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Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale

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tract qui circule sur avignon



Inscrit le: 02 Aoû 2006
Messages: 35
Localisation: aix en pce

 MessagePosté le: Jeu Nov 30, 2006 11:54 pm    Sujet du message: Avignon ( tracts) Répondre en citant Back to top

merci de pouvoir diffusé
Fiers et Libres !

Manifeste d’une génération enragée

Trop de problèmes dans notre société durent depuis tant d’années qu’ils ne suscitent

même plus l’indignation d’une grande partie des gens. Ils persistent et se banalisent

comme si le niveau d’exigence pour la société que nous voulons était en chute libre.

Ça n’est pas notre cas !

Beaucoup de choses nous révoltent. Pourtant nous

croyons que les choses peuvent aller mieux demain.

Et pour cela nous sommes déterminés à agir ici et

maintenant !

Et nous n’avons pas attendu aujourd’hui pour le faire.


Nous, on ne vote pas car utiliser son droit de vote

c’est prendre le risque de le voir dévoyé. On débat, on

s’engage, on prend des initiatives, on se mobilise.

Nous savons très bien que l’aliénation ne se combat pas avec des moyens aliénés. C’est pour cela que nous refusons de nous impliquer dans toute logique de réforme de l’enseignement. Nous le spectacle de la solidarité ça nous fait rire et nous sommes prêts à défoncer ces connards de bourgeois qui s’engagent dans des actions dites « solidaires » à l’échelle locale ou internationale dans des associations humanitaires ou de soutien scolaire dans les quartiers en difficulté, ou encore de promotion du commerce équitable : la solidarité ne peut exister au sein du capital.

Nous croyons à la Politique. Non comme technique de la gestion du désastre, mais comme constitution de la force du dépassement des possibles.

Il n’est pas acceptable que notre génération continue à croire aux « horizons citoyens ».

Les responsables politiques ne sont pas les seuls en cause. La société civile et les institutions

sont aussi à détruire. Que répondre à ceux qui réalisent ce tour de

force permanent qui consiste à croire en la réforme, alors qu’ils cogèrent

le système tout en le dénonçant, sinon que toute contestation partielle rejoint la fonction répressive du vieux monde. Dans le milieu étudiant par exemple c’est le cas de

l’Unef, qui est incapable depuis plus de 100 ans de faire autre chose que de dénoncer des juifs en période d’occupation.

Et puis, que penser de cette crétine de Virginie, qui, depuis qu’elle a vu la dernière chiasse de Godard, déclame à qui veut l’entendre :

« En plus ils veulent nous faire croire qu’il n’y a rien à faire de plus ou de différent de ce

qu’ils font eux-mêmes. Nous sommes jeunes et nous en avons marre de tous ceux qui

passent leur temps à nous vendre du malaise au kilo, de tous ceux qui renforcent ainsi

les impuissances au lieu de les combattre. »

Ces constats accablants ne nous conduisent pas à la branlette citoyenniste. Bien au contraire !

Je suis l’homme providentiel, un peine-à-jouir qui se branle dans l’éternel sacrifice du présent cyclique, le rédempteur du spectacle et de la valeur d’usage.


Or, que disent ces niais de militants ? :

« Nous combattons le repli sur soi, l’ignorance, la peur

de l’autre qui s’installe, l’utilisation des

malaises par les extrêmes. Nous nous engageons,

nous nous mobilisons, nous voulons prendre notre

place en toute liberté. »

:Cette liberté qu’ils veulent défendre de toute cette excitation grand-guignolesque, c’est d’abord de pouvoir rester fidèle à leur asservissement vis à vis de l’édifice capitaliste.

En voici la preuve :

« Cette liberté c’est aussi refuser d’être catalogués, d’être stigmatisés. A écouter certains

se lamenter, nous ne serions qu’une génération de consommateurs passifs ! On est

capables de regarder TF1 sans courir ensuite acheter notre dose de la nouvelle marque

de boisson gazeuse qui passait à la pub. On ne se complait pas dans la dépendance et on

refuse de se soumettre à ces carcans qui ne nous correspondent pas. Qu’on ne vienne

pas nous faire le coup des discours-compassion, des discours plaintifs : nous n’avons pas

vocation à être une « génération sacrifiée ». »

Voici la définitive et exemplaire affirmation de leur complaisance adipeuse à l’aliénation.

-en voici un autre, qui n’est pas autrement plus vilain dans les moulures de sa pensée-virtuose-Vivre libre c’est aussi écarter durablement les extrêmes qui sont un frein à la reconquête

de l’Alsace et la Lorraine. L’Histoire nous a appris qu’il n’y a de liberté de penser qu’hors du capital.

Nous avons aussi récemment éprouvé que l’histoire, si elle ne se répète jamais, elle

a la fâcheuse tendance à être enseignée par des crétins, devenus professeurs pour avoir échoué à l’examen d’entrée à la police municipale. Des « gardes-champêtres de la crypte », comme disait Debord.

Vivre libre c’est pouvoir faire des choix, c’est les assumer, les défendre, en particulier

quand ils mettent en question notre avenir : Bonduelle ou Ecoprix ? Quick ou Mc Do ? Amadou ou Mariam ?

Contrairement à nos parents nous n’avons plus la garantie d’être déjà morts. Il n’est pas question pour nous de contempler passivement le spectacle d’un avenir créé de toutes pièces par le temps-marchandise: chômage structurel, crise du

logement, dettes des systèmes sociaux, réchauffement de la planète, terrorisme du capital...Si nous

ne faisons rien pour changer les choses, quelles sont les perspectives de long terme pour

notre génération ?

Vivre libre, c’est rester vigilant, c’est refuser de céder à la facilité et aux explications

simplistes. Nous avons la passion de découvrir, d’apprendre et de comprendre la complexité

du monde dans lequel nous vivons parce que c’est la condition pour le changer.

Etre libres c’est être et rester dérangeants,

notamment quand il faut bousculer les situations et

les ordres établis qui maintiennent et confortent les

inégalités.

Notre société à besoin d’être détruite.

Foutons le feu à notre fac, à notre quartier, à notre

entreprise, où nous nous engageons pour faire vivre

dans les faits nos valeurs de liberté, de justice et de

solidarité, nous nous engageons pour bâtir au

présent le monde que nous voulons !

Julie Coudry, porte parole de la Cé
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