paru dans CQFD de juin Viens, ne restons pas là. Je connais ces mecs, ils sont dangereux. » Il est 1 heure 30 dans la nuit du samedi au dimanche 13 février. Alors qu’ils sortent d’une cafétéria d’El Ejido (une des rares à accepter des immigrés comme clients), Abdelsalam et Hosni sont hélés par un groupe de jeunes. « Hé ! Vous avez du shit ? » Abdelsalam prend ses jambes à son cou. Mais Hosni, 41 ans, journalier et maçon occasionnel, refuse de fuir. Il n’a rien à se reprocher. La suite ? Hosni n’est plus là pour la raconter. Revenu sur les lieux, son ami le découvre étendu dans une flaque de sang. Coups de poing, de pied et de couteau auront eu raison de sa conscience tranquille. Quelques jours plus tard, la police arrêtera cinq jeunes. L’auteur présumé du coup de couteau mortel, âgé de 19 ans ; trois mineurs, placés depuis en centre d’éducation surveillée ; et le fils d’un policier de la Guardia Civil, qui sera relâché le lendemain. Le sous-préfet, aussitôt relayé par la presse locale, évoque un règlement de comptes entre trafiquants de drogue.