Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
Le réalisateur-journaliste communiste Gillo Pontecorvo et l'acteur-producteur FLN Yacef Saadi, ont constitué un témoignage portant sur un épisode de la guerre d'Algérie particulièrement impitoyable[1][2].
Initialement interdit en France, diffusé brièvement en 1970 mais retiré des écrans sous la pression de manifestations d'extrême-droite, le film attendit 1971 pour sortir normalement[2]. Le film resta pratiquement inédit en France jusqu'en 2004, car considéré comme un film de propagande, brisant des tabous sur le comportement militaire français au cours de ce qui ne s'est longtemps appelé en France de simples événements, et s'attaquant à des traumatismes alors récentscitation nécessaire. Le film fut tourné trois ans après l'indépendance de l'Algérie et le rapatriement de 800 000 pieds-noirs et juifs séfarades dont la plupart n'avaient jamais foulé le sol de la métropole, vivant en Algérie française depuis plus d'un siècle. Et à l'expatriation et expropriation de ces deux catégories de civils s'ajoute l'exode des indésirables harkis, leur internement dans des camps et leur mise à l'écart de la population métropolitaine.
Pour le héros de la série, commencera alors la plus étrange des aventures, dont le cadre sera ce qui semble bien être un village de fous, isolé au beau milieu de nulle part, et dont il ne pourra s'enfuir malgré ses tentatives répétées. Ce village semble en effet être un sorte de prison, dont un des gardiens est le globule, devenu, avec le vélo Grand Bi, un symbole de cette série, ainsi que de toute cette époque, et dont les habitants n'ont pas de nom. Ils sont tous désignés par des numéros. On s'apercevra au fil de la série que le Village est la partie émergée d'un complexe entrelac de souterrains mystérieux, dans lesquels les expériences les plus psychédéliques ont lieu