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![]() L'ancienne membre du groupe terroriste Action directe Nathalie Ménigon en avril 1982 © AFP/Archives |
A la tribune, une douzaine d'intervenants, élus du PCF, responsables de la LCR ou de la Ligue des droits de l'Homme, simples militants d'extrême gauche, ont dénoncé une "sévérité d'exception", voire une "vengeance d'Etat" à l'égard des membres d'AD.
La réunion était organisée par les collectifs "Ne laissons pas faire" et "Défense Active" à l'occasion du 2Oe anniversaire de l'incarcération de Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani et Joëlle Aubron, qui avaient été arrêtés en février 1987.
Alors que Joëlle Aubron est morte en 2006, les trois autres commencent mardi leur 21e année en prison. Tous les quatre ont été condamnés deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité pour les assassinats du général René Audran, en 1985, et du PDG de Renault Georges Besse, en 1986.
Plusieurs intervenants ont insisté sur le "traitement inhumain" subi selon eux par les prisonniers, critiquant notamment le fait que la justice française pose comme préalable à leur libération conditionnelle "la repentance".
"Ca n'a rien à voir avec la justice et le droit", a dit l'un d'entre eux. "C'est une exigence purement religieuse", a renchéri un autre.
"Les actes pour lesquels ils ont été condamnés ne sont pas au coeur du débat", a déclaré Me Henri Leclerc, président d'honneur de la LDH. "Ce qui compte, c'est la durée d'emprisonnement, une peine de 20 ans est une peine inhumaine qui déstructure, décompose une personne".
"J'ai la faiblesse d'aimer la démocratie", a indiqué de son côté le psychanalyste