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Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale

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ludi solidarité active aux deux otaages de grenoble

note , comme nous disons tous ceux qui ne peuvent pas aller grenoble &u proces
la complicité que nou avoneu ce jour là , pour manifester, contre les nanos , contre l'etat d'urgence que nou vons en face de nous ces ordes de flicaillonqui pourchassaitent des personnes qui voulait montrer l(opposition à ce monde technologiue, notre vien nouappartient , quelle ironie de parler comme celàdepui le nucléaireet son monde. ici où ailleurs sur l'hexagone des objectifs nsont visibles qu'ils représentent pourquoi on a manifester ce jourlà a grenoble.le
"le sillon Apin invention reprise au niveau local, par les technocrates loc&
Procès Minatec : deux otages au tribunal
----- Original Message -----
From: PMO
To: pmo
Sent: Friday, November 17, 2006 8:56 PM
Subject: Procès Minatec : deux otages au tribunal


Procès Minatec
Deux otages au tribunal

Deux pour mille. Si vous étiez de ces mille manifestants contre l’inauguration de
Minatec, le 1er juin 2006, à Grenoble, vous savez qu’il aurait pu s’agir de
n’importe lesquels d’entre nous. La police voulait faire des exemples ; des otages
pour nous dissuader de manifester davantage ; des boucs émissaires pour nous punir
de l’avoir fait et nous imputer la responsabilité de sa propre violence. Le Monde a
noté la « sécheresse de l’accueil » policier, c’est-à-dire des charges et des
traques consécutives. Quand on tire à bout portant, au flash-ball, sur des
manifestants inorganisés et désarmés ; que l’on blesse une jeune fille au visage ;
il importe ensuite de traîner ses victimes en justice pour se poser en légitime
défense.

Arrêtés en pleine rue, 24 heures après la manifestation, ces deux pour mille seront
jugés lundi 20 novembre à 14h au tribunal de Grenoble pour, « n’étant pas porteurs
d’une arme, avoir continué volontairement à participer à un attroupement après les
sommations de dispersion ».

Pourquoi ces deux-là, plutôt que les 998 autres ? L’un, semble-t-il, pour avoir
parlé au mégaphone et aux média ; l’autre, pour avoir porté le mégaphone. On voit
que parler n’est pas sans risque quand on parle de Minatec et des nanotechnologies,
en public, à Grenoble. Sauf, bien sûr, à reproduire la com' de Jean Therme,
Technarque du CEA-Minatec et de la cuvette grenobloise. Pourvu que vous n’ayez rien
à dire, il vous est loisible, et même recommandé, de jacasser à tort et à travers,
après avoir décliné vos titres, qualités, et identités. Les ventriloques de la «
démocratie technicienne » se prévaudront de cette liberté d’expression sous contrôle
pour faire dire à leurs marionnettes citoyennes tout le bien qu’ils pensent
d’eux-mêmes et de leurs projets. Si vous dénoncez le principe de ces projets
mortifères, et les proéminents qui incarnent et imposent ces projets, vous sortez du
castelet de la liberté d’expression, et il est bien normal que l’on use de tous les
moyens pour vous faire taire.

On ne s’étonne pas ; on ne se plaint pas ; on explique.

Si faible soit notre voix, c’est un hommage du pouvoir à la parole, à la vérité et à
l'effet de nos discours, que de s’attaquer précisément à ceux qui ce 1er juin
n’étaient littéralement que nos porte-voix et porte-paroles. On voit ce qu’il en
coûte d’« éveiller la conscience citoyenne » d’André Vallini, président du conseil
général de l’Isère, maître d’ouvrage de Minatec, qui se répand maintenant en
pleurnicheries et colloques parlementaires, pour nous mettre en garde contre des
recherches dont « personne n'est capable de prévoir l’aboutissement réel » (cf sa
lettre au Président de la République après la manifestation).

Sans doute est-ce aussi pourquoi tant de gens dont la fonction consiste à parler,
scientifiques, universitaires, politiques, médiatiques, n’ont pas trouvé en six ans
un mot de critique à exprimer contre cette entrée dans le Nanomonde totalitaire. Ils
savent trop de qui dépendent leurs postes, leurs crédits, leurs subventions, leurs
carrières. Et s’ils l’oublient, on leur rappelle. Pour avoir confronté un opposant à
deux promoteurs de Minatec lors d’une émission en direct, le journaliste Pierre-Yves
Schneider a dû quitter TéléGrenoble. Olivier Noblecourt, directeur de cabinet de
Michel Destot, maire de Grenoble, ayant tempêté auprès de ses employeurs. Comme quoi
Schneider aurait été mieux avisé de faire son jogging avec Destot, ou de le
trimballer en montagne comme son collègue Thibaut Leduc, animateur de la chaîne. Et
au fait, quand donc Jacques Rosselin, promoteur de TéléGrenoble, se réclamait
d’Attac pour protester auprès d’Indymedia Grenoble de la vertu citoyenne de son
projet ?

Mais voici longtemps qu’à Technopolis, les murs eux-mêmes n’ont plus la parole. La
police et les services de voirie y veillent, qui harcèlent les opposants et
réservent l’affichage à ceux qui peuvent l’acheter : Decaux, Giraudy, la pub
commerciale et institutionnelle. La liberté de réunion n’existe que pour ceux qui
ont l'argent et l’entregent d’occuper le Musée de Grenoble et la Maison de la
Culture (MC2 !), pour leurs talk-shows « Sciences et Démocratie », « Nouvelle
critique sociale » et autres « Nanoviv ». Pour avoir hébergé l’Opposition
Grenobloise aux Nécrotechnologies, les collectifs d’associations Cap Berriat et La
Bifurk ont subi du même Noblecourt vitupérations et menaces, sur leurs subventions
notamment. Mais il est juste de préciser qu’il ne faisait que transmettre la rage de
l’appareil municipal, toutes tendances confondues, sauf les Verts.

Un chic type ce Noblecourt.
Noblecourt 2006, voir Migaud 1978. Papa Migaud est notaire à Château-Chinon, dont le
maire fut François Mitterrand. Pas inutile pour devenir directeur de cabinet de
Louis Mermaz, lieutenant de Mitterrand et maire de Vienne. On se fait les dents. La
vieille bique mermazienne perd les siennes, et hop, il est temps de devenir
député-maire de Seyssins, président de la Métro, rapporteur du budget etc. Ça
s’appelle « une carrière ».

Papa Noblecourt est journaliste au Monde, en charge du Parti Socialiste. Pas inutile
pour devenir directeur de cabinet de Michel Destot. En attendant d’être députaillon
mairedicule de quelque malheureuse agglo. Passons sur les bonnes écoles, les IEP,
les Sciences-Po. C’est ainsi que de petits péteux, porteurs d’attaché-case, se
succèdent de génération en génération pour « gérer » leur parcelle de province, tout
farauds d’être si durs, de savoir « tenir » les assoces, d’être capable de liquider
« les connards qui foutent la merde » dans leur meilleure des technopoles. Oui, oui
; ça parle viril les petits péteux du pouvoir.

Anecdotique ? Sans doute, mais l’anecdote explique le local. La trouille du maire,
de la subvention qui saute, de la salle refusée, jointe à la veulerie de toute cette
clientèle d’assoces et d’affairistes accrochés aux marchés municipaux.

Toutes ces minutieuses lâchetés et mesquineries, ne font que mettre en valeur la
générosité et la fraîcheur de ceux qui, sans calcul, ont hébergé les débats des
opposants à Minatec, simplement parce qu’il fallait bien qu’ils aient lieu. On dira
qu’ils ne risquaient que de l’argent, des locaux, et qu’après tout ces collectifs ne
rassemblent que des miteux : précaires, exclus, jeunes-des-quartiers, artistes
marginaux, et autres quantités négligeables. C’est vrai, et il suffit de comparer
l’argent versé par la mairie de Grenoble à Minkowski et à ses Musiciens du Louvre
(370 000 € en 2002), à celui versé aux 10 associations que regroupe La Bifurk (20
000 € en 2006), pour voir qui compte à Technopolis. Minkowski ne fait pas de
politique : juste de la musique baroque pour vernir l’image et les mondanités de la
technocaste.

Qu’on nous pardonne d’entrer, pour une fois, dans ces misères. Le baroque a son
charme et toute subvention, sa contrepartie. Il s’agit juste d’éclairer le sordide
d’un mécanisme : comment l’argent public, capté par la technocaste et géré par le
techno-gratin, sert à discipliner les malheureux en état de dépendance.
Pauvres gens, on vous fait taire ou parler pour pas cher.

Les opposants aux nécrotechnologies n'ont quant à eux demandé à personne la
permission de contester, et n'ont pas attendu d'argent public pour s'exprimer. Ils
l'ont simplement fait.


Pièces et Main d'Œuvre
Grenoble, le 17 novembre 2006


Merci de faire circuler.
www.piecesetmaindoeuvre.com



------ Fin du message transféré



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