Travailler plus , pour gagner plus ? Voici un dilemme qui risque de faire autant d’heureux que de mécontents. Et l’on peut inverser la formule, quoi qu’il arrive ; c’est selon les points de vue ! Faut-il travailler plus ? Faut-il travailler moins ? Ou alors, formulons les questions autrement : les patrons devraient-ils nous faire travailler plus ? Ou moins ? De ce point de vue, on peut comprendre que ces questions sont évidemment insatisfaisantes. Pourquoi serait-ce aux patrons, aux petits chefs et autres larbins du capitalisme de décider du temps que nous passerons à bosser et à paresser ?
la lutte collective plutôt que la résignation. Face à une telle situation, la classe politique sans aucun complexe a cassé nos vies, depuis toujours. Une simple loi votée, c'est pour faire plus d'électeurs, mais les conséquences sur nos vies sont rarement mesurées, montrées. La loi sécurité quotidienne, votée en novembre 2001, ça n'a pas permis d'augmenter la mobilité, mais plutôt l'immobilité: la prison pour ne pas payer nos titres de transport. La loi anti délinquance voté en février 2007 a criminalisé la pauvreté "sanction financière pour les familles de "jeunes inciviques", pouvoir accru du maire pour "psychiatriser les délinquants". Les manifestations spontanées ne suffiront pas à mettre un coup d'arrêt à ce rouleau compresseur Tatcherien. Ne comptons que sur nous mêmes, manifestons massivement, c'est dans l'unité de la jeunesse et des salariés, l'exemple du CPE le montre. Le Contrat Unique qui supprime CDI et CDD et qui avec la reformulation du code du travail décrété par ordonnance déjà le 7 mars 2007 permettra aux patrons de licencier à tout moment, selon leur humeur. Il s'agit de rompre avec l'attentisme de mise au lendemain des élections présidentielles. Pour organiser la résistance, nous ne comptons que sur nous mêmes et sur nos luttes, au quotidien, dans nos quartiers et lieux de travail, pour faire émerger un mouvement social autonome, solidaire et émancipateur, porteur d'autres logiques et projets de société. Appel contre la répression Suite à la manifestation d’aujourd’hui, un appel a été voté lors du rassemblement devant le palais de justice pour exiger l’amnistie des personnes arrêtées A Lyon comme ailleurs, lors des manifestations s’opposant à l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république, des centaines d’arrestations arbitraires ont été perpétrées par la police. Il s’agit, bien souvent, de lycéens mineurs, qui manifestaient parfois pour la première fois. Nous faisons appel à l’ensemble des organisations démocratiques, syndicales, politiques et associatives pour qu’une réaction importante de leur part aboutisse à faire cesser cette chape de plomb répressive. Il faut que les emprisonnés soient libérés et les charges retirées. L’expression du sentiment de rejet à l’égard du pouvoir UMP et de son agenda anti-social et liberticide, majoritaire dans les classes populaires, doit pouvoir se manifester librement. Non vos urnes ne nous font pas rêver, avec les cercueils de lois que vous nous avez préparé
note de bas de page: Tract distribué le 9 mai devant les lycées et la fac