L'ex-membre des Brigades rouges, dont la procédure d'extradition vers l'Italie n'est pas remise en cause, va pouvoir recevoir des soins sans être détenue. Elle est néanmoins placée sous contrôle
judiciaire avec obligation de résider à son domicile, à Argenteuil.
Marina Petrella (Sipa)
La cour d'appel de Versailles a autorisé, mardi 5 août, la remise en liberté sous contrôle judiciaire de Marina Petrella, ce qui
permettra à l'ex-membre des Brigades rouges, toujours en instance d'extradition vers l'Italie, de recevoir des soins sans être détenue.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel a assorti la remise en liberté de Marina Petrella, 54 ans, actuellement hospitalisée à Paris, de plusieurs obligations comme celles d'informer le
parquet général sur ses lieux d'hospitalisation et de résider chez elle à Argenteuil (Val d'Oise) lorsqu'elle sortira de l'hôpital.
La décision, conforme aux réquisitions du parquet général, ne remet pas en cause la procédure d'extradition de l'ex-brigadiste vers l'Italie, où elle a été condamnée en 1992 à la perpétuité,
notamment pour complicité dans le meurtre d'un commissaire de police, en 1981.
Sous perfusion
Le parquet général avait motivé sa demande de remise en liberté par "l'état de santé" et les "modalités de traitement" de l'ex-brigadiste.
Actuellement hospitalisée à l'hôpital Sainte-Anne, Marina Petrella est en "abandon de vie", atteinte de "troubles dépressifs et suicidaires" et souffre de "dénutrition", selon ses médecins. Elle
est alimentée par une perfusion, a indiqué mardi son avocate Irène Terrel.
"L'évolution de l'état de santé de Marina Petrella, si l'on reprend le dernier rapport en date du 1er août, indique qu'il n'est pas compatible avec une situation de détenu", avait expliqué mardi
matin l'avocat général Michel Doumenq.