Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
vérité et justice pour Lamine rendez vous au Laboratoire le 11 juillet
à 17h30 pour envisager des actions
www.labanlieuesexprime.org/article.php3?id_article=1980
Citoyennes et Citoyens,
Le *17 juin 2007 à 4 heures 30 minutes* du matin Lamine DIENG âgé de 25
ans est mort dans un fourgon de Police.
*La Police des Polices* a été immédiatement saisie par le Procureur de
la République.
On nous a expliqué que Lamine était *mort naturellement d’un arrêt
cardiaque.*
Le Procureur de la République a donné dès le *21 juin 2007 le permis
d’inhumer* le corps signifiant ainsi que *l’enquête* était, de son point
de vue, *terminée.*
Nous n’avons pas pu voir le corps de notre fils, seulement son visage
qui portait des traces.
Le Procureur de la République a confirmé de manière informelle à notre
Avocat Maître Antoine RICARD que l’enquête était terminée, que tout
était clair qu’il s’agissait selon l’autopsie d’une crise cardiaque liée
à une overdose.
Or, Lamine avait 25 ans, il n’avait pas de problèmes cardiaques et ne
prenait pas de drogues dures.
Comment peut-on dans ces conditions mourir de façon aussi subite ?
De plus nous avons été prévenus de son décès *36 heures après.*
La Police des Police nous a indiqué qu’ils avaient eu du mal à l’identifier.
Or les policiers de notre quartier qui l’ont interpellé ont, dans le
même temps, précisé à l’IGS que Lamine était très connu de leurs services.
Comment peut-on avoir des difficultés à identifier quelqu’un qui est
très connu ?
*L’acte de décès* mentionne qu’il a été *dressé le 18 juin 2007 à 9
heures 50* sur la déclaration de Lassana DIENG alors que c’est Mariama
DIENG qui a été informée non pas à 9 heures 50 mais aux alentours de *17
heures 30 minutes le 18 juin 2007.*
Comment se fait-il que le décès ait été déclaré à 9 heures 50 à la
mairie alors que la famille n’a été informée qu’aux alentours de 17
heures 30 minutes ?
Nous avons décidé de déposer une *plainte* avec constitution de partie
civile entre les mains du Doyen des Juges d’Instruction pour obtenir la
désignation d’un Juge d’Instruction, avoir enfin l’accès au dossier et
pouvoir demander une *contre expertise du corps de Lamine.*
Nous avons été reçus par le Vice-Doyen des Juges d’Instruction le 29
juin 2007 qui nous a indiqué qu’une enquête était toujours en cours au
Parquet et qu’il n’était pas possible d’obtenir les éléments du dossier.
Comment se fait-il que la Justice soit si réticente à ouvrir une
information ?
Comment se fait-il que le Procureur actuellement en charge de l’enquête
nous informe que l’affaire est terminée et que le doyen des Juges
d’Instruction nous indique au contraire qu’une enquête est en cours ?
Pourquoi en tant que parents n’avons-nous toujours pas accès au dossier
qui nous avait été présenté à l’origine comme étant très clair ?
Nous n’avions pas d’idée préconçue sur les raisons du décès de Lamine et
nullement l’intention de mettre en question la parole de l’autorité mais
le temps passe, les versions contradictoires se succèdent et laissent
maintenant la place à un silence qui nourrit le doute et la colère.
Nous tenons à faire savoir que la Justice nous refuse l’exercice de
droits élémentaires qui consistent à avoir accès au dossier et à pouvoir
demander des investigations complémentaires.
Lamine est mort, il avait 25 ans. Nous voulons avoir un droit de regard
et de contrôle sur le travail de la Police qui enquête actuellement sur
elle-même.
Son corps est toujours à l’Institut Médico Légal, nous voulons
connaître la vérité, quelle qu’elle soit, pour pouvoir enterrer
notre fils et frère.
Nous tenons également à faire savoir que nous avons remis le 27 juin
2007 à Madame la Députée George PAU-LANGEVIN une lettre de saisine de la
Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité.
Nous tenons enfin à faire savoir qu’un comité de soutien « *Vérité et
Justice pour Lamine DIENG* » a été créé le 29 juin 2007 et que nous
organisons *un rassemblement citoyen le vendredi 6 juillet 2007 à 18
heures Place Gambetta dans le 20ème arrondissement.*
Réunion du collectif le 12 juillet à 19 heure a FASTI, 58 rue des
Amandiers 75 020 Paris (métro Père lachaise)