Espagne : Point sur la grève des travailleurs du nettoyage du métro de Madrid
Les travailleurs et travailleuses du nettoyage du métro de Madrid des entreprises CLECE, Eurolimp, Ferroser et Valoriza ont convoqué une grève illimitée à partit de 7 heures le 17 décembre dernier. La section syndicale CNT-AIT de Clece appuye cette grève et fait partie du comité de grève. Elle a demandé à tous ses militants et sympathisants à Madrid et ailleurs en espagne d'apporter toute la solidarité possible en envoyant des faxs, en organisant des rassemblements et toutes les actions que vous voudrez. Elle indiquait dans son appel aux actions : “Il est important de signaler qu'IL N'EST PAS NECESSAIRE D'IDENTIFIER LE SYNDICAT DANS LES ACTIONS. Un "A" cerclé anarchiste est suffisant”
Il faut croire que cette précaution n’a pas été suffisante, et que les militants de la CNT-AIT étaient bien connus pour leurs activités anarchosyndicalistes. Dès le premier jour de la grève, 4 travailleurs affiliés à la CNT-AIT qui faisaient partie du piquet d’information qui informait les travailleurs sur les motifs de la grève devant le siège de l’entreprise Ferroser, ont été arrêtés et détenus.
Les faits se sont déroulés lorsqu’à la tombée de la nuit les piquets ont contrôlé que l’entreprise n’introduisait pas de jaunes supplémentaires dans les fourgonnettes qui ne devaient charger que le nombre de travailleurs prévus en vertu du «service minimum » imposé en cas de grève en Espagne. Comme de bien entendu, l’entreprise avait rempli à bloc les fourgonnettes de jaunes. Pour empêcher leur passage, les piquets et les travailleurs présents agirent spontannement pour éviter que cette basse manœuvre n’empêche le bon développement de la grève.
Les détenus ont finalement été remis en liberté – après avoir été mis en examen … - à 5 heures du matin. Ils sont accusés d’attentat à l’autorité et de troubles à l’ordre public !
Nous dénonçons publiquement ces faits répressifs qui ont pour objectif clair de freiner la grève et d’empêcher que les piquets ne développent leur fonction normallement. Aussi bien les entreprises que la police se sont coordonnés (comme d’habitude) pour interdire le droit de grève et les droits des travailleurs et des syndicats qui ont convoqué la grève, comme la CNT-AIT.
Nous voulons signaler qu’il nous parait pour le moins suspect que dans le tumulte qui a résulté de l’action des jaunes et au quel beaucoup de gens ont participé, les 4 détenus étaient précisément tous membres de la CNT-AIT.
Nous lançons un appel aux usagers du métro, pour démentir ce que l’entreprise répète en boucle par ses annonces sonores : il ne s’agit pas comme ils le disent d’ «arrêts de travail ». Nous sommes devant une GREVE ILLIMITEE convoquée par les travailleurs pour une amélioration des conditions de travail et l’égalité dans les fonctions. Dans ces conditions, maintenir propres les installations ne bénéficie qu’aux patrons.
Nous rappelons que le grève a été convoquée sans service minimum et que c’est la Communauté Urbaine de Madrid qui a imposé de façon tout à fait abusive un taux de 80%. Il s’agit d’une attaque directe contre le droit de grève. Si les installations du metro se détériorent, la responsabilité directe des patrons est engagée, car ils ne veulent pas entendre nos revendications.
Loin de nous impressionner, ces évènements nous donnent plus de force pour continuer la lutte contre les patrons et appuyer la grève par les méthodes qui nous caractérisent : l’action directe et la solidarité mutuelle. Nous appelons a l´extension des actions pour atteindre les objectifs de la greve.
Le 21 décembre, l’entreprise a appelé le comité de greve pour commencer a négocier toute la table des revendications. Apres plusieurs heures de réunion, le comité de greve q décider de rompre les négociations car les concessions de l´entreprise étaient clairement insuffisantes. Le lendemain, l´assemblée des travailleurs a ratifié cette posture.
Le 24 décembre, soit au septieme jour de greve, celle-ci etait appuyée par 90% du personnel.
Du point de vue de la CNT, nous disons tres clairement que nous n´acceptons pas les menaces contre les grévistes qui se suucedent de la part des différentes entreprises depuis le début de la greve. De meme nous ne tolérerons pas que l´on intimide les piquets de greve et nous restons vigilants face a toute tentative de briser la greve en utilisant des jaunes. Il n´est pas tolérable que pendant que l´immense majorité des travailleurs sont en lutte pour améliorer leurs conditions salariales, qui de fait s´appliqueront a tout le personnel sans exception, il y en aient qui contribuent a perturber la lutte.
Nous dénoncons publiquement l´attitude des Commissions Ouvrieres (CC.OO, syndicat proche du PC), qui n´a pas appelé a la greve, minant ainsi l´unité ouvriere. La majorité des affiliés des CCOO dans le secteur du nettoyage du métro appuyent pourtant la greve et font meme partie des piquets, ce qui leur vaut d´etre critiqués par l´exécutif de ce « syndicat” .
1.- Unification de toutes les conditions économiques et sociales de tous les travailleurs qui participent aux taches de propreté du métro de Madrid, indépendamment de leur type de contrat, catégorie professionnelle, ancienneté dans l´entreprise, entreprise employeur, travail effectué, etc … en établissant entre autre chose une Grille de salaire unique.
2.- Stabilité de l´emploi. Tous les travailleurs qui participent aux taches de propreté du métro de Madrid doivent etre embauchés en Contrat a durée indéterminée (CDI’.
3.- Augmentation des primes (Plus) de toxicité, de pénibilité et de dangerosité de la quantité prévue dans la convention collective de 20% du salaire de base pour tous les travailleurs qui participent aux taches de propreté du métro de Madrid, et payement de 100% du salaire total.
4.- Augmentaton salariale en accord avec l´augmentation de la prestation de service qui vient d´etre annoncée dernierement.
5.- Semaine de 35 heures.
6.- Paiement de la totalité du salaire des le premier jour ou un travailleur est declaré en incapacite temporaire de travail, et ce pour quel que motif que ce soit.
7.- Augmentqtion de deux jours de congés supplémentaires
8.- Creation dans chaque entreprise d´une bourse du travail.
9.- Clarification des taches que peuvent ou ne peuvent pas réaliser les collegues enceintes en relation avec leur sécurité et leur santé.