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*vendredi 4 mai 2007, 13h42*
*Un entraîneur en état de mort cérébrale après le tir d'un policier à
Toulon*
MARSEILLE (AFP) - Un entraîneur
d'un club de footbal amateur de Toulon
est en état de mort cérébrale après avoir été atteint d'un coup de feu
tiré par un policier qui intervenait au cours d'une altercation, jeudi
soir, a indiqué vendredi le procureur de Toulon, Pierre Cazenave.
Jeudi, la mairie de Toulon avait indiqué que cet entraîneur de la
section des poussins du sporting club du Las, Louis Mendi, 33 ans, était
mort après avoir été atteint d'une balle. Le drame s'est déroulé en
pleine rue vers 18H30 alors que deux policiers de la brigade
anti-criminalité intervenaient pour mettre fin à une altercation entre
un membre de la direction du club (division d'honneur régionale) et
l'entraîneur de la section poussins. Les policiers avaient été prévenus
par le personnel d'une crèche voisine. Selon les premiers éléments de
l'enquête, Louis Mendi était venu entraîner l'équipe des poussins
lorsqu'on lui a expliqué qu'il s'était trompé de date. Pensant être
l'objet d'une éviction de fait, il s'en est pris à un dirigeant du club
qu'il a poursuivi dans la rue, en le menaçant d'un couteau. Lors de
l'échauffourée avec les policiers qui tentaient de s'interposer, Louis
Mendi a porté un coup de couteau à l'un des agents, le blessant à la
main. Le coéquipier de ce dernier a alors tiré pour le protéger,
touchant l'entraîneur à la tête. Le policier mis en cause est l'objet
d'une enquête de l'Inspection générale de la police nationale, a
indiqué
le procureur de Toulon. De source proche de l'enquête, on précise que
la victime est connue des services de police, notamment pour violences. "Il
ressort des premières constations que le forcené avait sur lui deux
armes blanches", a déclaré Fabienne Hudelot, secrétaire du syndicat
Alliance du Var, ajoutant: "on n'ose imaginer la suite des événements
notre collègue n'était pas intervenu avec sang-froid"
Saint gervais sur Roubion: " le gendarme aurait tré à trois reprises
ce qui a couté la vie à un forcené"
comme à toulon ceux qui sont dépositaire de la force publique font des
"cartons" contre ceux qui sont censé de protéger
d'eux -mêmes
La police est sur le pied de garde
A deux jours du second tour de l'élection présidentielle, les
policiers s'organisent. Ils comptent quadriller le territoire
francilien pour contenir d'éventuels débordements, notamment en cas
de victoire de Nicolas Sarkozy. « Un dispositif lourd va être mis en
place, car les risques sont réels », avoue le syndicat Synergie
Officiers.
Les 18e, 19e et 20e arrondissements de Paris seront particulièrement
observés, tout comme la Seine-Saint-Denis. Sept à dix compagnies de
CRS seront mobilisées, ainsi que des gendarmes mobiles, prêts à
intervenir « en renfort en cas de besoin », confirme la préfecture de
police de Paris. Un hélicoptère doté de moyens de surveillance
nocturne sera mis à la disposition de la police, a-t-on appris hier.
A la cité des 4 000 de La Courneuve, les CRS sont déjà déployés à
grande échelle, selon l'association Africa.
Dimanche soir, les forces de l'ordre se concentreront aussi autour de
Matignon, de l'Assemblée nationale, du Sénat, de l'Elysée, mais aussi
à Bastille et à République, « lieux de rassemblement politiques »,
selon Synergie. Elles seront également présentes aux Halles et dans
les gares de Lyon et du Nord « pour filtrer » les arrivants de banlieue.
La Seine-Saint-Denis est très observée par les Renseignements
Des policiers locaux sont « persuadés qu'il y aura "des affrontements"
. Selon l'un d'entre eux, les soixante voitures brulées le soir
du premier tour dans le Nord -est parisien
n'étaient qu'un « avant-goût ». Du côté des associations, on assure
au contraire que le risque est faible