Le blog du laboratoire anarchiste est un blog actif a propos de l'actualité sociale
Les clandestins sont dans « l'illégalité », les patrons qui les emploient le sont tout autant!
Mais ce ne sont jamais les patrons qu'on expulse!
Les ''sans-droits'' continuent leur lutte pour défendre leur droit de vivre.
Depuis trois mois au CRA de Vincennes ( entre autre) tous les jours et toutes les nuits
les reclus luttent avec tout ce qui trouvent pour s'opposer aux chiens du capital.
Avec eux , exigeons :
l'arrêt des expulsions
La fermeture des centres de rétention
La libération des emprisonnés
l'abolition de l'assignation à résidence
la liberté de circulation
Mais nous ne pouvons nous satisfaire d'une éventuelle « légalisation » qui les laisserait dans leur situation de sous-cathégorie de travailleurs particulièrement vulnérables à l'exploitation
.Le chaos économique et politique généré par le capitalisme engendre la migation de masse, qu'elle soit « économique » ou non. Ce mouvement répond aux conditions du marché: la main d'oeuvre va où elle trouve du travail. Autrement dit, cette migration est inhérente au système économique global.
Pour pallier les pénuries de main d'oeuvre , les gouvernements invitent des travailleurs « étrangers » leur délivrant des permis de travail à durée déterminée et les chasse quand le permis expire et qu'on a plus besoin d'eux, faisant ainsi l'économie de primes de licenciement, d'allocations chômage, ou de revenus minimums d'insertion.
C'est là une main d'oeuvre précaire sans garantie sociale aucune.
Dans les secteurs où il est impossible de délocaliser vers des pays où la main d'oeuvre est bon marché, la main d'oeuvre « étrangère » sous contrat et encore mieux, la main d'oeuvre clandestine constituent une solution rentable. Les demandeurs d'asile, sans permis de travail , sans droits d'installation, de logement ou de soins, fournissent une main d'oeuvre qu'on peut surexploiter à loisir.
Quant au principe d'une politique d'immigration « juste » ou de lois apportant des garanties aux travailleurs immigrés, tout en les cantonnant dans leur statut d'étrangers,
il est un outil bien pratique pendant la restructuration capitaliste qui a racisé l'ensemble duprolétariat et affaiblir encore plus la classe ouvrière sur les lieux de travail et par l'« ethnicisation » dans les quartiers ouvriers.
Nous refusons cette division et toute autre forme de discrimination. Avec ou sans papiers, nous faisons partie des exploités. Solidaires et unis dans la lutte contre le capitalisme , nous devons exiger d'avoir les mêmes droits.
CNT-AIT – valence , Rhône- Alpes
permanences: le samedi de 14h à 15h
au 8 place St jean à valence