Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
Daniel Chéron, qui a fait part lundi des
doutes de sa société quant à
l'éventuelle reconduction d'essais "dans l'état actuel des choses en France:
. "Je suis assez tenté de penser qu'aujourd'hui, c'est la
victoire des anti-OGM. Nous sommes en situation d'échec".
Lors d'une conférence de presse à Aubiat (Puy-de-Dôme), M. Chéron est
revenu sur le fauchage dans la nuit de vendredi à samedi de deux champs
à Malintrat en confiant "que les gens qui détruisent les essais, on les
connaît parfaitement. Soit on a envie qu'ils arrêtent leurs agissements,
soit on n'a pas envie qu'ils arrêtent. Je pense qu'il y a là un peu de
lâcheté de la part des autorités". Juste un coup de déprime de la part
de Chéron
Le directeur général du semencier auvergnat, actionnaire à 55% de
Biogemma, la société biotech détentrice des essais, a également évoqué
le "Grenelle de l'environnement" que le gouvernement doit organiser à
l'automne prochain. Il a souhaité que Limagrain y participe "si on nous
invite" et à la condition que "l'économie et tous les enjeux de
durabilité agricole et de gestion des territoires soient traités".
"J'attends qu'on mesure bien ces enjeux d'une part, et qu'on définisse
un cadre clair dans lequel nous puissions travailler sereinement et
qu'on empêche ceux qui veulent nous détruire de pouvoir agir", a ajouté
M. Chéron.
Biogemma, qui a porté plainte contre X suite aux fauchages du week-end
dernier, est la dernière entreprise française à faire des recherches sur
les OGM sur le territoire français. "Nous avions trois parcelles dédiées
aux OGM cette année en France, dont une a été désormais fauchée. A
contrario, nous en avons plus de 100 aux Etats-Unis", a-t-il précisé. M.
Chéron a noté que Biogemma "dispose de près de 1.300 chercheurs, dont
60% travaillent en France. Dans les dix ans à venir, le nombre de
chercheurs va être multiplié par dix, mais 80% d'entre eux seront sans
doute à l'étranger".
"Ces destructions d'essais n'empêcheront pas Limagrain d'avancer", a
insisté Daniel Chéron. "Pour l'heure, les recherches n'étaient
maintenues en France que par la seule volonté de la société qui est une
coopérative. On a donc fait un choix politique. D'ailleurs, le siège de
Biogemma est à Clermont-Ferrand. Mais si ce n'est pas possible de
maintenir les chercheurs en France, on ira ailleurs".
Avec l'Allemande KWS, Biogemma est la seule société européenne à
travailler sur la question des transgénèses des grandes cultures comme
le maïs, alors que d'autres tels que Bayer ou Syngenta ont exporté leurs
recherches hors du territoire européen. Cela fait une vingtaine d'années
que Limagrain s'intéresse aux OGM et depuis 2000, la firme via sa
filiale Biogemma est régulièrement la cible de campagne d'arrachage ou
de fauchage de la part des militants anti-OGM. AP
Nous vous demandons de bien vouloir d'envoyer des commentaires
pour cette déclaration qui soulève de nombreuses questions.
Le combat contre les OGM et son monde peut être mis en paralléle
avec le combat du nucléaire et son monde. Et ce monde
des nanos que nous prépare pour nous et nos enfants le capitalisme.
nous savons c'est pas tellement hilarant!!!!