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Guyane : le barrage favorise l'intoxication au mercure |
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Le programme " Mercure en Guyane " du CNRS, lancé en 1998 dans le bassin du Sinnamary a permis de localiser le barrage construit par EDF comme l'un des lieux de formation du méthylmercure, composé auquel le mercure doit sa toxicité. Très mobile dans la chaîne alimentaire, il possède la particularité extrêmement dangereuse de s'accumuler dans les organismes, au long de la chaîne trophique. C'est ce qu'on appelle la " bioaccumulation ". Ainsi, en partant d'un nanogramme par litre d'eau on relève une concentration entre un et dix millions de fois plus grande dans le poisson aïmara. Plus le poisson est vieux, plus sa concentration est grande. du Haut Maroni, qui se nourrissent essentiellement de poisson, 57,4 % des habitants dépassent le seuil de méthylmercure recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L'InVS a noté des signes infra-cliniques d'altérations du développement neurologique ou neuropsychologique sur les enfants. Or " ce qui été observé sur le site du Haut Maroni risque d'être deux fois moins important que sur le site du Petit-Saut ! " prévient Daniel Cossa, directeur du laboratoire de biogéochimie des contaminants métalliques, à l'Ifremer. Conséquences d'une forêt immergée En 2001, une étude de l'imprégnation par le mercure de la population de Sinnamary, de l'InVS, a relevé que 5% de la population enquêtée dépassaient les seuils sanitaires de l'OMS et confirmait le lien avec la consommation de poissons de fleuve. Six ans après, la situation n'a pu que se dégrader car l'activité aurifère, principale source de mercure dans les cours d'eau, n'a cessé d'augmenter. Selon l'ONF, les surfaces déforestées et travaillées ont quasiment triplé en cinq ans, pour atteindre 11 500 ha en 2005. Les chantiers des orpailleurs polluent de leurs rejets jusqu'à 4 671 km de linéaires. Autrement dit, une grande partie du réseau hydrographique de Guyane. Depuis une douzaine d'années les études scientifiques se succèdent mais la seule mesure sanitaire importante a été l'interdiction du mercure dans l'extraction de l'or depuis le 1er janvier 2006. Cela n'empêche pas les orpailleurs clandestins, les plus nombreux, de continuer à l'utiliser sur des sites appartenant au futur parc naturel de Guyane. Impatient que l'Etat prenne ses responsabilités, les chercheurs du programme " Mercure en Guyane " ont envoyé un appel aux candidats à la présidentielle ainsi qu'au gouvernement actuel, le 13 janvier 2007, leur intimant de stopper le massacre environnemental et sanitaire. Ils rappellent que la forêt guyanaise compte parmi les dernières forêts primaires de la planète, renfermant 75% de la diversité biologique mondiale. Hélène Huteau consulter cette article sur l'en dehors tranquillement les Français continuent le génocide des populations locales qui les militaires sont allés les faire disparaitre pour le prestige du conquérant et comment ils disent les droits de lomiste la" France pays des droits de l'homme" l'extermination capitaliste continue tranquillement |