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Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale

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Bracelet d’identification : le SNPI saisit le Ministère

Depuis trois mois déjà que le SII ( syndicat interco de l'Isère ) réuni en assemblée  a

lancé un appel à la résistance concernant le personnel hospitalier en publiant le texte

suivant dans le journal de la CNT AIT : extrait: suivre le lien


http://topseveso.over-blog.com/article-13291890.html


A Valence le cloisonnement sectaire est tel que les simples revendication humaines

restent remisées dans les placards à balai

 

Le 14.01.08, lors des voeux du Ministère de la Santé, Thierry Amouroux, le
 Président du SNPI CFE-CGC a offert son bracelet d’identification à Roselyne
 Bachelot. La relation soignant-soigné c’est poser les problèmes éthiques là où
 une technostructure ne voit que des procédures techniques sécuritaires. Voici le
 courrier joint au bracelet :

Madame la Ministre


La direction de l’hôpital Saint Louis de l’AP-HP souhaite généraliser l’identification des


malades par des bracelets d’identité. Alors que l’on parle d’humanisation des hôpitaux,


du droit des malades, de la dignité des personnes hospitalisées, nous sommes


particulièrement choqués par une telle démarche, aussi nous sollicitons votre soutien.


Certes, cela peut être acceptable, au cas par cas, pour des personnes incapables de


décliner leur identité (nourrissons, déments), sachant qu’il ne peut y avoir de catégorie


particulière (une personne sénile ou un malade mental qui connait son nom n’a pas à subir


ce genre d’humiliation), mais que des décisions d’équipe sur une personne donnée.


Mais lorsqu’une personne hospitalisée est capable de décliner son identité, lui demander


de "s’étiquetter" revient à la nier en tant que personne, à lui faire quitter sa qualité de


"sujet, objet de soins", pour en faire un "objet des soins". Agir ainsi pose de réels


problèmes éthiques, et va à l’encontre de la démarche soignante.

.
Un bracelet d’identification n’est pas un objet neutre, car il renvoi à l’imaginaire du


marquage, variable selon l’histoire personnelle : le bracelet du prisonnier ou du délinquant


sexuel, renforcé par le fait que l’hôpital comporte lui aussi des caractéristiques


d’enfermement et de soumission à un personnel en uniforme (ne dit on pas toujours la


surveillante en parlant du cadre infirmier ?). Une personne a ainsi demandé à l’infirmière


si on l’obligeait à porter ce bracelet parce qu’elle était séropositive. la chosification est


renforcée par le fait que l’étiquette informatisée collée sur le bracelet comporte un


numéro d’identification et un code barre. Lors d’une réunion d’information dans la


cafétéria de Saint Louis, le cadre supérieur chargé du projet a même indiqué qu’à terme


on passerait le lecteur de code barre sur la poche de sang ou de chimiothérapie, puis sur


le bras du malade afin de lire l’étiquette du bracelet pour vérifier la compatibilité ! Peut on


imaginer que traiter ainsi une personne hospitalisée comme un objet de consommation ne


modifie pas la relation soignant /soigné ?


a) L’animalisation, un malade ayant ainsi indiqué à l’infirmière qu’il n’était pas un chien, et


qu’il était hors de question qu’on lui mette un collier avec son nom


.
b)Le marquage des camps de concentration Ce n’est qu’une anecdote, mais pour


l’infirmière qui rencontrait ce patient pour la première fois, cela a altéré durablement le


rapport de confiance, car une gêne s’était installée entre eux., particulièrement sensible,


dans la mesure où l’hôpital Saint Louis se trouve entre Belleville et le Sentier

.
Une jeune infirmière ne se posait pas de problème par rapport au bracelet : elle


lle appliquait la consigne de la direction. Jusqu’au jour où le vieil homme hospitalisé à qui


e demandait de mettre ce bracelet, avec son étiquette à code barre, l’a regardé, à


remonté sa manche, et lui a dit « Mademoiselle, je n’ai pas besoin de votre bracelet


et, j’ai déjà un numéro d’identification de tatoué ». Face à cet ancien déporté, elle a vécu


un grand moment de solitude. Elle n’a jamais pu reprendre en charge ce patient, car


quelque chose était brisé dans la relation soignant/soigné. Et pour elle, ce bracelet n’est


plus une simple procédure de sécurisation.


A travers ce cas concret d’éthique clinique, chacun peut constater que la technique


modifie la relation de soins. Même en dehors de l’aspect stigmatisant, le bracelet, induit


 un rapport de docilité, de contrôle, de soumission, qui va à l’encontre des valeurs du


soin. En mettant un bracelet, un patient ne peut plus être dans un rapport égalitaire avec


le soignant.


Qui plus est, c’est l’infirmière que l’on instrumente pour imposer ce bracelet, alors qu’au


contraire l’infirmière est là pour défendre la valeur et la dignité humaine du malade au sein


de l’univers hospitalier, en rappelant qu’il est en lui-même une fin, c’est-à-dire une


personne que l’on doit respecter, et non une simple chose (organe, pathologie), dont on


peut disposer. De part sa vision globale et ses capacités relationnelles, l’infirmière permet


au malade de conserver son humanité

.
Déjà en 2000, dans sa grande sagesse, le Directeur Général de l’époque avait préféré


retirer un tel projet, suite aux réactions des infirmières qui refusaient de mettre une


étiquette avec numéro et code barre au poignet des personnes hospitalisées, et à la


 condamnation des groupes de réflexion de l’Espace Ethique AP-HP

.

Aussi, conformément aux recommandations élaborées par les groupes de réflexion de

l’espace

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E
le bracelet d'identification est un excelent moyen pour controler les foules lors d'un évenement, des soirés étudiantes, meeting, salons ou autre. Peu onereux, rapide et facile à mettre en oeuvre.http://www.euro-logo.com/bracelets-identification.htm
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M
ce texte est aussi interressant qui éclaire d'un jour nouveau les propositions révolutionnaires de la candidate Rivasi . 3ème table ronde : Les modes et les conditions d’exercice des médecinsComme au collectif du Laboratoire aimons la vérité, pour cela nous transmettons ce texte
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M
transmis par le syndicat FO santé Le discours de Roselyne Bachelot-Narquin EGOS 080208 (93.3 ko)
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J
bonsoir<br /> est-ce que c'est possible que le texte soit mis en page d'une manière plus lisible?<br /> merci
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