Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
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Slogan de solidarité
ou nous nous sauverons
!ou ensemble nous périrons
content de ne pas avoir le pouvoir
heureux de détruire ceux des autres
liberté pour les rebelles de la terre
article du journal le monde du 27 X - 2007
Un raid des carabiniers de l'antiterrorisme a permis l'arrestation,
mardi 23 octobre à Spolète (Ombrie), de cinq hommes accusés d'"
association à visée terroriste ". Quatre ont une vingtaine d'années,
le plus âgé a 42 ans. Les enquêteurs leur attribuent l'envoi, fin
août, d'une lettre de menaces contenant deux balles de pistolet à la
présidente de la région Ombrie, Maria Rita Lorenzetti (démocrates de
gauche, DS). Ils seraient aussi les auteurs d'une série de petits
attentats et d'actes d'intimidation dans la région de Spolète.
" Simples bravades ", plaident les parents des plus jeunes. Mais, les
écoutes téléphoniques des derniers mois auraient convaincu les
carabiniers de la dangerosité grandissante du petit groupe, qui se
réunissait dans les bois : " Nous sommes en train d'imprimer une
accélération à la guerre écologiste ", disaient les membres de la
cellule, se réclamant de la Fédération anarchiste informelle (FAI).
Le sigle est apparu pour la première fois le 21 décembre 2003, dans
la revendication de l'explosion de deux poubelles à Bologne, proches
du domicile de Romano Prodi, alors président de la Commission
européenne. La FAI signait, quelques jours plus tard, l'envoi de
paquets piégés à M. Prodi, au président de la Banque centrale
européenne, Jean-Claude Trichet, et aux sièges d'Europol et
d'Eurojust à La Haye. Depuis, la FAI a signé 34 attentats en Italie.
C'est le dernier avatar d'un mouvement terroriste, apparu à la fin
des années 1980 sous l'impulsion de l'anarchiste Alfredo Maria
Bonanno, dont l'objectif est " l'action directe " contre les "
structures minimales " de l'Etat et du capital. Les " anarco-
insurrectionnels ", ainsi qu'on les appelle en Italie, se distinguent
des Brigades rouges par une organisation horizontale où chaque groupe
dispose d'une grande autonomie et communique beaucoup par Internet.
Les sigles ont varié au cours des années, mais l'explosif est resté
leur moyen d'expression privilégié, contre des pylônes électriques,
des relais téléphoniques, des bâtiments administratifs ou commerciaux
ou dans des lettres piégées. Volatile et imprévisible, cette
nébuleuse anarchiste maintient la police sous tension. " En ce
moment, nous portons une attention particulière au mouvement anarco-
insurrectionnel, qui fait preuve d'un dynamisme significatif à
travers la FAI, la formation subversive la plus dangereuse ",
expliquait le général des carabiniers Gianfrancesco Siazzu, le 17
juillet, lors d'une audition à la Chambre des députés.
J.-.J.B.
© Le Monde