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Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale

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anti délation

Salut à vous
J'ai vu que des collectifs locaux dont le nôtre avaient prévu
des réunion publiques contre les lois de prévention de la délinquance,
dans les semaines à venir, et des conférences de presse,
ne pourrait-on pas embrayer la dessus?
sophie




Voici un article paru dans un journal suite à une conférence de presse d'éducateur, d'assistantes sociales, le débat à l'assemblée nationale commencerait le 27 novembre 2006. Les manifestations auraient regroupé 12000 personnes au total sur l'hexagone

lien : à défaut de l'acheter en kiosque tous les 15 du mois


http://www.cequilfautdetruire.org

 

note: je fais passer le lien ainsi que le précédent envoyer sur le blog du Labo merci, et voilà ce que l'on prépare déjà dans les anti chambres. Tout se regroupe, tout est le même sujet, l'enfermement rentabilise la pauvreté.

A Aulnay-sous-Bois, la délinquance fichée en réseau (PAPIER D'ANGLE)


AULNAY-SOUS-BOIS, 12 oct 2006 (AFP) - A la demande de la ville d'Aulnay-sous-Bois
(Seine-Saint-Denis), pompiers, gardiens d'immeubles, agents d'espaces verts et
policiers alimentent en fiches de renseignements un outil de prévention de la
délinquance.

Le logiciel de cartographie développé par l'Observatoire de la tranquillité publique
d'Aulnay-sous-Bois (80.700 habitants) a été présenté mercredi aux Assises nationales
de la sécurité urbaine qui se tenaient à Aulnay, souvent désignée comme un
laboratoire des politiques de la ville.

En un clic, il permet par exemple de visualiser les 381 rassemblements de halls
d'immeubles répertoriés en janvier 2006, et leur concentration.

Largement utilisé depuis deux ans dans le cadre du Contrat local de sécurité (CLS),
Corto, c'est son nom, recense "les atteintes à la tranquillité publique" les plus
diverses, des vols avec violences aux injures.

Depuis deux mois, cet outil déclaré à la Commission nationale de l'informatique et
des libertés (Cnil) connaît un nouvel essor puisqu'il intègre désormais les
statistiques de délinquance sur la voie publique transmises chaque semaine par la
police nationale.

Ces données sont "juxtaposées" (l'agrégation des données est interdite) aux chiffres
fournis par la police municipale, les pompiers, les gardiens d'immeubles des
bailleurs sociaux (OPHLM et privés remplissent une "main courante"), les
transporteurs (RATP, TRA, SNCF, CIF), l'Education nationale (chiffres SIGMA) et les
agents municipaux (fiches d'incidents).

Gérard Segura, conseiller municipal PS et chef de file de l'opposition au maire UMP
Gérard Gaudron, est peu inquiet: "ce dispositif est moins efficace et contraignant
qu'il voudrait l'être", estime-t-il. L'élu est toutefois persuadé que la
municipalité "veut aller vers un fichier nominatif", encouragée par le projet de loi
Sarkozy sur la délinquance.

Pour Serge Colombié, responsable de l'Observatoire, seul habilité à manier le
logiciel, il ne s'agit pas d'encourager la délation. "On ne travaille pas sur des
noms mais sur des lieux d'infractions", rappelle-t-il, assurant que la charte de
déontologie et le cryptage de certaines informations transmises "a rassuré les
partenaires".

Les visualisations des infractions ou incivilités, leurs fréquences et horaires
permettent "d'adapter plus efficacement les moyens d'action", explique-t-il.

L'outil induit aussi des modifications d'urbanisme. Dans le quartier de la Brise,
des travaux avaient facilité les livraisons de drogues. L'aménagement a été
"corrigé" par le bailleur, le Logement français, très engagé dans ce type de
signalements.

La ville a l'ambition d'aller plus loin, en demandant aux centres sociaux de
participer. Les 12 agents de médiation et de prévention de la ville transmettent
déjà des fiches "d'ambiance" où ils donnent régulièrement leur sentiment sur le
climat d'un quartier.

"Certains travailleurs sociaux nous ont fait savoir déjà qu'ils n'y participeraient
pas", indique Gérard Segura, l'élu d'opposition.

Un travailleur social souhaitant taire son nom explique que "ces remontées de fiches
finiront par se savoir dans les quartiers et risquent d'exposer dangereusement les
médiateurs et les éducateurs, déjà suspectés d'être des +balances+".

Si on lui demande, il refusera. "Quand un gosse fracasse une vitre d'arrêt de bus,
c'est ce qu'on va faire de lui qui m'intéresse. Pas d'amasser des fiches", dit-il.











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