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Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale

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Une parcelle bio sabotée


merci à www.ekaitza.org .Le collectif le Laboratoire publie cette nouvelle qui éclaire d'autant plus l'attitude des anti OGM Dromois concernant la parcelle OGM du canton de Chabeuil. Nous demandons la distribution d'un kit de détection d'OGM comme au Béarn et dans le pays basque

Une parcelle de Maïs bio sur laquelle était menée une étude scientifique pour mesurer la contamination pollinique généré par le Maïs Ogm  a été la cible d'une attaque aux produit chimique à Saint Do (béarn). Les parcelles bio étaient voisines de parcelles de maïs OGM.  Le but du produit chimique déversé était d'annuler la floraison du maÏs. Des apiculteurs participent eux aussi à cette étude financée par le conseil régional en vue de connaître  le taux de contamination génétique produit par les parcelles de maïs OGM.  L'agriculteur bio a porté plainte soutenue par le syndicat ELB et la fédération bio d'Aquitaine.

(Au moins) 521 hectares
de maïs OGM en Pays Basque
Le gouvernement vient de publier sur son site Internet,
comme l'y oblige la loi, la liste des cantons où est cultivé du maïs OGM
MON 810 du groupe multinational Monsanto.
Dans l'hexagone, ce sont 20 000 hectares qui sont
actuellement plantés.L'Aquitaine et Midi-Pyrénées
en accueillent la majorité (4 000 hectares pour l'Aquitaine).
Seuls les cantons étant connus, il n'est pas possible aux agriculteurs ou apiculteurs de savoir si
leur voisin en cultive ou pas. Pour Iparralde, sont concernés par
cette culture les cantons de Bastida(20,80 ha sur 3 parcelles),
Donapaleu (18,62 ha pour 8 parcelles),Hiriburru (1,80 ha sur une
parcelle), Bidaxune (avec le record de 480 ha pour 116 parcelles
!). Nos voisins béarnais et landais sont encore plus mal lotis,
puisque par exemple, le secteur de Peyrehorade (où Monsanto
détient un siège) cumule 362,84 ha et le canton de Salies-de-
Béarn 190,98 ha. Pour le département des Pyrénées-Atlantiques,
les cultures de maïs OGM représentent 1 238 hectares, dont 521,3 rien que pour le Pays
Basque Nord. Attention toutefois à ces chiffres qui ne
concernent que les parcelles de maïs OGM déclarées cette
année alors que depuis plusieurs années, en dehors de
tout cadre légal, de nombreux agriculteurs avaient commencé
à semer des OGM.
RÉACTIONS
Le Collectif Alerte OGM Pays
Basque qualifie cette publication de « mascarade » et demande aux agriculteurs de continuer à interpeller
« plus que jamais » les autorités en exigeant « une localisation
par village et par propriétaire ». Le Collectif émet des
doutes sur la surface réelle semée en OGM et s’inquiète du climat que cela amène dans les campagnes
: « Suspicion et ambiance
détestables ».
Ces semis mettent
en danger la filière qualité et vont
être irréversibles, rendant impossible un approvisionnement sans
OGM. Alerte OGM s'étonne du « double discours de certains responsables politiques ». Citant le
cas de Bidaxune, 2e canton en OGM d’Aquitaine, le collectif se
demande comment la région et
le département peuvent d’un côtéfinancer des démarches de qualité et laisser faire la dissémination
d’OGM sur ce même territoire. Pour les anti-OGM, il s’agit
d’un détournement de fondspublic, puisque les producteurs
de maïs OGM bénéficient des primes PAC. Le Collectif va distribuer des kits de détection OGM,
va organiser une journée de
mobilisation à Bidaxune avant la
floraison du maïs et va mettre en place une signalisation « canton aux OGM ».
Abertzaleen Batasuna s’est exprimé dans un communiqué de
presse pour demander un moratoire immédiat et la récolte préventive des parcelles semées. AB
cite le cas de Nafarroa où plus aucune certification bio n’est possible du fait de la dissémination des OGM et pense que c'est ce qui va arriver en Iparralde, alors que la filière AOC fait vivre plus de 3 000 personnes. AB dénonce la responsabilité de Monsanto mais aussi de Lur Berri et celle des élus du Pays Basque qui « laissent faire sans réagir ». AB invite les
responsables politiques à réclamer un moratoire et affirme son
soutien « à toute action de récolte préventive des parcelles semées au nom des principes de nécessité
et de précaution ».
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