Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
ON a surement autre chose à faire que de critiquer les autres
dans la presse quotidienne locale appartenant à Dassault, la lutte
contre le systhème actuel a besoin de toutes les energies,
après avoir lu l'article du dauphiné libéré sur la manif de cette ville, et relevé
une phrase assassine contre les libertaires valentinois:
"une militante antisarkoziste;(..)et à Valence, ils n'ont pas su
s'organiser."
donc je publie le compte rendu de cette manifparu dans indymedia -grenoble
et accepté par les 2 modérateurs
Le 15 mai,
2 potes (qui ne sont pas plus "altermondialistes" qu'autre
chose et qui n'ont en commun que le refus du don ADN à la flicaille)
passent 1h au cyber à la recherche des actions prévues dans le
sud Drome (où elles sont pour cause detranshumance ovine)
le lendemain, jour de la passation de pouvoir à l'avantage
de Sarkozy.
Dépitées de ne rien trouvé, elles vont vers le bistrot et croisent dans la rue 2
autres nanas, rencontrées quelques semaines plus tot lors du débat qui avait
suivi la projection de "volorem rien foutre al pais" au ciné de Nyons.
Concertation dans la rue :
actions directes ? envers quels symboles ? avec qui ?
quelle prise de risques judiciaires ? En 1/4 d'h, la décision est
prise : on tente d'organiser un rassemblement à 20h30,
comme dans les grandes villes.
En moins d'1/2h,le boulot de propagande. A
22h, 40 affiches auront été scotchées sur Nyons et quelques villages
proches. Le DauBé, France bleue vaucluse et drome ont l'info.
Les verts, les socialos, les cocos, les soutiens à Bové,
les magasins bio, la conf', la CGT ont été contactés
de visu ou par téléphone.
Le lendemain, les bergers distribuent les tracts
(réduction de l'affiche) aux voitures ralenties par le troupeau.
A l'heure de la sieste, les banderoles sont
confectionnées.
20h30 : une bonne trentaine de personnes sont sur la place de la
mairie. Les 5 banderoles : "ni dieu, ni maitre, ni sarko", "on n'obéira pas",
"sarko, tu nous aime ou tu nous quittes", "pas des prisons, des logements",
"sarko, valet du capital" sont déployées. On se compte, se présente,
échange les renseignements:
(notamment "comment t'as su qu'il y avait quelque chose ?").
La journaliste du DauBé prend une photo de la vingtaine de manifestants qui l'acceptent
sur les marches de la mairie avec les banderoles.( article paru le 18 mai)
20h50 : ça sent déja la fin.
Ceux qui vont bosser (eh oui, il y en a !) partent
et ceux qui ont ne seraient rester que s'ils pouvaient
se fondre dans la masse (peur du ridicule) les imitent.
Pour éviter l'hémoragie, un cortége d'une douzaine de personnes vont
planter les banderoles sur le rond-point central.
Ceux qui crient les slogans le plus fort sont ceux qui ont déja bu quelques
biéres, ce qui fait fuir les derniers bobos.
21h15 : les 6 derniers manifestants ont fini le pack de biére,
les quelques passants qui ont engagé la conversation sont repartis en
klassonnant leur soutien,
le RG a pris ses photos, les gendarmes municipaux sont passés puis
repartis devant le manque de menace de ce petit groupe braillard.
On quitte le rond-point en laissant les banderoles.
22h30: en revenant du kebab, on ne voit plus aucun de nos draps
attachés aux oliviers du rond-point.
Pas de bilan concerté.
Pour ma part, j'ai eu le plaisir de voir que toute action est
possible en dehors
des organisations traditonnelles, qu'on n'a pas été ridicules à 20h30
(prés de 40 personnes s'étant déplacées),
que les petites villes ont aussi un message à
passer, que les gendarmes ne soient pas venus nous provoquer.
Ca a moins de gueule qu'un coktail molotov dans une gendarmerie
ou une permanance UMP ou une mairie FN ?
Peut être, mais dans ce cas, il aurait fallu
que tu nous rejoingnes dans l'organisation autogérée !!!