Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
: En grève de la faim depuis cinquante-trois jours, Rolland Veuillet,
le conseiller principal d'éducation hospitalisé depuis samedi, vient
d'être interné dans un hôpital psychiatrique sur ordre préfectoral !
Malgré les avis du conseil supérieur de la fonction publique et du
commissaire du gouvernement de lever toutes les sanctions contre Roland
Veuillet, le ministre s'entête. La seule réponse du gouvernement est
de désigner un médiateur et de l'interner d'office en hôpital
psychiatrique pour pouvoir l'alimenter de force. Infos, pétitions,
actions sur le site :
http://roland-veuillet.ouvaton.org/
Roland Veuillet encore conscient et actif pour sa lutte à 11 heures ce
matin juste avant son internement doit être entendu !
Devant ce déni de justice, ces méthodes et le silence qui les entoure,
nous appelons tout le monde à diffuser largement l'information et à
participer massivement au rassemblement Vendredi 16 février à 16H30 à
la comédie à Montpellier.
Réunion suite de la mobilisation : Jeudi 15 février 18 heures à la
brasserie "le Dôme".
Rendez-vous pour un collage : Jeudi 15 février 19H30 derrière la Secu.
2 : Action électronique URGENTE pou Roland VEUILLET
Avec le message en modèle ci-dessous, vous pouvez facilement écrire à
De Robien (sec.robien@education.gouv.fr) ou, en passant par
l'intermédiaire des deux sites suivants :
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
à Chirac et De Villepin.
Ils permettent d'accéder directement à un formulaire pour écrire
à Villepin et Chirac (c'est facile, je l'ai fait)
Choisissez un objet dans la liste proposée (il est important de varier
au fil des envois)
Ecrivez le message qui vous semble approprié, ou copiez/collez le texte
suivant :
Je vous demande de faire enfin appliquer l'avis du Conseil Supérieur de
la Fonction Publique, qui s'est prononcé, le 25 janvier 2005, pour
l'annulation de toute forme de sanction à l'encontre de Roland
Veuillet.
Je considère moi aussi que cette sanction injuste cherche à briser un
militant syndical dont le seul "tort" est d'avoir dénoncé l'intrusion
du
MEDEF dans son lycée. Comme Roland Veuillet, je pense que le MEDEF
n'est
pas un partenaire pour l'école publique. J'accuse son proviseur,
Georges
de Haro, de faux en écriture. J'accuse William Marrois, recteur
d'académie, et François Fillon, ministre, d'avoir couvert ces pratiques
illégales. Je tiens Gilles de Robien pour personnellement responsable
de
la situation dramatique et dangereuse dans laquelle se trouve Roland
Veuillet, en grève de la faim depuis le 24 décembre. Son cynisme en dit
long sur le mépris qu'il a de la santé du personnel de son ministère,
et
de la vie humaine en général. Je veillerai à ce qu'il paie
personnellement toutes les conséquences de cet acharnement meurtrier.
Indiquez votre prénom et votre nom.
3 : 12 février 2007, Roland Veuillet : l’UDF et l’UMP tombent le masque
En présence de nombreux journalistes, une centaine de personnes se sont
rassemblées lundi 12 février devant le Tribunal Administratif de Lyon,
sous notre banderole "Robien assassin ?". Parmi ces personnes,
Monseigneur Gaillot, André Gérin (député PCF), Thomas Boos
(co-secrétaire de la fédération SUD éducation, en grève de la faim de
solidarité), et des grévistes venus des académies de Montpellier et
Marseille. Les organisations syndicales CNT, SUD, FSU ont pris la
parole pour soutenir, une fois de plus, les revendications de Roland
Veuillet.
Le Tribunal Administratif, qui a confirmé la sanction injuste qui
frappe Roland Veuillet, a été rebaptisé "tribunal des injustices
administratives". La rue dans laquelle Roland a passé sa grève de la
faim, jusqu’à son hospitalisation, a été rebaptisée "rue des libertés
syndicales". La manifestation s’est conclue par un die-in destiné à
symboliser les risques médicaux majeurs encourus par Roland, en grève
de la faim depuis 51 jours.
Les manifestants se sont ensuite déplacés, pacifiquement, au siège de
l’UDF (parti de Gilles de Robien) puis de l’UMP. Ces deux partis ont
catégoriquement refusé d’ouvrir la porte à une délégation. Ce mépris en
dit long sur ces organisations qui prétendent nous représenter, mais
vivent dans la peur du peuple et le refus de toute communication avec
lui. Il augure mal du déroulement de l’audience intersyndicale qui a
été demandée mardi 13 février au ministre de l’éducation, et qui
mobilisera, en particulier, Gérard Aschiéri (FSU), Bernard Boisseau
(SNES), Julien Huard (CNT) et Annick Coupé (SUD/Solidaires).
Le comité de soutien proteste contre les tentatives du ministère de
déclarer Roland en "abandon de poste", alors qu’il est en grève,
couvert par un préavis parfaitement légal. Ces procédés d’intimidation
sont absolument scandaleux. Pour le ministère, une fois de plus, tous
les moyens semblent bons pour tenter de briser Roland Veuillet, le
militant qui a osé... s’opposer à l’intrusion du MEDEF dans son lycée,
faire respecter le droit de grève, dénoncer les magouilles d’un chef
d’établissement, et refuser d’obéir à un ordre illégal et dangereux
pour les élèves.
L’intersyndicale et le comité de soutien réclament toujours
l’annulation de la sanction, et l’ouverture d’une enquête
administrative. Si le ministère n’avait rien à se reprocher, pourquoi
s’obstinerait-il à refuser cette enquête ?
Le comité de soutien se réunira à nouveau cette semaine pour étudier
les réponses que Gilles de Robien aura faites à l’intersyndicale
nationale, et à Marie-Georges Buffet devant l’Assemblée Nationale. Nous
tenons Gilles de Robien pour personnellement responsable des risques
médicaux importants qu’il fait courir, en parfaite connaissance de
cause, à un fonctionnaire de son ministère. Il préfère protéger un chef
d’établissement qui a rédigé des faux en écriture et monté une cabale
contre un représentant syndical, avec la complicité active d’un
recteur, même si cette protection mafieuse coûte la vie à un innocent.
Nous appelons les personnes attachées au respect des droits humains à
multiplier les adresses aux politiques. La vie d’un homme innocent n’a
jamais eu la moindre importance pour le pouvoir, mais le risque de voir
cette affaire leur faire perdre des voix peut encore sauver Roland.