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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 20:13

reçu un  mail:qui cite  cette adresse

http://www.rue89.com/2013/05/19/grece-plus-courant-les-attaques-couteau-baton-a-matraque-electrifiee-242450


Un migrant soigné par Médecins du monde en Grèce. (Médecins du monde)

Ismaël a 14 ans. Il vient d’Afghanistan, vit à Athènes, et il témoigne dans une vidéo diffusée par l’ONG Médecins du monde :

« Je suis descendu du métro à la station Attiki, et j’allais chez moi. Trois hommes sont venus derrière moi, ils m’ont tapé sur l’épaule et m’ont demandé d’où je suis.

Quand j’ai dit que je venais d’Afghanistan, ils ont commencé à me frapper. L’un d’eux m’a frappé au visage avec une bouteille de bière. Je me suis évanoui. [...]

Je n’ai pas pu les voir très bien [...]. Ils portaient tous les mêmes vêtements noirs, avec le même symbole. Je ne connais pas vraiment ce symbole. Il y a deux branches de laurier qui se rejoignent en bas et au milieu un symbole, mais je n’ai pas bien compris ce que c’est. »

Ismaël raconte qu’un passant l’a trouvé et emmené à l’hôpital. Après avoir été soigné, l’adolescent a été placé sous la protection du procureur et de Médecins du monde, qui gère un centre d’accueil pour les mineurs réfugiés. Sur le visage du garçon, l’ONG a compté 30 points de suture.

Tandis que le Réseau de recensement de la violence raciste dénombre, en 2012, 154 « incidents de violence raciste contre des réfugiés et des migrants » (sachant que de nombreux incidents ne sont pas déclarés). Plus précisément, commente Nathalie Simonnot, de la direction de Médecins du monde :

« Le plus courant, ce sont les attaques au couteau, au bâton ou à la matraque électrifiée, la nuit, sur des gens isolés, jamais des groupes. »

« Vous ne deviendrez jamais grecs ! »

Pour Yannis Androulidakis, journaliste à To Vima (l’un des journaux les plus vendus du pays), ces attaques ne sont pas nouvelles, mais elles sont devenues plus fréquentes, et plus violentes.

En 2010 déjà, un interprète afghan de Médecins du monde avait été « massacré par une bande de dix types avec des battes, et laissé pour mort par terre », poursuit Nathalie Simmonot. Il a passé un mois à l’hôpital et, depuis, poursuit l’humanitaire, il a peur de se déplacer seul dans la rue.

En mai 2012, lors d’un meeting, une quinzaine de militants du parti d’extrême droite l’Aube dorée – dont le symbole rappelle la croix gammée entourée de lauriers – avaient agressé un jeune homme pakistanais dans une station de métro d’Athènes.

La bande a pénétré dans la station en criant : « Vous ne deviendrez jamais grecs ! », raconte Global Voices : « Ils ont repéré l’homme, qu’ils ont jeté au sol et roué de coups, sous les regards des voyageurs choqués. »

Peu après, six activistes d’extrême droite avaient été arrêtés, soupçonnés d’avoir attaqué le domicile de quatre immigrés égyptiens dans la banlieue portuaire d’Athènes.

Plus récemment, en janvier, un jeune Pakistanais n’a pas survécu aux coups de poignards de ses deux agresseurs. Chez l’un d’eux, un pompier grec de 29 ans, la police a retrouvé des dizaines de tracts d’Aube dorée, relate La Libre Belgique.

En février dernier, une quarantaine d’activistes d’Aube Dorée, « à moto, en noir, avec des bâtons », ont encerclé une polyclinique de Médecins du monde à Athènes, qui accueille Grecs et étrangers. Ils en ont été chassés par les habitants du quartier et les patients, raconte l’ONG.

Il y a moins d’un mois, enfin, dans la région de Manolada, des exploitants agricoles ont ouvert le feu sur les travailleurs migrants venus réclamer leur paie. Trente d’entre eux ont été blessés, comme le raconte le reporter du site Myeurop.com.

Les violences à la campagne, « ce n’est pas spécialement politique »

La violence des villes n’est cependant pas à mélanger avec celles des champs, prévient Yannis Androulidakis.

Dans les campagnes, tout d’abord, des agriculteurs qui font travailler des ouvriers agricoles sans papiers ont toujours utilisé la menace pour ne pas les payer, raconte le journaliste. « Là, ça n’est pas spécialement politique, ni organisé, il n’y a pas toujours Aube dorée derrière. » Sauf que « d’habitude, les contremaîtres appellent la police pour dénoncer des sans-papiers, et ne tirent pas 60 coups de feu... »

Katia Zagoritou, du Mouvement de défense des droits des immigrés et des réfugiés, à Patras, confirme :

« Il y a vingt ans, c’était contre les Albanais. Mais aujourd’hui, ça devient plus dur, les agriculteurs utilisent des armes à feu. C’est la grande nouveauté : les armes, les bouteilles. A la campagne comme en ville. »

Dans les villes, Aube dorée aux manettes

A Athènes, constate Yannis Androulidakis, les agressions sont « plutôt organisées par Aube dorée », le parti politique né en 1992 et qui a obtenu plus de 5% des voix à Athènes en 2010.

Ces attaques-là se sont multipliées depuis trois ou quatre ans, selon le journaliste, connaissant leur apogée durant les années 2011 et 2012, avant les élections qui ont mené Aube dorée au Parlement :

« Avant, des gens défilaient avec des drapeaux d’Aube dorée et tabassaient des immigrés. Depuis qu’il est au gouvernement, le parti se prétend fréquentable, et soutient moins ouvertement de tels actes. »

Pour Katia Zagoritou, qui s’appuie sur le rapport du Réseau de recensement de la violence raciste, l’élection n’a rien changé :

« Depuis trois ans, nous constatons une très forte augmentation des attaques racistes. »

La crise n’est pas la seule responsable

Quand les premiers immigrés sont arrivés au début des années 90, à la chute des pays de l’Est, ils ont effectué « le travail que les Grecs ne voulaient pas faire, aux champs, pour une bouchée de pain, sans sécurité sociale, du matin au soir », rappelle l’avocat Georgios Athanassakis. Mais ensuite, les flux se sont énormément intensifiés et, aujourd’hui, 80% des migrants passent par la Grèce, dans l’espoir de gagner l’Allemagne, la Grande-Bretagne ou la France.

Or, avec la procédure européenne de Dublin II, quand un migrant est arrêté en Europe, il est renvoyé dans le pays par lequel il y est entré. La Grèce donc, majoritairement. Alors que le système de demande d’asile grec fonctionne mal (il est repensé actuellement).

Au même moment, la crise économique frappe la Grèce. Le chômage passe de 9% fin 2010 à plus de 27% début 2013. La pauvreté explose. Les acquis sociaux, pour ceux qui travaillent, sont dynamités. Et le tissu social se délite.

Les immigrés ne sont pas tant désignés comme étant ceux qui prendraient le travail des Grecs. Ils sont plutôt dénoncés comme étant ceux qui « polluent la ville, commettent des crimes, plongent le pays dans le Tiers-monde », racontent les personnes interrogées.

Bref, « la crise et les politiques d’austérité sont l’étincelle qui ont mis le feu aux poudres », analyse Fabien Perrier, journaliste à L’Humanité et spécialiste de la Grèce. « La crise n’explique pas à elle seule ces violences racistes. C’est une rencontre de plusieurs facteurs : une politique migratoire européenne, une banalisation – voire une légitimation – des idées de l’extrême droite par d’autres partis, et des mesures d’austérité drastiques. »

Un climat de « terreur d’extrême droite »

Pour preuve : les étrangers ne sont pas les seuls visés par Aube dorée. Les homosexuels sont également attaqués, ainsi que des militants d’extrême gauche.

Autre signe inquiétant : les agressions contre les immigrés sont parfois perpétrées par des policiers, comme le constate le Réseau de recensement de la violence raciste. Pas étonnant : plus de la moitié des policiers grecs ont voté pour Aube dorée aux élections législatives de 2012, selon une étude de l’hebdomadaire To Vima, rapportée par l’agence de presse italienne Ansa.

Ce que redoutent les personnes interrogées, d’ailleurs, c’est d’être les prochaines victimes, sentant leur Etat s’éloigner un peu plus d’une démocratie qui protège ses citoyens. Elles citent de récentes décisions du gouvernement pour appuyer leurs craintes :

  • l’interdiction de grèves (par le biais d’une procédure valable en temps de guerre, d’épidémie, de catastrophe naturelle, etc.) ;
  • la présence de policiers pour casser les manifestations, raconte Georgios Athanassakis, avocat ;
  • la décision du gouvernement de placer dans des camps militaires les citoyens condamnés pour « crimes financiers » et « infractions mineures ».

Ils ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Réagissant au recensement des agressions racistes, Nils Muiznieks, commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe, s’est déclaré préoccupé. Pour lui, la Grèce en est au premier stade d’une « terreur d’extrême droite ».

 

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