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Appel au monde de la part de la famille du prisonnier politique incarcéré depuis 21 ans dans les prison françaises Georges Ibrahim Abdallah
Son Excellence le Président de la République Française Monsieur Jacques Chirac,
Le Secrétaire Général des Nations Unies Monsieur Kufi Anan,
Le Président du Comité International de la Croix Rouge à Genève,
Le Haut-Commissaire des Droits de l’Homme Aux Nations Unies,
Les organisations humaines mondiales,
Le 24 / 10 / 1984, les autorités françaises incarnèrent le combattant libanais Georges Ibrahim Abdallah après qu’un groupe de Mossad israélien l’eut poursuivi à Lyon en France, en raison de son appartenance aux résistants contre l’occupation israélienne au sud libanais depuis 1978.
Les hostilités israéliennes ont fait naître une révolution dans son cœur, ce qui l’avait poussé à poursuivre les criminels de guerre israéliens à l’étranger comme une riposte aux massacres des deux peuples libanais et palestinien exécutés par les israéliens.
Les autorités sécuritaires et juridiques françaises ont justifié son arrestation vu sa détention des papiers d’identité falsifiés.
En 1985, les autorités françaises ont promis au gouvernement algérien de relâcher Georges Abdallah et de le libérer, étant donné qu’il était muni d’un passeport algérien et elles ont envoyé à cette fin le directeur des Services Secrets français en Algérie ; mais les autorités françaises n’ont pas tenu leur engagement.
Le 10 / 7 / 1986, Georges fut jugé pour avoir détenu des armes et des explosifs d’une façon illégale, et par la suite il fut condamné à quatre ans de prison. Il refusa le procès et n’objecta pas. De même, les autorités françaises retirèrent leur engagement de le libérer.
Le 1 / 3 / 1987, les autorités françaises le jugèrent de nouveau : cette fois-ci, l’accusation fut le conspiration des actes « terroristes », et elles rendirent le jugement abusif de le condamner à perpétuité. Une fois en plus, il refusa le procès et n’objecta pas pour des raisons politiques.
A ce temps, les autorités françaises étaient soumises au lobby américain. Le président Reggan avait discuté le sujet du procès de Georges Abdallah lors d’une réunion avec le président décédé François Mitterrand , comme il y avait eu plusieurs interventions américaines dans le but de forcer les autorités françaises à ne pas le libérer. Les Etats Unis étaient membre principal dans la partie civile. C’est en plus de ce qu’enduraient la France de l’influence israélienne.
A cette époque, l’opinion publique française était influencée par la série « d’explosions » ayant eu lieu à Paris entre 1986 et 1987, suite auxquelles un très grand nombre de français étaient tombés victimes. Les autorités françaises accusèrent, sans preuves authentiques, Georges Abdallah d’être derrière ces « attentats ».
Signalons que Georges Abdallah fut incarcéré seul dans une cellule tout le long de quelques mois. En plus, le juge avait tiré un pistolet au-dessus de sa tête le menaçant de mort si ces explosions ne s’arrêtaient pas ; cependant, après quelques années, la France a déclaré avoir arrêté le groupe responsable de ces explosions ; ainsi, l’accusation de Georges Abdallah n’était-elle en réalité qu’un acte tissé de mensonges.
Sur ce, la condamnation à perpétuité de Georges Abdallah s’avérait « le bouc émissaire » ayant pour objectif de tromper les français et de satisfaire les américains et les israéliens, et de faire paraître la France comme étant un pays capable de lutter contre le « terrorisme ».
Aujourd’hui, Georges Abdallah touche à sa 21e année en prison, tout en sachant qu’il était dans le pouvoir du Ministère de la Justice française de le libérer juste dès qu’il avait déjà terminé sa 15e année en prison, et cela par un simple arrêté administratif de la part du ministère cité ci-dessus conformément à la loi française suivant laquelle il était condamné.
La libération du militant Georges Abdallah est un son droit légal garanti par la loi française elle-même ; c’est qu’il remplit toutes les conditions nécessaires à sa libération, il y a cinq années et c’est cette situation qui a obligé le autorités juridiques françaises à rouvrir on dossier cinq fois à la suite pendant les cinq années passées.
Ce qui attire l’attention est que lors de la réouverture de son dossier pour la 4e fois, il fut interrogé sur son attitude concernant la résistance nationale libanaise ; à cette question il a répondu que tout peuple dont le territoire était occupé, résisterait contre l’occupation.
En plus, comme réponse à la question portant sur ce qu’il ferait après être libéré, il avait dit qu’il retournerait au Liban et se mettrait à la disposition de son peuple et de son pays.
Suite à ces réponses avancées par Georges Abdallah, le « Tribunal de la libération conditionnelle » lors de son audience datée le 15 mars 2002 au Palais de la Justice à Paris, refuse de le libérer sous prétexte que ses réponses ne sont pas convaincantes et que son retour au Liban n’est pas une raison suffisante l’empêchant de recommencer ses actes.
De même, il a prétendu que le détenu Georges Abdallah n’avait exercé aucun effort sérieux capable de ré-instaurer son adaptation sociale (Le prisonnier politique est-il un malade psychique ?!) et en plus, les autorités françaises traitent le détenu politique libanais Georges Abdallah comme s’il était un criminel de Droit Commun, qui consommait de la drogue, qui volait ou qui commettait tout autres sortes de crimes que la justice résolvait par le traitement psychique du criminel (le réhabiliter).
Par surcroît, les autorités françaises considèrent ce que ferait le prisonnier politique plus tard, après sa libération comme on le faisait dans les « tribunaux d’inquisition » aux Moyens Ages. (tribunal pour scruter les profondeurs de la conscience)
Le 19 novembre 2003, le « Tribunal de la Libération Conditionnelle », au département français Pau, prit la décision de le libérer et précisa comme date de cette libération le 15 décembre 2003.
Juste avant cette décision, les autorités françaises envoyèrent le dossier de Georges Abdallah au gouvernement libanais lui demandant son avis sur la libération du détenu et par la même son passeport, ce qui voulait dire que les autorités juridiques étaient sur le point de le libérer comme c’était le cas lors de l’arrêté proclamé après l’audience ayant tenu lieu le 19 / 1 / 2003.
Or, le Parquet général interjeta appel immédiatement sur la demande du ministre de la Justice Française ce qui annula l’arrêt de Pau. « Le Tribunal National de la Libération Conditionnelle » reconsidéra l’affaire le 16 janvier 2004. Mais, ce tribunal était soumis à la pression du ministre de la Justice qui à son tour se trouvait soumis à celle des américains et des israéliens. Et le nouvel arrêt refusa la libération ; ce qui provoqua la surprise dans tous les milieux médiatiques parmi eux l’agence française de presse qui conclus l’ambiguïté de cet arrêt.
Georges Abdallah est à son 21e année de prison à perpétuité, et pour être libéré, il n’a pas besoin d’un décret spécial.
Vingt-et-un ans ont passé dès son arrestation, ce qui signifie continuer à l’incarcérer constitue un acte abusif violant les lois internationales et une transgression de la loi appliquée en France. Les lois françaises, inspirées des principes de la Révolution Française, sont-elles une justice ou un vengeance ?
Tout prochainement, le dossier de Georges Abdallah sera de nouveau entre les mains du juge d’application des peines et le comité de reconsidération de peines. Nous ne demandons que de pousser le ministère de la justice française à rester dans la légalité qu’adopte le pays français d’un côté, et d’un autre à se conformer à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Dernièrement, le 22 / 4 / 2005, la direction des prisons françaises a annoncé, suite à la déclaration du « Comité des parents et des amis du prisonnier politique Georges Ibrahim Abdallah », que ce dernier fut blessé le 16 / 4 / 2005 en pratiquant le sport et qu’il fut hospitalisé un seul jour pour retourner le lendemain à a prison de ???????.
Le 26 / 4 / 2005, le directeur du centre sanitaire en prison a renseigné sur l’état du prisonnier : Georges Abdallah a passé quatre jours à l’hôpital, , suite à une thrombose cérébrale « avant de retourner à ??????? suite à sa demande ».
Nous venons d’exprimer notre inquiétude à propos de ce qui s’est passé à Georges Abdallah, et aujourd’hui, nous répétons l’expression de notre crainte et de notre inquiétude, surtout que les informations distribuées par l’agence de presse française de la part de la direction des prisons françaises et du directeur du centre sanitaire sur l’état de santé du prisonnier, présentes des contradictions et des confusions et renforce notre crainte et notre inquiétude qu’il est très possible que le prisonnier Georges Abdallah ait couru un coup préparé.
En plus, notre inquiétude est aiguisée par les propos du directeur du centre sanitaire à ???????? qui prétend que Georges est retourné de l’hôpital en prison « suite à sa demande », ce qui veut dire qu’il est très probable qu’il est retourné de l’hôpital en prison bien que son état de santé nécessite une hospitalisation et cela pour que les français ne soient pas responsables de toute complication pouvant survenir au prisonnier et que ce dernier en assume lui-même la responsabilité.
De même, son avocat, Maître Jacques Vergés, a déclaré après avoir rendu visite en prison à Georges Ibrahim Abdallah qu’il parlait lentement, ce qui indique l’intensité du danger auquel il s’est exposé.
Nous prierons le Comité International de la Croix Rouge de rendre visite à Georges Abdallah en prison et de s’assurer de son état de santé, des causes de cette hospitalisation et des complications probables et de l’efficacité du traitement qu’il subit.
La vie de Georges Ibrahim Abdallah est en danger, et le fait de falsifier des accusations contre lui, le fait de le juger et de l’emprisonner interminablement est une violation des Droits de l’Homme et des principes de la Révolution Française et une hostilité dirigée contre l’autonomie du Liban et son indépendance.
Sur ce, nous lançons un appel au Président français, Jacques Chirac, au Secrétaire Général des Nations Unies, au Président du Comité International de la Croix Rouge et à tous les défenseurs des droits de l’Homme et les militants contre la torture de faire le nécessaire pour sauver la vie du prisonnier politique libanais George Ibrahim Abdallah et de le libérer.
Le 4 / 5 / 2005
Comité des Parents et des Amis de Georges Abdallah
Et
Centre khiam de Réhabilitation des Victimes de la Torture
Beirut - Lebanon
P.O. Box : 14-5843
Tel : +961 3 379612
Fax : +961 1 701692