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Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale

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syndicats intégrés et organsations patronales après le élections ; au 5 juin



Syndicats et patronat se sont retrouvés mardi après-midi au siège du Medef pour tenter de relancer l'épineuse négociation sur la pénibilité au travail, un an après la suspension de ces discussions prévues par la loi Fillon sur les retraites de 2003.

A moins de trois semaines de la présidentielle, les représentants des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) et des organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) ont remis sur la table, sous la pression du gouvernement, .
Mais chaque camp campe toujours sur ses positions, laissant difficilement augurer d'une issue rapide.

"Après un an de suspension, nous avons repris le contact pour sortir ce dossier de l'ornière, ce dont tout le monde s'est félicité. L'objectif est d'en finir avant 2008", date prévue de la prochaine réforme des retraites, a indiqué Denis Gautier-Sauvagnac, numéro deux du Medef et chef de file de la délégation patronale.
La négociation sur la pénibilité était un corollaire de la loi Fillon de 2003 sur les retraites qui durcissait les conditions de départs mais visait aussi à mieux prendre en compte la situation des salariés usés par un emploi pénible.
Entamées avec un an et demi de retard, les discussions entre syndicats et patronat n'avaient donné lieu à aucune réunion depuis le 30 mars 2006.
Pour la CFDT, Jean-Louis Malys s'est déclaré "satisfait d'avoir contribué à réveiller le dossier" e
Mais il a reconnu que "la négociation sera compliquée", observant que le Medef "continue à vouloir une opération blanche" financièrement.
"Contente et pas contente à la fois", Michelle Biaggi (FO) a noté que "le verrou financier n'est pas débloqué" du côté patronal, mais jugé qu'"il vaut mieux être optimiste".
Pour la CGT, Jean-Christophe Le Duigou a déploré que "le jour où le TGV bat un record de vitesse, nous battions un record de lenteur de négociation. Le Medef n'a pas changé de position et cherche à jouer la montre". "Les négociations devraient durer une petite année encore", selon lui.
Danièle Karniewicz (CGC) a regretté d'avoir "passé deux heures à faire semblant de négocier en pleine campagne présidentielle". "Nous allons ferrailler un bon moment, mais nous mettrons toute notre énergie pour trouver un accord", a-t-elle ajouté.
"On est repartis parce que le ministre a tapé du poing sur la table, on va essayer d'aboutir, car sinon nous aurons du mal à aboutir sur les retraites", a prévenu Joseph Thouvenel (CFTC).
Si les partenaires sociaux sont d'accord pour faire davantage de prévention et prendre en compte le stress, le patronat refuse toujours l'idée d'une cotisation supplémentaire pour financer des retraites anticipées des salariés ayant exercé des métiers pénibles.
"Tout ce qui augmente le coût du travail dans ce pays pèse sur l'emploi. Or le coût du travail en France -charges sociales comprises et tous secteurs confondus- est supérieur de 10% à la moyenne européenne", a fait valoir M. Gautier-Sauvagnac.
Ils vont désormais poser à tour de rôle des questions à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), proposée en soutien par le gouvernement. CFDT et CGT souhaitent ainsi déterminer la part du financement de la pénibilité revenant à la collectivité et celle relevant des entreprises.
Syndicats et patronat ont prévu de se revoir le 5 juin.

ci dessous l'article du monde sur la grève d'Aulnay

Sur place, le climat est de plus en plus tendu. Le passage de relais entre l'équipe de travail du matin et celle du soir est l'une des rares

occasions pour les grévistes de croiser les non-grévistes. Souvent

les échanges tournent court. "Attention aux mouchards !", crie un grand Noir. La plupart de ceux qui n'ont pas cessé le travail pressent le pas, tête baissée pour éviter la poignée de manifestants qui distribuent des tracts à la sortie des pointeuses. L'attroupement évité, certains ne cachent pas leur agacement : "Y'en a marre de cette petite bande prête à tout casser, lâche un opérateur de 56 ans. Ce sont des irresponsables. Des accords ont été signés, je ne vois pas pourquoi 10 % des effectifs feraient la loi." Un autre s'inquiète : "On dit de plus en plus que PSA a un site de trop, il n'y a qu'à continuer et Aulnay sera en bonne place pour disparaître."

AIDE DU CONSEIL GÉNÉRAL

"La direction monte les gens contre nous, se plaint Philippe Julien, délégué CGT de l'usine d'Aulnay, mais ils ne se rendent pas compte que le niveau de mécontentement est bien supérieur au noyau des grévistes." Effectivement les non-grévistes solidaires avec le mouvement ne sont pas rares : "Tout ça c'est justifié, les gens n'y arrivent plus, même si je pense qu'on aurait dû faire la grève avant la signature de l'accord salarial, note un ouvrier, qui ajoute, moi j'ai pas le choix, j'ai pris un appart, je peux pas me permettre d'arrêter de bosser." Un autre tente de se justifier d'avoir arrêté la grève au bout de six jours : "Ma femme était en pleurs, c'est pour elle que j'ai repris, mais sur le fond c'est normal que les gens se rebellent."

Malgré une désorganisation évidente de la production, la direction est parvenue jusqu'ici à faire tourner l'usine. La perte de production est estimée à 12 000 Citroën C2 et C3, sans compter les centaines de véhicules sans siège qui attendent d'être terminés sur un parking. Après avoir été condamnée le 26 mars par la justice pour avoir tenté de remplacer les grévistes par des intérimaires, la direction emploie aujourd'hui les grands moyens. Une centaine de salariés des usines de Rennes et de Sevel-Nord près de Valenciennes (Pas-de-Calais) ont été dépêchés pour assurer la production à Aulnay-sous-Bois. Logés à l'Etap Hôtel tout proche, ils touchent une indemnité de 750 euros par semaine. Chaque matin, ils arrivent en car directement à l'intérieur du site pour empêcher les contacts avec les grévistes.

Pour ces derniers, la situation est de plus en plus difficile. Du fait des journées non travaillées, la plupart n'ont touché qu'entre 300 et 400 euros au titre de leur paye du mois de mars au lieu des 1 300 net habituels. La cagnotte alimentée depuis une vingtaine de jours par les organisations syndicales, une poignée d'associations et les collectivités locales dirigées par des élus communistes permet d'apporter un petit complément, qui reste cependant largement insuffisant.

Au total, près de 93 000 euros ont été réunis. Cette collecte fait polémique au sein du conseil général de Seine-Saint-Denis. Dirigé par le PCF, celui-ci vient d'accorder une aide de 20 000 euros aux grévistes. Pour l'opposition UMP, c'est un "détournement de fonds publics au service d'une action politique". Un recours devant le préfet de Seine-Saint-Denis devrait être prochainement déposé. Quelle que soit l'issue de la polémique, elle ne permettra pas de sortir de l'impasse dans laquelle PSA se trouve.

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Les grévistes de l'usine Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois ont mis fin à leur mouvement, le 10 avril 2007. | AFP/STEPHANE DE SAKUTIN
   




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