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Un policier devant la centrale nucléaire d'Oskarshamn, le 21 mai 2008
Deux Suédois, nés en 1955 et 1962, ont été arrêtés mercredi, soupçonnés d'avoir préparé des actes de sabotage, peut-être à l'explosif, dans cette centrale où ils étaient employés temporairement comme soudeurs.Le porte-parole de la police n'a pas souhaité faire plus de commentaire, la police devant tenir une conférence de presse en début d'après-midi.
"Les recherches se sont achevées à minuit sur l'unité numéro 2. Il n'y a pas eu de nouvelle découverte", a déclaré à l'AFP Roger Bergman, porte-parole d'OKG, société qui opère la centrale du sud de la Suède et majoritairement détenu par l'allemand EON.
L'un des deux suspects avait été arrêté mercredi matin après que les agents de sécurité de la centrale eurent détecté des traces d'explosifs sur un sac en plastique qu'il transportait, probablement du TATP, selon la police. Le sac est en cours d'expertise par la police scientifique de Malmö.
"Nous allons désormais procéder à la même vérification sur l'unité numéro 1 car les deux sont proches l'une de l'autre. Lorsque vous avez accès à l'unité 2 vous avez accès à certaines zones de l'unité 1", a indiqué le porte-parole de la centrale.
M. Bergman a indiqué qu'a priori les deux hommes n'avaient pas pénétré le local où se situe le deuxième réacteur (numéro 1), mais que la police souhaitait s'en assurer.
Le réacteur devait être refroidi pour commencer les investigations dans la journée à l'aide de trois ou quatre chiens spécialisés dans la recherche d'explosifs, a-t-il encore dit.
Ces investigations signifient que deux réacteurs sur trois sont désormais à l'arrêt.
M. Bergman a également précisé que l'arrêt du deuxième réacteur allait coûter environ 5 millions de couronnes suédoises par jour, soit environ 500.000 euros.
Il n'était pas en mesure en revanche de dire combien de temps le deuxième réacteur allait resté arrêté. "Cela dépend de l'enquête de police", a-t-il commenté.
Il a également précisé que le réacteur sur lequel les deux hommes effectuaient des travaux de soudure, devait être remis en service le 4 juin.
La police n'a pas dévoilé l'identité des suspects, ni leur éventuel passif judiciaire. Mais selon l'agence suédoise TT, l'un des deux est connu des services de police et les deux hommes nient les faits qui leur sont reprochés.
Les deux hommes devaient être déférés devant un juge jeudi.
La centrale d'Oskarshamn a démarré en 1972 avec un réacteur à eau bouillante. Deux réacteurs ont été ajoutés par la suite, en 1974 et 1985. La centrale fournit actuellement environ 10% de la consommation d'électricité en SuèdeInterrogés par l'AFP, les services de renseignements (Säpo) n'ont pas fait de commentaire sur cette affaire.
"Ceci nous rappelle à quel point le nucléaire peut être vulnérable aux tentatives de sabotage et aux défaillances humaines", a déclaré le ministre suédois de l'environnement Andreas Carlgren, cité sur le site internet du quotidien régional Kvällposten.