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Bien que la France ait très tôt été autosuffisante en uranium naturel, il lui a fallu attendre les années soixante pour avoir la capacité nécessaire pour l’enrichissement de l’uranium en quantités industrielles. Pour l’uranium enrichi destiné à ses réacteurs de recherche et aux réacteurs à eau légère, dont la construction a commencé en 1970, elle a dû se tourner vers d’autres pays, notamment les Etats-Unis.
Côté militaire, les Etats-Unis et la France ont signé un accord, le 7 mai 1959, autorisant la France à acheter de l’uranium enrichi pour la recherche sur les réacteurs des sous-marins. En 1967, l’usine « militaire » d’enrichissement de Pierrelatte a commencé à produire de l’uranium hautement enrichi pour le combustible des sous-marins et pour les têtes nucléaires. C’est cette année-là qu’ont été réalisés les premiers essais nucléaires utilisant de l’uranium hautement enrichi. Jusqu’à cette époque, la France utilisait le plutonium 239 comme matière fissile pour les essais et les bombes.
Pendant ses premières années de fonctionnement, l’usine de Pierrelatte n’a servit qu’à des fins militaires, mais dès 1972, elle a travaillé aussi bien pour EDF et des électriciens étrangers que pour les armées [CEARa 72]. En 1979, l’usine civile, Eurodif, située à Pierrelatte, et dont le propriétaire est un consortium international comprenant la Cogéma, a produit pour la première fois de l’uranium faiblement enrichi pour les centrales nucléaires. La capacité de production d’Eurodif correspond au renouvellement annuel en combustible de 100 réacteurs nucléaires, soit presque deux fois le parc français.
En dépit de son indépendance vis à vis de l’uranium militaire hautement enrichi et de l’uranium civil légèrement enrichi, la France ne s’est jamais décidée à devenir indépendante à l’égard de l’uranium « civil » moyennement ou hautement enrichi. Selon NuclearFuel, la Cogéma a fourni de l’uranium hautement enrichi (UHE) à Cerca, une société française de fabrication de combustible [NucF 25.viii.93], mais un responsable du CEA a signalé que le CEA n’a jamais permis l’utilisation d’UHE provenant de Pierrelatte dans ses réacteurs pour des raisons de déontologie [NucF 9.ix.96]. De son côté, la Cogéma a déclaré en 1987 qu’elle ne pouvait pas soutenir une concurrence financière avec le US DOE (Ministère de l’Energie des Etats-Unis) dans les domaines de l’enrichissement moyen et haut [NucF 29.vi.87]. Les clients du DOE n’ont payé que les UTS nécessaires à l’enrichissement au niveau désiré, et le DOE a remboursé le combustible irradié au client à concurrence de la fraction de matière fissile restant dans le combustible (même s’il n’avait pas l’intention de retraiter ce combustible).
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Qui travaille sur le site ?
100employés d'Areva NC et 150 sous traitants
On n'oublie pas les étudiants en Gestion des installations
L'activité restante concerne principalement le conditionement des matériels en déchets acceptés par Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra)
Quel que 53000 tonnes de déchets vont être dirigé vers l'ANDRA.
Tout ces chiffres énormes montrent la gigantesque circulation de déchets mais on est rassuré les batiments restent en place..
Un atelier de réduction des volumes a été notament créé.