Commes le disait le communiqué contre l'ADN du 31 juillet 2008 ( celui -ci faisant suite du procés contreAlexandre) "Nous appelons donc tous les collectifs, formels et informels, s’intéressant à la question du contrôle social au sens large, à multiplier les projections, débats, réunions
publiques, sur des thèmes comme la biométrie, la vidéosurveillance, les puces RFID (identification par fréquence radio, dont sera équipée INES, la future carte d’identité française), les
nanotechnologies et leurs applications. Il est important que de réflexions collectives naissent et s’articulent des idées et des pratiques, qui nous permettent d’en finir avec le mythe de
l’insécurité, et de sa prétendue résolution par le pouvoir, à travers une gestion toujours plus intrusive de nos faits et gestes."
"La biométrie, par exemple, est un nouvel outil de domination, composé de tout un ensemble de technologies de pointe et de dispositifs individualisants : portiques, bornes, scans, etc., sans
compter les téléphones portables, gps, et autres puces rfid qui permettent un suivi précis de tous nos déplacements, de toutes nos activités. Mais la biométrie, dans le même temps, porte en elle le
projet d�une société dans laquelle le vivant sera parfaitement objectivé, mesurable, chosifié : si la vie n’est pas encore tout à fait devenue une marchandise, elle n’en est pas moins d�ores
et déjà considérée comme une donnée quantifiable, à laquelle on peut appliquer diverses règles de comparaison. L’identitifiabilité totale, chère au pouvoir, est réalisée par la biométrie en même
temps que l’équivalence universelle, nécessaire au marché. Et cela n’a rien d’étonnant, au vu de l’étroite collusion entre les puissances étatiques et les marchés financiers. On imagine assez bien
comment des compagnies privées, d�assurances par exemple, peuvent utiliser des fichiers biométriques établis en première instance par la police." Après enquêtes les foiunes du Laboratoire vous offrent:
"Suite à l'appel d'offres lancé en novembre dernier, le pôle de compétence Traçabilité de Valence (Rhône Alpes) associé au pôle de compétitivité SCS (Solutions Communicantes
Sécurisées) ont été retenus pour donner naissance à CEN@RFID, un centre chargé de valider et évaluer les diverses solutions RFID, qu'elles soient logicielles ou matérielles, mais aussi de
travailler sur les normes liées à cette technologie d'étiquettes à radiofréquences.
Une bonne nouvelle pour Jean-Michel Loubry, responsable de missions d'intérêt général au sein du pôle traçabilité «Avec ce label, les entreprises auront plus de facilité à se tourner vers
nous pour l'évaluation de leur projet RFID. Mais notre mission porte aussi sur la normalisation et autres sujets légaux liés à RFID, au niveau national, ou international. »
Pour assurer cette mission, l'Etat finance le centre de référence à hauteur de 2 millions d'euros sur 3 ans. Pour Jean-Michel Loubry, cette implication du gouvernement intervient à point
nommé. « Nous sommes très proches du point d'inflexion sur cette technologie. Tous les types d'entreprises, de la PME au grand groupe, viennent nous solliciter et l'implication du gouvernement
ne peut qu'encourager cette dynamique très importante pour le tissu économique. Il faut que l'industrie française ait les moyens d'exploiter RFID. La création d'un centre référent, c'est
aussi le moyen de séparer le vrai du faux et de lever les dernières hésitations que pourraient avoir les industriels. »
Sur le pôle de Lille, Jean-Michel Loubry précise que chaque pôle possède ses propres domaines d'expertises et prérogatives. Lille sur RFID appliqué à la consommation, le pôle de Bretagne plutôt sur
l'agroalimentaire... « Nous somme neutres et multi domaines. Mais nous espérons travailler ensemble pour faire avancer ce sujet. »
L'occasion d'échanger leur sera très rapidement donnée. Le forum ICTF, un cycle de conférences dédiées aux technologies sans contacts, réunira 8 pôles de compétitivité le 11 et 12 juin
prochain à Lille.