Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
Plus de 3500 salariés et jeunes ont perdu leur emploi ou en sont exclus
à cause du STIC et de JUDEX
Contre la dérive sécuritaire, les discriminations à l’emploi
Défendons les libertés individuelles et collectives
Appel des organisations CGT, UGICT-CGT, CFDT, CFTC, SUD Aérien, La Ligue
des droits de l’Homme, le MRAP, RESF
Les organisations syndicales CGT, UGICT-CGT, CFDT, CFTC, SUD Aérien, la
Ligue des droits de l’Homme, le MRAP et RESF se sont réunis le
29/11/2006 à Bobigny afin d’évoquer le problème de l’accès à l’emploi
des salariés de la plate-forme et des départements limitrophes. En deux
ans, plus de 3500 salariés et jeunes ont perdu leur emploi ou en sont
exclus dans l’une des principales zones d’activité de l’île-de-France.
L’utilisation sans limites ni contrôle des fichiers de police
Il leur est reproché « un passé de délinquants » ou de présenter « un
danger significatif pour la sûreté aéroportuaire » par le préfet de la
Seine-Saint-Denis qui leur refuse leur titre d’accès en zone réservé.
Ces décisions préfectorales s’appuient sur les fichiers de police (STIC
et Judex) qui ont été dénoncés à de nombreuses reprises par la CNIL
(Commission nationale Informatique & liberté). Celle-ci a interpellé le
gouvernement sur les risques graves et réels d’exclusion ou d’injustice
sociale. Elle a exprimé « sa vive préoccupation au sujet des conditions
dans lesquelles ces fichiers sont actuellement utilisé dans le cadre des
enquêtes administratives » pour l’accès aux zones réservés.
Dernièrement, dans un rapport commandé par Nicolas Sarkozy,
l’observatoire national de la délinquance (OND) a émis des
recommandations « pour renforcer les garanties individuelles, afin que
les informations non actualisées et inexactes soient écartées des
fichiers et ne risquent plus de nuire à l’employabilité des personnes. »
Des mesures injustes et discriminatoires
Malgré ces recommandations et bien que condamné à plusieurs reprises par
la justice administrative, le préfet poursuit ses atteintes aux libertés
et à l’emploi des jeunes et des salariés :
* Des salariés de confession musulmane ont perdu leur titre
d’accès et leur emploi au motif qu’ils « n’ont pas apporté la
preuve d’un comportement insusceptible de porter atteinte à la
sûreté aéroportuaire » ;
* Un salarié ayant eu des relations homosexuelles a été contraint
de suivre une thérapie (!) pour tenter de récupérer son titre
d’accès en zone réservée ;
* Des jeunes interpellés par la BAC pour consommation de cannabis
se sont vus contraints de passer des analyses d’urine et de sang
pour ne pas perdre leur emploi ;
* Et au non de l’ordre moral invoqué par le préfet, les salariés
sont menacés de perdre leur emploi ou en sont exclus suite à des
plaintes pour conflits conjugaux ou de voisinage, infractions au
Code de la route ou impôts impayés, etc…
Au prétexte de la sûreté aéroportuaire, une dérive sécuritaire !
Ces mesures, prises au nom de la sûreté, visent en réalité à placer les
salariés sous contrôle :
* elles privent ou excluent de l’emploi des milliers de salariés,
notamment les jeunes des banlieues ;
* elles cherchent à limiter l’action collective sur les problèmes
bien réels des statuts précaires, des salaires et des conditions
de travail ;
Mais elles s’inscrivent aussi dans une dérive sécuritaire qui touche
tous les secteurs de la vie sociale, porte atteinte aux libertés
individuelles et collectives et contribue encore plus à discriminer
certaines catégories de salariés et à criminaliser les mouvements
sociaux.
Ensemble pour combattre ces lois sécuritaires et faire entendre nos
exigences de démocratie, d’égalité, de respect et de droit à l’emploi,
nous appelons les salariés, les chômeurs et les citoyens à participer
le jeudi 14 décembre à 10H30 sur le parvis de la gare RER de Roissy 1
(coté taxis)
Source : http://www.mrap.fr/communiques/derive
venez nombreux on compte sur la présence le plus de gens
jeudi soirprojection à 20h au laboratoire 8 place st jean
1984 en film résurgence des thèories fascistes ( de merde)
peace and rage