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Élection de Miss Roma International à Skopje
Les associations européennes de femmes roms s’élèvent contre l’élection de "Miss Roma international 2007" le 25 août à Skopje en Macédoine. Ce concours organisé depuis plusieurs années par un réseau de télévision est présenté comme une manifestation traditionnelle et folklorique destinée à mettre en valeur la beauté des femmes roms. Dans la réalité européenne d’aujourd’hui, la vérité crue de cette "beauté" s’expose sur les trottoirs des grandes villes, et au bord des routes de transit de nos florissants transports internationaux. Il faut avoir vu dans l’ex Europe de l’Est ces essaims de pauvres filles viande à camionneurs se précipiter aux carrefours et en haut des cols sur les poids lourds amenés à ralentir dans ces zones. Les femmes roms, qui représentent 80 % des adultes roms illettrés, ont la plus faible espérance de vie en Europe. Issues d’une communauté rejetée et exclue, privées d’accès aux services publics et à l’éducation, elles sont les victimes désignées des violences et de la prostitution.
La justice italienne permet la charia en famille
En 2003, au tribunal local de Bologne, est jugé le cas de Fatima R, adolescente de confession musulmane, séquestrée et battue par ses parents qui "voulaient la punir de la fréquentation de son ami et plus généralement pour son style de vie". Les parents sont d’abord condamnés. Mais la Cour d’Appel renverse ce jugement en septembre 2006 et au mois d’août 2007 la Cour de cassation confirme l’absolution. Malgré l’intervention du Procureur de Bologne la Cour de cassation a jugé qu’il n’y avait pas de délit, les parents et le frère de la jeune fille "voulant la protéger d’un suicide en l’attachant à une chaise". L’Association des femmes marocaines en Italie et sa porte-parole, Souad Sbai, s’insurge contre "une décision digne d’un pays arabe où règnerait la charia. Au nom du multiculturalisme et du respect des traditions, dit-elle, les juges appliquent deux types de règles, l’une pour les Italiens, l’autre pour les immigrés". Diverses voix politiques s’élèvent dans le pays face à ce phénomène grandissant, demandant l’adoption d’une loi contre les violences faites aux femmes, ainsi qu’un travail sur la tutelle et les droits des immigrées. Il faut rappeler qu’en Italie, pas moins de neuf jeunes filles musulmanes ont été retrouvées mortes l’année dernière suite aux brutalités de membres de leur famille. De plus, de plus en plus de très jeunes filles sont contraintes de porter le voile en public et beaucoup d’adolescentes fuient le domicile parental.
Anne-Marie PECASTAINGS
Tout ça c’est très catholique !
Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, sait s’entourer de personnes hautement compétentes avec l’aval de la nonciature apostolique de Paris. Elle a recruté un chargé de mission pour les relations avec les acteurs locaux, accessoirement prêtre, le père Jean-Marie Leclerc, connu à Argenteuil (Val d’Oise) et à Lyon où il dirige une association d’aide aux jeunes en difficulté.
Elle s’est aussi entourée d’un directeur de cabinet, Jean-Paul Bolufer, réputé pour ses prise de position contre l’avortement ou l’homosexualité, et d’une conseillère technique chargée de la politique de la Ville et des relations avec les acteurs/trices locaux. Cette dernière avait été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et 3000 francs d’amende – une peine ramenée à 5000 francs d’amende – pour avoir participé à un commando anti-avortement dans le service gynécologique du centre hospitalier de Pau.
Madame Boutin, elle, a conservé son titre de "consulteur" auprès du Conseil pontifical pour la famille. Cette instance vaticane est notamment chargée de promouvoir les "initiatives de défense de la vie humaine" et compte 39 consulteurs à travers le monde.
Que du beau linge en "odeur de sainteté" !