu'ils ont toujours été d'accord avec eux." "Il est réjouissant de voir que Deutsche Bank, Siemens, RWE et d'autres ont enfin remarqué que l'avenir est dans le renouvelable et le solaire", a-t-il ajouté.

En revanche Desertec compte un opposant de poids : Hermann Scheer, député social-démocrate allemand, l’un des papes européens du solaire, président de l’association Eurosolar et du Conseil mondial des Energies renouvelables, et surtout père de la toute nouvelle Agence internationale des Energies renouvelables, l’IRENA.

pour produire de l'électricité et fournir à l'Europe 15% de l'électricité dont elle a besoin, à l'horizon 2050. Desertec permettrait aussi d'assurer «une part considérable» de l'alimentation électrique des pays africains dans lesquels serait déployé le réseau et dessaler l'eau de mer pour fournir de l'eau potable.


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article